Bernécourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Bernécourt
Bernécourt
Église Saint-Georges.
Blason de Bernécourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Daniel Buvet
2014-2020
Code postal 54470
Code commune 54063
Démographie
Gentilé Bernécourtois
Population
municipale
183 hab. (2016 en augmentation de 5,17 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 38″ nord, 5° 50′ 39″ est
Altitude Min. 240 m
Max. 295 m
Superficie 9,38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte administrative de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Bernécourt

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Bernécourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bernécourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bernécourt

Bernécourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé à l'embranchement des routes de Pont-à-Mousson à Saint-Mihiel, et de Thiaucourt à Toul , à 20 Km de Toul et à 35 Km de Nancy,

Fig 1 - Bernécourt (ban communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 953 hectares comportait en 2011, 58.5 % de zones agricoles, 15 % de forêts 20% de prairies et 6.5 % de zones urbanisées.

Le territoire est arrosé par le Ruisseau de Bernecourt sur 2.23 km.[1]

La commune fait partie du Parc naturel régional de Lorraine[2].

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bernécourt
Seicheprey Flirey Limey-Remenauville
Mandres-aux-Quatre-Tours Bernécourt Noviant-aux-Prés
Hamonville Grosrouvres Noviant-aux-Prés

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bernaicuria (1120/1163[3]), Breneincourt (1322), Brenaincourt (1339), Brenaicuria et Brenaicourt (1370), Brenécourt (1421),  Breneicourt (1441), Breneycourt (1551), Berneycourt-Belle-Fontaine (1588), Beurnecourt-Belle-Fontaine ou Bernecourt (1719), Bernecourt (1793), sont les différentes graphies recensées par le Dictionnaire topographique de la France[4].

Pour l'étymologie, à  comparer à Bennecourt dans les Yvelines (Bernencurtis autrefois).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le répertoire archéologique du comte Beaupré mentionne le signalement de E. D. Olry de ruines au lieu-dit Devant le bois de Vassogne (Voisogne, Vouassagne), et à la Monnerie sur la commune voisine de Flirey[5], néanmoins les éventuelles traces d'occupations anciennes sur le territoire de Bernécourt n'ont pas encore été découvertes (ou ont été détruites au fil des évènements de l'histoire).

Toutefois la vie du village a laissé des traces dans les archives, que les historiens nous rapportent ainsi [6] :

En 1322, Pierresson Delomet, dit Froideaux, cède au comte de Bar des revenus qu'il a à Bernécourt, puis, plus tard

« En 1536, le duc Antoine établit à Bernécourt deux foires l'année, le 1er mai, et le  25 novembre, et un marché chaque jeudi de la semaine ; de plus, il affranchit, pendant trois ans, ces foires et marchés des droits de vente et tonlieu qui se payaient aux foires de Pont-à-Mousson, à condition toutefois que les habitants de Bernécourt participent à l'entretien de la halle de Pont-à-Mousson.

En 1588, les habitants de Bernécourt demandèrent au duc Charles III et en obtinrent la permission de fermer leur village de portes et murailles Le duc de Lorraine, après avoir envoyé sur les lieux, pour lui faire son rapport, le sieur de La Ferté, avec un ingénieur choisi par ce dernier, fit droit à la double requête des habitants de Bernécourt et leur permit de clore et d'environner leur village de fossés, murailles, portes et porteries, d'après le plan qui leur en fut montré.

En 1619, le duc Henri érige en fief, en faveur de Charles Nicolas, sieur de Lorry, une maison que celui-ci possédait près du village de Bernécourt, laquelle était bâties et dressée en forme de château, environnée de hautes murailles et fortifiée aux quatre coins de quatre tours dont la toiture est en forme de pyramide. »

Lepage estime qu'il s'agit très probablement  du fief de Gorge-Salée, dont parle Maillet dans son Pouillé du Barrois.[7] L'histoire explique ainsi la forme des divisions parcellaires de la commune qui représente en zonage cadastral (ZONE ZR fig 1 - ban communal) le tracé des anciens murs du village.

Le fief de Bernécourt releva ensuite du marquisat de Pont-à-Mousson. Il devint en 1719 le siège d'une baronnie.La commune fut en 1790 le chef-lieu d'un canton dépendant du district de Pont-à-Mousson.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'abbé Grosse précise dans son ouvrage, vers 1836, au sujet de la commune de Bernécourt :

« Elle possède une brigade de gendarmerie à cheval, logée dans une caserne qui fut bâtie sous le règne de Louis XV, en 1761. Le village est aussi un lieu d'étape, et aux fameuses journées de Juillet 183o, plusieurs régiments de cavalerie, du camp de Lunéville, stationnèrent longtemps près de celte commune avant de se rallier à la révolution (de 1830)[8] »

  • Dommages au cours de la guerre 1914-1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Daniel Buvet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 183 habitants[Note 1], en augmentation de 5,17 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
217238190189236284292298310
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
330353327315310312335311292
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
310289189221202232231264232
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
190155177187181172171170186
2016 - - - - - - - -
183--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et modestement viticole,  au XIX ème siècle :

« Surf. territ. : 937 hect. 750 en terres lab., 24 en prés, 1 en vignes, 122 en bois ; le reste en jardins, chènevières, etc. L'hectare semé en blé peut rapporter 15 hectol., en orge 18 , en seigle 15 , en avoine 20 ; planté en vignes 70 ; on y sème très-peu d'orge et de seigle. Les chevaux et les bêtes blanches sont l'espèce dominante de bestiaux[13]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nadine Morano a résidé quelque temps à Bernécourt en compagnie de son mari et de ses 3 enfants.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Bernécourt Blason De gueules, à trois bandes d'argent ; au chef d'or chargé de trois croisettes pommetées au pied fiché d'azur.
Détails
La commune a adopté les armes de Claude Guérin, premier seigneur du lieu.
  • La commune a adopté les armes de Claude Guérin, premier seigneur du lieu. Celui-ci porte "de gueules, à trois bandes d'argent ; au chef d'or chargé de trois croisettes pommetées au pied fiché d'azur" :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.
  • THIERY Dominique, « En passant par Bernécourt », 1989, Etudes Touloises n° 49

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 24 octobre 2019)
  2. Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine.
  3. Michel Parisse, « Écriture et réécriture des chartes : les pancartes aux XIe et XIIe siècles. », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 155, no 1,‎ , p. 263 (DOI 10.3406/bec.1997.450867, lire en ligne, consulté le 24 octobre 2019) :

    « Confirmation par Henri, évêque de Toul, de donations faites par différents donateurs aux chanoines réguliers de Riéval.B. Copie du XVIIIe siècle, Bibl. raun. Nancy, ms 992 (14), p. 153-154 : item aliam vallem juxta Bernaicuriam, a fonte usque ad viam que itur de Neveys ad Sorbeyum continuamque culturam in Bernaicuria et quosdam agros eidem in diversis locis adjacentes et portiones quasdam in predicta silva ab hominibus predictorum dominorum. »

  4. Comité des travaux historiques et scientifiques, Dictionnaire topographique de la France :  comprenant les noms de lieu anciens  et modernes, Paris, Imprimerie nationale, 1861-1952 (notice BnF no FRBNF37326793)
  5. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, A. Crépin-Leblond, (OCLC 458681864, lire en ligne)
  6. Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département... Volume 1, (lire en ligne), p. 132
  7. Claude de Maillet, Mémoires alphabétiques pour servir à l'histoire, au pouillé et à la description générale du Barrois, Bar-le-Duc, R. Brifflot, 1749.
  8. E. Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 69
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 61