Guenviller

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Guenviller
Guenviller
Église Saint-Lambert de Guenviller.
Blason de Guenviller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes de Freyming-Merlebach
Maire
Mandat
Raymond Trunkwald
2020-2026
Code postal 57470
Code commune 57271
Démographie
Gentilé Guenvillois
Population
municipale
656 hab. (2018 en diminution de 2,24 % par rapport à 2013)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 28″ nord, 6° 47′ 57″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 361 m
Superficie 4,74 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Freyming-Merlebach (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Freyming-Merlebach
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Guenviller
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Guenviller

Guenviller est une commune française de l'Aire urbaine de Sarrebruck-Forbach située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 6 km de Freyming-Merlebach, 8 km de Saint-Avold, 21 km de Sarreguemines dans le Bassin houiller lorrain. Il fait partie de la communauté de communes de Freyming-Merlebach.

Le point culminant du village est le Sielberg, à 361 m, au nord du village en direction de Freyming-Merlebach.

Accès[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par le ruisseau Sainte-Catherine également appelé en platt Sankt Katharinen Bach et plus communément la Katzebach, qui prend sa source au lieu-dit Loechelchen à l’est du village en direction de Seingbouse, non loin de la route qui relie Saint-Avold à Sarreguemines.

La source de la Nied allemande se trouve également sur le ban de Guenviller conjointement avec celui de Seingbouse car elle est issue de petits ruisseaux au lieu-dit Kälbersack, provenant des eaux des deux communes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cuenviller
Hombourg-Haut Betting
Cuenviller Seingbouse
Macheren Barst

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Guenviller est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Freyming-Merlebach (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,2 %), forêts (25 %), prairies (15,3 %), zones urbanisées (8,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ginwilre (1220), Guenewilre (1281), Guegweiler (1516)[8], Gengwiler (1544)[8], Gemweiler et Guengweiller (1594)[8], Genweiler (1688)[9], Guensviller (1801), Guenweiler (an X)[8], Guenwiller (XIXe siècle)[10], Genweiler (1871-1918), Gennweiler (1940-1944).
  • Genwiller en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Localisation des Médiomatriques.

Nous avons très peu d'informations concernant Guenviller et sa région quant à l'époque gauloise et gallo-romaine. Toujours est-il que ce village faisait partie d'un territoire qui se situait entre le nord de la forêt d'Argonne et le Rhin, occupé vers le IIIe siècle av. J.-C. par une peuplade celte dénommée Médiomatrices ou Médiomatriques. La surface de ce territoire correspondait sensiblement à celle de la Moselle et du Bas-Rhin, le nord des départements de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle et une partie de la Sarre et du Pays de Bade. Il était entouré par d'autres peuplades, au nord les Trévires, au sud les Leuques, à l'ouest les Rèmes et à l'est les Triboques.

Les premières traces écrites de la mention du village remontent au [11], sous la forme de Wiwilr (Genwilr) dans un écrit rédigé au palais du Latran par le pape Honorius III. Dans cet écrit il décide de prendre sous sa protection le monastère Sancte Maria de Wadgassen avec toutes ses possessions, et en particulier la paroisse de Petit-Ebersviller avec ses quatre chapelles (Guenviller - Altviller - Macheren et Valmont). Le village apparaît ainsi comme annexe de la paroisse de Petit-Ebersviller, dont le patronage appartiendra plus tard à l'abbaye des Prémontrés de Wadgassen du diocèse de Trèves.

D'un point de vue administratif, Guenviller faisait partie du Duché de Lorraine et appartenait avec Merlebach et Marienthal à la Terre et Seigneurie de Faulquemont qui deviendra en 1629 le Marquisat de Faulquemont.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1920 mai 1929 Georges Bigel    
mai 1929 septembre 1939 Adolphe Kopp    
mai 1945 septembre 1961 Albert Kopp    
septembre 1961 septembre 1966 Robert Schambill    
septembre 1966 mars 1983 Roger Allard    
mars 1983 mars 2001 Hubert Thiel    
mars 2001 En cours Raymond Trunkwald    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2018, la commune comptait 656 habitants[Note 3], en diminution de 2,24 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1841 1861 1866 1871 1875 1880
180169203304289297307299292
1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926 1931
286268269269274301300298324
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
313310341421447523573603613
2005 2010 2015 2018 - - - - -
658671655656-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts : érigé au centre du village à côté de la place Hilt[16] et inauguré en 1950 par le maire Albert Kopp ; sur ce monument figurent vingt-trois noms[17].
  • Presbytère puis mairie : l'actuel bâtiment abritant la mairie du village est situé en face de l'église. Jusqu'à la fin des années 1980, c'était le presbytère du village. Le dernier abbé à l'avoir occupé s'appelait Antoine Camille Noir. Originaire de Brouviller où il est né le , il exerça pendant plus de 25 ans dans la commune, à savoir de 1959 à 1985. Il prit ensuite sa retraite et s'installa à Saint-Avold dans la résidence Saint-Chrodegang à côté de l'hôpital Lemire jusqu'à son décès le .

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Lambert, s'est avérée en très mauvais état lors d'une visite archipresbytérale en 1698 ; sa démolition et sa reconstruction furent ordonnées par ordonnance épiscopale de 1758 ; reconstruction et agrandissement 1778, 1789 ; agrandissement 1861 (la date figure dans le chœur sur la voute) est surtout remarquable de par l'orgue qui y est installé (acquis en 1877). Cet orgue a été construit par le facteur d'orgues Verschneider et a fait l'objet d'une restauration approfondie et totalement respectueuse de son esthétique d'origine en 1990-1991 par le facteur d'orgues Gaston Kern.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or à la croix de gueules chargée d’une lance d’argent en pal ; au franc-canton du même chargé d’un lion de sable armé et lampassé de gueules, couronné d’or.
Commentaires : Ce sont les armes des marquis de Faulquemont, (la Famille de Haraucourt) anciens seigneurs, brisées du javelot de saint Lambert, patron de la paroisse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Freyming-Merlebach (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a b c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  9. Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle - Mémoires - Volumes 2 à 4 (1860)
  10. Bulletin des lois de l'Empire Français - XIe série - Partie Supplémentaire (1853)
  11. Datum Laterani IV Nonas aprilis pontificatus nostri anno quinto
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. à l'intersection de la route provenant de Marienthal, Seingbouse et Macheren et allant vers Betting et celle allant vers Hombourg-haut
    • BOJOLY André 1914-1918
    • BOUR Eugène 1914-1918
    • FLEISCH Joseph 1914-1918
    • FORTHOFFER Jean 1914-1918
    • HUBER Edilbert 1914-1918
    • KIEFFER Ambroise 1914-1918
    • KIEFFER Jean Pierre 1914-1918
    • KIEFFER Pierre 1914-1918
    • KONTZLER Antoine 1914-1918
    • KOPP Jean Pierre 1914-1918
    • RICHARD Eugène 1914-1918
    • RICHARD Jean Pierre 1914-1918
    • RICHARD Joseph 1914-1918
    • RICHARD Pierre 1914-1918
    • SCHAMBILL Eugène 1914-1918
    • SCHNUR Christophe 1914-1918
    • TORLOTING Pierre 1914-1918
    • FERSCHNEIDER Pierre 1939-1945
    • HEFFNER Erwin 1939-1945
    • HENRION Alphonse 1939-1945
    • KOPP Alfred 1939-1945
    • KOPP Joseph 1939-1945
    • RICHARD Ernest 1939-1945

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bour, Guenviller – Histoire et traditions villageoises, .
  • Alain Bour, Article - La Paroisse et l'Eglise de Guenviller, 2013.
  • Alain Bour, Article - Guenviller et la Guerre de Trente ans, 2014.
  • Alain Bour, Article - Une famille de Guenviller (GRAUL), 2015.
  • Alain bour, Article - Les Partages de la Terre et Seigneurie de Faulquemont en 1616 et 1620, 2016.
  • Alain Bour, Article - La Sépulture dans la Forêt de Guenviller, 2017.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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