Haraucourt-sur-Seille

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Haraucourt-sur-Seille
Haraucourt-sur-Seille
Église Sainte-Croix
Blason de Haraucourt-sur-Seille
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Annette Jost
2020-2026
Code postal 57630
Code commune 57295
Démographie
Gentilé Haraucourtois, Haraucourtoises
Population
municipale
106 hab. (2019 en diminution de 6,19 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 39″ nord, 6° 36′ 20″ est
Altitude Min. 199 m
Max. 324 m
Superficie 8,08 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Dieuze
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Saulnois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Haraucourt-sur-Seille
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Haraucourt-sur-Seille

Haraucourt-sur-Seille est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Saulnois au sud du département de la Moselle, à 8 kilomètres au sud-est de Château-Salins et à 4 kilomètres à l'est de Moyenvic. Elle fait partie du parc naturel régional de Lorraine[1].

Communes limitrophes de Haraucourt-sur-Seille
Hampont Château-Voué
Haraucourt-sur-Seille Saint-Médard
Moyenvic Marsal

Écarts et lieux-dits : Voitrebolle (1915–1918 : Watterboll).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Haraucourt-sur-Seille est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dieuze, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,7 %), prairies (19 %), forêts (17,3 %), zones agricoles hétérogènes (12,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Haracort devant Marsal (1273), Haraucort (1318), Arracourt (1594), Harracourt (1603), Haraucourt-lès-Marsal (1604), Harrancourt (1793), Haraldshofen (1915-1918).

D'un nom de personne germanique Harald + cortem[9] (comprendre CORTE), au sens d'« établissement rural, domaine rural, ferme de Harald ».

Remarque : la traduction allemande est correcte, les noms en -court ayant des correspondants en -hof, -hofen, -hoven dans les pays de langues germaniques, dont ils constituent des adaptations romanes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Haraucourt-sur-Seille Blason
Ecartelé aux 1 et 4 de gueules et aux 2 et 3 d'or, un mont à trois coupeaux sommé d'une croix haussée d'argent brochant sur le tout[10].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 mars 1995 Claude Paté    
mars 1995 mars 2008 Pierre Gilliard    
mars 2008 En cours Annette Jost    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2019, la commune comptait 106 habitants[Note 3], en diminution de 6,19 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234247290313358411468514400
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
383383322303298317342318327
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
306254212183159135128151150
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
139118129136126123123112103
2019 - - - - - - - -
106--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Croix 1780, refaite en 1866.

Cimetière mennonite[modifier | modifier le code]

Le cimetière mennonite
  • Cimetière mennonite créé en 1811[15],[16]. Les mennonites sont une des deux branches des anabaptistes avec les amish (très implantés aux États-Unis). Considérés comme hérétiques par les catholiques, ils étaient exclus des cimetières et enterraient leurs morts dans les terres de leurs fermes. Au cours des temps, dans certaines paroisses, un espace leur était réservé dans le cimetière, délimité par un mur. Certaines communautés, comme à Haraucourt, établirent leur propre cimetière, à l'écart du village. En Moselle, au XIXe siècle, plusieurs différents opposent les curés, les maires et le préfet. À Haraucourt, en 1859, le curé tente de s'opposer à l'officialisation du cimetière mennonite, traduite par la construction d'un mur d'enceinte, soutenue par le préfet, le cimetière étant déjà utilisé depuis une quarante d'années (créé en 1811). Les cimetières communaux furent déconfessionnalisés en 1881.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine (région Lorraine)
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Dieuze », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
    Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non-romanes, Genève, Librairie Droz,
  10. http://www.genealogie-lorraine.fr/blasons/index.php?dept=57&blason=HARAUCOURT_SUR_SEILLE
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. Francine Wild, Frédéric Schwindt, « L’unique témoin d’une communauté silencieuse », Souvenance anabaptiste,‎ , p. 55 (lire en ligne).
  16. Werner Enninger, Michèle Wolff, « Lieux d'inhumation anabaptistes : une approche proxémique », Archives de Sciences Sociales des Religions,‎ , p. 115-140 (lire en ligne).