Manoncourt-en-Woëvre

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Manoncourt-en-Woëvre
Manoncourt-en-Woëvre
Blason de Manoncourt-en-Woëvre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Chantal Pierson
2015-2020
Code postal 54385
Code commune 54346
Démographie
Population
municipale
243 hab. (2016 en augmentation de 1,25 % par rapport à 2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 02″ nord, 5° 55′ 34″ est
Altitude Min. 212 m
Max. 311 m
Superficie 10,56 km2
Localisation

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Manoncourt-en-Woëvre est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Fig1 - Manoncourt (Ban communal)

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 13 km de Toul, 24 km de Pont-à-Mousson et à 30 km de Nancy. Elle appartient géographiquement à la plaine de la Woëvre.

D’après les données Corine land Cover , le ban communal de 1056 hectares comprend en 2011, plus de 75% de terres arables et de prairies, 20% de forêt et seulement près de 3% de zones urbanisées[1].

Le territoire est arrosé par 6 cours d'eau : Le Terrouin (1.609 km), le Ruisseau de la Ferme St Charles(3.003 km), le Ruisseau de la Grande Tourniere (1.839 km), le Ruisseau de l’Étang de Bailly (3.938 km), le Ruisseau de l’Étang de Villanaux (0.606 km) et le Ruisseau de Mandrelle[1].

Les voies de communication sont : la RD 10 qui traverse le village pour rejoindre deux axes importants : la RD 907 (Beaumont – Marbache) et la RD 904 (Toul – Verdun). La RD 10a relie le village à la Route Nationale 611 (Toul – Dieulouard).(Fig1 Ban communal)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Manoncourt-en-Woëvre
Minorville Domèvre-en-Haye Tremblecourt
Royaumeix Manoncourt-en-Woëvre Rosières-en-Haye
Andilly Francheville Avrainville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Manonis curtis (836) ; Manmonis curtis (870) ; Mammonis curtis (884) ; Mannonis cortis Sancti-Apri villa ; Manoncuria-en-Voivre (1359) ; Manoncuria (1402) sont les graphies recensées par le dictionnaire topographique de France[2].

Le toponyme apparaît donc sous la forme Manonis curt(e) en 836 : il est formé de l'anthroponyme germanique Manno (homme) et du substantif curtis, centre d’exploitation rurale : ce type de toponyme est caractéristique du haut Moyen Âge et dénote un terroir confié par le roi à un grand en vue d’une opération de défrichement. La localisation dans la « Voivre » apparaît en 1359[3].

Un ancien moulin est signalé dans les archives historiques[4]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les chroniques historiques font état d'indices de la présence humaine aux âges du paléolithique inférieur et de l'antiquité, Jules Beaupré indique en effet :

«Près de la ferme de Sébastopol, sur l'emplacement d'un bois défriché, pointes de lances[5] et de flèches en silex taillé[6]. Sur la Côte en Haye[7], vestiges d'habitations avec tuiles plates[8]

H Lepage indique pour le Moyen-âge que le village dont l'évêque Frotaire parle dans une charte de l'an 836 (D. C. H.) était déjà en possession de deux chapelles en 1045[9] et que :

«Le quartier du village avoisinant l'église s'appelle la Cour-des-Seigneurs ; il renferme l'ancienne maison seigneuriale, construction des siècles derniers, qui appartenait à l'abbaye de Saint-Epvre. C'est en ce lieu que saint Gérard fut cerné par un seigneur puissant de l'évêché de Toul, du nom d'Oldéric , celui-ci mit le feu il la maison où s'était réfugié l'évêque pour l'obliger à en sortir, et l'incendie gagna aussi l'église (B. P. H., p. 522). Boyet, ferme, cense très-ancienne, seigneurie avec grange et moulin, dès l'an 1272, appartenant à l'ordre de Malte[9]

Il y avait à Manoncourt, non loin de l'église une résidence où vivaient quelques moines qui dépendaient de l'Abbaye de St Evre. La ferme de Boyer était également propriété des Moines[9].

Il existe à Manoncourt trois étangs qui selon la légende auraient été creusés par les Moines de Manoncourt pour disposer de poissons durant la période de carême, (étang de Bailly, le Grand étang et le petit étang[10]).

Au 18e siècle, la culture du chanvre connaît son plein essor et chaque maison possède son réservoir pour rouir.

Au 19e siècle, il existait bon nombre d'artisans à Manoncourt. Beaucoup de jeunes de Manoncourt sont allés travailler aux chemins de fer pour la construction de la ligne du Toul- Thiaucourt.

Pendant la guerre de 1914-18 la gare de Manoncourt était la dernière avant le front et servait de poste de ravitaillement des troupes, mais également de lieu de repos pour les soldats qui revenaient du front (il y avait une infirmerie, un cimetière et une blanchisserie)[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 avril 2015[12] Raymond Frenot    
10 juillet 2015 En cours Chantal Pierson    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2016, la commune comptait 243 habitants[Note 1], en augmentation de 1,25 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
189180202249258270272291300
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
272262243247243249207208193
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
179161133131123137116130135
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
130133209201207211240243-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

E Grosse[17] indique dans son ouvrage, vers 1836 :

«Territ. : 746 hect., dont 45o en terres labour., 204 en forêts, 72 en prés et 8 en vignes, de qualité médiocre.»

ce qui indiquerait que la vigne était peu cultivée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
  • Puits Saint-Gérard du Xe siècle.
  • Église Saint-Martin du XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Manoncourt-en-Woëvre Blason D'or à la hure de sanglier de sable allumé et défendu de gueules, chapé de gueules à deux cailloux d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gallois Lucien. La Woëvre et la Haye[18]. In: Annales de Géographie, t. 13, n°69, 1904. pp. 207-222.
  • Claude Gérard, La maison rurale en Woëvre , EDITIONS CREER, 1990[19]
  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 4 avril 2019) : « Le Terrouin Longueur: 30 km Code Sandre : A58-0200 »
  2. France. Comité des travaux historiques et scientifiques., Dictionnaire topographique de France comprenant les noms de lieu anciens et modernes., Imprimerie nationale, 1861- (OCLC 227035528, lire en ligne)
  3. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 978-2914554435).
  4. Grosse, E. abbé., Dictionnaire statistique du Département de la Meurthe contenant une introduction historique sur le pays avec une notice sur chacune de ses villes, bourgs, villages, Creusat, (OCLC 611479374, lire en ligne), p. 218
  5. Musée lorrain
  6. Collection Husson
  7. Fig1 - Ban communal à l'Est du territoire.
  8. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 97
  9. a b et c « Gallica - », sur visualiseur.bnf.fr (consulté le 4 avril 2019) : « Type :PERIODIQUE Auteur :Société d'archéologie lorraine Titre(s) :Mémoires de la Société d'archéologie lorraine Publication :A. Lepage (Nancy) Cote : NUMM-33691 »
  10. Fig 1 - ban communal
  11. « Les Archives de la Grande Guerre ["puis" et de l'histoire contemporaine] », sur Gallica, (consulté le 4 avril 2019) : « Après la première bataille de la Somme, le G. C. 12 avait été envoyé au repos à Manoncourt, près de Nancy, pour y mettre à la raison les aviateurs ennemis qui, vers la fin de janvier 1917, se montraient en force sur le pays et bombardaient la capitale lorraine en plein jour, presque quotidiennement, avec une dizaine d'appareils »
  12. https://www.estrepublicain.fr/edition-de-toul/2015/04/28/toulois-raymond-frenot-n-est-plus
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Grosse, E., Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique ..., Nabu Press, (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 218
  18. Lucien Gallois, « La Woëvre et la Haye », Annales de géographie, vol. 13, no 69,‎ , p. 207–222 (DOI 10.3406/geo.1904.6580, lire en ligne, consulté le 4 avril 2019)
  19. Claude Gérard, La maison rurale en Lorraine, EDITIONS CREER, (ISBN 9782902894666, lire en ligne)