Ménil-la-Tour

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Ménil-la-Tour
Ménil-la-Tour
Église Saint-Laurent.
Blason de Ménil-la-Tour
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Bernard Depaillat
2014-2020
Code postal 54200
Code commune 54360
Démographie
Population
municipale
339 hab. (2016 en augmentation de 4,95 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 00″ nord, 5° 51′ 51″ est
Altitude Min. 221 m
Max. 252 m
Superficie 8,82 km2
Localisation

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Ménil-la-Tour

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Ménil-la-Tour

Ménil-la-Tour est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fig1. Ménil-la-Tour (ban communal)

Le village est situé à l'est de la forêt de la Reine.Le domaine communal s’étend sur une forme complexe; Il semble à la vue des cartes qu'une partie de cette forêt ait été amputée au profit de la commune de Ménil-la-Tour (Fig1.Mesnil -Ban communal.)

C'est justement sur une de ces parties de la commune de Ménil-la-Tour , près de l’Étang Colnait , que se situait une tuilerie exploitant au XVIIIe siècle les ressources en argile Callovien de la contrée[1]

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 888 hectares comprend en 2011, près de 60 % de terres arables et de prairies, 38 % de forêt et seulement près de 1,5% de zones urbanisées[2].

Le territoire d'altitude moyenne de 225 m est arrosé par 4 cours d'eau : le Ruisseau de Mesnil-La-Tour sur 1.828 km; le Ruisseau de Woëvre sur 0.754 km ; le Ruisseau de l’Étang Colnait sur 1.13 km et le ruisseau de Mafroneau sur 1.187 km qui se jettent dans le Terrouin[3].

Le ban communal est aujourd’hui traversé par la route départementale 904 (ex Route nationale 404) à l'est du village, mais les chroniques archéologiques[4] signalent un ancien chemin traversant la commune du nord au sud pour relier Toul à Pannes vers Bavay (parfois nommé Chemin Brabant car ce dernier a fait partie de la Lotharingie)

Un moulin a fonctionné longtemps sur la commune[5]

Communes limitrophes de Ménil-la-Tour
Royaumeix Royaumeix Royaumeix
Royaumeix Ménil-la-Tour Andilly
Sanzey Sanzey Bouvron

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mansile (1168-1193), Manis (1270), Manillum (1384) et Mesnil-lès-Toul (1594), sont les différentes graphies du toponyme rencontrées dans le Dictionnaire topographique du département de la Meurthe[6].

Une étymologie populaire rattache souvent le toponyme Mesnil ou Ménil au terme moulin : c'est en réalité l'un des nombreux mots désignant un village au Haut Moyen Âge (cf. Du Cange sous mansionile[7] et l'article Mesnil). Lorsque le terme n’est pas précédé d’un anthroponyme, il s’agit d’une fondation des Xe – XIIe siècles. En l’occurrence, Ménil apparaît sous la forme Masnil (Ma(ns)ile ?) en 1168/1193 [8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Périodes historiques et préhistoriques[modifier | modifier le code]

Le territoire de Mesnil en périphérie du massif de la Reine fut sans doute occupé très tôt dans l'histoire ainsi que l’évoquent les traces archéologiques[9] mentionnées par J Beaupré :

«Sur le plateau de Haye, vers Andilly, on a trouvé des haches, des poteries, des ossements et différents objets, dont une bague déposée au Musée Lorrain.Un carrier a recueilli, dans une sépulture, des ossements accompagnés d'un vase en terre, en forme de burette, des pierres sculptées et des clous. Restes d'une voie allant du Sud au Nord à l'extrémité orientale du territoire. Un embranchement s'en détachait, allant vers la Meuse, par Sanzey et Boucq (Fig1.)»

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Fragments de mosaïque provenant de la villa de Royaumeix.

La nécropole fouillée entre 1896 et 1979, au lieu-dit Le trou de l'enfer, classé au nombre des sites d'inhumation de la période mérovingienne[10] indiquerait une fondation du village à cette période, ou du moins une réoccupation d'un site périphérique des grandes villas du haut-empire[11] de Royaumeix.

Il semble d'ailleurs que le village ait eu une histoire commune avec la commune de Sanzey[12] qui portât un temps le nom de Sanzé-Lez-Ménil-La-Tour.

Ménil-la-Tour qui est une ancienne seigneurie possédée par les barons de Vigneulles, descendants des seigneurs de Pouilly et de Gorcy, aux XVIe et XVIIe siècles.[réf. souhaitée] était autrefois un franc-alleu, plus tard, érigé en baronnie-pairie de l'évêché de Toul ainsi que le précise H Lepage :

«C'était une haute-justice, avec fourches patibulaires, au lieu-dit La justice entre Mesnil-la-Tour et Bouvron. Les armoiries des seigneurs du lieu étaient d'argent à trois chevrons de gueules, accompagnés de neuf hermines . Près de l'église, ferme qui était autrefois la maison seigneuriale,dont les murs, très-épais,sont percés de barbacanes, elle remonte à plusieurs siècles, et c'est sur l'emplacement de ce vaste bâtiment qu'était, selon toute apparence, bâti le château ou la tour qui a valu à la localité le nom de Ménil-LaTour du reste, la tradition conserve à cette construction le nom de Château»[13]

Il indique toutefois au sujet des seigneurs de Ménil :

«Cette terre appartint très-longtemps à la famille de Cherisey, dont une branche en prit le nom au XVIIe siècle, et s'éteignit dans les Aspremont, les Serocourt et les La Vallée-Rarecourt-Pimodan

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

Le secrétaire d’état à la Guerre Baker en tournée d'inspection sur le secteur de Mesnil-la-Tour

Durant la Première Guerre mondiale, le 15 janvier 1917, une brigade (2 régiments) et la totalité de l'artillerie de la 1re DIUS sont intégrées à la 1re armée française. Elle relève la Division Marocaine dans le secteur situé dans la commune et à Royaumeix. Le premier tué est enregistré le 19, les pertes vont devenir quasi quotidiennes à partir de fin janvier et augmenteront progressivement avec l'intensification de l'activité ennemie jusque fin février, se montant à 24 tués, 30 blessés, 2 intoxiqués (gaz) et 13 disparus pour la seule journée du 28 janvier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Alain Burte    
mars 2008 En cours
(au 16 avril 2014)
Bernard Depaillat    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2016, la commune comptait 339 habitants[Note 1], en augmentation de 4,95 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
245203300281300355375381354
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
282294309309301279271257258
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
253247236200199198219168175
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
165166204272301297313336339
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

H Lepage indique dans son dictionnaire topographique: «Surf. territ.: 881 hect.; 447 en terres lab., 79 en prés, 1 en vignes, 515 en bois. Pont de trois arches sur le Terrouin. Ecarts : la Folie; moulin à grains, tuilerie..»

ce qui confirme l'activité essentiellement agricole, très peu viticole, de la commune au XIXe siècle et la présence d'un moulin à blé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges du château.
  • Église Saint-Laurent XIXe : Christ aux liens en pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les barons de Vigneulles, anciens seigneurs de Ménil-la-Tour.
  • Le comte Laurent de Migot, premier colonel du 4e Rgt de Dragons, dernier seigneur de Ménil la Tour, guillotiné sous la Terreur.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Ménil-la-Tour Blason
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.etudes-touloises.fr/archives/70/art4.pdf
  2. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 11 mars 2019)
  3. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 11 mars 2019) : « K: 974713 | Ruisseau de Trondes (A5800330) PK: 978376 | Rupt de Bagneux (A5800390) PK: 980440 | Ruisseau du Moulin de Lacore (A5800410) PK: 982347 | Ruisseau de Woevre (A5810310) PK: 984119 | Ruisseau de Menil-La-Tour (A5820320) PK: 989286 | Ruisseau de la Grande Tourniere (A5820360) PK: 989854 | Ruisseau de Mandrelle (A5820370) PK: 990019 | Ruisseau de l'Etang de Bailly (A5820400) PK: 995632 | Ruisseau le Longeau (A5830300) »
  4. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne)
  5. Cote : NUMM-33691 Type :PERIODIQUE Auteur :Société d'archéologie lorraine Titre(s) :Mémoires de la Société d'archéologie lorraine Publication :A. Lepage (Nancy)
  6. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
  7. [1]
  8. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, .
  9. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 99
  10. Emile Delort, « XVIIe Circonscription », Gallia, vol. 6, no 1,‎ , p. 233–241 (lire en ligne, consulté le 11 mars 2019)
  11. C. HUSSON et P. BENOIT. — Note au sujet des fouilles faites au canton du Haut-de-Fossé, territoire de Royaumeix (Regia mansio). p. 121 à 125.
  12. https://www.etudes-touloises.fr/archives/150/150art3.pdf
  13. « Gallica - », sur visualiseur.bnf.fr (consulté le 11 mars 2019) : « Type :PERIODIQUE Auteur :Société d'archéologie lorraine Titre(s) :Mémoires de la Société d'archéologie lorraine Publication :A. Lepage (Nancy) Cote : NUMM-33691 »
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.