Trondes

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Trondes
Trondes
La salle d'asile de Trondes, ancêtre de l'école maternelle.
Blason de Trondes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Alain Cocusse
2014-2020
Code postal 54570
Code commune 54534
Démographie
Gentilé Trondards
Population
municipale
547 hab. (2016 en augmentation de 4,59 % par rapport à 2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 00″ nord, 5° 46′ 24″ est
Altitude Min. 237 m
Max. 368 m
Superficie 12,64 km2
Localisation

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Trondes est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Trondes ( ban communal )

L'altitude moyenne de Trondes est de 264 mètres environ.Le ban communal, d’une superficie de 1 245 hectares, comporte en 2011, d'après les données Corine land Cover, près de 48% de forêts, 50% de prairies , terres arables et cultures, puis 2 % de zones anthropisées (zones industrielles et urbaines)[1]

Le territoire est arrosé par les cours d'eau naturels que sont Le Terrouin (sur 2.121 km), le Ruisseau des Hautes Bruyères (sur 1.317 km) et le Ruisseau de Trondes (sur 4.282 km )[2]

Le village de type village-rue est situé à la confluence de deux vallées, le territoire est limité à l'est par le Terrouin et au nord et au sud par les bois de Foug , de Lucey et de Lagney, majoritairement situés sur des reliefs entre 355 et 365 m.

Exemple de tuiles canal dites "Tiges de botte[3]" en Lorraine (Vosges)

Comme d'autres communes dans la région touloise, Trondes a été le lieu de productions manufacturées à base d'argile étant donné la disponibilité de l'eau (nombreux ruisseaux) et surtout de matière première : l'argile de la Woëvre. Une tuilerie au moins a fonctionné sur ce territoire[4]

Communes limitrophes de Trondes
Boucq Royaumeix Lagney
Boucq Trondes Lucey
Pagny-sur-Meuse(Meuse) Foug

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme apparaît au Xe sous la forme Trondolae. Son origine est obscure[5]. Trondolæ ; Alodium de Trondis ; De Trundlis (1157) ; Trundles (1181) ; Trondeles (1180) ; Molendinum apud Trundes (1220) ; Ecclesia de Trondes (1402) sont les autres graphies rencontrées[6]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

J Beaupré signale dans son répertoire archéologique[7] :

«Sur le Romont, au lieu-dit Les chevillottes, substructions gallo-romaines, se reliant à celles du canton des Sarrazinières à Laneuveville-derrière-Foug.» et «On a trouvé des ossements à plusieurs endroits, dans les vignes : ils étaient accompagnés de sabres»

La carte archéologique de la Gaule[8] indique que ces découvertes d'ossements et d'armes en fer pourraient être liées à une nécropole mérovingienne. Les communes de Foug, Laneuveville (la petite foug) et Trondes, partagent un même site archéologique autour du Romont (parfois Raumont et Romons) et du bois du Romont, ce site est placé sur une ancienne liaison (chemin Brabant[9] ?) entre Toul et le camp de Sorcy[10] à Sorcy-Saint-Martin

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Le village de Trondes a subi au cours de l'histoire mouvementée de la lorraine les conséquences des affrontements entre le Roi de France et l’empereur du saint empire germanique par les biais et l'interposition des comtes de Bar, de Champagne et autres seigneurs de Sorcy et de Void[11].

H Lepage indique dans un de ses ouvrages[12] :

Exemple de moulin à eau lorrain (Ville-sur-Yron)

«Ce village, appelé Trondolae à la fin du Xe siècle était un alleu en 1157 il eut beaucoup à souffrir, en 1380, dans la guerre du comte de Bar. Il existait un moulin en 1220[13]».

le moulin Neuf qui figure sur les cartes des Naudin est toutefois formellement sur la commune de Foug, la chronique du toulois[14] précise au contraire :

«1120, Trondes, Ancel dit Chauvoisin, seigneur de Sorcy, donne à l'église de Rangéval un moulin à Trondes (apud Trundes) avec ses entrées et sorties, le libre cours de l'eau au dessus et au dessous»

et

«1223, Trondes, Pierre de Bourlémont, fait savoir qu'Anselme, surnommé Malvoisin, Agnès, soeur de Pierre et femme d'Anselme, leur fils Etienne, ont en partie donné et en partie vendu au chapitre de Toul, ce qu'ils possédaient, à l'exception d'une vigne, ledit Pierre ratifierait cette vente comme seigneur d'Anselme et garantiront le chapitre de Toul, contre les tentatives d'éviction du comte de Champagne»

Il indique également :

Denier de commode (exemple)

«On a trouvé aussi des pièces de monnaie de Commode, Nerva , Trajan, d'autres à l'effigie des évêques de Metz et des ducs de Lorraine.Près de Trondes sont deux fontaines, l'une de St.-Elophe, dont l'eau est, dit-on , salutaire pour les maladies des yeux , l'autre, appelée Fontaine-l'Evéque, est fréquentée par les fiévreux. Ils y vont porter du pain, boivent de l'eau autant que possible et s'en retournent en courant.»

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

Population masculine déportée en partie en camp de concentration (1944) ; il y eut 45 morts .[15]

Séjour du philosophe Alain en 1915.

Anectode[modifier | modifier le code]

A la fin du XIXe siècle , la disparition d'un ruminant appartenant à un vigneron du village provoqua l'ouverture d’une enquête de gendarmerie avec la découverte des restes de l'animal au fond d'un étang. Les élus locaux feront les frais de la lenteur à résoudre l'affaire et ce n'est que plusieurs mois après les faits, que les auteurs seront démasqués, puis condamnés à de lourdes peines (2 et 4 années d'emprisonnement)[16]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Marc Wilhelm PS  
mars 2008 2011 Philippe Couget    
2011 En cours
(au 22/10/2015)
Alain Cocusse    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2016, la commune comptait 547 habitants[Note 1], en augmentation de 4,59 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
653710772789810838830847824
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
752764708677669647614598567
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
569549538544491467405401396
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
362341393470497524532538547
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

E Grosse[21] indique dans son ouvrage, vers 1836 :

«Territ. : 1225 hect. cad. , dont 624 en labours , 184 en prés , 137 en forêts , et 25 en vignes , dont les produits sont un assez grand objet de commerce, malgré leur faible qualité.»

Le village a donc eu une tradition viticole

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tuilerie.
  • Caniveaux gallo-romains desservant une fontaine, encore en fonction.
  • Fort construit entre 1875 et 1878, modifié par la suite (1888), intégré au camp retranché de Toul, selon les plans du général Raymond Adolphe Séré de Rivières.
  • Ancienne tuilerie XIXe.
  • Église XVe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alain, philosophe né Émile-Auguste Chartier (1868-1951) séjour sur Trondes en 1915

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Trondes Blason De gueules à l'épée haute d'argent garnie d'or accompagnée de trois cailloux d'argent.
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://sigesrm.brgm.fr/?page=ficheMaCommune&codeCommune=54534
  2. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 4 mars 2019) : « PK: 974713 | Ruisseau de Trondes (A5800330) »
  3. « Les toits des Pays de France - J.-Y. Chauvet - Éditions Eyrolles », sur www.editions-eyrolles.com (consulté le 5 mars 2019)
  4. « Feu la tuilerie de Trondes », sur Etudes touloises.fr, Etudes touloises (consulté le 4 mars 2019)
  5. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, .
  6. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
  7. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 137
  8. Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 287754091X et 9782877540919, OCLC 890475393, lire en ligne)
  9. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 137 :

    « Une voie ancienne continue le Chemin Brabant et longe la vallée dans la direction de Pagny-sur-Meuse. Une autre voie, traverse, dit-on, la plaine reliant le Romont aux Chevillottes, elle se dirige vers Void. »

  10. B. Humbert, Les 'fana' de la Côte Châtel à Sorcy-Saint-Martin (Meuse), ELAN, Nancy I, 1983 p. 41-56,
  11. Société d'archéologie lorraine Auteur du texte et Musée lorrain (Nancy) Auteur du texte, « Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul », sur Gallica, (consulté le 4 mars 2019) : « La châtellenie de Void fut protégée par les comtes de Bar jusqu'en 1267 au moins. A cette date, le comte Thiébaut II s'occupa de faire renouveler les accords antérieurs. Reprenant pour trois ans sous sa garde les terres capitulaires à Void, Troussey, Ourches, Pagny,Dommartin et Trondes avec les sujets du chapitre, le comte devait assurer la sécurité de ceux qui se rendaient au marché de Void. »
  12. Henri Lepage, Le Département de la Meurthe. Statistique historique et administrative, (lire en ligne), p. 580
  13. Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département.... Volume 2 / par Henri Lepage,..., (lire en ligne) :

    « Au mois de novembre 1220, Ancel, surnommé Malvoisiu, seigneur de Sorcy, donne à l'église de Rangéval un moulin à Trondes (apud Trundes), avec ses entrées et sorties, le libre cours de l'eau »

  14. https://www.etudes-touloises.fr/autres/inedits/Chronologie_Toulois.pdf
  15. https://www.etudes-touloises.fr/archives/78/art5.pdf
  16. « l'affaire de la vache de Trondes », sur Etudes touloises.fr, Etudes touloises, (consulté le 4 mars 2019)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. E. Grosse, Département de la Meurthe : dictionnaire historique et statistique, Res Universis (OCLC 642811322, lire en ligne), p. 522