Contz-les-Bains

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Contz-les-Bains
Contz-les-Bains
Église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Contz-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté de communes Bouzonvillois - Trois Frontières
Maire
Mandat
Yves Licht
2020-2026
Code postal 57480
Code commune 57152
Démographie
Gentilé Contzois
Kontzois
Population
municipale
508 hab. (2018 en augmentation de 7,17 % par rapport à 2013)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 10″ nord, 6° 20′ 50″ est
Altitude Min. 146 m
Max. 314 m
Superficie 3,19 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Perl (ALL)-Sierck-les-Bains (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bouzonville
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Contz-les-Bains

Contz-les-Bains, appelée Basse-Kontz avant 1930, est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Le village fait partie du pays de Sierck, il est connu pour son vignoble, devenu AOC (depuis 2010) et son orgue centenaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Contz-les-Bains
Schengen
(Drapeau du Luxembourg Luxembourg)
Haute-Kontz Contz-les-Bains Apach
Rettel Sierck-les-Bains

Le village de Contz-les-Bains est situé sur la rive gauche de la Moselle, le nord du territoire communal est délimité par la frontière entre la France et le Luxembourg .

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Contz-les-Bains est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Perl (ALL)-Sierck-les-Bains (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 5 communes[4] et 4 671 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (47,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,2 %), terres arables (21,1 %), prairies (13,3 %), cultures permanentes (12,3 %), zones urbanisées (8,8 %), eaux continentales[Note 3] (3,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Inferior Kontz (1535) ; Nidercontz (1594) ; Nider Kuntz, Nider-Kontz et Nidre-Kontz (XVIIe siècle) ; Contz Basse (1686)[11] ; Koutz la Basse (1793) ; Kontz (1801)[12] ; Basse-Kontz et Kontz-Basse (XIXe siècle)[13] ; Contz-les-Bains (1930)[12].
  • En allemand : Niederkontz ou Kontz bei Sirk[11], Niederkontz et Bad Kontz (1871-1918).
  • En francique lorrain : Nidder-Konz[14], Nidder-Kontz et Nidder-Kons.

Sobriquets[modifier | modifier le code]

Anciens sobriquets désignant les habitants de la commune :
Di Konzer Bounefrësser (les bouffeurs de haricots de Contz). Variantes : Gordenbaunen Fresser/Gartenbohnen Fresser[15].
Die Kontzer Kwiseler (les faux dévots de Contz)[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Village de la prévôté de Sierck, Contz est cédé par la Lorraine au royaume de France en 1661 dans le cadre du traité de Vincennes. Il y avait par ailleurs à Contz une seigneurie dépendant du comté de Hombourg en 1682[11].

Sur le plan religieux, Contz était le siège d'une paroisse du diocèse de Trèves, dans la doyenné de Perl[11].

Contz-les-Bains se situe sur le passage de la 4e étape du Tour de France 2017.

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Hôpital d'Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, fondé en 1432 par Pierre de Cues, restauré en 1687. Entièrement transformé au XXe siècle, il n'en subsiste qu'une pierre ornée d'un écusson aux armes de Pierre de Cues et d'une inscription. L'écu a été redaté 1425.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 1995 Étienne Simon    
mars 2014 En cours Yves Licht    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2018, la commune comptait 508 habitants[Note 4], en augmentation de 7,17 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
453392487617664561572596579
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
523532536521508506519454513
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
540502523484481505469457450
1990 1999 2006 2011 2016 2018 - - -
452451502476509508---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Hôpital d'Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem,

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, de style néo-gothique, construite de 1869 à 1871 en remplacement de l'ancienne église paroissiale dont les vestiges subsistent dans le cimetière sur les plans de l'architecte messin C. Jacquemin. Son orgue Franz Staudt, datant de 1898, possède 29 jeux, 2 claviers et pédalier et figure parmi les plus belles orgues de Lorraine. Il fait très régulièrement l'objet de concerts et spectacles de qualité l'associant à des artistes de renommées nationales et internationales.
  • La chapelle Saint-Jean-Baptiste du cimetière, dont le chœur est classé monument historique. Ancienne église paroissiale construite dans la 1re moitié du XVe siècle. Elle a été remplacée par une nouvelle église construite plus au nord dans le village. Contient une clef de voûte, provenant probablement de la nef, aux armes personnelles d'Arnould VI de Sierck (1386-1454), restaurée en 1889.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs dite chapelle du Bœsch sur le Stromberg, construite en 1849 pour le curé Muller par ses paroissiens.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Contz-les-Bains Blason
D'argent à la roue de sable enflammée de quatre flammes de gueules, posées en sautoir; au chef de gueules chargé de trois coquilles d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 31 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Perl (ALL)-Sierck-les-Bains (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 31 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 31 mars 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 31 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 31 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 20 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 20 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a b c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  12. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Bulletin des lois de la République Française
  14. Marcel Konne et Albert-Louis Piernet, « Dierfer vun äiser Hemecht », Hemechtsland a Sprooch, no 1,‎ (ISSN 0762-7440).
  15. a et b Passé-Présent : La Moselle dévoilée no 9 (juin-juillet-août 2013)
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francis André-Cartigny, La roue enflammée de Contz-les-Bains : des rites, des fêtes et du langage de la vallée de la Moselle, 2000 (ISBN 2-908196-45-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]