Seicheprey

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Seicheprey
Seicheprey
Église Saint-Pierre.
Blason de Seicheprey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Gérard André
2014-2020
Code postal 54470
Code commune 54499
Démographie
Population
municipale
113 hab. (2016 en diminution de 5,04 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 15″ nord, 5° 47′ 30″ est
Altitude Min. 229 m
Max. 303 m
Superficie 8,35 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Seicheprey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Seicheprey

Seicheprey est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle appartient au canton de Thiaucourt-Regniéville et à l'arrondissement de Toul.

Fig 1 - Seicheprey (ban communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 852 hectares comportait en 2011, 76% de zones agricoles, 19 % de forêts et 5 % de prairies et zones urbanisées[1]. Le SANDRE ne recense aucun cours d'eau sur cette commune, bien que les cartes en dessinent vers les communes de Xivray-Marvoisin et Saint-Baussant.

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Seicheprey
Lahayville,Richecourt,
Meuse (département)
Saint-Baussant
Xivray-et-Marvoisin,
Meuse (département)
Seicheprey Flirey
Rambucourt,
Meuse (département)
Beaumont Mandres-aux-Quatre-Tours,Bernécourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sachepree (1227), Sechepree (1283), Seschepreie (1284), Sachepreie (1305), Sochepré (1326), Seicheprey (1793). sont des graphies recensées par le Dictionnaire géographique de la Meurthe[2].

Le pouillié ecclésiastique du Père Benoit Picart emploie la forme latinisée Siccum-pratum, avec la traduction Seche-prés (Sêche-prés)[3], ce qui pourrait être du au fait que la commune n'est arrosée par aucun cours d 'eau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les sources archéologiques signalent qu'il aurait existé un fort au lieu-dit au Saint-haye, et qu'à diverses reprises, on y a découvert des objets antiques, des armes et des monnaies, dont en 1821 une statue équestre, mais au lieu-dit en Lembresson (L'ambresson) - Déposée au Musée Lorrain -[4] et qui semble remonter à la période romaine selon H Lepage.

L'Abbé Grosse, dans son ouvrage, estime d'ailleurs que le village paraît avoir été construit sur les débris d'un bourg assez considérable , ou d'un poste romain, dont on rencontre quelquefois les restes précieux.[5]

Le village se trouve effectivement proche de la croisée de chemins anciens, le chemin Brabant (Voie de Toul à Montsec[4]), qui reliait la haute Lotharingie au Brabant et la voie royale de Pont-à-Mousson à Commercy, tous deux probablement établies sur des restes plus anciens.

Au moyen-âge et l'époque moderne, l'histoire communale se résume en ces termes selon Lepage :

« En 1300, Henri, comte de Bar, assigna a son frère Philippe, pour partie de son apanage …(?)...  livrées et 5 soudées[Note 1]sur ce qu'il avait à Seicheprey, En 1305 , Pierre de Bar, sire de Bouconville, et Gobert, sire d'Apremont , affranchirent le village de Seicheprey et le mirent à la loi de Beaumont. En 1427, Isabelle, duchesse de Bar, prit sous sa sauvegarde et celle de Jean, son fils , les habitants de Seicheprey, à charge, par chaque chef d'hôtel, de lui payer 2 gros du pays de cens. Le 28 mars 1598, le duc Charles III y érigea un fief en faveur d'Adrien de Garancières, qui en fit ses reprises au duc de lorraine Henri, le 30 décembre 1611. »[6]

Ce qui signifie qu'une partie des revenus alla au frère du comte de Bar, de son vivant , puis lui revint à la mort de ce dernier (apanage), mais surtout que la commune fut l'une des rares a bénéficier d'une forme d'émancipation du pouvoir seigneurial en passant, en 1305 sous la loi dite de "Beaumont" (en Argonne) : La loi libérait la localité de toute servilité envers le seigneur du lieu et autorisait à l'élection de mandataires locaux (magistrat), en échange de redevances.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Fontaine américaine.

Seicheprey a été repris aux forces allemandes au début du mois de septembre 1914, après un combat à la baïonnette, par le 15e Régiment d'Infanterie parti d'Albi le . Ce régiment faisait partie du 16e Corps d'Armée sous le commandement du général Taverna. Il avait participé, le , à la bataille de Sarrebourg et, le , à celle de Rozelieures. Le général Seville, commandant du régiment,  devait être tué au cours de l'engagement. Ce régiment, associé aux forces anglaises, devait subir de lourdes pertes lors de la bataille du saillant d'Ypres au début du mois de novembre 1914.

Le , la 26e division d'infanterie américaine y subit son baptême du feu. Après avoir subi un bombardement d'artillerie, les Allemands mènent une offensive. Le combat se conclut par une déroute pour les forces américaines. La division eut 650 blessés et 100 prisonniers, et les Allemands 160 morts. C’est durant cette bataille que Stubby, le chien le plus décoré de la Première Guerre mondiale, dont le maître appartenait 102e régiment d’infanterie américaine, fut blessé à la patte.

Le village a été fortement endommagé par la guerre de 1914-1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Gérard André    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2016, la commune comptait 113 habitants[Note 2], en diminution de 5,04 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
254248289275297293304307317
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
297287263252227232213208197
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1801701388691879492107
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
857676728198114114113
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

D'après les historiens, (Grosse[5], Lepage[6]) l’activité était uniquement agricole au XIXe siècle

«  Surf. territ. : 834 hect. ; 604 en terres lab., 65 en prés, 119 en bois. »

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Church Seicheprey.jpg
  • Fontaine américaine.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, reconstruite après 1918.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

M. d'Haussonville rapporte, dans son Histoire de la Réunion de la Lorraine à la France[11], que, quelques jours après la signature du traité de Liverdun (26 juin 1632), entre Louis XIII et le duc Charles IV, ces deux princes eurent (8 juillet) une entrevue à Seicheprey.[12]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Seicheprey Blason Blasonnement : de sinople semé de cailloux d'argent, à la foi de carnation vêtue à dextre de gueules à l'alérion d'argent et à senestre d'azur à la fleur de lys d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Livrées et soudées font référence aux possessions domestiques et matérielles du seigneur.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 22 octobre 2019)
  2. Henri Lepage, Dictionnaire géographique de la Meurthe, rédigé d'après les instructions du comité des travaux historiques et des sociétés savantes. Avec une carte du département au Xe siècle, (lire en ligne), p. 303
  3. Claude de Maillet, Mémoires alphabetiques pour servir à l'histoire, au pouillié et à la description générale du Barrois, ..., Briflot, (lire en ligne)
  4. a et b Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes / par le Cte J. Beaupré..., (lire en ligne), p. 131
  5. a et b E. Grosse, Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 474
  6. a et b Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 545
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Joseph-Othenin-Bernard de Cléron (1809-1884 ; comte d') Auteur du texte Haussonville, Histoire de la réunion de la Lorraine à la France. T. 4 / par M. le comte d'Haussonville, 1854-1859 (lire en ligne)
  12. Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département.... Volume 2 / par Henri Lepage,..., (lire en ligne), p. 524