Tarquimpol

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Tarquimpol
Tarquimpol
Blason de Tarquimpol
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
David Barthelemy
2020-2026
Code postal 57260
Code commune 57664
Démographie
Gentilé Tarquimpolois, Tarquimpoloises
Population
municipale
62 hab. (2018 en diminution de 7,46 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 07″ nord, 6° 45′ 32″ est
Altitude Min. 210 m
Max. 243 m
Superficie 4,09 km2
Élections
Départementales Canton du Saulnois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Tarquimpol

Tarquimpol est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au sud de la Moselle, dans le pays du Saulnois, le village forme une presqu'île sur l’étang de Lindre et constitue un observatoire privilégié pour admirer la faune et la flore.

La commune fait partie du Parc naturel régional de Lorraine[1] et de la ZNIEFF du pays des étangs[2].

Communes limitrophes de Tarquimpol
Lindre-Basse Guermange
Tarquimpol
Gelucourt Assenoncourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

De l'allemand Teich ou Deich « étang » + Phul ou Ful « marais ».
Le village de Teichenphul, comme il est appelé dans plusieurs anciens titres, voudrait dire en allemand « l'étang marécageux ». Ce qui convient parfaitement à la situation de l'étang de Lindre[3].

Anciens noms[4] : Taikenpail (1274) ; Taikenpaul (1286) ; Tackembac (1295) ; Tachempach (1295) ; Teckempaul (1339) ; Tacampach (1345) ; Teckempal (1364) ; Treckempaul (1392) ; Tachenpful, Tacquinpol, Tacquinpul, Techanpful (1476) ; Techempul (1506) ; Tachempful (1524) ; Tachempfull, Tachempul (1525) ; Dechempful (1543) ; Tachemphulle (1550) ; Tachemphoul (1553) ; Techempful (1564) ; Thechempfoul (1575) ; Tachemphul (1591) ; Techempfoul (1600) ; Tachempoltz (1612) ; Tarquempol (1615) ; Teckempol (1616) ; Techemfoul (1616) ; Tarquinpol (1793).

En lorrain : Tekinpole ou Tekinpule[3]. En allemand : Taichenphul (1915-1918), Taichen (1940-1945).

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Ancien surnom sur les habitants : Les pètroyäds (ceux qui pataugent)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Nommé Decempagi[4] lors de la période gallo-romaine, le village est situé sur la voie romaine de Metz à Strasbourg. Il possède un temple et un théâtre pouvant accueillir environ 10 000 personnes, ce qui en faisait un des plus grands de tout l’Est de la Gaule.

Bataille de Tarquimpol () : les Alamans attaquent par surprise Julien le futur empereur romain. Ils seront repoussés hors de Gaule en 357. La cité est démolie au Ve siècle[6].

Lorsque la population gallo-romaine de Decempagi eut succombé à la longue, les Germains viennent s'établir à sa place et profitent des matériaux de la ville antique pour bâtir dans l'enceinte de sa forteresse un village qu'ils appellent Teichenphul[7].

La seigneurie passe à la Lorraine en 1418. Le village fait partie du bailliage d'Allemagne dans la prévôté de Dieuze.

L'ancienne commune du département de la Meurthe est annexée au district de Lorraine par le traité de Francfort, prenant le nom allemand de Taichenphul. Elle est intégrée au département de la Moselle lorsqu’elle redevient française après la Première Guerre mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tarquimpol Blason
D'azur au chapiteau romain d'or, sommé d'un chef du même et soutenu d'une champagne marinée d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1995 Livier Barthélemy    
mars 1995 mars 2008 Arlette Herbuveaux    
mars 2008 mars 2014 Pierre-Marie Baltz    
mars 2014 En cours David Barthélemy    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2018, la commune comptait 62 habitants[Note 1], en diminution de 7,46 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
126112122187204188198174175
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
151171146159144130114108112
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1141441231109510212310178
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
757678766966686362
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11]. |recens-prem=2005 |n.)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Presqu'île de Tarquimpol vue de la berge de Lindre-Basse.
  • Restes de constructions romaines : canalisations, poteries, découverte par photo aérienne () d'un théâtre gallo-romain de 125 m de diamètre, l'un des plus vastes de Gaule.
  • Enceinte fortifiée du bas Empire, sarcophages ; temples et théâtre fouillés dès 1885.

Château d'Alteville[modifier | modifier le code]

Le château est constitué de deux bâtisses en vis-à-vis (l'une XVIe et l'autre XVIIIe).

La première est édifiée par Étienne Toupet, trilleur des salines de Dieuze, en 1564 quand il obtient le fief d’Alteville du duc Charles IV de Lorraine. C’est une maison forte typique avec une tourelle, des meurtrières et des fenêtres à meneaux.

La seconde, construite en 1698 par Charles Palléot, un officier de cavalerie, est un pavillon carré de deux étages flanquée de deux ailes[12]. Palléot fait aussi construire une chapelle (st Charles).

En 1786, ce château était la propriété de Nicolas Leclerc, l'un des fermiers généraux régisseurs des domaines de Lorraine et Barrois, résident à Dieuze. Le mariage de sa fille Julie Charlotte avec Jean-Baptiste-Nicolas Vivaux, avocat et maître de forges, y fut célébré le . En 1819, le général Charles Louis Dieudonné Grandjean hérite du domaine ; puis, en 1827, son fils Victor Aimé. En 1859, François-Paul de Guaita (1825-1880), conseiller général de la Meurthe et agriculteur érudit en est propriétaire, après son mariage, en 1851, avec la fille de Victor Aimé, Marie Amélie Grandjean (1832-1901). En 1861, y naît Stanislas de Guaita. Ce dernier mourra dans le château familial en 1897. En 1901, il est repris par Pierre Lallemand de Mont, époux d'Alice de Guaita. La famille Barthélémy s’y installe en 1906.

Le domaine d’Alteville est fortement endommagé durant la Seconde Guerre mondiale par des troupes allemandes qui détruisent la chapelle et arrachent boiseries et cheminées[12]. Il a depuis été restauré et une partie aménagée en chambres d’hôtes.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • La Maison du pays des Étangs est un centre d'interprétation. Elle présente les informations scientifiques et pratiques indispensables pour découvrir l’histoire du site, de la cité gallo-romaine disparue à aujourd'hui (maquettes, montages visuels et sonore, jeux interactifs) ; les thèmes muséographiques abordés sont l'archéologie, l'histoire et la nature ; un sentier d’interprétation va de Lindre-Basse à Tarquimpol. Des animations scolaires y sont organisées pour présenter et valoriser le patrimoine. La maison fait actuellement l'objet d'un vaste projet de développement et de requalification dont l'objectif est de faire de la Maison du Pays des Etangs un pôle touristique, d'animation, d’éducation et de formation au patrimoine à l'horizon 2022. Le projet se décline en la création de 3 espaces complémentaires qui prendront place dans la maison actuelle et une extension sous forme de veranda dans le jardin :
    • Un espace muséographique tous publics, moderne et ludique, centré sur le patrimoine de Tarquimpol (archéologique et naturel notamment) et montrant les liens entre Tarquimpol et les sites environnants liés au sel et à la présence romaine
    • Un espace de restauration/salon de thé tous publics valorisant les productions locales et les circuits courts
    • Un espace d’accueil de groupes et d’animations centrées sur la valorisation du patrimoine archéologique, naturel...

Ces trois espaces principaux seront agrémentés d'une plateforme d'observation panoramique à 360° (au premier étage de l'extension). L'équipement sera complété par la création/restauration d'un sentier de découverte géoguidé sur la presqu'ile de Tarquimpol qui permettra de découvrir in situ les principaux monuments enfouis qui seront reconstitués à leur emplacement d’origine en réalité augmentée. Un sentier de liaison Tarquimpol-Lindre-Basse-Dieuze permettra d’ouvrir le site aux moyens de déplacement doux (marche, vélo…).

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine, (lire en ligne)
  2. Comité Z.N.I.E.F.F. Lorraine, « ZNIEFF 410010373 - Pays des étangs » [PDF], sur inpn.mnhn.fr
  3. a et b Augustin Calmet, Notice de la Lorraine : qui comprend les duchés de Bar et de Luxembourg
  4. a et b Dictionnaire topographique du département de la Meurthe - Henri Lepage (1862)
  5. Passé-Présent : La Moselle dévoilée no 5 (Janvier-Février 2012)
  6. Marc Heilig, « Nouvelles recherches à Tarquimpol (Moselle) », archeographe, 2010 [1]
  7. Henri Lepage, Le département de La Meurthe : statistique historique et administrative, Nancy, 1843
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. a et b Henry Bourceret, Châteaux de la Moselle, p. 3 Alteville, Nouvelles éditions latines, Paris, 1977, 30 p. (ISBN 2723300218).