Insming

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Insming
Insming
Vue d’Insming avec l’église Saint-Clément.
Blason de Insming
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Alain Pattar
2020-2026
Code postal 57670
Code commune 57346
Démographie
Gentilé Insmingeois, Insmingeoises
Population
municipale
590 hab. (2019 en diminution de 4,53 % par rapport à 2013)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 24″ nord, 6° 52′ 30″ est
Altitude Min. 215 m
Max. 273 m
Superficie 7,21 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Saulnois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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City locator 14.svg
Insming
Géolocalisation sur la carte : Moselle
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Insming
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Insming
Géolocalisation sur la carte : France
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Insming

Insming [ɛ̃smɛ̃] est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Insming est un village situé en Lorraine dans le département de la Moselle qui se trouve au nord-est de la France.

Communes limitrophes d’Insming
Nelling Kappelkinger
Rening Insming Vittersbourg
Albestroff Givrycourt

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par l'Albe et le ruisseau le Matzengraben[Carte 1].

L'Albe, d'une longueur totale de 33,3 km, prend sa source dans la commune de Rodalbe et se jette dans la Sarre à Sarralbe, après avoir traversé douze communes[1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Insming.

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment de l'Albe, peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité. Ainsi en 2020, dernière année d'évaluation disponible en 2022, l'état écologique de l'Albe était jugé médiocre (orange)[Carte 2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Insming est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,6 %), prairies (36,4 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), zones urbanisées (8,6 %), forêts (0,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Almingas (775), Hasmingie villa (1102), Asmengia (1106), Asmingiam (1152), Asmenges (1268), Esmanges (1274), Amenges (1288), Amanges (1296), Esminga et Einsminga (1299), Ensminga (1340), Eynsmynga (XVe siècle), Einsmingen (1456), Amangen et Enssmingen (1594), Insuing (1793), Jusming (1801), Insmingen (1871-1918).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fief du Bailliage d'Allemagne, fut le siège d'une sorte de tribunal appelé mère-court, supprimé en 1691[9].

Insming, les origines[10] :

Cette localité connue depuis le VIIIe siècle est désignée dans les anciens titre sous les noms de : Asmangia, Esminga, Amange, Ensmingen, Insmingen... D'après les titres, Insming est la plus ancienne commune du canton d'Albestroff. Au XIIe siècle, il y avait à Insming un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Mihiel, dont la fondation remonte à la fin du XIe siècle. Ce village était dès le XIe siècle une dépendance minime des seigneuries que possédaient en Alsace et en Austrasie, les puissants comtes de Ferrettes et de Montbéliard. Insming fut annexée (avec le département de la Moselle) et entra dans l'empire allemand à la capitulation de la France en 1871.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.[11]
1792 1796 Jean Imhoff    
1796 1798 François Rémy    
1798 1800 Jean-Michel Charpentier    
1800 1803 Nicolas Arnoule    
1803 1805 Jacques Betting    
1805 1817 J. Rémy    
1817 1821 P. Imhoff    
1821 1826 Christophe Augustin    
1826 1848 Jean-Nicolas-Chrisostome Thiébaut    
1848 1865 Jean-Pierre Imhoff    
1865 1871 Jean-Nicolas-Chrisostome Thiébaut   Chevalier de la Légion d'honneur
1871 1871 Victor Didiot    
1871   Charles Weber    
Les données manquantes sont à compléter.
1988 2002 Jean Wellenreiter    
2002 En cours Alain Pattar SE-UDI Conseiller général du Canton d'Albestroff (2002-2015)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2019, la commune comptait 590 habitants[Note 2], en diminution de 4,53 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
686797416865875919872888880
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
808795835766904743678701720
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
747712599589560564544665620
1968 1990 1999 2006 2011 2016 2019 - -
599631607602609578590--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Village jadis fortifié de remparts.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • église Saint-Clément et son buffet d'orgue du XVIIIe siècle, le plus grand de Moselle. Photos de l'église : Eglise St Clément et son orgue classé
  • calvaire du XVIIe siècle ; des Moines 1611 au « Faubourg ». Photos du calvaire : Calvaire d'Insming
  • ossuaire du cimetière (XVIIe siècle), inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [16]. La description et les photos de l'Ossuaire : Ossuaire d'Insming
  • Possédait un ancien prieuré bénédictin de l'abbaye de Saint-Mihiel.
  • Synagogue : rue de la Synagogue, plaque marquant l’emplacement de l’ancienne synagogue détruite en 1989. Construite vers 1850 dans le style de l'époque Empire, avec fronton et pignon triangulaire, endommagée en 1942, cette synagogue fut rouverte après guerre et fonctionna jusqu'en 1977, année où, faute de fidèles, elle fut désaffectée. Elle a finalement été démolie en 1989 car les travaux de restauration étaient trop importants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Fernand Lambert (1904-1981) était maire d'Insming de 1945 à 1977. Non seulement a-t-il inauguré le premier collège en Moselle d'après-guerre, mais il a aussi contribué au développement économique et social du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Insming Blason
Coupé d'un parti de trois: au I fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au II d'azur semé de fleurs de lis d'or brisé en chef d'un lambel de gueules, au III d'argent à la croix potencée d'or et cantonnée de quatre croisettes du même, au IV d'or à quatre pals de gueules, au V d'azur semé de fleurs de lis d'or, à la bordure de gueules, au VI d'azur au lion contourné d'or à la queue fourchue, armé, lampassé et couronné de gueules, au VII d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, au VIII d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or, à deux bars adossés du même brochants, sur le tout d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent.
Détails
Le manuscrit de Bugnon donne ces armoiries à Insming comme ayant été fixées en 1723, et le manuscrit 2058 de la bibliothèque Noël, lui donne aussi les mêmes armes[17].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chanoire Kirschving, Histoire d’une ville.
  • Jean Houpert, la prévoté d'Insming, éditions Naaman, 1975

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique d'Insming » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « l'Albe »
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Dictionnaires topographiques de la France: comprenant les noms de lieu Par Antoine-Auguste Sabarthès
  10. Chanoire Kirschving, Histoire d'une ville.
  11. « Archives départementales de Moselle » (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  16. « Ossuaire dans le Cimetière », notice no PA00106790, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Constant Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Évêchés, Nancy, Chez l'auteur