Rédange

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Rédange
Église Saint-Brice
Église Saint-Brice
Blason de Rédange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Canton Algrange
Intercommunalité Communauté de communes du Pays-Haut Val d'Alzette
Maire
Mandat
Daniel Cimarelli
2014-2020
Code postal 57390
Code commune 57565
Démographie
Population
municipale
979 hab. (2014)
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 41″ nord, 5° 55′ 13″ est
Altitude Min. 299 m – Max. 425 m
Superficie 5,5 km2
Localisation

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Rédange est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Pays-haut du val d'Alzette et est frontalière avec la localité luxembourgeoise de Belvaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ancien noms[1],[2] : Rodilinga (795), Radinga et Rodinga (926), Redingen (1169), Radange (1236), Raidange (1290), Redanges (1573), Rodange (1756), Redingen-en-Lorraine (sans date), Redingen (1871-1918).
  • En luxembourgeois : Réidéng et Däitsch-Réiden[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendait de l'ancien duché de Luxembourg, était annexe de la paroisse de Soleuvre. Cédé à la Lorraine en 1602 avec Hussigny[1]. Plus précisément, cet endroit a été réuni à la Lorraine par l'effet d'un traité de partage et de limites passé en 1602 entre les archiducs Albert et Isabelle, souverains des Pays-Bas, et le duc Henri de Lorraine[4]. Rédange fit ensuite partie du bailliage de Villers-la-Montagne (1751-1790).

À la fin du XIXe siècle, au cours de la construction du café Anselmy rue de la Côte, on a mis au jour quelques tombes mérovingiennes enterrées dans le talus à gauche en allant vers Hussigny-Godbrange. On a découvert les vestiges d'une ancienne canalisation en terre cuite datant du début de notre ère le long de cette même rue. Quelques pièces de monnaie gallo-romaine et des tessons de poteries diverses de la même époque ont été retrouvés dans des jardins du vieux village autour de l'ancienne église[5].

En 1871, Adolphe Thiers souhaitait donner de l'espace à la place-forte de Belfort devant rester française. Les Allemands, qui n'ignoraient pas la valeur du sous-sol, acceptèrent à condition de récupérer à leur profit des communes en déplaçant vers l'ouest la frontière prévue lors des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871. Les communes de Rédange, Thil, Villerupt, Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes, Vionville devenaient donc allemandes. Villerupt, comme Thil, resta français grâce au normand Augustin Pouyer-Quertier, ministre des finances du gouvernement Thiers[6].

La société de Dilling a exploité deux hauts-fourneaux sur le site de Rédange qui en a compté jusqu'à trois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rédange Blason Coupé d'or à l’ours passant de sable colleté de gueules, et de gueules au lion léopardé d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2001 Edmond Jankowski    
mars 2001 en cours Serge Carloni DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 979 habitants, en augmentation de 2,62 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
230 258 223 499 609 366 294 299 324
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
321 402 555 1 207 1 274 1 646 1 616 1 631 1 280
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 538 1 720 1 203 1 006 1 260 1 270 1 074 922 837
1990 1999 2005 2010 2014 - - - -
904 820 853 984 979 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Le dialecte traditionnel de la commune est le francique luxembourgeois. Dialecte qui était encore largement parlé par les anciens dans les années 1980.
Cependant le vocabulaire local est quelque peu différent par rapport au luxembourgeois standard.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Passage d'une voie romaine ; vestiges d'une villa.
  • Fermes :
    • d’après la carte de Cassini relevée entre 1740 et 1789, il existait une ferme nommée ferme des Dames religieuses puis ferme Guissard à l’emplacement actuel de la « cantine ». Cette ferme a été tenue par la famille Bleu (Bleu Nicolas, fermier des dames religieuses marié avec Frans Anne-Marie) jusqu'à la fin du XVIIIe siècle (voir généalogie des familles de Rédange avant 1935). Après la Révolution française, la ferme fut la propriété de la famille Guissard jusqu’à l’annexion allemande de 1871. Cette ferme de deux bâtisses et les terrains attenants furent rachetés par les maîtres de forges allemands pour implanter la fonderie et le crassier disparu en 2012. La ferme fut transformée en cantine des ouvriers des mines et fonderies de Rédange-Dilling ; elle est aujourd'hui divisée en appartements privés rue Sainte-Barbe.
    • la ferme de la Foiret (ou Forêt) apparaît aussi sur la carte de Cassini tout comme sur le cadastre allemand de 1875. Elle se situait entre les deux chemins qui vont vers Belval et était constituée de deux bâtiments. Il semblerait que cette ferme fut détruite par l'attaque allemande du 10 mai 1940 ; les Allemands croyant avoir affaire à un poste de résistance français. Cette ferme était habitée par la famille de Philippe Krier Philippe époux de Marie-Catherine Hannen durant la Révolution et la Restauration (voir la généalogie des familles de Rédange). La dernière famille à y avoir séjourné était la famille Melchior.
    • au-dessus des deux étangs, au bout de la rue du 2e-Dragon, se trouvait la fonderie (1883-1929). Après la démolition des trois hauts-fourneaux, les bâtiments restants ont servi d'ateliers d'entretien et de centrale électrique pour les mines jusqu’en 1963.

Certains lieux-dits ont des noms bien spécifiques : la Sprett, la Nock, le Congo…

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Quirin, construite en 1753, désaffectée, seul le clocher a été rénové en 2009.
  • Église Saint-Brice style néo-gothique, construite en 1890.
  • Chapelle Saint-Mathias : elle se trouvait à l’intersection de la voie romaine qui venait de Tiercelet pour aller vers le Titelberg. À l’emplacement de la chapelle il y eut longtemps une croix qui, une fois tombée n'a plus été remise à sa place.
  • Chapelle de Rédange.
  • Ancien temple protestant réformé style néo-Renaissance, rue de Belvaux vendu en 1960.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Joseph Welter, né à Rédange en 1763 et décédé à Paris en 1852. Il travailla avec Claude Louis Berthollet, Lavoisier et Jean-François Clouet en tant qu’« instructeur chimiste ». Il a été enterré au cimetière du Père-Lachaise dans le caveau de la famille Michelez. La plaque en fonte fixée sur la tour de l’ancienne église de Redange par la famille Welter date de 1853 et retrace l’œuvre du savant[11].
  • Gabriel Welter, né à Rédange en 1822 et décédé à Rédange en 1889. Il fut maire du village de 1865 à 1889. Il se distingua au cours de la Guerre de 1870 par l’épisode de l’escarmouche du 30 août 1870. Il paya très cher son patriotisme et ne se remit jamais vraiment des mauvais traitements infligés par les Prussiens mais surtout de l’annexion de Rédange à l’empire allemand. Il était le neveu de Jean-Joseph Welter, il est enterré au cimetière de Rédange mais sa tombe est en très mauvais état.
  • Ferréol Welter, fils de Gabriel, né à Rédange en 1859, retraça l’escarmouche d’Audun-le-Tiche du 30 août 1870 dans un fascicule daté de 1921. Il réhabilite l’action méconnue de son père et permet ainsi d’avoir une bonne base d’étude pour l’histoire locale.
  • Symphorien Welter (1850-1917), fils aîné de Gabriel (Jahr-Buch der Gesellschaft für lothringische Geschichte und Alterkunde 1902 METZ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. Jules Vannérus, Dénombrements des feux des duché de Luxembourg et comté de Chiny, 1921.
  3. Zesummegestallt vum Henri Leyder - Lëtzebuerger Marienkalender 1997 - iwwerschaft 3/2011
  4. Publications de la Société pour la recherche et la conservation des Monuments historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, volume 18,1863.
  5. S. Welter, ?
  6. Extrait du livre "La délimitation de la frontière franco-allemande" par le colonel Aimé Laussedat, éditions Delagrave, Paris 1902)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Concernant Welter, l'on peut tenter de se procurer : Ferréol Welter, Jean-Joseph Welter, Professeur et Chimiste-Mécanicien, dans les Mémoires de l'Académie de Metz, 1910, pp. 319-354, et le lire.