Niderviller

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Niderviller
Niderviller
Mairie
Blason de Niderviller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Intercommunalité Communauté de communes Sarrebourg Moselle Sud
Maire
Mandat
Marie-Véronique Buschel
2020-2026
Code postal 57565
Code commune 57505
Démographie
Gentilé Nidervillerois
Nidervillois
Population
municipale
1 211 hab. (2019 en diminution de 0,82 % par rapport à 2013)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 49″ nord, 7° 06′ 31″ est
Altitude Min. 257 m
Max. 364 m
Superficie 10,75 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Sarrebourg
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Phalsbourg
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Niderviller
Liens
Site web https://www.niderviller.fr/

Niderviller est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Elle est notamment célèbre pour sa faïencerie.

Cette commune se trouve dans la région historique de Lorraine et fait partie du pays de Sarrebourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Niderviller se trouve au sud-est de Sarrebourg.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 45 et 96. Elle est également traversée par le canal de la Marne au Rhin, qui passe par le Souterrain de Niderviller.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Niderviller
Buhl-Lorraine Réding
Niderviller Guntzviller
Brouderdorff Plaine-de-Walsch

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Niderviller est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sarrebourg, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 87 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,7 %), prairies (14,9 %), terres arables (12,7 %), zones urbanisées (9,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Étymologie : toponyme issu des termes germaniques nieder « bas, d'en bas » et weiler « hameau »[8].
  • Anciens toponymes : Niederwilre (1163), Nyderwilre (XVe siècle), Nyder-Wuelles (1525), Nidersweiller (1594)[9], Niderwiller (XVIIIe siècle), Nidreviller (1793), Niederweiler (1871-1918).
  • Toponymes similaires : voir Niederweiler et Niederweiler (Eifel), tous deux situés en Rhénanie-Palatinat (Allemagne).

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Surnom sur les habitants : Tellerschlecker (littéralement « lécheur d’assiette »), notamment en référence à la manufacture de faïence qui est étroitement liée à l'histoire du village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Niderviller, qui faisait dans l'origine partie du duché de Lorraine, fut cédé à la France en 1661 (traité de Vincennes), avec les autres localités de la prévôté de Sarrebourg[10].

Il y avait autrefois un château seigneurial qui appartint au général de Custine, personnalité qui périt sous la hache révolutionnaire en 1793[10].

À l'époque du district de Sarrebourg, la commune était un chef-lieu de canton[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1965      
1965 mars 1971      
mars 1971 mars 1989 Adrien Gall    
mars 1989 mars 1995 Pierre Aragnou    
mars 1995 mai 2020 Claude Vouriot    
mai 2020 en cours Marie-Véronique Buschel    
Les données manquantes sont à compléter.

Santé[modifier | modifier le code]

En 1949, le château de Niderviller est reconverti en aérium pour enfants malades. Il devient une maison de convalescence pour les victimes d'accidents cardiovasculaires en 1982.

Le site de Niderviller est aujourd'hui rattaché au centre de réadaptation spécialisé Saint-Luc d'Abreschviller[11]. Ce centre de soins de suite et de réadaptation (SSR) est un établissement public de santé. Sa vocation est d'accueillir et de soigner toute personne dont l'état de santé nécessite une prise en charge de rééducation et de réadaptation. Ce site dispose de 52 lits de soins de suite et 12 places d'hôpital de jour de rééducation gériatrique et d'une consultation mémoire.

Une nouvelle unité de soins de longue durée (USLD) est inaugurée est novembre 2019 en remplacement de l'hôpital de Hoff à Sarrebourg[12].

Animations[modifier | modifier le code]

La vallée de la Bièvre en fête est une foire qui met en valeur le terroir : artisanat, production agro-alimentaire, tourisme[13]...

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2019, la commune comptait 1 211 habitants[Note 3], en diminution de 0,82 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
541684762786867839922889838
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
668797848813815853901888901
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0041 032865892826855890902881
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019
8981 0101 1401 0721 0691 1131 1961 2221 211
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Croix.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Historiques[modifier | modifier le code]

  • Ruines d'une villa romaine.
  • Château des Carrières, construit vers 1863 par Léopold Halphen pour son gendre Théodore Cerfberr. En 1928, il fut acheté par la congrégation des pères de Saint-Camille de Lellis, qui y installèrent un centre de désintoxication alcoolique, puis après 1948 un aérium. Incendié en , le corps principal fut détruit et seuls les murs extérieurs restèrent debout. Il fut reconstruit en 1948-1949 puis abrita le centre infantile Saint-Camille. Depuis le , le château des Carrières abrite une partie du Centre de réadaptation spécialisé Saint-Luc d'Abreschviller.
  • Ancien château des Custine (détruit).

Civils et Industriels[modifier | modifier le code]

  • Faïencerie de Niderviller, première manufacture de 1735 ; reconstruction, après incendie, en 1754-1756 (fabrication de porcelaine dure). Production plus industrielle au cours du XIXe siècle. Ainsi que ses deux fours-bouteilles, un en plein air, l'autre en abri.
  • Tuilerie - Briqueterie.
  • Vieux moulin.
  • Carrière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Niderviller Blason
Écartelé: aux 1er et 4e d'argent à la bande de sable côtoyée de deux cotices du même, aux 2e et 3e de sable semé de fleurs de lis d'argent; à la croix de Lorraine de gueules accostée des lettres capitales N et V du même brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sarrebourg », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Toponymie générale de la France, Volume 1 - Ernest Nègre
  9. Dictionnaire topographique du département de la Meurthe - Henri Lepage.
  10. a b et c Henri Lepage, Le département de La Meurthe : statistique, historique et administrative
  11. http://www.crs-saint-luc.fr/Presentation.html#Nid
  12. « L’Unité de soins de longue durée inaugurée », article du Républicain lorrain du 16 novembre 2019.
  13. « Une foire ambitieuse pour la Vallée de la Bièvre à Niderviller », Le Républicain Lorrain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.