Pannes (Meurthe-et-Moselle)

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Pannes
Pannes (Meurthe-et-Moselle)
Église Saint-Rémy.
Blason de Pannes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Gérald Brady
2020-2026
Code postal 54470
Code commune 54416
Démographie
Gentilé Pounats, Pounates [1]
Population
municipale
180 hab. (2019 en augmentation de 7,14 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 59″ nord, 5° 48′ 09″ est
Altitude Min. 210 m
Max. 249 m
Superficie 8,37 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Nord-Toulois
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Pannes

Pannes est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village sur le Madon (Madine), route départementale 3 de Verdun à Épinal, à 45 Km de Nancy, 51 de Toul, 6 de Thiaucourt.

Fig 1 - Pannes (ban communal)

D’après les données Corine Land Cover, le ban communal de 850  hectares comportait en 2011,  58 % de zones agricoles,  28.7 %  de prairies, 10 % d'eau continentales et 3 % de zones urbaines.

Le territoire est arrosé par les cours d'eau suivants : Ruisseau la Madine (7,168 km), Ruisseau de Burnenaux (0,001 km), Ruisseau de la Tuilerie (1,397 km), Ruisseau de l'Etang de Pannes (1,163 km), Ruisseau du Moulin (0,47 km)[2].

Ecarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

VAGNEPONT, tuilerie[3], commune de Pannes

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pannes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac de Madine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[9]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,2 %), prairies (28 %), eaux continentales[Note 2] (9,9 %), zones urbanisées (3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,8 %), forêts (0,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villa Sancti Stephani cujus vocabulum est Penna, in pago Scarponinse, 745 - Pennes, 1258 - Les estans de Pennes, sont les graphies recensées par le Dictionnaire topographique du département de la Meurthe[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lavoir.

De nombreux objets et vestiges de monuments gallo-romains ont été trouvés sur la commune au XIXe siècle. Un pont romain au lieu-dit En Chariat a été démoli en 1840 ; refait, il dessert un chemin rural vers le lac de Madine[15].

Antiquité et préhistoire[modifier | modifier le code]

H Lepage précise dans sa notice sur ce bourg :

  « On a trouvé, à différentes époques, dans ce village et aux environs, beaucoup de fragments de poteries, des tuiles à rebords, des monnaies romaines , des vases, des urnes antiques, des figurines en terre, dont deux, entre autres, représentant, l'une Vénus, la seconde Hygie. Sur le plateau qui domine la commune, on trouve beaucoup de puits qui paraissent avoir été des silos romains. »[16]

Un buste de Junon, en bronze, fut donné au Musée Lorrain[17].

Moyen-âge [modifier | modifier le code]

Le village est évoqué en 745 dans une charte de l'évêque Chrodegang.

Le , Geoffroy, sire d'Apremont, et Jean d'Apremont, son frère, sire de Conflans,  font un accord par lequel Geoffroy laisse à Jean, tout le cours de sa vie, ses deux étangs de Pennes, en 1556, les habitants d'Essey et Maizerais obtinrent de Jean  d'Apremont la permission de faire pâturer leurs  bêtes aux étangs de la Rosière (Ranzière ?)[16]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Anecdote[modifier | modifier le code]

En 1588, une nommé Jeanne, femme de Jean Guérin, de Pannes, fut brûlée comme sorcière[18].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 ? Guy Machinet    
mars 2001 mars 2008 Henri Heymelot    
mars 2008 2014 Christian Devillers    
mars 2014 mai 2020 Jacques Noel[19]   Retraité d'une entreprise publique
mai 2020 En cours Gérald Brady[19],[20]   Contremaître, agent de maîtrise

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Ville jumelée avec la commune homonyme de Pannes (Loiret). Jouant sur les homonymies et la ressemblance des codes départementaux (45 et 54), le Comité de jumelage a mis sur pied une Association Pannes 454.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2019, la commune comptait 180 habitants[Note 3], en augmentation de 7,14 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,38 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
377389393369384400414427425
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
398398368357356342334330328
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
308269176173149143137161169
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
166137130149146171178168182
2019 - - - - - - - -
180--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et viticole, au XIXe siècle, anciennement artisanale[3],[16],[25] :

« Surface territ.1058 ha dont 550 à 627 hect en terres lab., 75 à 82 en prés , 31 à 40 en vignes dont les produits sont peu vantés , 17 à 300 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter 12 hectol., en orge et en avoine 15 ; planté en vignes 30.  Chevaux, bêtes à cornes et à laine. Tuilerie »

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Passage de voie romaine.
  • Demeure au centre du village, ancien château antérieur à la Révolution : porte piétonne, statue intéressante de la Vierge à l'Enfant.
  • Manteau de cheminée avec bas-relief de petits bustes (au seuil d'une maison).
  • Ancien abreuvoir.
  • Église Saint-Remy néo-gothique XVIIIe siècle, partiellement détruite en 1914-1918 : christ en croix XVIIIe siècle XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Pannes Blason
De vair à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent
Détails
Pannes en termes héraldiques anciens signifie fourrure. La seigneurie appartenait au duc de Lorraine. Le blason de la commune reprend les armes ducales dans lesquelles l'or du champ est remplacé par le vair, fourrure héraldique la plus utilisée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le ).
  3. a et b ABEL LIEGER, « ◦Tuileries et tuiliers d'autrefois (partie 3) », sur https://www.etudes-touloises.fr.
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  10. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : réd. sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, coll. « Dictionnaire topographique de la France », (lire en ligne).
  15. « Gallica - », sur visualiseur.bnf.fr (consulté le ) : « Cette localité est bâtie, en Partie sur un plateau qui a été occupé par les Romains …. ».
  16. a b et c Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 451.
  17. Extrait du Catalogue du Musée lorrain. Première partie. Antiquités, (lire en ligne), Côte 196.
  18. Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département.... Volume 2 / par Henri Lepage,..., (lire en ligne), p. 266.
  19. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  20. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  25. E. Grosse, Dictionnaire statistique du Département de la Meurthe : contenant une introduction historique sur le pays avec une notice sur chacune de ses villes, bourgs, villages, etc., Creusat, (OCLC 65309428, lire en ligne).