Avricourt (Moselle)

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Avricourt
Avricourt (Moselle)
La mairie.
Blason de Avricourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Intercommunalité Communauté de communes Sarrebourg Moselle Sud
Maire
Mandat
Éric Denny
2020-2026
Code postal 57810
Code commune 57042
Démographie
Gentilé Avricourtois, Avricourtoises
Population
municipale
593 hab. (2019 en diminution de 13,93 % par rapport à 2013)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 05″ nord, 6° 48′ 25″ est
Altitude Min. 240 m
Max. 334 m
Superficie 10,32 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sarrebourg
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sarrebourg
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Avricourt
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Avricourt
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Avricourt

Avricourt est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique de Lorraine et fait partie du pays de Sarrebourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Parc naturel régional de Lorraine[1] et de la ZNIEFF du pays des étangs[2].

Le territoire communal est limitrophe de 7 communes et une huitième, Igney, y touche au sud-est. Moussey, Réchicourt-le-Château et Foulcrey se trouvent dans le même département de Moselle ; Avricourt (Meurthe-et-Moselle), Remoncourt, Amenoncourt, Leintrey et Igney se trouvent dans le département voisin de Meurthe-et-Moselle.

Communes limitrophes d’Avricourt (Moselle)
Moussey
Remoncourt
Meurthe-et-Moselle

Leintrey
Meurthe-et-Moselle

Avricourt (Moselle) Réchicourt-le-Château
Amenoncourt
Meurthe-et-Moselle
Avricourt
Meurthe-et-Moselle
Foulcrey

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Avricourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sarrebourg, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 87 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (71,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40 %), prairies (31,7 %), forêts (17,5 %), zones urbanisées (8,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Albfrid[10] ou Everic[11]. Suivi du suffixe -cortem ou -ingen.
  • Anciens noms[10],[12],[11]: Avricorth (1127), Albsidingen / Albfridingen (1142), Everocourt (1182), Averoncort (1293), Elferingen (XVe siècle), Ellefringen (1435), Elfferingen (1484), Elferingen (1513), Elbringen (1618), Avricour (1793), Avricourt (1801), Deutsch-Avricourt (1871-1915), Elfringen (1915-18 et 1940-44).
  • Avrico en lorrain roman.

Histoire[modifier | modifier le code]

Deutsch-Avricourt vers 1915

Le fief d'Avricourt relevait du comté de Blâmont et du comté de Réchicourt.

La partition d'Avricourt en 1871.

L'ancienne commune d'Avricourt faisait partie du département de la Meurthe, dans l'arrondissement de Sarrebourg et le canton de Réchicourt-le-Château.
Elle fut atteinte par le chemin de fer en 1852 avec la création d’une gare éponyme, la mise en service dans sa totalité de la ligne Paris-Strasbourg étant l’œuvre de la compagnie de l’Est. En 1864, Avricourt devint une gare d’embranchement par la mise en service de la ligne à voie normale et unique de 18 km rejoignant Dieuze (Meurthe) pour l’exploitation de salines (d’où l’appellation de « ligne des salines »), exploitée par la compagnie de l’Est. En 1870 fut mise en service (jusqu'en 1969) la ligne à voie unique et normale d’Avricourt à Blâmont et à Cirey-sur-Vezouze, exploitée par la compagnie privée ABC (Ligne d'Avricourt à Blâmont et à Cirey).

En 1871, lors de l'annexion de l'Alsace-Lorraine, à la suite de la signature du traité de Francfort le 10 mai 1871, la nouvelle frontière devait inclure l'arrondissement de Sarrebourg (Meurthe) dans l'Empire allemand, y compris Avricourt et Igney[13],[14]. La gare d’embranchement et la ligne ferroviaire ABC (en partie) se trouvaient donc en Allemagne. À la suite des doléances françaises, les Allemands acceptèrent de modifier, par une convention additionnelle signée à Berlin le 12 octobre 1871, le tracé de la frontière : l'Allemagne rendait à la France les communes de Raon-lès-Leau (Meurthe) et de Raon-sur-Plaine (Vosges) au pied du Donon en excluant les terres appartenant à l’État, ainsi que la commune d'Igney et la partie d'Avricourt au sud de la voie ferrée. La nouvelle frontière allait donc être fixée sur six kilomètres le long même de la voie ferrée unique ABC et de celle à voie double de Paris-Strasbourg côté Lunéville. Les portions de voies ci-dessus, les installations de la gare d’Avricourt (qui prend le nom d'Igney-Avricourt) redeviennent françaises.

Timbre du Reich de 1872, oblitéré sur la ligne de chemin de fer.

La commune d'Avricourt fut donc scindée. Le bourg d’Avricourt devint allemand et s'appela Deutsch-Avricourt, nom germanisé en 1915 en Elfringen, la commune d’Igney resta française.

En échange de la cession des communes, la convention exigeait du gouvernement français de financer la construction d’une gare frontalière en territoire allemand, qui fut terminée en 1875 à 1,3 km de la gare française et à 800 m de la nouvelle frontière.

Sauf pour l'Orient-Express créé en 1883, les trains français (Compagnie de l'Est) circulant à gauche en provenance de Lunéville et Nancy avaient pour terminus la gare de Deutsch-Avricourt dont tous les panneaux étaient écrits en allemand en écriture gothique et aucun en français. Les passagers étaient débarqués et aussitôt le train français repartait à vide stationner en gare d'Igney-Avricourt. Après avoir franchi les contrôles allemands de police et de douanes particulièrement longs (les guides touristiques Baedeker le précisaient à leurs lecteurs) les passagers attendaient la mise à quai du train allemand (compagnie Elsass-Lothringen) qui partait en circulation à droite avec signalisation allemande pour Sarrebourg et Strasbourg. Détail supplémentaire ajouté par l'administration allemande pour bien marquer l'entrée dans l'Empire, les voyageurs devaient entretemps avancer leur montre de 55 minutes (et non pas une heure pleine) en arrivant en Alsace-Lorraine.

En 1919, lors de la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France, la création du département de Meurthe-et-Moselle a maintenu cette division en créant deux communes côte à côte, une dans chaque département, en Moselle et en Meurthe-et-Moselle. La gare de « Deutsch-Avricourt » est devenue « Nouvel Avricourt ».

Le 7 novembre 2004, à Avricourt, le militant antinucléaire Sébastien Briat, âgé de 22 ans, meurt les jambes sectionnées par une locomotive au cours d'une tentative de blocage d'un transport ferroviaire de déchets radioactifs (voir Mouvement antinucléaire#En marge du mouvement antinucléaire en Europe).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790   Nicolas Gadel    
septembre 1793   François Malnory    
1812 1822 Jean Nicolas Gadel    
1822 1826 Jean François Mengin    
1840   Jean François Mengin    
1848 1852 Jean Baptiste Michel    
1852   Nicolas Cosson    
    Nicolas Geoffroy    
    Jean Baptiste Cuny    
1859 1864 Joseph Gadel    
  1871 Charles Chardin    
1983 2001 Fernand Charlier DVD Conseiller général
mars 2001 2008 André-Lucien Joly PS  
mars 2008 En cours Alain Pierson DVG Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2019, la commune comptait 593 habitants[Note 3], en diminution de 13,93 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
455466545555608651667664701
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
7287129561 2021 2671 2651 0451 1051 134
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1351 2319239049561 003905983963
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
877811725669647673656698627
2019 - - - - - - - -
593--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Gare de Nouvel-Avricourt, située 173 rue de la Gare, ancienne gare de Deutsch-Avricourt construite durant l’Annexion, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [19].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux du XVIIIe siècle, chœur carré XVIe siècle, oculus, fonts baptismaux massifs (1532), ossuaire ;
  • Chapelle Notre-Dame-des-Ermites, 1749.
  • Temple protestant réformé, rue du Temple, construit entre 1897 et 1898.

Mémorials de guerre[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts.
  • Cimetière militaire allemand.
  • Plaque commémorative 1944 sur la chapelle.
  • Plaque veuves et orphelins de guerre sur la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Rott, historien et archiviste, né à Avricourt en 1911

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cédric Andriot, Avricourt 1871-1913. Quarante années d'incidents frontaliers, in : Les Cahiers lorrains, 2014, n°3-4, p. 26-37.
  • Eric Thomas, "Avricourt une séparation forcée, 1871-1945", in : "Blâmont et le Blâmontois au fil des siècles", 2009, (p.154-165)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine (région Lorraine), (lire en ligne)
  2. Comité Z.N.I.E.F.F. Lorraine, « ZNIEFF 410010373 - Pays des étangs » [PDF], sur inpn.mnhn.fr.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Sarrebourg », sur insee.fr (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. a et b International Centre of Onomastics - Onoma: Volumes 36 à 37 (2001)
  11. a et b Toponymie générale de la France: Tome 2 - Ernest Nègre.
  12. Zwischen den Sprachen - Wolfgang Haubrichs, Hans Ramge (1983)
  13. texte de la convention additionnelle au Traité de Francfort du 12 octobre 1871 (en allemand; ref. article 10)
  14. texte de la convention additionnelle au Traité de Francfort du 12 octobre 1871 (en français; ref. article 10)
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. « Gare de Nouvel-Avricourt », notice no PA57000044, base Mérimée, ministère français de la Culture.