Villers-en-Haye

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Villers-en-Haye
Villers-en-Haye
Blason de Villers-en-Haye
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes du bassin de Pont-à-Mousson
Maire
Mandat
Marie Delacour
2020-2026
Code postal 54380
Code commune 54573
Démographie
Population
municipale
179 hab. (2017 en diminution de 4,79 % par rapport à 2012)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 42″ nord, 6° 00′ 46″ est
Altitude Min. 201 m
Max. 316 m
Superficie 7,29 km2
Élections
Départementales Canton du Nord-Toulois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Villers-en-Haye
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Villers-en-Haye

Villers-en-Haye est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé à 24 Km de Nancy , 23 de Toul, 7 de Domêvre-en-haye.

Fig 1 - Villers en haye (ban communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 737 hectares comportait en 2011, 56 % de zones agricoles ,  34 % de forêts  et  10% de prairies . Le territoire communal est arrosé par le ruisseau d' Esche sur un peu plus de 3 km[1].

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villaris, 965 - Villare, 1137 - Vileirs, 1305 - Villarium, 1402 - Viller, 1420 - Villers-en-heix, 1441 - Villey-en-heix, 1498 - Villers-en-hey, 1551 - Viller-en-hey, 1702 ; sont les différentes graphies recensées par le Dictionnaire topographique de la Meurthe[2].

Ecarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

H. Lepage mentionne un écart dont la trace est difficile à trouver dans les archives et les cartes[Note 1] :

« Il existait aussi, autrefois, dans le bois de Villers-en-Haye, une habitation assez considérable, dont il ne reste, depuis longtemps , que des décombres. Le canton où elle était située a conservé le nom de Vaux-des-Rapes , Raptes ou Ropes. C'était, dit-on , dans l'origine, un hôpital qui devint ensuite un ermitage et fut détruit. »[3]

Comme dans la plupart des départements français, les toponymes en rapport avec d’anciens lieux d’exécution et d’exposition (« Justice(s) », « Fourche(s) », « Pilori(s) »…) sont nombreux, la commune en partage un avec Rogéville.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et préhistoire[modifier | modifier le code]

H. Lepage indique , dans sa notice sur ce bourg[3] qu'il aurait existé deux installations romaines, près du lieu-dit Formont, mais que toute trace en avait disparu lors de sa rédaction. Cette hypothèse n'est pas incohérente si l'on ajoute les découvertes de monnaies romaines faites sur le territoire des communes voisines de Saizerais et Rozières-en-Haye, ainsi que sur le territoire même de Villers d'après le répertoire archéologique du comte Beaupré :

« Au Fortmont, à 1200 mètres à l'Ouest du village, substructions avec tuiles plates, meules, etc. En 1882, on trouva deux sépultures formées de pierres plates et recouvertes de dalles, elles contenaient des ossements qui furent laissés en place. »[4]

L'occupation serait même plus ancienne puisque ces mêmes sources citent la découverte près du lavoir communal, de pointes de flèches en silex.

Les archéologues ont analysé le site du For(t)mont comme un oppidum de type éperon-barré ayant pu connaitre une réoccupation romaine puis médiévale, mais sans certitude, ils signalent la présence de débris d'époque romaine dans le Bois-le-Bailly[5].

Moyen-âge [modifier | modifier le code]

L'analyse des archives historiques fait remonter la fondation du village, d'après Lepage, avant l'an 965, suivant un diplôme de l'empereur Othon, plus tard, écrit-il, les habitants furent sous la protection du chatelain de Mousson (1342) et du comte de bar (1361)[3] Mais il est probable que les seigneurs locaux se sont plusieurs fois institués protecteurs, comme les comtes de Pierrefort dont le château était tout proche[6].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1835[7] ? M. Urion   Conseiller d'arrondissement
mars 2001 mars 2008 Rémy Guerard    
mars 2008 2014 Dominique Mithouard    
2014 En cours Marie Delacour    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2017, la commune comptait 179 habitants[Note 2], en diminution de 4,79 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
206256239254272297290269288
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
297313296290290278251277258
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
254233173184197184163200201
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2017
174163161148181177180181179
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et faiblement viticole au XIXe siècle :  

« Surf. territ. : 728 hect., 528 en terres lab., 21 en prés , 10 en vignes , 427 en bois. »[6],[3]

Les cartes et sources historiques mentionnent plusieurs moulins, mais curieusement le Moulin de Villers est sur la commune de Griscourt, celui de Villersvaux sur la commune de Gézoncourt ou Rogéville (?), seul la mention Ancien moulin de Villers en Haye est visible sur les cartes modernes. (voir l'article Hydraulique de la rivière Esche)

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[12]), la commune de Villers-en-Haye était majoritairement orientée [Note 3] sur la production de céréales et d'oléagineux (auparavant polyculture et poly- élevage) sur une surface agricole utilisée[Note 4] d'environ 1100 hectares (supérieur à la surface cultivable communale) en hausse depuis l'an 2000 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 610 à 350 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 6 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 8 unités de travail[Note 5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château XVIIIe, remanié XIXe.
  • Anciens moulins.
  • Église XVIIIe.
    Bâtiments et jardins de la maison forte de Villers-en-Haye - (1932)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Villers-en-Haye Blason
D'azur au chevron d'argent, accompagné de trois losanges d'or.
Détails
Il s'agit des armes de Laurencet de Villers en Haye, seigneur du lieu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. le lieu-dit Val des Ropes est Inconnu au fichier FANTOIR pour cette commune : http://cadastre.openstreetmap.fr/fantoir/liste_brute_fantoir.html#insee=54573
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  3. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  4. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  5. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 21 novembre 2019)
  2. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : rédigé sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, Paris, coll. « Dictionnaire topographique de la France », (lire en ligne), p. 155
  3. a b c et d Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 610
  4. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p. 163 Villers-en-haye, puis Rogéville, Rozières-en-haye et Saizerais.
  5. Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 2-87754-091-X et 978-2-87754-091-9, OCLC 890475393, lire en ligne)
  6. a b et c E. Grosse, Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1-278-24895-1 et 978-1-278-24895-0, OCLC 936241814, lire en ligne)
  7. « Almanach royal et national... : présenté à Sa Majesté et aux princes et princesses de la famille royale », sur Gallica, (consulté le 28 juillet 2020).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip »
  13. Raymond de SOUHESMES, Journal du président Bourcier, 1649-1726, (OCLC 503916172, lire en ligne), p. 398 :

    « Jean-Baptiste-Joseph Bourcier, seigneur de Villers et baron d'Amermont. »

  14. Louis de La Roque, Catalogue des gentilshommes de Lorraine et du duché de Bar qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux États généraux de 1789 : publié d'après les procès-verbaux officiels / par MM. Louis de La Roque et Édouard de Barthélemy, (lire en ligne)