Ébersviller

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l'ancienne commune de la Moselle, voir Petit-Ébersviller.
Ébersviller
Ferange
Église Saint-Pierre.
Église Saint-Pierre.
Blason de ÉbersvillerFerange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Canton Bouzonville
Intercommunalité Communauté de communes du Bouzonvillois et des Trois-Frontières
Maire
Mandat
Edmond Moritz
2014-2020
Code postal 57320
Code commune 57186
Démographie
Gentilé Ebersvillerois
Population
municipale
909 hab. (2014)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 39″ nord, 6° 24′ 12″ est
Altitude Min. 210 m
Max. 351 m
Superficie 14,07 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de la Moselle
City locator 14.svg
Ébersviller
Ferange

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de la Moselle
City locator 14.svg
Ébersviller
Ferange

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ébersviller
Ferange

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ébersviller
Ferange

Ébersviller est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le site inscrit de la vallée de la Canner[1]. Elle est constituée du village d’Ébersviller, de l’ensemble Férange, Ising, Labrück et de l’ancien moulin de la Kreschmuhle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ébersviller[modifier | modifier le code]

  • Everonisvilla (960) ; Eureswillre, Euresviller (1218) ; Ebersweiller (1220) ; Ewersweiler (1309) ; Eberchweiller (1368) ; Eversvuiller (1405) ; Eberswilr (1434); Eberswillerium (1448) ; Ebersvueiller (1511) ; Ebersweilerium (1527) ; Eberswiller, Ebersweiler (1544) ; Eberssweiller (1594) ; Ebersweiller (XVIIe siècle) ; Ebertsweiller (1625) ; Ermesweiller (1756)[2] ; Ebersweiler (1793) ; Ebersviller (1801)[3] ; Éberswiller, Eberswiller (XIXe siècle)[4].
  • En allemand : Ebersweiler[2]. En francique lorrain : Eveschweilla[5], Ebeschwiller et Ewëschweller.

Ising[modifier | modifier le code]

  • Ingsingen (1594) ; Insing (1779) ; Ysing, Ensing ou Insing (1825)[2].
  • En francique lorrain : Éiséngen, Éiséng et Iséngen.

Labrück[modifier | modifier le code]

  • Labrücken (1681), Labricq (XVIIIe siècle), Laubricquen (1756), Laubrück ou Laubrick (1779)[2].
  • En francique lorrain : Laabréck.

Férange[modifier | modifier le code]

  • Viringas (1134), Viringen (1137), Feiringa (1403), Feiringen (1448), Feringen (1594)[2], Férange (1793).
  • En allemand : Feiringen[2], Fehringen (1871-1918). En francique lorrain : Féeringen[5] et Feréngen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est cité en 960 sous le nom d’Everonisvilla signifiant la localité d’Eber ou d’Eburo et non Eber le sanglier comme supposé par les héraldistes modernes qui ont choisi le blason communal.

Ébersviller a surtout été possession de différentes abbayes comme celles de Villers-Bettnach, Rettel ou Bouzonville et même celle de Saint-Pierre de Metz qui échangea ses biens à Ébersviller avec des biens à Arriance au bénéfice de Faust de Stromberg.

Progressivement les choses se sont compliquées : des bourgeois messins devenant propriétaires, le duc de Lorraine étant haut justicier et confiant un fief à la famille von Blumenau au XIVe siècle. La famille d’Eltz de Freistroff s’implanta alors petit à petit directement ou par l’intermédiaire de la seigneurie de Château-Rouge au cours du XVIIe siècle et en 1660, le baron de Koenigsfeld, autre seigneur de Freistroff, avait aussi des biens à Ébersviller. En 1708, la haute justice était lorraine, le foncier était partagé entre les barons d’Eltz, de Metternich et de Zandt alors que les dîmes étaient aux chartreux de Rettel.

La paroisse existait déjà en 1221 et le droit de collation était attribué à l’abbaye de Wadgassen. À la Révolution, le curé Klein refusa le serment constitutionnel et émigra ; il fut remplacé par le curé Henry, fervent républicain, qui signait ses actes de naissance « officier public » et devint maire d’Ébersviller en 1793 ; accusé par la suite de conspiration, il fut condamné à mort et guillotiné à Paris. Il faut retenir aussi le curé Dominique Durant (1851-1875) qui eut la lourde tâche d’assurer le suivi du projet de construction d’une nouvelle l’église sous trois maires successifs dont au moins deux étaient opposés à cette construction ainsi qu’à celle d’une école pour les filles.

L’église actuelle date de 1879 et remplaça une construction de 1736. Le projet rencontra beaucoup de difficultés pour être mis en place et par la suite la réalisation se révéla désastreuse à cause de multiples malfaçons entraînant des actions judiciaires contre l’entrepreneur et contre l’architecte. Ce fut le nouveau curé, l’abbé Kremer, qui avec un nouveau maire mena à bien l’ambitieux défi. Les grandes orgues datent de 1896 et sont l’œuvre de la manufacture Dalstein-Haerpfer de Boulay, c’est un instrument exceptionnel de 25 jeux.

Au XIXe siècle, le ban couvrait 1 407 hectares dont 622 de terres labourables, 634 de forêts et 3,4 de vignes. Comme dans beaucoup de communes, un remembrement des terres fut effectué après la guerre de Trente Ans en 1691.

Il faut aussi rappeler l’impact de la ligne Maginot sur la commune d’Ébersviller avec diverses implantations comme l’entrée du Michelberg, l’abri Bilmette, les casemates du Hubnerbusch, la casemate d’Ising et l’abri du bois de Férange sans oublier le camp installé à Férange.

Férange, Ising et Kreschmuhle[modifier | modifier le code]

Férange est connu depuis 1137 sous le nom de Viringen. Au XIIe siècle, l’abbaye de Bouzonville avait des possessions et la seigneurie de Boulay en 1580 déclarait que le duc de Lorraine y était le seul souverain grâce à la seigneurie de Sierck. En 1707, la population de Férange était de 83 personnes (46 enfants).

Ising était aussi une localité autonome connue depuis 1580, la seigneurie de Boulay déclarant alors que Sierck (le duc de Lorraine) y avait toutes les justices. En 1707, Ising comptait 52 habitants avec Labruck (variantes : Laubruck et Labrück).

Le moulin de Kreschmuhle dont le nom signifie « moulin à son », est cité à partir de 1808 et il fonctionna jusqu’à la Seconde Guerre mondiale comme moulin à farine pour devenir après une exploitation agricole. Il fut ravagé en 1984 par un incendie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ébersviller Blason D'or, à la clef de gueules posée en pal, au sanglier de sable défendu d'argent brochant sur le tout.
Détails Ébersviller dépendait de l'ancienne province de Lorraine et était une possession des abbayes Saint-Pierre de Metz, symbolisée par la clé du saint apôtre, mais aussi des abbayes de Villers-Bettnach et de Rettel. De plus, saint Pierre est le patron de la paroisse. Le sanglier représente le nom de la commune qui vient de l'allemand "eber" qui veut dire verrat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 mars 2008 Alphonse Philipp    
mars 2008   Edmond Moritz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 909 habitants, en augmentation de 7,7 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
482 482 1 086 1 145 1 100 865 856 842 779
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
974 763 827 722 706 661 694 622 596
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
677 662 597 584 568 499 472 502 588
1999 2005 2010 2014 - - - - -
660 769 865 909 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre néo-gothique 1878 statue de saint Sébastien XVIIIe siècle ; orgues de Dalstein-Haerpfer.
  • Fontaine sacrée de Saint-Fridolin.

Édifice militaire[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage d’artillerie du Michelsberg de la ligne Maginot situé entre Dalstein et Férange (commune d’Ébersviller). Le Michelsberg a été construit entre 1930 et 1934 pour accueillir un équipage de 515 hommes. L’ouvrage se compose de six blocs dont cinq blocs de combat et un bloc d’entrée, reliés par plus d’un kilomètre de galeries où le matériel était transporté par train[9].

Son association de bénévoles accueille ses visiteurs tous les dimanches après-midis d’avril à septembre inclus[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lorraine.ecologie.gouv.fr/Liens_CARMEN/Paysage/SITEI/SI57331A.PDF
  2. a, b, c, d, e et f Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Bulletin des lois de la République française
  5. a et b Panneau d'entrée.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Site officiel du fort du Michelsberg.
  10. Blog sur le Michelsberg et son activité associative