Griscourt

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Griscourt
Griscourt
Le Gué-du-Pont-aux-Chênes
(reproduction d'une carte postale ancienne).
Blason de Griscourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Pont-à-Mousson
Maire
Mandat
Jean-Paul Marchal
2014-2020
Code postal 54380
Code commune 54239
Démographie
Population
municipale
129 hab. (2016 en augmentation de 2,38 % par rapport à 2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 03″ nord, 6° 00′ 51″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 281 m
Superficie 3,74 km2
Localisation

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Griscourt

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Griscourt

Griscourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Griscourt est située au nord est de la France entre Pont-à-Mousson et Nancy près de Dieulouard, dans la vallée de l'Esch et la petite Suisse lorraine, dont les collines et les vallons se succèdent le long du ruisseau depuis Jezainville jusqu'à Martincourt.

Fig 1 - Griscourt (ban communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 372 hectares comportait en 2011, 48 % de zones agricoles ,  34 % de forêts , et  18% de prairies . Le territoire communal est arrosé par le Ruisseau d'Esche sur 2 km[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mamey Jezainville Loisy Rose des vents
Gézoncourt N Dieulouard
O    Griscourt    E
S
Rogéville Villers-en-Haye Belleville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Grisecourt en Heix, 1333 - Grisecourt, 1441 - Grizecourt, 1708 - Grizécourt, 1751 ; sont les différentes graphies recensées par le dictionnaire topographique de la Meurthe[2]

Les formes latinisées Grisiacuria et Grisiacurtis sont anciennement employées[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et préhistoire[modifier | modifier le code]

Les chroniques archéologiques signalent la découverte d'indice d'occupations anciennes du territoire au lieux-dits Renauvaux et Au-dessus de la grande vigne. (substructions avec tuiles plates.)[4] Au XXe siècle, ces éléments ont été datés de l'époque romaine et un tumulus proto-historique a été signalé sur la commune.[5]

Moyen-âge [modifier | modifier le code]

E. Grosse estime, dans son ouvrage sur la Meurthe, que le village remonte à une haute antiquité en regard du style de son église qui "reproduit la manière du Moyen-âge"[6]

H. Lepage s'appuie sur la citation du village dans les archives pour en tracer une courte et synthétique histoire :

« Ce village remonte à une époque assez éloignée : en 1333, Jean de Marbache, écuyer, reconnaît que lui et ses hoirs doivent tenir en fief et hommage, du comte de Bar, … la moitié des corvés et rentes avec le moulin de Grisecourt-en-Haye. En 1478, René Ier, pour obliger les chanoines de Ste.-Croix de Pont-à-Mousson à chanter les matines et les heures canoniales , auxquelles ils n'étaient pas forcés par leur fondation, leur donna, entre autres biens, la seigneurie de Griscourt. Il y avait une haute justice. »[7]

Il ajoute que la terre de Pierrefort comprenait, soit en totalité, soit en partie, les communes d'Avrainville, Griscourt, Mamey, Martincourt (…)

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • Village incendié en 1944.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Comme le rapporte l'exemplaire du Pays Lorrain de 1914, c'est à Griscourt que le brigadier chargé du ravitaillement des troupes s'aperçût de la disparition d'un petit cochon acquis à Tremblecourt, le ton et l'orthographe de son rapport firent sourire de nombreux mobilisés de Toul lors de la grande guerre :

« Etant de passage à Tremblecourt ayant là mission d'acheter un petit cochon pour le 39 ème d'artillerie camper à Jezainville… »[8]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Jean-Paul Marchal    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 129 habitants[Note 1], en augmentation de 2,38 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
131158170158146151175185173
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
181160153161157157143127149
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
132142100109104113107104123
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
1129699102119119119128129
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et faiblement viticole au XIXe siècle :  

« Surf. Territ 374 hect.; 254 en terres lab., 20 en prés, 4 en vignes, 67 en bois. Moulin à grains. »[7],[6]

Le moulin de Griscourt (céréales) est le dernier moulin à fonctionner jusque pendant la Seconde Guerre mondiale sur ce cours d'eau ; réhabilité en maison d'habitation.

Griscourt, un vannage sur la rivière Esch.

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[13]), la commune de Griscourt était majoritairement orientée [Note 2] sur la production de céréales et d'oléagineux (auparavant polyculture et poly- élevage) sur une surface agricole utilisée[Note 3] d'environ 191 hectares (égale à la surface cultivable communale) en hausse depuis l'an 2000 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 99 à 74 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 2 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 3 unités de travail[Note 4].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin : tour romane, nef remaniée XIXe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Griscourt Blason Parti d’azur semé de croix recroisetées au pied fiché d’or à deux bars adossés du même, et de gueules à la croix alaisée d’argent.
Détails
Sous l'Ancien Régime, Griscourt faisait partie du Barrois. Les chanoines de Sainte Croix de Pont-à-Mousson avaient des biens dans la localité, ce qui explique l’existence de la croix. On remarquera que la croix blanche sur fond rouge évoque également « la Petite Suisse Lorraine

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  3. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  4. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 20 novembre 2019)
  2. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : rédigé sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, coll. « Dictionnaire topographique de la France », (lire en ligne)
  3. Claude de Maillet, Mémoires alphabetiques pour servir à l'histoire, au pouillié et à la description générale du Barrois..., Briflot, (lire en ligne)
  4. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes / par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne)
  5. Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 2-87754-091-X et 978-2-87754-091-9, OCLC 890475393, lire en ligne)
  6. a et b Étienne Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique, etc., Lunéville, Creusat,
  7. a et b Henri Lepage, Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative, (lire en ligne), p. 228
  8. Société d'archéologie lorraine Auteur du texte et Musée lorrain (Nancy) Auteur du texte, « Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul », sur Gallica, (consulté le 20 novembre 2019) : « P 618 petits cotés de la guerre ... »
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip »