Mondorff

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Mondorff
Mondorff
Hôtel de ville de Mondorff.
Blason de Mondorff
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté de communes de Cattenom et environs
Maire
Mandat
Rachel Zirovnik
2020-2026
Code postal 57570
Code commune 57475
Démographie
Gentilé Mondorffois
Population
municipale
513 hab. (2018 en diminution de 10,78 % par rapport à 2013)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 14″ nord, 6° 16′ 18″ est
Altitude Min. 187 m
Max. 263 m
Superficie 3,84 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Yutz
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mondorff.fr

Mondorff est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mondorff est limitrophe de :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mondorff est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (82,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,1 %), prairies (18 %), forêts (13,2 %), zones urbanisées (7,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Muomundorf (960), Mamendorf (1030), Muomendorph (1060), Mumendorf (1161), Mundorf (1572), Mendorf (XVIIe siècle), Mondorf (1681), Mondorf (1793), Mondorff (1801)[8].
  • En allemand standard : Mondorf. En francique lorrain : Munnerëf.

Histoire[modifier | modifier le code]

Village-frontière entre la France et le Luxembourg. Commune réputée pour les vertus médicinales de ses eaux. Dépendait de l'ancienne seigneurie de Roussy. Les Messins brûlèrent le village en 1387 par représailles.

Le traité de Versailles de 1769 fixa la frontière actuelle, scindant en deux la paroisse de Mondorff. La partie luxembourgeoise garda le nom de Mondorff jusqu'en 1872, date de la création du premier bureau postal au village balnéaire. À la suite de la livraison d'un cachet d'oblitération, qui par erreur [Source?] ne présentait qu'un seul "F" final, la partie luxembourgeoise de la localité jumelle a adopté la dénomination nouvelle de Mondorf, avec l'ajout : -les-Bains depuis la naissance de la station thermale.

Actuellement, Mondorff comporte 579 habitants [la commune luxembourgeoise en compte plus de 5300] et est dirigée par Rachel Zirovnik et son équipe municipale depuis et le départ du maire sortant André Blanchard.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mondorff Blason
D'azur à un sautoir de gueules*, cantonné de quatre fleurs de lys d'or.
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (gueules sur azur).
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 1995 René Wagner SE Agriculteur, chauffeur laitier, Gérant Café/Restaurant
mars 1995 mars 2014 André Blanchard SE Retraité des douanes
mars 2014 En cours Rachel Zirovnik UDI Employée secteur financier
Conseillère départementale depuis 2015

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2018, la commune comptait 513 habitants[Note 3], en diminution de 10,78 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
116114140160161160151150145
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
128126133144141129130120118
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
10315285106154154147286399
1999 2006 2007 2012 2017 2018 - - -
446516526573518513---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Passage d'une voie romaine.
  • Vestiges gallo-romains : armes, monument d'Epona.
  • Éperon barré gallo-romain inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [12].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Croix.
Chapelle Saint-Sauveur.
  • Chapelle Saint-Sauveur dite chapelle du Castel sur le site d'un oppidum romain ; chemin d'accès jalonné de stèles représentant les sept Douleurs de la Vierge ; pèlerinage de la Vierge, reconstruite 1re quart XVIIe siècle en remplacement d'une chapelle déjà mentionnée en 1237, elle-même édifiée à l'emplacement d'une enceinte du type éperon barré. Un ermitage y est associé du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Nef détruite en 1880.
  • Chapelle Sainte-Croix à Altwies, construite en 1736, date portée sur la clef du portail ; ermitage adossé au mur est de la chapelle construit immédiatement après, en 1736, date portée sur le linteau de la porte piétonne ; mur du jardin donnant accès à l'ermitage construit en 1739, date portée sur le linteau de la porte du jardin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Victor Hugo a séjourné à l'hôtel de voyageurs dit hôtel de Paris, dans le hameau de Altwies, lors de son séjour thermal à Mondorf-les-Bains en 1871.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Romain Wagner, Monnaies gauloises du Nord mosellan, inventaire des monnaies gauloises découvertes ou conservées dans les arrondissements de Thionville est et ouest, publication de la Société nord-mosellane de Pré et Protohistoire, Hettange-Grande, 1992.
  • Romain Wagner, « Les polissoirs fixes du Nord-Mosellan », dans Les Cahiers lorrains, n° 3/4, , Société d’histoire et d’archéologie de la Lorraine, 2007.
  • Romain Wagner, « L'éperon barré du Castel d'Altwies", Quarto d'Altino, 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. « Eperon barré gallo-romain », notice no PA00107048, base Mérimée, ministère français de la Culture.