Arracourt

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Arracourt
Arracourt
Mairie
Blason de Arracourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Baccarat
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Sânon
Maire
Mandat
Ginette Marchand
2014-2020
Code postal 54370
Code commune 54023
Démographie
Gentilé Arracourtois
Population
municipale
247 hab. (2016 en augmentation de 0,82 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 28″ nord, 6° 32′ 02″ est
Altitude Min. 215 m
Max. 335 m
Superficie 17,41 km2
Localisation

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Liens
Site web http://arracourt.fr/

Arracourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aracourt est situé dans le département de Meurthe-et-Moselle à la frontière départementale avec le département de la Moselle, entre 1871 et 1918 la frontière avec l'Allemagne. Arracourt se trouve à 16 km au nord de la sous-préfecture Lunéville, à 28 km à l'est de la préfecture Nancy, à 42 km au nord de Baccarat, bureau centralisateur de son canton, et à 56 km au sud de Metz. Château-Salins (département de la Moselle) est à 12 km au nord.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes :

Communes limitrophes de Arracourt
Bezange-la-Grande Vic-sur-Seille Juvrecourt
Athienville Arracourt Réchicourt-la-Petite
Bathelémont Bures

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Présences gallo-romaine et mérovingienne.

Une tour de Chappe a été en service en 1800-1801, à l'occasion du traité de Lunéville. Elle servait de relais entre Vic-sur-Seille et Jolivet et se trouvait au sud du Village, près de la ferme de Vaudrecourt[1].

Avant 1870 cette commune faisait partie du canton de Vic-sur-Seille. Après le traité de Francfort, elle est devenue le chef-lieu du nouveau canton d'Arracourt formé avec les huit autres communes restées françaises.

Tensions d'avant guerre er destruction du village[modifier | modifier le code]

Arracourt fut un village-frontière avec l'Allemagne entre 1871 et 1918. Dans un contexte international troublé, marqué par exemple par l'Affaire Schnaebelé, le coup de force d'Agadir ou le début guerres des Balkans, la commune connaît plusieurs incidents de frontières.

Le 26 novembre 1912 vers 23 h 30, le receveur des postes d'Arracourt reçoit un télégramme lui demandant de décacheter l'un des plis secret qui sont conservés dans son bureau de poste. Le contenu de ce plis est sans ambiguïté : il s'agit de l'ordre de mobilisation générale. Le brigadier de la gendarmerie fait placarder l'ordre dans les communes du canton[2].

Rapidement, la nouvelle se répand : la guerre vient de commencer. À deux heures du matin, les réservistes d'Arracourt partent rejoindre leur garnisons à Lunéville, Toul, Saint-Nicolas ou Nancy. Vers cinq heures on ne compte plus un seul homme valide entre 21 et 45 ans dans toutes les communes concernées.

Un grand nombre d'entre eux ont rejoint leur casernement pendant la matinée du 27. On s'aperçoit bien vite qu'il s'agit d'une erreur du receveur des postes qui s'était trompé de pli à ouvrir. Il s'agissait en fait d'un ordre de mobilisation partielle, transmis à l'occasion de manœuvres de la caserne Landremont de Nancy. Les réservistes sont indemnisés et renvoyés dans leur foyers.

Cette méprise fera le tour de France, elle sera présentée par la presse comme un exemple de patriotisme et les habitants du canton seront félicités pour leur efficacité[3].

Le préfet Lacombe et l'avion allemand.

Quelques mois plus tard, le 22 avril 1913 un biplan militaire allemand atterrit à Arracourt. Après enquête du sous-préfet Lacombe, il est autorisé à repartir et dans la soirée l'ambassadeur de France à Berlin Jules Cambon intervient auprès du ministre des Affaires étrangères Gottlieb von Jagow.

Le village fut partiellement détruit en 1914-1918 et perdit la moitié de sa population.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La bataille d'Arracourt - affrontement entre forces blindées américaines et allemandes - s'est déroulée du 19 au 29 septembre 1944 à Arracourt et dans les communes avoisinantes. La bataille est décrite dans l'épisode 7 de la saison 1 de la série Greatest Tank Battles (en anglais).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 mars 2008 André Jesperier    
mars 2008 En cours Ginette Marchand    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 247 habitants[Note 1], en augmentation de 0,82 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
556764798812879950891895872
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
760802893856813785721703677
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
654626330365362357359335362
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
321259215259234240241244247
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château XVIIIe siècle, détruit en 1914/18 : subsistent des dépendances et les vestiges d'une tour ronde.
  • Église Saint-Maurice, réalisée en 1920 par Jules Criqui, pour remplacer le bâtiment détruit par les bombardements de 1914.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié (dans le village), reconstruite après 1918.
  • Monument aux morts.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

  • Un mémorial pour les libérateurs américains a été érigé.
  • Un char d'assaut de la Seconde Guerre mondiale a été reconverti en monument commémoratif de la bataille d'Arracourt. Le modèle exposé est en réalité un Sherman M4 .A4T[8], série qui a été créé en 1952, en reconfigurant à l'arsenal de Rueil-Malmaison les M4 A4 de l'armée française.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux deux saumons adossés d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]