Vic-sur-Seille

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Vic-sur-Seille
Place Jeanne-d'Arc.
Place Jeanne-d'Arc.
Blason de Vic-sur-Seille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Canton Le Saulnois
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Jérôme End
2014-2020
Code postal 57630
Code commune 57712
Démographie
Gentilé Vicois
Population
municipale
1 318 hab. (2014)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 59″ nord, 6° 31′ 56″ est
Altitude Min. 195 m – Max. 315 m
Superficie 19,5 km2
Localisation

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Vic-sur-Seille est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Ses habitants s'appellent les Vicois et les Vicoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au sud du département de la Moselle, la localité est située dans la plaine saline du Saulnois. Le village tire son nom de la rivière qui le traverse : la Seille, affluent de la Moselle. Elle fait partie du parc naturel régional de Lorraine[1].

Elle se trouve à 30 kilomètres à l'est de Nancy par la route nationale 74, à 50 kilomètres au sud-est de Metz et 45 kilomètres à l'ouest de Sarrebourg par la route départementale 955, à 6 kilomètres au sud de Château-Salins et 25 kilomètres au nord de Lunéville. La commune est limitrophe avec Morville-les-Vic au nord, puis en tournant dans le sens horaire : Moyenvic, Juvrecourt, Arracourt, Bezange-la-Grande et Salonnes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Anciennes mentions[2] : Vigum (709), Wich (893), Vicus (987), Vicus et Vuich (1065), Vy (1265), Vi (1273), Wy (1275), Weich et Wiche (1435), Wechsinger daill (vallée de Vic) (1469), Vico (1539), Vicque (1627), Vic (1801), Wich (1915-18 et 1940-44).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence de la ville est antérieure à l'occupation romaine. Elle a été fondée sur un îlot du briquetage de la Seille. On a découvert au XVIIIe siècle une inscription votive en l'honneur de Mercure portant l'inscription Vicus Bodatius (bodatius est un mot celtique, signifiant peut être « marécageux ») et Bodesius Vicus[3].

La ville a été dévastée en 570 par des tribus germaniques. La présence de salines est attestée à cette époque.

Le temporel de l'évêché de Metz est transféré à Vic en 1234, quand les bourgeois messins se proclament en république pour s'affranchir de la tutelle de l'évêque. Au cours des siècles, la ville va ponctuellement passer sous l'influence du duché de Lorraine.

Le [4], noble Pierre Leclerc du Vivier, conseiller d'État et Anne Fériet, sa femme, vendent le 1/3 d'un 1/5e en la moitié d'une maison à Vic-sur-Seille, sur le vieil marché, entre noble Nicolas Fériet, seigneur de Pulligny en partie, demeurant à Saint-Nicolas et Alizon Warin, veuve de noble Jean Cognel.

Conrad II Bayer, évêque de Metz favorise l'installation de familles juives dans ses états (le Saulnois), plus précisément à Vic-sur-Seille et à Marsal. Georges de Bade, son successeur à la tête de l'évêché de Metz confirme et maintient leur présence.

Au début du XVIIe siècle, la cité connaît un âge d'or culturel[5].

Le traité de Vic est signé le entre le duc de Lorraine Charles IV et Louis XIII. Le traité de Westphalie du 24 octobre 1648 rattache les Trois-Évêchés à la France, Vic devient alors le chef-lieu d'un bailliage royal. Elle tire ses richesses de l'extraction du sel et de la culture de la vigne[5].

La cité est en déclin après la Révolution française, au cours de laquelle Vic est devenue une commune du département de la Meurthe.

Une tour de Chappe est en service entre 1798 et 1852. Elle sert de relais entre Château-Salins et Lezey sur la ligne Paris-Strasbourg. Un embranchement vers Lunéville est mis en service en 1800-1801, à l'occasion du traité de Lunéville ; la station suivante se trouve à Arracourt[6].

Une mine de sel est exploitée entre 1819 et 1837[7].

En 1860, Vic possède une fabrique de chandelles, une huilerie et deux fours à plâtre et à chaux. 250 ha de vigne sont cultivés et de nombreuses distilleries sont en activité[7].

En 1871, la commune est annexée au Bezirk Lothringen dans l'Empire allemand et prend le nom allemand de Wich (à partir de 1915). L'annexion précipite le déclin de la cité au profit de Château-Salins. L'intégration à l'empire allemand se fera peu à peu et ne suscitait plus guère d'opposition en 1914. La victoire française en 1918 sera toutefois bien acceptée par les habitants du canton, soulagés de retrouver la paix. Le village est alors rebaptisé Vic-sur-Seille. Il est intégré, comme le reste de l'arrondissement de Château-Salins, au département de la Moselle.

Une gare de chemin de fer, ouverte en 1868 sur l'antenne à Burthécourt vers la ligne Nancy - Sarreguemines, fonctionne jusqu'en 1939 pour le trafic voyageurs et 1955 pour le trafic marchandises.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'annexion marqueront longtemps les esprits. La commune ne sera libérée qu'en novembre 1944[8]. La ville a été décorée des croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945[9].

Bénéficiant d'une appellation V.D.Q.S. depuis 1951[10], la production de vin gris de Vic connaît un certain renouveau depuis quelques années[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1816 1818 Jean-François Huin[12]    
1938 1940 Jules Wolff Fédération républicaine Sénateur
1968 1980 Gérard Walterspieler    
1981 2001 Philippe Leroy RPR Sénateur, président du conseil général de la Moselle
2001 2008 Georges Mansard    
2008 2014 Gérard Martini    
2014 Mandat en cours Jérôme End LR  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 318 habitants, en diminution de -2,01 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 445 3 238 3 226 3 196 3 478 3 080 3 061 3 033 2 798
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
2 579 2 398 2 309 2 114 2 065 2 143 2 041 2 123 1 933
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 897 1 761 1 439 1 352 1 331 1 284 980 1 145 1 213
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
1 431 1 454 1 397 1 397 1 469 1 367 1 343 1 318 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • De nombreuses maisons du XVIIe siècle témoignent de l'architecture vicoise post-Renaissance et baroque.
Château des évêques de Metz.
Hôtel de la Monnaie.
Château des évêques de Metz[modifier | modifier le code]

Sa construction est décidée au XIIe siècle par Bertram de Metz, puis il connaîtra des extensions successives jusqu'au XVe siècle. Les différents évêques l'utiliseront comme résidence principale ou comme lieu de villégiature. Une vie de cour s'y établit au XVe siècle. Après la guerre de Trente ans, il devient propriété de l'État, qui l'utilise pour des réceptions ou pour loger les troupes de passage. Il est victime d'un incendie en 1815. Les ruines sont rachetées par la ville en 1866. Il subsiste aujourd'hui la porte flanquée de deux tours, classées monuments historiques. Il subsiste encore une partie des douves rénovées en 2013 qui abritent plusieurs espèces d'amphibiens protégés.

Hôtel de la Monnaie[modifier | modifier le code]

De style gothique flamboyant, l'hôtel de la monnaie a été créé en 1456 ou 1484 selon les sources. Le balcon supérieur date du début du XXe siècle, par l'architecte Eduard-Hermann Heppe. Il n'y a aucune attestation qu'on y a battu un jour de la monnaie. L’édifice est rénové en 2002–2003, il abrite aujourd'hui l'office du tourisme et le siège de la conservation du musée Georges-de-La-Tour.
L'hôtel de la Monnaie fut, au milieu du XVe siècle, la résidence de Regnault d'Hoffelize, seigneur issu d'une «ancienne Maison du Pays de Liège». L'écu de la famille d'Hoffelize Liégeois, créé par Regnault, est sculpté dans la pierre, au-dessus de la porte d'entrée. Un exemplaire en céramique moulée a été offert à l'hôtel de la Monnaie, en mai 2015, par un descendant de Regnault.

Musée départemental[modifier | modifier le code]

Le musée départemental Georges-de-La-Tour[17] a été conçu par l'architecte V. Brossy pour présenter deux œuvres du peintre Georges de La Tour : Saint Jean-Baptiste dans le désert et le Profil de femme. Il abrite une collection d'une centaine de peintures centrées autour de Georges de La Tour et de la peinture française allant de la première moitié du XVIIe siècle au XIXe siècle ainsi que des collections historiques relatives à Vic-sur-Seille. Le XVIIe siècle est particulièrement bien représenté grâce à la donation des frères Thuillier, Jacques (professeur au Collège de France, historien de l'art) et Guy (haut fonctionnaire et historien), avec des œuvres de Mathieu Le Nain, Jacques Stella, Jacques Blanchard, etc.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Marien.
Ancien couvent des carmes.
Ancien couvent de Saint-Vincent-de-Paul.
Église paroissiale Saint-Marien[modifier | modifier le code]

Elle a été détruite en 1093 par Thierry II de Lorraine. Le bâtiment actuel a été édifié entre le XIIe et le XVIe siècle. Le clocher date de 1881, le précédent menaçant de s'écrouler. Les orgues ont été conçues en 1998 par la manufacture Gaston Kern de Hattmatt.

Église des Carmes[modifier | modifier le code]

La construction du couvent et de l'église des carmes date de 1675 à 1733. La congrégation était présente depuis 1646. L'ensemble devint par la suite un bâtiment militaire puis fut racheté par la ville. En 1875 l'église fut utilisée comme marché couvert. Le couvent a servi de prison, de salle de danse, d'abattoirs et de gendarmerie. Aujourd'hui il abrite la mairie et l'ancienne église est devenue une salle des fêtes.

Couvent de Saint-Vincent-de-Paul[modifier | modifier le code]

En face du monastère des Dominicaines se trouve l'hospice Sainte-Marie anciennement couvent de Saint-Vincent-de-Paul fondé en 1373.

Monastère des Dominicaines[modifier | modifier le code]

Ces bâtiments datent de 1640-1670. Après l'expulsion des religieuses en 1792, les bâtiments ont abrité une école primaire et un collège. On y trouve encore aujourd'hui l'école communale.


L'ancienne synagogue[modifier | modifier le code]

Une synagogue aménagée en 1829 dans l'ancienne chapelle des religieuses de Notre-Dame, sur la place du Château est rasée par les nazis en 1940. Le terrain en 1945 est attribué au ministère de la reconstruction.

La communauté juive est présente dès avant la Révolution française. Ses membres participeront à la vie civile et sociale de la commune par leur présence au conseil municipal et au sein des activités socio-culturelles. L'annexion de 1871 lui portera un coup fatal, ses plus jeunes membres migrant pour la plupart vers Lunéville et Nancy.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Vignoble en appellation d'origine contrôlée Moselle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti de gueules et d'argent.
Commentaires : on retrouve le rouge et le blanc comme couleurs de la cité depuis 1642[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vic sur le chemin de son histoire, foyer George de la Tour de Vic sur Seille, 1982.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine, (lire en ligne)
  2. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe.
  3. Histoire de Thionville par GF Teissier
  4. 3E 8142
  5. a et b Office de tourisme de Vic-sur-Seille
  6. Les lignes de l'Est
  7. a et b http://www.otvicsurseilleetmarsal.fr/
  8. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.15).
  9. a et b http://www.genealogie-lorraine.fr/info/blasons_57.php?blason=VIC_SUR_SEILLE
  10. http://www.mairie-scy-chazelles.fr/default.php?id=28
  11. http://www.vignobletiquette.com/comp/als/appel_mosel.htm
  12. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=261
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. ouvert tous les jours sauf le lundi, de 9h30 à 12h et de 13h30 à 18h, tél. 03 87 05 98 30