Petit-Réderching

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Petit-Réderching
L'ancienne gare au Meyerhof.
L'ancienne gare au Meyerhof.
Blason de Petit-Réderching
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité C.C. du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Armand Neu
2014-2020
Code postal 57410
Code commune 57535
Démographie
Gentilé Petit-Réderchingeois
Population
municipale
1 529 hab. (2015 en augmentation de 2,27 % par rapport à 2010)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 17″ nord, 7° 18′ 18″ est
Altitude Min. 258 m
Max. 362 m
Superficie 11 km2
Localisation

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Petit-Réderching
Liens
Site web petit-rederching.fr

Petit-Réderching est une commune française du département de la Moselle en région Grand Est.

Village rural de Lorraine, du pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est, Petit-Réderching est situé à 62 km au nord-ouest de Strasbourg. Au niveau intercommunal, la municipalité est intégrée dans la communauté de communes du Pays de Bitche qui regroupe 46 localités autour de Bitche. En 2015, la population légale est de 1 529 habitants, appelés les Petit-Réderchingeois, qui font de Petit-Réderching le 5e village le plus peuplé du pays de Bitche après Bitche, Rohrbach, Montbronn et Goetzenbruck.

Mentionnée en , la localité est brièvement la propriété des comtes de Deux-Ponts-Bitche et de leur mairie de Rimling, avant de devenir lorraine tout comme le reste du comté de Bitche en . Durant la guerre de Trente Ans, la population souffre des multiples passages de troupes et sort du conflit exsangue et décimée. Le village devient français en sous Louis XV avec le rattachement du duché de Lorraine au royaume de France. Comme le reste de la Moselle, Petit-Réderching devient allemand durant la période du Reichsland (-) puis lors de l'occupation nazie (-).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes avoisinantes[modifier | modifier le code]

Aux sources de la Bickenalbe, en pays découvert, le village-rue de Petit-Réderching est situé sur une voie ancienne, la Kœnigstrasse (la route royale), tandis que son écart de Meyerhof s'est développé dans la seconde moitié du XIXe siècle, le long de la route de Sarreguemines à Bitche construite de à .

À vol d'oiseau, Petit-Réderching se situe à 61,9 km au nord-ouest de Strasbourg, chef-lieu de région, à 82,1 km à l'est de Metz, chef-lieu de département, à 18,6 km au sud-est de Sarreguemines, chef-lieu d'arrondissement et à 8,8 km à l'ouest de Bitche, chef-lieu du canton et de la communauté de communes du Pays de Bitche. Le village ne se trouve qu'à 3,5 km de Rohrbach-lès-Bitche, ancien chef-lieu de son canton et de son intercommunalité[1].

Communes limitrophes de Petit-Réderching
Guising Bettviller, Hoelling Kapellenhof, Hottviller
Rohrbach-lès-Bitche
Meyerhof
Petit-Réderching Holbach
Frohmühl
Bining Guisberg, Enchenberg
Montbronn
Siersthal
Lambach

Climat[modifier | modifier le code]

Les données météorologiques du tableau ci-dessous sont celles de la station météo de l'aéroport de Sarrebruck-Ensheim, située à 22,5 km au nord-ouest de Petit-Réderching.

Températures et précipitations moyennes à Sarrebruck[2]

Mois Jan. Fév. Mars Avr Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Températures moyennes (°C) 1,0 2,0 5,5 8,4 12,9 15,7 18,0 18,0 14,3 9,7 4,5 2,1
Précipitation moyenne totale (mm) 69,9 59,0 64,5 56,8 74,1 77,6 78,0 59,7 66,1 81,8 84,4 93,3
Sources des données : Deutscher Wetterdienst

Voies de communications et transport[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare de Petit-Réderching était desservie de à par la ligne de chemin de fer Sarreguemines-Bitche. La ligne ferroviaire étant désaffectée depuis 2014, la gare est maintenant desservie par une liaison d'autocars TER Grand Est. De nos jours, la gare ferroviaire SNCF la plus proche est la gare de Kalhausen, en service depuis 1895 sur les lignes Sarreguemines-Strasbourg et Sarreguemines-Sarre-Union[3].

Des ramassages vers le collège de Rohrbach-lès-Bitche et vers les lycées et collège de Bitche[4],[5] sont organisés lors des périodes scolaires.

Réseau aérien[modifier | modifier le code]

L’aéroport de Sarrebruck-Ensheim se situe à 30 km (liaison avec les grandes villes allemandes), celui de Strasbourg-Entzheim à 90 km (liaison avec les grandes villes françaises et européennes). L’aéroport international de Francfort est distant de 180 km du village. L’aéroport de Deux-Ponts30 km) qui offrait des liaisons quotidiennes vers Berlin et Majorque n'est plus exploité depuis .

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du pays de Bitche.
Vue du village.

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

Même s'il n'est mentionné pour la première fois que le sous la forme Riderchingen dans le registre du président Alix, le village de Petit-Réderching peut toutefois se targuer d’une implantation humaine plus ancienne. En effet, en plusieurs endroits du ban, ont été retrouvés des vestiges gallo-romains, dont plusieurs villas gallo-romaines qui témoignent d’une présence humaine bien antérieure. En , par exemple, des vestiges gallo-romains sont découverts à la Trift et à proximité de la source de la Rennbronn. Une ancienne voie romaine traversait en outre le ban de Petit-Réderching et allait vers Urbach en empruntant la route de Hoelling.

Après les invasions « barbares », le secteur de Petit-Réderching semble avoir été plus ou moins laissé à l’abandon, et ce durant de nombreux siècles.

Au XVe siècle seulement, les forêts du ban de Petit-Réderching font l’objet d’une nouvelle implantation humaine, et c’est alors que naissent les hameaux de Meren, de Neunkirchen, d’Albertingen, et de Mühweiler.

  • Meren, se situait entre les villages actuels de Guising, Bettviller et Petit-Réderching, et la tradition prétend qu’il s'y trouvait jadis un couvent.
  • Neunkirchen, vieux village du pays de Bitche mentionné dès , se trouvait près du Kapellenhof. Une verrerie y avait été établie, mais fût détruite au XVIe siècle, et seule la chapelle du village subsista un moment encore.
  • Muhweiler occupait l’emplacement actuel de la Luxenmuehle, et il est parfois possible d’y découvrir quelques ruines, par exemple celles d’une antique chapelle, un peu plus au nord. Le coteau voisin porte, aujourd’hui encore, le nom de « Totenberg » (mont-des-morts).

Ces villages allaient tous disparaître avec la guerre des Rustauds et seul Neunkirchen conserva encore un temps sa chapelle.

Les verreries de la vallée de la Schwalb[modifier | modifier le code]

En , le village de Petit-Réderching apparaît dans les actes pour la première fois. Dans son procès-verbal de , Le gruyer Jacquemin Cueullet signale la présence de quatre verreries dans la vallée de la Schwalb : une à Holbach, une autre déjà détruite à Neunkirchen, une au lieu dit Trubach appelée Riderchingen et une manufacture désignée sous la dénomination de la Vieille Verrerie. Il signale aussi que de la vieille verrerie de Neunkirchen, il ne reste que le canton de bois essarté, c’est-à-dire défriché, et une chapelle. Témoin de désordres et de gaspillage liés à l'exploitation de ces verreries, il suggère l'introduction de nombreuses réformes dans la région.

Ainsi, la présence d’une verrerie à cette date, dans la Trubach, se trouve attestée. Elle jouissait d’une bonne réputation, et elle groupait autour d’elle toute une agglomération d’ouvriers. À cette époque, l’activité verrière est en plein essor, et occupe une place de choix dans l’industrie ; elle profite d’une abondance des ressources naturelles nécessaires à son fonctionnement à Petit-Réderching et dans le reste du pays découvert comme à Rimling, Neunkirchen ou encore Holbach. Plus tard, en pays couvert, des verreries sont attestées à Eidenheim, Speckbronn ou encore Meisenthal.

L'installation d’activités verrières en pays découvert découle d’une politique menée par les comtes de Deux-Ponts-Bitche. Ces verreries n’étaient pas sédentaires mais nomades, car elles devaient se déplacer sitôt les ressources naturelles épuisées. Il n’était alors pas encore véritablement question de village, à Petit-Réderching, mais plutôt de deux « colonies » bien distinctes qui existaient alors, l’une dans la vallée de la Trubach sous le nom de Riederchingen, où se trouvait la verrerie, l’autre dans les environs de l’actuelle place du monument aux morts dont le nom reste inconnu. La verrerie de la Trubach semble ensuite avoir connu une existence un peu plus longue et plus fructueuse que celle d’Holbach, qui disparaît en , alors que les verreries opérent un déplacement vers le pays couvert, dans des lieux comme le vallon de Münzthal (Saint-Louis-lès-Bitche), où une première verrerie est créée en .

Création du ban communal[modifier | modifier le code]

Article connexe : Guerre de Trente Ans.

En , le président Alix cite Riderchingen parmi les villages du comté de Bitche qui dépendent de la mairie de Rimling. Les trois verreries de Riderchingen, Neukirchen et Vieille Verrerie, probablement éteintes avant la guerre de Trente Ans, sont ruinées par cette guerre, comme le reste du pays.

Le développement du village de Petit-Réderching n’a eu lieu qu’après cette fameuse guerre de Trente Ans, lorsque les habitants se mirent à défricher les emplacements des forêts, auparavant exploitées par les verreries. Ces défrichements, ont permis la création d’un ban, élargi par la suite avec l’ajout des anciens bans de villages disparus pendant les conflits des XVe siècle et XVIe siècle. Le village profite également du passage de deux routes importantes, la « Ritterstrasse », et la « Koenigstrasse », construits au cours du Moyen-Âge par les paysans des environs, astreints à la corvée.

Dans les années -, en plus de la guerre, un autre fléau s’abat sur les habitants de Petit-Réderching et des villages d’Etting, Kalhausen, Rohrbach, Gros-Réderching, Siersthal et Achen, en une vague de peste qui vient décimer une grande partie de la population, déjà durement éprouvée par la guerre de Trente Ans. Par ailleurs, les vexations et brutalités des troupes militaires à l’encontre des populations ne prirent réellement fin qu’en , à la signature du traité de Ryswick, qui rendait la Lorraine à son duc. Cette paix a apporté un peu de calme politique et religieux, et a permis de développer les réseaux routiers, distribuant les vivres aux uns, supprimant les taxes aux autres.

Dans le but de promouvoir le repeuplement de la région, les nouveaux colons furent exempts de taxes durant dix ans. Les anciens villageois, qui ne bénéficiaient pas de ce privilège, s’élevèrent contre ces faveurs. Les anciennes familles choisirent ainsi, pour ne pas se laisser dominer par les nouveaux venus, d’agrandir leurs propriétés en défrichant également les terres boisées. Mais écrasés de redevances, un certain nombre d’entre eux s’expatrièrent dans le banat hongrois. Dans une pétition de , fut demandée et obtenue la réduction de la dîme. Avec les nouvelles familles qui s’étaient alors installés au village, sont apparus de nouveaux métiers, tels que verriers, tanneurs, meuniers, tondeurs ou journaliers. Les tuileries, four à chaux, carrières de plâtre et de pierre s’imposèrent elles aussi de plus en plus. Astreinte à la corvée, la population construisit la route menant de Sarreguemines à Bitche entre et , première route reliant la partie couverte des Vosges du Nord à la région de la culture, le Gau.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le découpage administratif du district de Bitche en .

En , Petit-Réderching compte alors 55 maisons rassemblées autour de la chapelle et en bordure du chemin communal.

À la Révolution française est créé le district de Bitche qui se heurte au clergé et sème la terreur. Les impôts sont aussi difficiles à supporter. En , le district est éclaté en trois cantons (Bitche, Volmunster et Rohrbach), qui sont rattachés à l’arrondissement de Sarreguemines. Le pays de Bitche perd alors neuf siècles d’unité, et le « repliement » (c’est-à-dire le départ de l’élite locale) s’amorce.

Du point de vue du spirituel, Petit-Réderching est succursale de Bettviller dans l'archiprêtré de Hornbach jusqu'en , puis passe dans celui de Rohrbach. Le village est érigé en paroisse en . L'église paroissiale, dédiée à l'Exaltation de la Sainte-Croix, est construite en par le curé Jeko aux frais des paroissiens pour remplacer une chapelle trop petite et malsaine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

carte en couleur
Situation de Petit-Réderching (rouge) au sein du canton de Bitche (gris).

Depuis , Petit-Réderching est rattachée à l'arrondissement de Sarreguemines. La commune dépend de la cinquième circonscription de Moselle.

De à , Petit-Réderching était l'une des 15 communes du canton de Rohrbach-lès-Bitche. Depuis le redécoupage cantonal de 2014, la commune dépend désormais du canton de Bitche (46 communes pour près de 35 000 habitants). Selon le principe de parité, deux conseillers départementaux - une femme, un homme - sont nécessairement issus des suffrages. À la suite des élections départementales des et , les représentants auprès du conseil départemental de la Moselle sont Anne Mazuy-Harter (DVD) et David Suck (UDI), ancien vice-président du conseil général[9].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la Cour d'appel de Metz, Petit-Réderching relève du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance, du tribunal pour enfants et du bureau foncier de Sarreguemines, de la Cour d'Assises de Moselle, du tribunal administratif de Strasbourg et de la cour administrative d'appel de Nancy[10].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la communauté de brigades (COB) de Bitche[11].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

carte en couleur
Situation de la C.C. du Pays de Bitche (rouge) au sein de la Moselle (gris).

Depuis le , Petit-Réderching fait partie de la communauté de communes du Pays de Bitche (CCPB) qui regroupe en son sein quarante-six communes situées autour de Bitche. Depuis , cette institution est présidée par Francis Vogt, conseiller municipal de Bitche. Avant , Petit-Réderching était l'une des 9 communes de la communauté de communes de Rohrbach-lès-Bitche.

Parmi ses nombreuses compétences, la CCPB gère le gymnase et le plateau sportif du collège de Lemberg, le gymnase et le plateau sportif du collège Kieffer de Bitche, La piscine et la médiathèque Rocca de Bitche, le site du Simserhof au Légeret, le site verrier de Meisenthal, le musée du Sabotier de Soucht, le site du moulin d'Eschviller, la collecte des ordures ménagères, l’entretien des cours d’eau et le développement touristique. Le siège administratif et les bureaux de la CCPB se situent à Bitche, au 4 rue du Général Stuhl[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1888 mai 1913 Bernard Lauer    
juin 1913 juin 1924 Nicolas Bach    
juillet 1924 Août 1934 Jean Burgun    
septembre 1934 janvier 1945 Jean Firling    
février 1945 avril 1945 Auguste Lauer    
avril 1945 juin 1945 Jean Seyler    
juillet 1945 septembre 1945 Jean Firling    
octobre 1945 mars 1946 Victor Kirsch    
mars 1946 mai 1953 Adolphe Schaller    
mai 1953 mars 1983 Felix Spieldenner    
mars 1983 mars 1989 Armand Kirsch    
mars 1989 mars 2008 Roland Kofler    
mars 2008   Armand Neu    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2015, la commune comptait 1 529 habitants[Note 1], en augmentation de 2,27 % par rapport à 2010 (Moselle : -0,06 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
586 531 650 733 818 778 772 679 700
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
698 664 661 668 678 712 800 843 878
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
915 951 925 882 1 011 1 174 1 258 1 291 1 447
1990 1999 2004 2009 2014 2015 - - -
1 525 1 562 1 517 1 489 1 513 1 529 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[15]. |recens-prem=.)
Histogramme de l'évolution démographique

L'augmentation très sensible de la population depuis le début du XXe siècle, passant de 703 habitants en 1817 à 807 en 1852 pour atteindre 1447 habitants au recensement de 1982, s'explique en partie par le regroupement de petites activités industrielles sur le site de Meyerhof, dont le développement est dû à la création de la voie ferrée de Sarreguemines à Bitche en 1869.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Petit-Réderching est rattachée à l'académie de Nancy-Metz. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires, et cela depuis le redécoupage des régions françaises de 2015. Avant, elle faisait partie de la zone A[16],[17].

Le village dispose de deux écoles, une école maternelle (2 classes pour 3 niveaux), et une école primaire (4 classes pour 5 niveaux)[18].

Les élèves vont ensuite au collège Jean Seitlinger de Rohrbach-lès-Bitche. Pour poursuivre leurs études en lycée, les jeunes Petit-Réderchingeois se rendent principalement à Bitche ou à Sarreguemines[19].

Médias[modifier | modifier le code]

Logo du Républicain lorrain

Le Républicain lorrain est un quotidien régional d’information dont le siège social se situe à Metz. Dans son édition de Sarreguemines-Bitche, il consacre régulièrement des articles à l’actualité communale[20].

Dans le domaine des médias audiovisuels, trois chaînes de télévision sont accessibles aux habitants de Petit-Réderching et relaient les informations locales : France 3 Lorraine, Mosaïk et TV Cristal. Parmi les nombreuses stations de radio disponibles, on peut citer Radio Studio 1 et Radio Mélodie[21], basées respectivement à Bitche et à Sarreguemines, ainsi que Radio Salü, radio de langue allemande basée à Sarrebruck.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Calvaire.
  • L'église paroissiale, dédiée à l'Exaltation de la Sainte-Croix reconstruite de 1829 (date portée) à 1831, aux frais du curé Jeko. Les paroissiens s'étaient engagés à lui payer en 6 termes la somme de 12 000 francs et à lui céder l'ancienne église, aux termes d'un traite passé entre eux le . A remplacé une ancienne église très petite et malsaine.
  • Un calvaire monumental érigé au carrefour de la route de Bettviller et de la rue Sainte-Croix, qui doit sa curieuse allure disproportionnée à l'absence de fût. Érigé en 1779 aux frais des époux Jakob Schuck et Anna Faber, il est formé d'un socle fait de deux consoles affrontées encadrant un cartouche de laurier, supportant les statues en ronde bosse, un peu hiératiques et naïvement sculptées, de la Sainte Vierge et de saint Jean. Une haute croix se dresse entre eux, représentant les trois personnes de la Trinité : le Christ en croix, la colombe du Saint-Esprit sortant d'une nuée et Dieu le Père bénissant, placé en amortissement du montant. Sculpté dans le grès, le calvaire est entièrement polychrome, comme très souvent dans le pays de Bitche, et l'inscription gravée à la base de la croix rappelle les souffrances du Christ, plus grandes que celles du passant : « O ihr alle die den Weg vorüber gehet, mercket doch und sehet ob ihrgens ein Schmertz gleicht meinem Schmertz ».

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Dialecte[modifier | modifier le code]

Article connexe : Francique rhénan de Lorraine.

Sur le plan culturel, la seconde moitié du XXe siècle se caractérise par la diffusion de la langue française dans le village et plus largement dans l'ensemble de la population alsacienne et mosellane. Depuis le traumatisme de l'occupation nazie de 1940-1945, la langue allemande et le dialecte francique sont en net recul même si le canton de Rohrbach comptait encore 80 à 90 % de locuteurs du francique lorrain en [22].

Dans les conversations en français de Moselle germanophone, outre les spécificités de l'accent francique lorrain (non distinction entre le p et le b, le ch et le j, le d et le t), la syntaxe est fréquemment bousculée par celle de l'allemand. Parmi les autres tendances lourdes figurent l'inversion entre le prénom et le nom (Muller Michel), l'usage fréquent d'abréviations pour les noms de localités (Petit-Réd', Gros-Réd', Ench', 'Bruck, Stras'), et l'emprunt de mots à la langue francique rhénane (Bix, Flammkuche, Schnaps, Scheslon, Kirb).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Petit-Réderching Blason De gueules au vase d'argent, surmonté d'une croix de Lorraine d'or[23].
Détails
La vase indique que l'origine du village est une verrerie du XVIe siècle. La croix de Lorraine rappelle que la localité faisait partie du comté lorrain de Bitche, elle évoque aussi son église dédiée à la sainte Croix[23].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Marcus, Les verreries du comté de Bitche : essai historique, Nancy, imprimerie de Berger-Levrault, , 359 p. (notice BnF no FRBNF34111715)
  • Joël Beck, Rohrbach-lès-Bitche et son canton, , 362 p. (ISBN 978-2708500624)
  • Joël Beck, Moulins : huileries, tailleries, scieries du pays de Bitche, Sarreguemines, Éditions Pierron, , 503 p. (notice BnF no FRBNF37091175)
  • Joël Beck, Le canton de Rohrbach-lès-Bitche, Alan Sutton Éditions, , 127 p. (ISBN 978-2842539757)
  • Marie-France Jacops, Jacques Guillaume et Didier Hemmert, Le Pays de Bitche (Moselle), Metz, Éditions Serpenoise, , 135 p. (notice BnF no FRBNF35493996), p. 91

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie », sur le site Lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 2 janvier 2018).
  2. Fiche climatologique du Deutscher Wetterdienst
  3. « TER Grand Est », sur le site de la SNCF (consulté le 2 janvier 2018).
  4. « Horaires et arrêts de transports scolaires vers les établissements de Bitche (fiche 1) », sur petit-rederching.fr (consulté le 2 janvier 2018)
  5. « Horaires et arrêts de transports scolaires vers les établissements de Bitche (fiche 2) », sur petit-rederching.fr (consulté le 2 janvier 2018)
  6. Ernest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en .
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Geoplatt
  9. « Les Conseillers Départementaux », sur le site du conseil départemental de la Moselle (consulté le 16 janvier 2017)
  10. « Liste des juridictions compétentes pour une commune » (consulté le 2 janvier 2018).
  11. « Brigade la plus proche / Petit-Réderching », sur le site de la Gendarmerie nationale (consulté le 2 janvier 2018).
  12. « La communauté de communes » (consulté le 16 janvier 2017).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. « École maternelle publique la Petite Ruche », sur le site de l'Éducation nationale (consulté le 2 janvier 2018).
  17. « École élémentaire publique de Petit-Réderching », sur le site de l'Éducation nationale (consulté le 2 janvier 2018).
  18. « Les écoles primaires », sur petit-rederching.fr (consulté le 2 janvier 2018).
  19. « Le collège et les lycées - Enseignement secondaire », sur petit-rederching.fr (consulté le 2 janvier 2018).
  20. Le Républicain lorrain, « Petit-Réderching » (consulté le 2 janvier 2018).
  21. Radio Mélodie, « Petit-Réderching » (consulté le 2 janvier 2018).
  22. S. Legrand - d'après les chiffres de l'INSEE.
  23. a et b « Les Blasons des communes de Lorraine », Union des cercles généalogiques Lorrains (consulté le 2 janvier 2018)