Enchenberg

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Enchenberg
Église-Saint-Pierre.
Église-Saint-Pierre.
Blason de Enchenberg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Bernard Fath
2014-2020
Code postal 57415
Code commune 57192
Démographie
Gentilé Enchenbergeois
Population
municipale
1 272 hab. (2013)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 00″ Nord, 7° 20′ 00″ Est
Altitude Min. 252 m – Max. 408 m
Superficie 9,73 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.enchenberg.fr/

Enchenberg est une commune française du département de la Moselle en région Grand Est.

Village rural de Lorraine, du pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est, Enchenberg est situé à 56,7 km au nord-ouest de Strasbourg, dans le terroir du parc naturel régional des Vosges du Nord. Au niveau intercommunal, la municipalité est intégrée dans le communauté de communes du Pays de Bitche qui regroupe 37 localités autour de Bitche. En 2013, la population légale est de 1 272 habitants, appelés les Enchenbergeois.

Enchenberg est attesté dans les textes d'archives dès le XIIIe siècle. Dépendante du Saint-Empire, la localité est successivement la propriété des seigneurs de Bitche du duché de Lorraine (XIIIe siècle), des comtes de Deux-Ponts-Bitche () et à nouveau des ducs de Lorraine (). Durant la guerre de Trente Ans, la population souffre des multiples passages de troupes et sort du conflit exsangue et décimée. La paix retrouvée, des migrants participent au redressement de la communauté. Le village devient français en sous Louis XV avec le rattachement du duché de Lorraine au royaume de France. Comme le reste de la Moselle, Enchenberg devient allemand durant la période du Reichsland (-) puis lors de l'occupation nazie (-).

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie de Moselle-est.

Localisation et communes avoisinantes[modifier | modifier le code]

Située à l’est du département de la Moselle, la commune d'Enchenberg appartient au pays de Bitche; Elle s'étend sur le plateau, en pays découvert.

À vol d'oiseau, Enchenberg se situe à 56,7 km au nord-ouest de Strasbourg, chef-lieu de région, à 84,8 km à l'est de Metz, chef-lieu de département, à 22,5 km au sud-est de Sarreguemines, chef-lieu d'arrondissement et à 8 km au sud-ouest de Bitche, chef-lieu du canton et de la communauté de communes du Pays de Bitche[1].

Communes limitrophes de Enchenberg
Rohrbach-lès-Bitche Heiligenbronn, Petit-Réderching Siersthal, Lambach
Bining, Guisberg Enchenberg
Montbronn Saint-Louis-lès-Bitche Lemberg

Présentation du ban communal[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie du pays de Bitche.
carte en couleur
Plan contemporain du territoire communal d'Enchenberg

Le ban communal s'étend sur 973 hectares.

Le secteur, à vocation rurale, s'est développé de façon constante depuis un siècle. Il associe diverses activités, certaines agricoles et forestières, d'autres mêlant artisanat et industrie et profitant d'un savoir faire séculaire, le travail du verre et du cristal[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Les données météorologiques du tableau ci-dessous sont celles de la station météo de l'aéroport de Sarrebruck-Ensheim, située à 28 km au nord-ouest d'Enchenberg.

Températures et précipitations moyennes à Sarrebruck[3]

Mois Jan. Fév. Mars Avr Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Températures moyennes (°C) 1,0 2,0 5,5 8,4 12,9 15,7 18,0 18,0 14,3 9,7 4,5 2,1
Précipitation moyenne totale (mm) 69,9 59,0 64,5 56,8 74,1 77,6 78,0 59,7 66,1 81,8 84,4 93,3
Sources des données : Deutscher Wetterdienst

Voies de communications et transport[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Au sud du pays de Bitche, Enchenberg est au cœur du triangle Rohrbach-lès-Bitche (6,5 km au nord-ouest) - Bitche (8 km au nord-est) - Sarre-Union (20 km au sud-ouest). Ces trois bourgs sont très bien desservis par des routes à grande circulation.

Enchenberg se raccorde à la RN62 (Sarreguemines-Bitche-Haguenau) à Petit-Réderching. La liaison vers Bitche s’effectue par la route départementale RD37 via Lemberg et vers Sarre-Union et l’échangeur de l’autoroute A4 (vers Metz ou Strasbourg) via Montbronn par la RD83. La commune en elle même est traversée du nord au sud par la RD36 qui va de Petit-Réderching à Lemberg et qui constitue un axe majeur de circulation ainsi que par la RD83 qui vient du sud-ouest[4].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare d'Enchenberg était desservie de à par la ligne de chemin de fer Sarreguemines-Bitche. La ligne ferroviaire étant désaffectée depuis 2014, la gare est maintenant desservie par une liaison d'autocars TER Lorraine. De nos jours, la gare ferroviaire SNCF la plus proche est la gare de Wingen-sur-Moder, en service depuis 1895 sur la ligne Sarreguemines-Strasbourg[5].

Des ramassages vers le collège de Lemberg[6] et vers les lycées et collège de Bitche sont organisés lors des périodes scolaires.

Réseau aérien[modifier | modifier le code]

L’aéroport de Sarrebruck-Ensheim se situe à 42 km (liaison avec les grandes villes allemandes), celui de Strasbourg-Entzheim à 80 km (liaison avec les grandes villes françaises et européennes). L’aéroport international de Francfort est distant de 200 km du village. L’aéroport de Deux-Ponts35 km) qui offrait des liaisons quotidiennes vers Berlin et Majorque n'est plus exploité depuis .

Toponymie[modifier | modifier le code]

Enchenberg[modifier | modifier le code]

  • Anciennes mentions[7],[8],[9] : Ennechenberg (1286) ; Einchenberch (1571) ; Echemberg (1594) ; Enchenberg (1692) ; Echberg (1690-1749) ; Enchenberg (1743) ; Enckenberg (1749) ; Encherberg (1751) ; Enchemberg (1756) ; Encheberg et Eschenberg (1771) ; Engenberg (1801) ; Enchenberg (1844).
  • Mentionné en 1286 sous la forme Ennechenberg, les explications plausibles du nom, nous ramènent à une hauteur possédée par un chef germanique Annico, Aneko ou Enneco ou d’une femme Ennika ou Enneka. Pour la forme Einchenberg de 1571, on a proposé le nom de personne Einicho. Longtemps aucune explication scientifique n’avait été donnée à la population du village ; c’est à partir de là que le nom d’Enchenberg a donné naissance à de nombreuses légendes[10].
  • Enschebärsch en francique lorrain[11].
  • Sobriquet des habitants : Enschebärje Hawerspatzen, « les moineaux pilleurs d’avoine d'Enchenberg »[12]. Il y a bien longtemps, une équipe de moissonneurs d’Enchenberg battait de l’avoine dans l’aire de leur grange. Voici qu’un hardi moineau s’empara d’une graine et voulut l’emporter. Mais déjà les battants du portique avaient été fermés, et la chasse à l’effronté voleur commença à coups de fléaux. Un prédicateur (prêtre) de passage, alerté par les cris, vint ouvrir tout doucement un battant pour y voir. Le moineau partit aussitôt et hélas ! l’homme curieux reçu, par mégarde, un grand coup de fléau sur la tête, dont il mourut. Par dessus son corps, et sans s’occuper de leur victime, les batteurs couraient et continuaient la chasse jusqu’à la limite du ban de Lemberg, où ils purent enfin abattre le malheureux oiseau, qui s’était réfugié dans une haie. Il se peut que cette petite histoire romancée ait pour origine un crime commis à Enchenberg, à la suite de la publication de la lettre épiscopale du Cardinal Charles III de Lorraine, Vaudémont, en date du 30 juillet 1594, dans laquelle il s’élève contre les doctrines luthériennes et défend sévèrement la vente d’ouvrages de la religion réformée. Il se peut donc qu’un colporteur de bibles, appelé alors porte havresac, cherchant à vendre ses livres prohibés, ou même un novateur avec son havresac, contenant des effets, se fût attardé dans le village, où les paysans irrités l’avaient malmené ou même tué.

Guisberg[modifier | modifier le code]

  • Anciennes mentions[9],[10],[13] : Gissberg () ; Uff Güsberg () ; Gischberg () ; Guischberg près Montbronn () ; Guischberg ( et ) ; Guichberg ( et ) ; Guchenberg () ; Glasberg () ; Geisberg (fin du XVIIIe siècle) ; Glansberg (-) ; Gueschberg () ; Güsberg () ; Giesbergerhof () ; Guisberg ().
  • De l’allemand Berg, hauteur, et de l’ancien haut allemand, gouch, de l’allemand Gauch, qui a donné le nom Kuckuck, le coucou, un Gauchsberg, devenu Gaussberg, Geisberg puis Gissberg. En définitif, le nom de Guisberg signifie « montagne du coucou » bien qu'aujourd’hui l’annexe du Guisberg soit devenue le royaume incontesté des chauve-souris[10].
  • Giesbärsch en francique lorrain.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Reflet du long passé linguistique allemand du pays de Bitche, les micro-toponymes ruraux (ou lieux-dits cadastraux) ne sont pas en français mais en allemand. On compte notamment :

Histoire[modifier | modifier le code]

Vues du village
Article connexe : Histoire du pays de Bitche.

Le village conserve des témoignages de l'époque préhistorique. Deux sites gallo-romains ont été découverts à proximité du village et une statue de Mercure en grès mise au jour dans la forêt. Le village est mentionné en 1286 sous la forme Ennechenberg : la montagne d'Enniko, d'un nom d'homme. Le village, traversé au Moyen Âge par la grande route reliant Strasbourg à Trèves, possède deux écarts : l'ancienne cense de Guisberg, formée d'une ancienne ferme appartenant déjà en (état des biens du monastère) à l'abbaye de Sturzelbronn, et reconstruite en  ; et la ferme d'Heiligenbronn, propriété de Claude-Charles de La Lance de Moranville, capitaine des chasses du duc de Lorraine. Au XVIIIe siècle, une forge existe dans l'écart de Guisberg, appartenant elle-aussi à l'abbaye de Sturzelbronn. Un autre village se trouvait autrefois aussi sur le ban d'Enchenberg, Albertingen, qui n’était plus qu’une ferme en et qui a aujourd'hui disparu.

Du point de vue du spirituel, Enchenberg, succursale de Siersthal pendant l'Ancien Régime, est érigé en paroisse en 1802 et fait partie depuis cette date de l'archiprêtré de Rohrbach. L'habitat rural est encore bien conservé et de nombreuses croix jalonnent les chemins, mais c'est surtout la dévotion et le pèlerinage à sainte Vérène qui ont marqué les mentalités religieuses depuis la fin du XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

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Situation d'Enchenberg (rouge) au sein du canton de Bitche (gris).

Depuis , Enchenberg est rattachée à l'arrondissement de Sarreguemines. La commune dépend de la cinquième circonscription de Moselle. Le député de cette circonscription est Céleste Lett candidat sortant investi par l'UMP aux élections législatives françaises de 2012. Le , il remporte son troisième mandat avec 60,24 % des suffrages exprimés au second tour[14].

De à , Enchenberg a fait partie de l'éphémère canton de Lemberg du district de Bitche. De cette date à , Enchenberg était l'une des 15 communes du canton de Rohrbach-lès-Bitche. Depuis le redécoupage cantonal de 2014, la commune dépend désormais du canton de Bitche (46 communes pour près de 35 000 habitants). Selon le principe de parité, deux conseillers départementaux - une femme, un homme - sont nécessairement issus des suffrages. À la suite des élections départementales des 22 et , les représentants auprès du conseil départemental de la Moselle sont Anne Mazuy-Harter (DVD) et David Suck (UDI), ancien vice-président du conseil général[15].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la Cour d'appel de Metz, Enchenberg relève du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance, du tribunal pour enfants et du bureau foncier de Sarreguemines, de la Cour d'Assises de Moselle, du tribunal administratif de Strasbourg et de la cour administrative d'appel de Nancy[16].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la communauté de brigades (COB) de Bitche[17].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

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Situation de la C.C. du Pays de Bitche (rouge) au sein de la Moselle (gris).

Enchenberg fait partie de la communauté de communes du Pays de Bitche (CCPB) qui regroupe en son sein trente-sept communes situées autour de Bitche. Depuis , cette institution est présidée par Francis Vogt, conseiller municipal de Bitche. Les deux délégués d'Enchenberg pour cette structure intercommunale sont les conseillers municipaux Bernard Fath et Véronique Wittmann[18].

Parmi ses nombreuses compétences, la CCPB gère le gymnase et le plateau sportif du collège de Lemberg, le gymnase et le plateau sportif du collège Kieffer de Bitche, La piscine et la médiathèque Rocca de Bitche, le site du Simserhof au Légeret, le site verrier de Meisenthal, le musée du Sabotier de Soucht, le site du moulin d'Eschviller, la collecte des ordures ménagères, l’entretien des cours d’eau et le développement touristique. Le siège administratif et les bureaux de la CCPB se situent à Bitche, au 4 rue du Général Stuhl[19].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac, RPR, élu, avait obtenu à Enchenberg 74,51 % des suffrages et Jean-Marie Le Pen, FN, 25,49 % des suffrages ; le taux de participation était de 82,86 %.

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait recueilli 59,04 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 40,96 % des suffrages ; le taux de participation était de 82,56 %.

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012, François Hollande, PS, élu, avait recueilli 40,84 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 59,16 % des suffrages ; le taux de participation était de 78,62 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis
Période Identité Étiquette Qualité
Raymond Rimlinger DVG Conseiller général
Thierry Beck NC NC
Laurent Hen NC NC
en cours Bernard Fath NC NC

Jumelages[modifier | modifier le code]

Enchenberg est jumelée avec les villes suivantes :

Rattachements géographiques[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 272 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
615 633 700 773 1 036 1 091 1 001 1 036 1 033
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 021 938 972 1 014 1 066 1 138 1 199 1 233 1 127
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 116 1 160 1 181 1 150 1 193 1 255 1 277 1 214 1 142
1990 1999 2007 2008 2012 2013 - - -
1 197 1 192 1 217 1 217 1 277 1 272 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Autrefois[modifier | modifier le code]

Il y eut un régent d’école à Enchenberg dès . Quant à l’enseignement des filles, la première sœur enseignante, de la congrégation de Saint-Jean-de-Bassel, est citée par le curé Muller, en comme étant au village depuis quarante ans, donc dès environ.

Au XIXe siècle, l’école de garçons se situait à l’emplacement de l’actuel parking, à côté du presbytère. Elle comportait une salle de classe au rez-de-chaussée du côté de la rue. Cette salle de classe servait aussi de salle communale et de mairie, car l’instituteur était aussi régulièrement secrétaire de mairie. Au-dessus, se trouvait la classe des moyens. Le logement de l’instituteur se trouvait de l’autre côté du couloir central, de même qu’une grange et une écurie. Le bâtiment de l’école de filles occupait une partie de l’emplacement actuel de la mairie. Il comportait une salle de classe au rez-de-chaussée pour les grandes filles. Le logement des sœurs se trouvait à l’étage.

Ces bâtiments seront remplacés à la fin du XIXe siècle par une grande et magnifique école. La famille Fath possédait une ferme et un grand terrain à l’emplacement de l’actuelle école. Un échange eut lieu en  : la famille Fath cédait sa maison et son terrain, et recevait, en contrepartie, l’ancienne école de garçons en plus d’une somme d’argent. La nouvelle maison d’école comportait un corps central avec, au rez-de-chaussée, la mairie à l’avant et un logement des sœurs à l’arrière. Le logement de l’instituteur en occupait tout l’étage. Ce corps central était flanqué de deux parties latérales : à droite, une salle de classe et un autre logement des sœurs à l’étage. L’aile gauche comportait deux salles de classe, une au rez-de-chaussée et l’autre à l’étage. A l’arrière de cette aile gauche : un petit passage de quelques mètres, puis un petit bâtiment avec des aisances sans eau courante, pour filles et garçons, et une étable pour la vache de l’instituteur.

Au début du XXe siècle, un nouveau bâtiment avec une seule salle de classe, fut érigé dans la cour, parallèlement au bâtiment principal : le cours préparatoire. Il fut atteint d’un obus lors des combats de la Libération, en décembre , et remplacé par une baraque du plan Marshall qui sera définitivement rasée après la construction de la nouvelle école primaire. À sa place s’élèvera une jolie maisonnette. Elle servira au logement des sœurs, jusqu’à suppression du poste des sœurs enseignantes à Enchenberg, en . Début du XXe siècle également, on élèvera au bout de la cour arrière, vers le sentier de la Schmitt, une salle de classe en préfabriqué, en éternit, la Pappendeckelschule, école de carton, isolée avec de la laine de verre s’échappant par les fentes et les trous. Elle aussi est partie et se trouve aujourd'hui au Guisberg.

Une nouvelle école maternelle sera érigée dès le début des années -, derrière la baraque du plan Marshall, dans le jardin des sœurs. Les grandes baies vitrées ont été remplacées récemment par des fenêtres plus petites et un appentis servant d’entrée a été accolé. Elle sert actuellement d’école de tir. Vers -, une nouvelle école primaire sera construite à l’emplacement des anciennes aisances, avec un préau et deux salles de classe. Cette école sert actuellement d’école maternelle. L’ancien préau a été fermé et sert de salle de jeux[21].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La commune d'Enchenberg est rattachée à l'académie de Nancy-Metz. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires, et cela depuis le redécoupage des régions françaises de 2015. Avant, elle faisait partie de la zone A[22],[23].

Le village dispose de deux écoles, l'école maternelle « Le Bouton d'Or »[22] et une école primaire[23]. Les élèves d'Enchenberg vont ensuite au collège La Paraison de Lemberg. Pour poursuivre leurs études en lycée, ils se rendent principalement à Bitche ou à Sarreguemines.

Santé[modifier | modifier le code]

Les soins sur place sont assurés en par plusieurs praticiens dont un médecin généraliste[24], assisté d'auxiliaires médicaux.

Quant aux hôpitaux, ils sont situés à Bitche - Centre hospitalier Saint Joseph (86 places), Sarreguemines - Centre hospitalier Robert-Pax (246 places), Saverne - Centre hospitalier Sainte Catherine (391 places), Haguenau - Centre hospitalier (432 places) et Strasbourg - Hôpital civil (1 088 places) et Hôpital de Hautepierre (1 018 places)[25].

Le village dispose d'un foyer d'accueil médicalisé « Fleur de Vie », situé au 1, Impasse des Écoles[26]. Enfin, Enchenberg dispose aussi d'un centre d'incendie et secours (secteur de Rohrbach-lès-Bitche), fusionné depuis avec celui de la commune voisine de Montbronn. À l'occasion de la fusion, une nouvelle caserne a été érigée à la sortie de Montbronn en [27]. En , ce sont près de 480 interventions qui ont été réalisées par les 35 sapeurs-pompiers de ce centre au profit des populations du pays du Verre et du Cristal[28].

Médias[modifier | modifier le code]

Logo du Républicain lorrain

Le Républicain lorrain est un quotidien régional d’information dont le siège social se situe à Metz. Dans son édition de Sarreguemines-Bitche, il consacre régulièrement des articles à l’actualité communale[29].

Dans le domaine des médias audiovisuels, trois chaînes de télévision sont accessibles aux habitants d'Enchenberg et relaient les informations locales : France 3 Lorraine, Mosaïk et TV Cristal. Parmi les nombreuses stations de radio disponibles, on peut citer Radio Studio 1 et Radio Mélodie[30], basées respectivement à Bitche et à Sarreguemines, ainsi que Radio Salü, radio de langue allemande basée à Sarrebruck.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Dialecte[modifier | modifier le code]

Article connexe : Francique rhénan de Lorraine.

Sur le plan culturel, la seconde moitié du XXe siècle se caractérise par la diffusion de la langue française dans le village et plus largement dans l'ensemble de la population alsacienne et mosellane. Depuis le traumatisme de l'occupation nazie de 1940-1945, la langue allemande et le dialecte francique sont en net recul même si le canton de Rohrbach comptait encore 80 à 90% de locuteurs du francique lorrain en [31].

Dans les conversations en français de Moselle germanophone, outre les spécificités de l'accent francique lorrain (non distinction entre le p et le b, le ch et le j, le d et le t), la syntaxe est fréquemment bousculée par celle de l'allemand. Parmi les autres tendances lourdes figurent l'inversion entre le prénom et le nom (Muller Michel), l'usage fréquent d'abréviations pour les noms de localités (Ench', 'Bronn, Goetz', Meis', Stras'), et l'emprunts de mots à la langue francique rhénane (Bix, Flammkuche, Schnaps, Scheslon, Kirb).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrick Neu, artiste contemporain né en .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Enchenberg Blason De sinople à deux clefs d'or passées en sautoir, accompagnées de quatre clarines d'argent
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Joël Beck, Rohrbach-lès-Bitche et son canton, Sarreguemines, Éditions Pierron, , 362 p.
  • (fr) Joël Beck, Moulins : huileries, tailleries, scieries du pays de Bitche, Sarreguemines, Éditions Pierron, , 503 p. (lire en ligne)
  • (fr) Joël Beck, Le canton de Rohrbach-lès-Bitche, Éditions Sutton, , 127 p.
  • (fr) Joël Beck, Le Pays de Bitche 1900-1939, Éditions Sutton, , 128 p.
  • (fr) Jean Didier Cochet, Plan local d'urbanisme d'Enchenberg : Rapport de présentation, Laxou, , 82 p. (lire en ligne)
  • (fr) Paul-Édouard Glath, Du pays de Bitche en Charente-Maritime : Souvenirs de 1939-40, , 94 p.
  • (fr) Marie-France Jacops, Jacques Guillaume et Didier Hemmert, Le Pays de Bitche (Moselle), Metz, Éditions Serpenoise, , p. 81-82
  • (fr) Francis Kochert, Laurette Michaux et Gérard Michaux, Moselle : Metz et le pays messin, pays de Bitche, Nied, Sarrebourg, Saulnois, trois frontières et bassin houiller, , 345 p.
  • (fr) Joseph Schaefer, Le Pays de Bitche, passionnément, , 174 p.
  • (fr) André Schutz, Bitche et son pays,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie », sur le site Lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 11 avril 2016).
  2. Plan local d'urbanisme d'Enchenberg, p. 16.
  3. Fiche climatologique du Deutscher Wetterdienst
  4. Plan local d'urbanisme d'Enchenberg, p. 14.
  5. « TER Lorraine », sur le site de la SNCF (consulté le 11 avril 2016).
  6. « Les transports scolaires », sur le site du conseil départemental de la Moselle (consulté le 11 avril 2016)
  7. Ernest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. a et b Europeana, bibliothèque numérique européenne.
  10. a, b et c « Enchenberg - Histoire et patrimoine », sur enchenberg.fr (consulté le 14 avril 2016).
  11. Geoplatt
  12. « Platt: d'Spotnäme - Enchenberg », sur tvcristal.net (consulté le 11 avril 2016).
  13. « Guisberg », sur bitscherland.fr (consulté le 14 avril 2016).
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