Freistroff

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Freistroff
Freistroff
Église Saint-Étienne.
Blason de Freistroff
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes Bouzonvillois-Trois Frontières
Maire
Mandat
Christian Schwartz
2020-2026
Code postal 57320
Code commune 57235
Démographie
Gentilé Freistroffois
Population
municipale
1 041 hab. (2018 en diminution de 6,47 % par rapport à 2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 57″ nord, 6° 29′ 31″ est
Altitude Min. 195 m
Max. 276 m
Superficie 14,67 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bouzonville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bouzonville
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Freistroff
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Freistroff

Freistroff est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Diding
  • Guiching

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Freistroff est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bouzonville, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (63,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (32 %), forêts (27,4 %), terres arables (20,3 %), zones urbanisées (9,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Freistroff : Du germanique frei «libre» + dorf «village»[8]. Freydorf (1022), Frestorph (1178), Frizldorf (1179), Freistorf (1215), Frestorff (1296), Fristorf (1312), Fristrof (1312), Fristroff (1321), Freistorf (1355), Friestorff (1544), Fraystorff (1594), Freisdorff (1693), Freystroffe (1715)[9]. En francique lorrain : Freeschtroff[10] et Freeschdroff. En allemand : Freisdorf (1871-1918).
  • Diding : Didingen (1395)[11], Dudingen (1594), Diedengen (1604). En allemand : Didingen[9]. En francique lorrain : Dédéngen[10].
  • Guiching : Gursingen (1594), Guschingen (1604), Guischingen (1633), Güschingen (1671)[9]. En francique lorrain : Géchéngen[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un couvent cistercien était situé dans le village au Moyen Âge, possédant les droits sur la paroisse de Berviller-en-Moselle. Origine du nom : "frei", libre et "Torf", village. En 1130, Wéry II (Wiric) de Walcourt (près de Namur, Belgique) et sa femme AdélaIde y fondent une abbaye cistercienne[12] dont la vouerie appartint aux ducs de Lorraine. Freistroff dépendait de l'ancienne province de Lorraine. En 1301 les frères Wery et Renier devinrent hommes liges du duc de Lorraine pour leur château de Freistroff. En 1387 il fut donné en fief à Jean d'Ellentz, et en 1464 à Henri de Varsberg, en 1681 au seigneur d'Eltz dont une descendante, la veuve de Schmittburg, occupait le château en 1789. Siège d'une prévôté de Lorraine en 1698.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1907   Pierre Dalstein    
1914   Christophe Cridelich    
1929 1940 Michel Schellenbach    
1940 1941 Joseph Dalstein    
1941 1945 Freistroff dépend de Bouzonville    
1945 1959 Emile Reinert    
1959 1977 Joseph Becker    
1977 1995 Marc Peter    
1995   Christian Schwartz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2018, la commune comptait 1 041 habitants[Note 3], en diminution de 6,47 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
9769921 0051 2021 2211 0821 085994956
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
957957944952935888947868836
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
839819723822918948899936923
1999 2006 2007 2012 2017 2018 - - -
8591 0011 0211 1151 0501 041---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes en francique lorrain) est une tradition célébrée en Moselle et également à Freistroff[17]. La veille de la Toussaint, essentiellement dans le Pays de Nied et dans le land de Sarre voisin. La veille de la Toussaint, les enfants sculptent des têtes grimaçantes aussi dans des betteraves, légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs. Éclairées par la lumière d'une bougie, les têtes sont déposées sur les rebords de fenêtres, des puits, les murs des cimetières ou aux croisements des chemins pour effrayer les passants. Cette fête a continué à être célébrée bien avant le retour en Europe de la mode d'Halloween à la fin des années 1990[18].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Escalier à vis de la cour intérieure du château de Saint-Sixte

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne 1764, reconstruite en 1955 : clocher XIXe siècle
  • Ancienne abbaye cistercienne du XIIe siècle. L'abbaye fut incendiée en 1665, reconstruite en 1740, vendue à la Révolution ; la création de la ligne de chemin de fer coupa le domaine en deux : une partie devint brasserie et l'autre une ferme ; le bâtiment abbatial fut rasé par les Allemands en 1941.
  • Synagogue érigée à la fin du XIXe siècle ; détruite en 1939, elle ne fut pas rebâtie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Freistroff Blason
Parti: au premier d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, au 2e mi-parti de gueules à l'aigle contournée d'argent, accompagnée de trois cailloux du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Benoît, L'Abbaye de Freistroff, Société d'histoire et d'archéologie de Lorraine, Section des pays de la Nied, coll. « Collection des monographies des communes des pays de la Nied », , 120 p. (notice BnF no FRBNF35521868)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 1er avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 1er avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 1er avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bouzonville », sur insee.fr (consulté le 1er avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 1er avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 20 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 20 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes
  9. a b et c Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  10. a b et c Gau un Griis, Nur Enner Us, Infoblatt Aprél 2015
  11. Mémoires de l'Académie nationale de Metz - Volume 45 (1865)
  12. Jean-Noël Mathieu, « Le lignage des Walcourt en Lorraine », Les Cahiers Lorrains, no 2,‎ , p. 116 (lire en ligne [PDF]).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. http://www.culture-bilinguisme-lorraine.org/fr/les-traditions-de-lorraine-germanophone/rommelbootzennaat
  18. Le platt lorrain de poche - assimil 2007
  19. Notice no PA00106769, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Jean Cayon, Ancienne Chevalerie de Lorraine ou Armorial historique et généalogique.