Noviant-aux-Prés

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Noviant-aux-Prés
Noviant-aux-Prés
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Noviant-aux-Prés
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
François Mansion
2014-2020
Code postal 54385
Code commune 54404
Démographie
Population
municipale
260 hab. (2017 en diminution de 0,76 % par rapport à 2012)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 28″ nord, 5° 52′ 58″ est
Altitude Min. 220 m
Max. 314 m
Superficie 11,19 km2
Localisation
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Noviant-aux-Prés
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Noviant-aux-Prés

Noviant-aux-Prés est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fig1 - Noviant-aux-prés (Ban communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 1 127 hectares comprend en 2011, plus de 80 % de terres arables et de prairies, près de 18 % de forêt,  3.3% de surfaces agricoles diverses et  le solde de zones urbanisées[1].

Le territoire n'est arrosé par aucun cours d'eau , mais des sources intermittentes alimentent les ruisseaux d'Esch et de Déheyville voisins. (Fig 1)

La commune est desservie par la route départementale n° 100  (Meurthe et Moselle) mais les chroniques historiques et répertoires archéologiques signalent d'ancien chemins allant vers Manonville et Bernécourt.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Noviant-aux-prés
Flirey Limey-Remenauville Lironville
Bernécourt Noviant-aux-prés Martincourt
Grosrouvres Minorville Manonville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Novoiant-en-Hey (1239), Nouvoiant (1304), Nouviant-en-prei (1363), Novidens (1402) et Nouviant (1498), sont les graphies recensées dans le dictionnaire topographique du département de la Meurthe[2].

Le toponyme n'apparaît donc qu'en 1239 sous la forme Novoiant in Hey, puis l'on a Nouviant-en-Prei en 1363 ; il vient de novientum, ville neuve, nouvelle agglomération, qui vient lui-même du gaulois nouio, nouveau[3].

La micro-toponymie confirme l'affirmation de H Lepage dans son ouvrage[4] indiquant : les fourches étaient dressées au lieu-dit la Justice, entre Noviant et Manonville.(cf fig1)

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et préhistoire[modifier | modifier le code]

Beaupré signale dans son ouvrage sur la Meurthe et Moselle[5], un gisement de silex ouvrés entre la butte de Lironville et le chemin de Manonville, indiquant que les abords du site ont été fréquentés par l'homme en des temps très reculés.

Toutefois le ban de la commune n'a pas permis la découverte de traces concrète de l'occupation romaine ou du bas-empire à ce jour.

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

H Lepage précise dans son ouvrage relatif aux communes de Meurthe :

«Le village de Noviant est ancien, car un seigneur de ce nom figure dans un titre de 1174,relatif à l'abbaye de Haute-Seille. En 1259,Henri, comte de Bar, donna à l'abbaye de St.-Benoît-en-Voivre, en aumône, toute la dîme de Noviant-en-Hey, « pourquoi les religieux s'obligent de fournir des hosties faites de bon froment, par tous les diocèses de Metz, Toul et Verdun, quand ils en seront requis.»[6]

Le tombeau de René de Beauvau, mort en 1579, sénéchal de Bar et chambellan du duc Antoine, et de sa femme Claude Baudoche, dame de Pange, qui se trouvait dans l'ancienne église de Noviant-aux-Prés, a été transféré en 1866 à la chapelle des Cordeliers de Nancy[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2012 Nicole Morcel    
juillet 2012 En cours
(au 16 avril 2014)
François Mansion    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2017, la commune comptait 260 habitants[Note 1], en diminution de 0,76 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
388349370394393395402431435
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
430435388383365380356355335
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
327335221244247238232227219
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
203150155154177238247262260
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire a été baptisée du nom du photographe Yann Arthus-Bertrand.

Économie[modifier | modifier le code]

E. Grosse indique, en 1836, dans son dictionnaire statistique, quelques chiffres économiques :Territ. : 831 hect. , dont 601 en terres arables, 209 en forêts, et seulement 17 en prés[12]. H. Lepage y signalait, en 1843, 6 hectares de Vignes[6] (cf. vignoble lorrain).

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[13]), la commune de Noviant-aux-Prés était majoritairement orientée [Note 2] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant même production ) sur une surface agricole utilisée[Note 3] d'environ 900 hectares (surface cultivable communale) en légère hausse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est renforcé de 525 à 754 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 4 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 12 unités de travail[Note 4].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Carte postale de la gare vers 1910.
Chapelle Notre-Dame-de-Pitié.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Vestiges d'un château médiéval qui existait en 1574, rasé et reconstruit en 1752 par Nicolas-François Le Prudhomme de Fontenoy, démoli en 1800.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste XVIIIe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié XVe et XVIe siècles, au cimetière.

Cimetière militaire[modifier | modifier le code]

La Nécropole nationale de Noviant-aux-Prés.
  • la Nécropole nationale de Noviant-aux-Près est un cimetière militaire français de la Première Guerre mondiale, créé en 1920, rassemblant, sur une superficie de 1,6 ha, 3 343 dépouilles de soldats (3 336 Français tombés en 1914-1918) dont 2 523 dans des tombes individuelles et 820 dans deux ossuaires. On compte également 4 Russes, 2 Italiens et 1 Roumain inhumés en ce lieu[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Jeanmaire (1844-1912), né à Noviant-aux-Près, fils du maire de l'époque. Après des études au lycée de Nancy, il est admis en 1866 à l'École normale supérieure. Il enseignera les lettres à Bourg-en-Bresse puis la philosophie au lycée d'Alger où il prépare et obtient l'agrégation. Charles Jeanmaire découvre le Maghreb où il revient en 1884 comme recteur à Alger. Il se lance alors - contre la presse coloniale - dans la scolarisation des "indigènes", créé des écoles supérieures ainsi qu'un bulletin universitaire de l'Académie d'Alger, une section spéciale à l'école normale de Bouzaréah et réforme les médersas. Charles Jeanmaire reste près d'un quart de siècle en Algérie, faisant passer la scolarisation des musulmans dans le système français de 5 500 à près de 35 000. Républicain convaincu, il souhaitait que les indigènes éduqués deviennent des agents de diffusion du "progrès". Les colons obtiendront en 1908 le départ de celui qu'ils surnommaient Jeanmaire-Mohammed, mais qui ne fut jamais désavoué par le ministère.
  • Jacques Parrot-Lagarenne (1893-1914), y est inhumé. Oncle de Guy Raïssac.
  • Le P. Anne-François de Beauvau, jésuite distingué, naquit à Noviant le 26 août 1617[15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Noviant-aux-Prés Blason Coupé : au premier parti au I d'argent aux quatre lionceaux de gueules, armés, lampassés et couronnés d'or, et au II losangé de gueules et d'or, au second de sinople à l'agneau pascal d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  3. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  4. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « SIGES Ma commune », sur http://sigesrm.brgm.fr (consulté le 15 juillet 2019)
  2. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
  3. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  4. « Gallica - », sur visualiseur.bnf.fr (consulté le 15 juillet 2019)
  5. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p. 88 :

    « Lironville (c. de Thiaucourt). — Gisement de silex ouvrés à 1 kil. Sud-Est du village, entre le chemin de Manonville et la forêt (lames, couteaux, hache polie en serpentine). »

  6. a et b Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 444
  7. http://noviant.aux.pres.free.fr/
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. E. Grosse, Dictionnaire statistique du Département de la Meurthe : contenant une introduction historique, etc., Creusat, , p. 142
  13. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip »
  14. http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/noviant-aux-pres
  15. « Les communes de la Meurthe, par Henri Lepage. », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 17, no 1,‎ , p. 444 (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2019)