Écrouves

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Écrouves
Vue plongeante sur le village depuis le plateau.
Vue plongeante sur le village depuis le plateau.
Blason de Écrouves
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Toul
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Roger Sillaire
2014-2020
Code postal 54200
Code commune 54174
Démographie
Gentilé Scrofuliens
Population
municipale
4 434 hab. (2014)
Densité 430 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 50″ nord, 5° 50′ 29″ est
Altitude Min. 212 m – Max. 385 m
Superficie 10,3 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Écrouves

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Écrouves

Écrouves est une commune française située dans la communauté de communes Terres Touloises, le département de Meurthe-et-Moselle et la région Grand Est. Dès son apparition au IXe siècle, sa destinée est liée à celle de Toul.

La commune se partage en quatre quartiers (« Quatre quartiers pour une seule identité. »[réf. souhaitée]) :

  • Au milieu, Écrouves proprement dite, appelée le village par les habitants et le Centre par l'administration municipale.
  • Grandménil à l'ouest, aujourd'hui aggloméré au village.
  • Bautzen à l'est.
  • La Justice au sud-est.

« Écrouves, ville éparpillée, mais comme chaque pièce du puzzle est intéressante à découvrir ! » : citation de Théo Saintot[réf. souhaitée].

Ce caractère polynucléaire contribue à conserver à la commune un aspect rural en dépit de son effectif de population relativement important de 4434 habitants (en 2014).

Géographie[modifier | modifier le code]

Écrouves est un village situé à 4 km à l'ouest de Toul, sur la route de Paris, où passait l'ancienne voie romaine Voie romaine Reims-Naix-Toul-Metz.

Le village vu de la Côte Barine

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Au nord se trouve un plateau des Côtes de Meuse dénommé simplement le Plateau par les habitants : il culmine à 384 mètres.

La pente est forte au-dessus de l'église, où les sols sont calcaires, plus douce en dessous, où les trois quartiers nord se sont développés sur des marnes.

Au sud, les sols sont constitués des sédiments (argiles) de l'ancien cours de la Moselle : la cote la plus basse est 213 mètres.

Les calcaires ont fait l'objet d'une exploitation dans les années 1990-2000.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Capture de la Moselle.

La vallée a été creusée par la Moselle du temps où elle allait se jeter dans la Meuse, avant sa capture par la Meurthe.

Y coule aujourd'hui l'Ingressin, petit cours d'eau allant se jeter dans la Moselle à Toul.

Il reçoit deux petits ruisseaux au lieu-dit Grand-Gué : le Narinvaux en rive gauche et le Petit Ingressin en rive droite.

Il faisait tourner dans les temps reculés plusieurs moulins à blé, un à écorce, une scierie...[réf. souhaitée]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune d'Écrouves est coupée en deux par un triple axe de communication ouest-est formant un bandeau large de 200 à 500 mètres et isolant ainsi la Justice des trois autres quartiers. L'on trouve (du nord au sud) :

À quoi s'ajoute, au sud-ouest, l'embranchement de la transversale de Toul à Culmont - Chalindrey et Dijon.

Toponymie et gentilé[modifier | modifier le code]

  • Écrouves apparaît sous les formes latines Scrubulo en 885 et Scrupulis au milieu du Xe siècle [1]. Les premières formes vernaculaires sont Escrouvles en 1181 et Acrouves en 1244, et finalement Escrouves en 1519[1]. Les habitants d'Ecrouves sont attachés à l'étymologie populaire rattachant ce toponyme aux écrouelles, ou scrofule, forme cutanée de la tuberculose que guérissait leur source miraculeuse. Cette étymologie paraît valide pour le gentilé, qui ne vient manifestement pas du toponyme français, mais celui-ci est plutôt issu du latin scrupulum (dont Scrupulis est l'ablatif pluriel), terme qui désignait entre autres la plus petite unité de mesure agraire, d'une valeur d'environ 8,70 m2[2].
  • Grandménil apparaît en 1069 sous la forme latine Mansionile juxta Scropula (Mesnil près Écrouves), puis Manilum ou Masnilum en 1180[3]. Les formes vernaculaires sont Le Mesnil en 1519, Le-Grand-Mesnil-lez-Ecrouves en 1568, Le-Grand-Mesnil-lès-Toul en 1572, et finalement Grand-Mesnil en 1594[3]. Une étymologie populaire rattache souvent le toponyme Mesnil ou Ménil au terme moulin : c'est en réalité l'un des nombreux mots désignant un village au Haut Moyen Âge (cf. Du Cange sous mansionile[4] et l'article Mesnil). Le nom de Grandménil se dit manifestement par opposition au Petit Ménil qu'est Ménillot, situé en face, de l'autre côté de l'Ingressin (commune de Choloy-Ménillot).
  • La Justice était sous l'Ancien Régime le lieu du gibet de Toul.
  • Bautzen, qui s'est développée au XIXe siècle autour de casernes, doit son nom à une bataille napoléonienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Très ancien village, Écrouves est mentionné dans les diplômes du roi Arnou (894), de Charles-le-Gros (890), de Charles-le-Simple et dans la une bulle de Léon IX (1051).

Source miraculeuse mentionnée lors des conciles de Savonnières en 859 et 862[réf. souhaitée].

Au Xe siècle, il existait sans doute une chapelle à l'emplacement actuel de l'église, qui abritait une source réputée pour la guérison des écrouelles. Au fil des ans, les eaux réputées devinrent un véritable lieu de pèlerinage, et un bâtiment plus important fut construit au XIIe siècle. L'actuel clocher témoigne de cette époque.

Vignobles réputés de la période gallo-romaine[réf. souhaitée] à la Première Guerre mondiale.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Écrouves a été une ville de garnison très importante. Elle abrite encore aujourd'hui au Quartier Fabvier le 516e Régiment de Train. Dans le quartier Bautzen, avenue du 15e Génie, les installations de l'ex 15e régiment du génie de l'air caserne Thouvenot dont le passé est fortement lié à celui d'Écrouves.

En 1919, le 68e RA stationne à Metz et son dépôt est à Épinal. Le 10 juin 1922, la portion centrale est transférée à Toul et installée dans les casernes Teulié, Dedon et Marceau. Le polygone d'instruction d'Écrouves est agrandi. En 1923, il occupe également la caserne Bautzen.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 juin 1995 Francis Michel    
juin 1995 mars 2001 Claude Trifandier    
mars 2001 février 2006 Jean Voltz    
mars 2006 en cours
(au 16 avril 2014)
Roger Sillaire DVG[5]  
Hôtel de ville.

En 1995, le maire d'Écrouves, Francis Michel, démissionne pour protester contre le vote massif des habitants pour le candidat Front National (25,44 %) au premier tour de l'élection présidentielle. L'émission Envoyé spécial de France 2 y a consacré un reportage diffusé le et intitulé « Mon village à l'heure du Front National ».

Jumelages[modifier | modifier le code]

Écrouves n'a contracté aucun jumelage.

Services publics[modifier | modifier le code]

Se trouvent sur le territoire d'Écrouves :

  • le siège de la Communauté de communes Terres Touloises
  • la caserne des pompiers du Toulois
  • la piscine du Toulois (Centre aquatique Ovive)
  • le Centre de détention (ancienne caserne de 1913).
  • le Quartier Fabvier, résidence du 516e RT.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 434 habitants, en augmentation de 5,35 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540 554 567 565 586 638 691 680 674
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
660 645 640 707 811 1 747 6 838 8 531 8 278
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
8 698 9 786 7 498 3 110 3 955 5 252 1 569 3 798 2 354
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
3 580 3 703 3 758 3 691 3 670 4 068 4 245 4 434 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de la voie romaine de Reims à Toul.
  • Ancien fort.
  • Plaque commémorative (localisation : 48° 40' 51.93" N, 5° 51' 3.78" E) et monument (localisation : 48° 40' 43.76" N, 5° 51' 2.93" E) en mémoire des déportés arrêtés à partir du (date de la rafle de Nancy) et détenus au centre de détention d'Écrouves avant leur déportation dans les camps nazis. 2 000 innocents sont partis de là vers les camps de la mort nazis entre 1942 et 1944. Une plaque a été apposée par la communauté juive de Nancy devant le centre de détention et un monument a été érigé au bord de la route à proximité. Ce monument a été offert par l'ancien maire d'Écrouves, M. Francis MICHEL zal, en mémoire de tous les déportés, non seulement juifs, mais aussi déportés politiques et résistants.
  • Monument aux Morts.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Notre-Dame-de-la-Nativité-de-la-Vierge XIIIe, fortifiée XIVe, remaniée XVIIIe/XIXe, sur une ancienne source miraculeuse, et englobant une tour XIIe à baies géminées et sculptures mutilées ; abside XIIIe à modillons ornés, deux puits ; statues XIVe, vitrail blanc XIIIe, vestiges de peintures murales XIVe.
  • Église Saint Barthelémy à Grandménil, chœur XIIIe.
  • Église Sainte-Jeanne-d'Arc, moderne, construite en 1968 à Bautzen.
  • Église de Jésus-Christ-des-Saints-des-Derniers-Jours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Image Nom de la commune et blasonnement
Blason Ecrouves 54.svg Écrouves a adopté ses armoiries en conseil municipal le 31 mai 1961[10].

Écartelé en sautoir, en chef d'azur au donjon d'argent, à dextre de gueules à la grappe de raisin d'argent, à senestre de gueules au dextrochère d'argent paré des rois de France duquel s'égouttent deux gouttes d'argent et en pointe d'azur à trois fleurs de lys d'or.

L'écartelé renvoie à l'écartèlement de la commune en ses quatre quartiers ; le donjon à son rôle militaire avec le fort ; le raisin à son passé viticole ; le dextrochère à sa source miraculeuse ; les lys à la France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]