Rozérieulles

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Rozérieulles
Rozérieulles
La mairie.
Blason de Rozérieulles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Intercommunalité Metz Métropole
Maire
Mandat
Roger Peultier
2020-2026
Code postal 57160
Code commune 57601
Démographie
Gentilé Cogneul(e)s (JDA)
Rozérieullois[1]
Population
municipale
1 361 hab. (2018 en diminution de 0,8 % par rapport à 2013)
Densité 207 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 26″ nord, 6° 04′ 58″ est
Altitude Min. 184 m
Max. 342 m
Superficie 6,58 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Metz
(banlieue)
Aire d'attraction Metz
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Coteaux de Moselle
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Rozérieulles

Rozérieulles est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Rozérieulles est un village de 1 300 habitants situé dans le Pays messin. La localité est traversée par les ruisseaux de Montvaux et la Mance. Les communes proches sont Châtel-Saint-Germain, Jussy, Sainte-Ruffine et Gravelotte.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rozérieulles est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Metz, une agglomération intra-départementale regroupant 42 communes[5] et 285 918 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,7 %), terres arables (28,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,2 %), zones urbanisées (8,5 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Roserulis (1161) ; Roserueles (1200) ; Roserioles (1221) ; Rouzeruelle (1250) ; Rosereules (1252) ; Rozeruelle (1300) ; Rouzeireulle (1386) ; Rouzeirielle (1398) ; Rouzerieulle (XVe siècle) ; Rouzeruelle (1404) ; Roséluire (1408) ; Rouzerruelle (1417) ; Rouserieule (1475) ; Rozerieulle (1487) ; Rouserieulles (1517) ; Rouzerieulles (1530) ; Rozernieulle (1544) ; Rougerieulles (1554) ; Roserieulle (1602) ; Rosserieulle (XVIIIe siècle) ; Roselieur (1756) ; Roselièvre (1756) ; Rozerieulles (1793) ; Roseringen (1915–1918 et 1940–1944).
  • En lorrain : Rouselieur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Porte de fortifications.

C'est un ancien village de vignerons sur la voie romaine de Verdun à Metz (nommée à l'époque Divodurum Mediomatricorum).

Au Moyen Âge, Rozérieulles dépendait de l'ancien pays messin. Les familles messines y possédaient d'importants domaines. S'y trouvait également un prieuré de l'abbaye de Mouzon (Ardennes).

En 1817, Rozérieulles, village de l'ancienne province des Trois-Évêchés, avait pour annexes la ferme de Maison-Neuve et les moulins de Longeau et de Bazin. À cette époque il y avait 488 habitants répartis dans 81 maisons.

Annexions allemandes[modifier | modifier le code]

La commune est annexée par l'Allemagne de 1871 à 1918. En 1895, une « Aussichtsturm », mesurant 35 mètres de hauteur, est construite sur l'emplacement actuel du fort Jeanne-d'Arc pour offrir une vue sur le champ de bataille de Gravelotte. Elle est détruite dix ans plus tard, car elle constituait un point de repère trop facilement identifiable, indiquant l'emplacement du fort[12]. Rozérieulles faisait alors partie de l'arrondissement de Metz-Campagne. La commune redevient française après le traité de Versailles en 1919.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Annexée de nouveau en , la commune n'est pas épargnée par les bombardements américains en 1944[13]. Le bombardement du notamment, qui détruit totalement le château Clément, fait de nombreuses victimes civiles[13]. Comme Metz, Rozérieulles n'est libérée qu'à l'issue de la bataille de Metz, le . Au cours de cette bataille, le , les 5e et 90e divisions de la IIIe armée américaine, qui approchaient de Metz par l’ouest, tombent sur une nouvelle ligne de défense allemande. Soutenue par les forts Jeanne-d’Arc à l’ouest, Driant au sud et François de Guise au nord, la 462e Volksgrenadier division de la Ire armée allemande alignait plus de 10 000 soldats[14]. Le feu combiné des forts allemands arrête nette l’avance américaine. Le , l’attaque du 2e bataillon du 357e Infantry Regiment sous un feu nourri de mortiers se solde par de lourdes pertes. Devant la pugnacité des troupes d’élite de la 462e Volks-Grenadier-Division, le général McLain décide de suspendre les attaques, en attendant de nouveaux plans de l’état-major. Les troupes allemandes profitent de cette accalmie dans les combats pour se réorganiser. Des troupes de réserves de la 462e Division relèvent dans les forts du secteur les troupes d’élites de Siegroth. Lorsque les hostilités reprennent, les soldats de la 462e Volksgrenadier division tiennent toujours solidement les forts de Metz. Le , l'Air Force envoie pas moins de 1 299 bombardiers lourds B-17 et B-24, déverser 3 753 tonnes de bombes, de 1 000 à 2 000 livres, sur les ouvrages fortifiés et les points stratégiques situés dans la zone de combat de la IIIe armée[15]. La plupart des bombardiers ayant largué leurs bombes sans visibilité, à plus de 20 000 pieds, les objectifs militaires ont souvent été manqués, faisant, comme à Rozérieulles, des dégâts collatéraux[16]. Mi-novembre, une nouvelle tentative est entreprise par les XIIe et XXe corps d’armée américains pour prendre les fortifications de Metz en tenaille. L’attaque se concentre sur le groupe fortifié Jeanne-d’Arc, qui finit par être encerclé par les troupes américaines et neutralisé. Fin novembre, trois forts tombent aux mains de la 2d Infantry Division de l’armée américaine. Le groupe fortifié du Saint-Quentin, le fort de Plappeville et le groupe fortifié Driant se rendent à leur tour les 6, 7 et . Le , le groupe fortifié Jeanne-d’Arc est le dernier à se rendre. L’objectif de l’état-major allemand, qui était de gagner du temps en fixant le plus longtemps possible les troupes américaines en avant de la ligne Siegfried, sera donc largement atteint.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2001 Marie-Louise Diebold UDF Conseillère générale
mars 2001 En cours Roger Peultier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2018, la commune comptait 1 361 habitants[Note 3], en diminution de 0,8 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
419435503499580598681671581
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
530553544543517627757527433
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
4564845024755679619231 1151 057
1990 1999 2006 2007 2012 2017 2018 - -
9161 3261 3471 3501 3931 3831 361--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20]. |recens-prem=2007.)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémi.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de la commune relèvent de l'académie de Nancy-Metz.

Le village possède une école maternelle et une école élémentaire. Après, les enfants rozérieullois rejoignent le collège Albert-Camus de Moulins-lès-Metz.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cimetière militaire franco-allemand.
  • Maisons anciennes.
  • Restes des fortifications.
  • Lieux-dits Fosses Machot et Purgatoire, sur les hauteurs de Rozérieulles.
  • Cimetière militaire franco-allemand de Rozérieulles.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémi.
  • Église Saint-Rémi de Rozérieulles (XIIIe siècle/XVe siècle, inscrite à l'Inventaire des monuments historiques)[21] : 3 nefs de 3 travées ; Vierge à l'Enfant en pierre de Jaumont du XVe siècle[22] ; croix de procession du XVIIIe siècle[23] ; groupe sculpté fin XVe siècle[24].
  • Façade de la chapelle romane (XIIe siècle) du prieuré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rozérieulles Blason
De gueules à la rose d'argent boutonnée du champ, feuillée de sinople, accompagnée de trois besants d'or, le premier chargé d'une croix pattée
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/ars/rozerieulles.html
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Metz », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Metz », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Article Dans le rétro de Rozérieulles, Le Républicain lorrain du 19/02/2012.
  13. a et b La dernière bombe découverte en 2004 dans le village, une bombe américaine de 500 kg larguée par un B17 en 1944, contraint les habitants à une évacuation générale. (Le Républicain lorrain du 6 juin 2004).
  14. Hugh Cole: The Lorraine Campaign, Washington, U.S. Army Historical Division, 1993 (pp. 380-395).
  15. Général Jean Colin: Contribution à l’histoire de la libération de la ville de Metz ; Les combats du fort Driant (septembre-décembre 1944), Académie nationale de Metz, 1963, (p. 13).
  16. Hugh M. Cole : The Lorraine Campaign, Center of Military History, Washington, 1950 (p. 424)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. Notice no PA00106980, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Notice no PM57000296, base Palissy, ministère français de la Culture.
  23. Notice no PM57000295, base Palissy, ministère français de la Culture.
  24. Notice no PM57000294, base Palissy, ministère français de la Culture.