Enchenberg

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Enchenberg
Église-Saint-Pierre.
Église-Saint-Pierre.
Blason de Enchenberg
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Bernard Fath
2014-2020
Code postal 57415
Code commune 57192
Démographie
Gentilé Enchenbergeois
Population
municipale
1 272 hab. (2013)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 00″ N 7° 20′ 00″ E / 49.0167, 7.333349° 01′ 00″ Nord 7° 20′ 00″ Est / 49.0167, 7.3333
Altitude Min. 252 m – Max. 408 m
Superficie 9,73 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.enchenberg.fr/

Enchenberg est une commune française du département de la Moselle en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Village rural de Lorraine, du pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est, Enchenberg est situé à 56,7 km au nord-ouest de Strasbourg, dans le terroir du parc naturel régional des Vosges du Nord. Au niveau intercommunal, la municipalité est intégrée dans le communauté de communes du Pays de Bitche qui regroupe 37 localités autour de Bitche. En 2013, la population légale est de 1272 habitants, appelés les Enchenbergeois.

Enchenberg est attesté dans les textes d'archives dès le XIIIe siècle. Dépendante du Saint-Empire, la localité est successivement la propriété des seigneurs de Bitche du duché de Lorraine (XIIIe siècle), des comtes de Bitche () et à nouveau des ducs de Lorraine (). Durant la guerre de Trente Ans, la population souffre des multiples passages de troupes et sort du conflit exsangue et décimée. La paix retrouvée, des migrants participent au redressement de la communauté. Le village devient français en sous Louis XV avec le rattachement du duché de Lorraine au royaume de France. Comme le reste de la Moselle, Enchenberg redevient allemand durant la période du Reichsland (-) puis lors de l'occupation nazie (-).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes avoisinantes[modifier | modifier le code]

Située à l’est du département de la Moselle, la commune d'Enchenberg appartient au Pays de Bitche; Elle s'étend sur le plateau, en pays découvert.

À vol d'oiseau, Enchenberg se situe à 56,7 km au nord-ouest de Strasbourg, chef-lieu de région, à 84,8 km à l'est de Metz, chef-lieu de département, à 22,5 km au sud-est de Sarreguemines, chef-lieu d'arrondissement et à 8 km au sud-ouest de Bitche, chef-lieu du canton et de la communauté de communes du Pays de Bitche[1].

Communes limitrophes de Enchenberg
Rohrbach-lès-Bitche Heiligenbronn, Petit-Réderching Siersthal, Lambach
Bining, Guisberg Enchenberg
Montbronn Saint-Louis-lès-Bitche Lemberg

Présentation du ban communal[modifier | modifier le code]

Le ban communal s'étend sur 973 hectares.

Le secteur, à vocation rurale, s'est développé de façon constante depuis un siècle. Il associe diverses activités, certaines agricoles et forestières, d'autres mêlant artisanat et industrie et profitant d'un savoir faire séculaire, le travail du verre et du cristal[2].

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Les données météorologiques du tableau ci-dessous sont celles de la station Météo-France de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim, située à 57,8 km au sud-est d'Enchenberg.

Températures et précipitations moyennes à Strasbourg[3]

Mois Jan. Fév. Mars Avr Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Températures moyennes (°C) 1,6 2,8 6,7 9,7 14,3 17,3 19,5 19,3 15,5 10,6 5,3 2,8
Précipitations (mm) 30,0 35,0 36,1 42,5 78,2 76,7 66,2 57,9 62,1 52,5 49,8 44,5
Sources des données : Météo France

Voies de communications et transport[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Au sud du Pays de Bitche, Enchenberg est au coeur du triangle Rohrbach-lès-Bitche (6,5km au nord-ouest) - Bitche (8km au nord-est) - Sarre-Union (20km au sud-ouest). Ces trois bourgs sont très bien desservis par des routes à grande circulation.

Enchenberg se raccorde à la RN62 (Sarreguemines-Bitche-Haguenau) à Petit-Réderching. La liaison vers Bitche s’effectue par la route départementale RD37 via Lemberg et vers Sarre-Union et l’échangeur de l’autoroute A4 (vers Metz ou Strasbourg) via Montbronn par la RD83. La commune en elle même est traversée du nord au sud par la RD36 qui va de Petit-Réderching à Lemberg et qui constitue un axe majeur de circulation ainsi que par la RD83 qui vient du sud-ouest[4].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La Gare d'Enchenberg était desservie de à par la ligne de chemin de fer Sarreguemines-Bitche. La ligne ferroviaire étant désaffectée depuis 2014, la gare est maintenant desservie par une liaison d'autocars TER Lorraine. De nos jours, la gare ferroviaire SNCF la plus proche est la gare de Wingen-sur-Moder, en service depuis 1895 sur la ligne Sarreguemines-Strasbourg[5].

Des ramassages vers le collège de Lemberg[6] et vers les lycées et collège de Bitche sont organisés lors des périodes scolaires.

Réseau aérien[modifier | modifier le code]

L’aéroport de Sarrebruck-Ensheim se situe à 42 km (liaison avec les grandes villes allemandes), celui de Strasbourg-Entzheim à 80 km (liaison avec les grandes villes françaises et européennes). L’aéroport international de Francfort est distant de 200 km du village. L’aéroport de Deux-Ponts35 km) qui offrait des liaisons quotidiennes vers Berlin et Majorque n'est plus exploité depuis octobre 2014.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Enchenberg[modifier | modifier le code]

  • Anciennes mentions[7],[8] : Ennechenberg (1286), Einchenberch (1571), Echemberg (1594), Encherberg (1751), Enchemberg (1756), Encheberg (1771), Engenberg (1801).
  • Mentionné en 1286 sous la forme Ennechenberg, les explications plausibles du nom, nous ramènent à une hauteur possédée par un chef germanique Annico, Aneko ou Enneco ou d’une femme Ennika ou Enneka. Pour la forme Einchenberg de 1571, on a proposé le nom de personne Einicho. Longtemps aucune explication scientifique n’avait été donnée à la population du village ; c’est à partir de là que le nom d’Enchenberg a donné naissance à de nombreuses légendes[9].
  • Enschebärsch en francique lorrain[10].
  • Sobriquet des habitants : Enschebärje Hawerspatzen, « les moineaux pilleurs d’avoine d'Enchenberg »[11]. Il y a bien longtemps, une équipe de moissonneurs d’Enchenberg battait de l’avoine dans l’aire de leur grange. Voici qu’un hardi moineau s’empara d’une graine et voulut l’emporter. Mais déjà les battants du portique avaient été fermés, et la chasse à l’effronté voleur commença à coups de fléaux. Un prédicateur (prêtre) de passage, alerté par les cris, vint ouvrir tout doucement un battant pour y voir. Le moineau partit aussitôt et hélas ! l’homme curieux reçu, par mégarde, un grand coup de fléau sur la tête, dont il mourut. Par dessus son corps, et sans s’occuper de leur victime, les batteurs couraient et continuaient la chasse jusqu’à la limite du ban de Lemberg, où ils purent enfin abattre le malheureux oiseau, qui s’était réfugié dans une haie. Il se peut que cette petite histoire romancée ait pour origine un crime commis à Enchenberg, à la suite de la publication de la lettre épiscopale du Cardinal Charles III de Lorraine, Vaudémont, en date du 30 juillet 1594, dans laquelle il s’élève contre les doctrines luthériennes et défend sévèrement la vente d’ouvrages de la religion réformée. Il se peut donc qu’un colporteur de bibles, appelé alors porte havresac, cherchant à vendre ses livres prohibés, ou même un novateur avec son havresac, contenant des effets, se fût attardé dans le village, où les paysans irrités l’avaient malmené ou même tué.

Guisberg[modifier | modifier le code]

  • Anciennes mentions[9] : Gissberg (1577), Uff Güsberg (1602), Gischberg (1696), Guischberg (1719 et 1779), Geisberg (fin du XVIIIe siècle), Güsberg (1871), Guisberg (1967).
  • De l’allemand Berg, hauteur, et de l’ancien haut allemand, gouch, de l’allemand Gauch, qui a donné le nom Kuckuck, le coucou, un Gauchsberg, devenu Gaussberg, Geisberg puis Gissberg. En définitif, le nom de Guisberg signifie « montagne du coucou » bien que aujourd’hui l’annexe du Guisberg soit devenue le royaume incontesté des chauve-souris[9].
  • Guisbärsch en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vues du village

Le village conserve des témoignages de l'époque préhistorique. Deux sites gallo-romains ont été découverts à proximité du village et une statue de Mercure en grès mise au jour dans la forêt. Le village est mentionné en 1286 sous la forme Ennechenberg : la montagne d'Enniko, d'un nom d'homme. Le village, traversé au Moyen Âge par la grande route reliant Strasbourg à Trèves, possède deux écarts : l'ancienne cense de Guisberg, formée d'une ancienne ferme appartenant déjà en 1709 ( état des biens du monastère ) à l'abbaye de Sturzelbronn,et reconstruite en 1738 ; et la ferme d'Heiligenbronn, propriété de Claude-Charles de La Lance de Moranville, capitaine des chasses du duc de Lorraine. Au XVIIIe siècle, une forge existe dans l'écart de Guisberg, appartenant à l'abbaye de Sturzelbronn.
Albertingen était un écart d'Enchenberg qui a aujourd'hui disparu, en 1594 ce n’était plus qu’une ferme.

Du point de vue du spirituel, Enchenberg, succursale de Siersthal pendant l'Ancien Régime, est érigé en paroisse en 1802 et fait partie depuis cette date de l'archiprêtré de Rohrbach. L'habitat rural est encore bien conservé et de nombreuses croix jalonnent les chemins, mais c'est surtout la dévotion et le pèlerinage à sainte Vérène qui ont marqué les mentalités religieuses depuis la fin du XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Depuis , Enchenberg est rattachée à l'arrondissement de Sarreguemines. La commune dépend de la cinquième circonscription de Moselle. Le député de cette circonscription est Céleste Lett candidat sortant investi par l'UMP aux élections législatives françaises de 2012. Le 17 juin 2012, il remporte son troisième mandat avec 60,24 % des suffrages exprimés au second tour[12].

De à , Enchenberg a fait partie de l'éphémère canton de Lemberg du district de Bitche. De cette date à , Enchenberg était l'une des 15 communes du canton de Rohrbach-lès-Bitche. Depuis le redécoupage cantonal de 2014, la commune dépend désormais du canton de Bitche (46 communes pour près de 35 000 habitants). Selon le principe de parité, deux conseillers départementaux - une femme, un homme - sont nécessairement issus des suffrages. À la suite des élections départementales des 22 et 29 mars 2015, les représentants auprès du conseil départemental de la Moselle sont Anne Mazuy-Harter (DVD) et David Suck (UDI), ancien vice-président du conseil général[13].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la Cour d'appel de Metz, Enchenberg relève du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance, du tribunal pour enfants et du bureau foncier de Sarreguemines, de la Cour d'Assises de Moselle, du tribunal administratif de Strasbourg et de la cour administrative d'appel de Nancy[14].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la communauté de brigades (COB) de Bitche[15].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

carte en couleur
Situation de la C.C. du Pays de Bitche (rouge) au sein de la Moselle (gris).

Enchenberg fait partie de la communauté de communes du Pays de Bitche (CCPB) qui regroupe en son sein trente-sept communes situées autour de Bitche. Depuis , cette institution est présidée par Francis Vogt, conseiller municipal de Bitche. Les deux délégués d'Enchenberg pour cette structure intercommunale sont les conseillers municipaux Bernard Fath et Véronique Wittmann[16].

Parmi ses nombreuses compétences, la CCPB gère le gymnase et le plateau sportif du collège de Lemberg, le gymnase et le plateau sportif du collège Kieffer de Bitche, La piscine et la médiathèque Rocca de Bitche, le site du Simserhof au Légeret, le site verrier de Meisenthal, le musée du Sabotier de Soucht, le site du moulin d'Eschviller, la collecte des ordures ménagères, l’entretien des cours d’eau et le développement touristique. Le siège administratif et les bureaux de la CCPB se situent à Bitche, au 4 rue du Général Stuhl[17].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac, RPR, élu, avait obtenu à Enchenberg 74,51 % des suffrages et Jean-Marie Le Pen, FN, 25,49 % des suffrages ; le taux de participation était de 82,86 %.

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait recueilli 59,04 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 40,96 % des suffrages ; le taux de participation était de 82,56 %.

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012, François Hollande, PS, élu, avait recueilli 40,84 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 59,16 % des suffrages ; le taux de participation était de 78,62 %.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Enchenberg Blason De sinople à deux clefs d'or passées en sautoir, accompagnées de quatre clarines d'argent
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Jean Rimlinger    
Émile Fath    
Joseph Rimlinger    
Frederic Vogel    
Nicolas Stenger    
Joseph Fath    
Philippe Huber    
Louis Schosger    
Felix Klein    
François Weber    
Rodolphe Gamel    
Raymond Rimlinger DVG Conseiller général
Thierry Beck    
en cours Laurent Hen    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Enchenberg est jumelée avec les villes suivantes:

Rattachements géographiques[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 272 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
615 633 700 773 1 036 1 091 1 001 1 036 1 033
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 021 938 972 1 014 1 066 1 138 1 199 1 233 1 127
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 116 1 160 1 181 1 150 1 193 1 255 1 277 1 214 1 142
1990 1999 2007 2008 2012 2013 - - -
1 197 1 192 1 217 1 217 1 277 1 272 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de la commune d'Enchenberg[19]
Habitants Superficie Densité
Classement sur la France 7 637e 20 238e 6 141e
Classement sur la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine NC NC NC
Classement sur le département de la Moselle 146e NC NC
Classement sur l'arrondissement de Sarreguemines 19e 39e 22e
Classement sur le canton de Bitche 8e 27e 6e

Enseignement[modifier | modifier le code]

Autrefois[modifier | modifier le code]

Il y eut un Régent d’Ecole à Enchenberg dès 1701. Quant à l’enseignement des filles, la première sœur enseignante, de la congrégation de Saint Jean de Bassel, est citée par le Curé Muller, en 1805 comme étant au village depuis quarante ans, donc dès 1770 environ.

Au XIXème siècle, l’école de garçons se situait à l’emplacement de l’actuel parking, à côté du presbytère. Elle comportait une salle de classe au rez-de-chaussée du côté de la rue. Cette salle de classe servait aussi de salle communale et de mairie, car l’instituteur était aussi régulièrement secrétaire de mairie. Au-dessus, se trouvait la classe des moyens. Le logement de l’instituteur se trouvait de l’autre côté du couloir central, de même qu’une grange et une écurie. Le bâtiment de l’école de filles occupait une partie de l’emplacement actuel de la mairie. Il comportait une salle de classe au rez-de-chaussée pour les grandes filles. Le logement des sœurs se trouvait à l’étage.

Ces bâtiments seront remplacés à la fin du XIXème, siècle par une grande et magnifique école. La famille Fath possédait une ferme et un grand terrain à l’emplacement de l’actuelle école. Un échange eut lieu en 1882 : la famille Fath cédait sa maison et son terrain, et recevait, en contrepartie, l’ancienne école de garçons en plus d’une somme d’argent.

La nouvelle maison d’école comportait un corps central avec, au rez-de-chaussée, la mairie à l’avant et un logement des soeurs à l’arrière. Le logement de l’instituteur en occupait tout l’étage. Ce corps central était flanqué de deux parties latérales : à droite, une salle de classe et un autre logement des sœurs à l’étage. L’aile gauche comportait deux salles de classe, une au rez-de-chaussée et l’autre à l’étage. A l’arrière de cette aile gauche : un petit passage de quelques mètres, puis un petit bâtiment avec des aisances sans eau courante, pour filles et garçons, et une étable pour la vache de l’instituteur.

Au début du XXème siècle, un nouveau bâtiment avec une seule salle de classe, fut érigé dans la cour, parallèlement au bâtiment principal : le Cours Préparatoire. Il fut atteint d’un obus lors des combats de la Libération, en décembre 1944, et remplacé par une baraque du Plan Marshall qui sera définitivement rasée après la construction de la nouvelle école primaire. À sa place s’élèvera une jolie maisonnette. Elle servira au logement des sœurs, jusqu’à suppression du poste des sœurs enseignantes à Enchenberg, en 1980.

Début du XXème siècle également, on élèvera au bout de la cour arrière, vers le sentier de la Schmitt, une salle de classe en préfabriqué, en éternit, la Pappendeckelschule, école de carton, isolée avec de la laine de verre s’échappant par les fentes et les trous. Elle aussi est partie et se trouve aujourd'hui au Guisberg.

Une nouvelle école maternelle sera érigée dès le début des années 1952-1953, derrière la baraque du Plan Marshall, dans le jardin des sœurs. Les grandes baies vitrées ont été remplacées récemment par des fenêtres plus petites et un appentis servant d’entrée a été accolé. Elle sert actuellement d’école de tir.

Vers 1958-1959, une nouvelle école primaire sera construite à l’emplacement des anciennes aisances, avec un préau et deux salles de classe. Cette école sert actuellement d’école maternelle. L’ancien préau a été fermé et sert de salle de jeux[20].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La commune d'Enchenberg est rattachée à l'académie de Nancy-Metz. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires, et cela depuis le redécoupage des régions françaises de 2015. Avant, elle faisait partie de la zone A.

Le village dispose de deux écoles, une école maternelle et une école primaire.

Les élèves vont ensuite au collège La Paraison de Lemberg. Pour poursuivre leurs études en lycée, les jeunes Enchenbergeois se rendent principalement à Bitche ou à Sarreguemines.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ferme de Heiligenbronn

Pratiques linguistiques[modifier | modifier le code]

Dialecte[modifier | modifier le code]

Article connexe : Francique rhénan de Lorraine.

Sur le plan culturel, la seconde moitié du XXe siècle se caractérise par la diffusion de la langue française dans le village et plus largement dans l'ensemble de la population alsacienne et mosellane. Depuis le traumatisme de l'occupation Nazi de 1940-1945, la langue allemande et le dialecte francique sont en net recul même si le canton de Rohrbach comptait encore 80 à 90% de locuteurs du francique lorrain en [21].

Dans les conversations en français de Moselle germanophone, outre les spécificités de l'accent francique lorrain (non distinction entre le p et le b, le ch et le j, le d et le t), la syntaxe est fréquemment bousculée par celle de l'allemand. Parmi les autres tendances lourdes figurent l'inversion entre le prénom et le nom (Muller Michel), l'usage fréquent d'abréviations pour les noms de localités (Ench', 'Bronn, Goetz', Meis', Stras'), et l'emprunts de mots à la langue francique rhénane (Bix, Flammkuche, Schnaps, Scheslon, Kirb).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrick Neu, artiste contemporain né en 1963.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr): Joël Beck, Rohrbach-lès-Bitche et son canton,‎
  • (fr): Joël Beck, Les moulins et scieries du Pays de Bitche,‎
  • (fr): Joël Beck, Le canton de Rohrbach-lès-Bitche,‎
  • (fr): Joël Beck, Le Pays de Bitche 1900-1939,‎ , 128 p.
  • (fr): Jean Didier Cochet, Plan local d'urbanisme d'Enchenberg : Rapport de présentation, Laxou,‎ , 82 p. (lire en ligne)
  • (fr): Paul-Édouard Glath, Du pays de Bitche en Charente-Maritime : Souvenirs de 1939-40,‎ , 94 p.
  • (fr): Didier Hemmert, Le Pays de Bitche,‎
  • (fr): Francis Kochert, Laurette Michaux et Gérard Michaux, Moselle : Metz et le pays messin, pays de Bitche, Nied, Sarrebourg, Saulnois, trois frontières et bassin houiller,‎ , 345 p.
  • (fr): Joseph Schaefer, Le Pays de Bitche, passionnément,‎ , 174 p.
  • (fr): André Schutz, Bitche et son pays,‎

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie », sur le site Lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 11 avril 2016).
  2. Plan local d'urbanisme d'Enchenberg, p. 16.
  3. Fiche climatologique de Météo France
  4. Plan local d'urbanisme d'Enchenberg, p. 14.
  5. « TER Lorraine », sur le site de la SNCF (consulté le 11 avril 2016).
  6. « Les transports scolaires », sur le site du conseil départemental de la Moselle (consulté le 11 avril 2016)
  7. Ernest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. a, b et c « Enchenberg - Histoire et patrimoine », sur enchenberg.fr (consulté le 11 avril 2016).
  10. Geoplatt
  11. « Platt: d'Spotnäme - Enchenberg », sur tvcristal.net (consulté le 11 avril 2016).
  12. « Céleste Lett », sur www.nosdeputes.fr (consulté le 11 avril 2016).
  13. « Le Conseil Départemental », sur http://www.moselle.fr (consulté le 11 avril 2016)
  14. « Liste des juridictions compétentes pour une commune » (consulté le 11 avril 2016).
  15. « Brigade la plus proche / Enchenberg », sur le site de la Gendarmerie nationale (consulté le 11 avril 2016).
  16. « Les élus de la Communauté de Communes du Pays de Bitche », sur http://www.cc-paysdebitche.fr/ (consulté le 11 avril 2016)
  17. « La communauté de communes » (consulté le 11 avril 2016).
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  19. « Classements démographiques d'Enchenberg » (consulté le 11 avril 2016)
  20. « Histoire des écoles - Enchenberg » (consulté le 11 avril 2016).
  21. S. Legrand - d'après les chiffres de l'INSEE.