Stuckange

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Stuckange
Stuckange
Chapelle de la Visitation.
Blason de Stuckange
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté de communes de l'Arc mosellan
Maire
Mandat
SEGURA Olivier
2020-2026
Code postal 57970
Code commune 57767
Démographie
Gentilé Stuckangeois
Population
municipale
1 138 hab. (2018 en augmentation de 12,56 % par rapport à 2013)
Densité 256 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 37″ nord, 6° 14′ 26″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 210 m
Superficie 4,44 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Metz, Thionville, Luxembourg
Élections
Départementales Canton de Metzervisse
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Stuckange

Stuckange est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Stuckange
Yutz Kuntzig Distroff
Stuckange Metzervisse
Bertrange Volstroff

Le village est situé au croisement de la D 918 et de la D 61, au sud-est de Yutz (6 km environ) et de Thionville (10 km environ). La frontière franco-luxembourgeoise se trouve à environ 20 km au nord. La frontière franco-allemande se trouve à environ 25 km au nord-est.

Stuckange peut se décomposer en trois parties historiques : – le vieux village, construit autour de la D 918 et la D 61 en direction de l'est ; – le lotissement construit entre la D 918 et la D 61 en direction de l'ouest ; – les différents petits lotissements qui sont en train de se construire en extension du premier.

Comme beaucoup de villages alentour, Stuckange est une illustration de la rurbanisation : un vieux village situé à proximité de foyers d'emploi (Thionville, le Luxembourg), et qui construit des lotissements pour accueillir de plus en plus de nouveaux arrivants.

Les habitants de la commune de Stuckange sont les Stuckangeois et les Stuckangeoises.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Stuckange est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5]. Elle fait aussi partie des aires d'attraction de Thionville et de Metz.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (55,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,6 %), forêts (36,8 %), prairies (14,3 %), zones urbanisées (10,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • En francique lorrain : Stickéng, Stëckéngen et Stéckéngen.
  • Anciens noms[8],[9] : Estuvinges en 1230 (fond de Malte, inventaire liasse G.); Estucanges en 1280 ; Stuczningen et Stuczwingen en 1429 ; Stulking en 1544 ; Stuckingen au XVIIe siècle (Loth. Sept) ; Stuvange en 1680 (dénombrement arch. Depart.) ; Strickange en 1682 (dénombrement de décembre) ; Stukange en 1756 (Stem. Départ. Moselle.), Stukange en 1793, Stückingen (1871-1918 et 1940-1944).

Le suffixe -ange est la forme donnée (renommage administratif) à la place du suffixe germanique -ing (« domaine »), lors de l'avancée du Duché de Bar vers 1200[10]. Le nom des villages ayant leur finale en -ing ou -ingen a été francisé par onomatopée en -ange.[11]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Stuckange naît d'une zone de défrichement[12] à l'initiative de l'abbaye de Trêves peu avant l'an mil, la langue est alors le vieux haut allemand (il s'agit d'une langue multi-dialectale) de dialecte Mittelfränkisch.
  • Faisait partie du duché de Bar en 1280: les noms de localité en -ange (Estucanges en 1280) viennent d'une décision administrative de francisation des noms vieux haut allemand en -ingen par le duché de Bar, dans le cadre d'une avancée puis d'un recul de l'emprise du duché de Bar.
  • Faisait partie du comté de Luxembourg (apparu vers 962, en lien avec l'abbaye St-Maximin de Trêves) puis du duché de Luxembourg (à partir de 1354), dans la seigneurie de Distroff. Il s'agit de la partie du Luxembourg qualifiée de Luxembourg français après l'annexion par la France de Louis XIV en 1659 (cf. Traité des Pyrénées).
  • Une partie de Stuckange dépendait de la seigneurie de Busbach (1682, loc. Cit.) – Elle était annexe de la paroisse de Metzervisse. Autrefois Trois-Évêchés (après 1659), bailliage et coutume de Thionville. Fit partie du canton de Kœnigsmacker de 1790 à 1802 et passa à cette date dans le canton de Metzervisse.
  • Commune jusqu’au ou un décret impérial le réunit avec Kuntzig à Distroff[8]. Le village est transféré en 1902 de Distroff à Kuntzig. La commune indépendante est recréée en 1988 à partir de Kuntzig.

Histoire contemporaine de la municipalité[modifier | modifier le code]

Stuckange a longtemps fait partie de la commune de Kuntzig. À la suite d'une procédure de scission commencée en 1987, l'érection de la commune fut décidée par arrêté préfectoral du avec effet au . Lucien Bach,ajoint au maire de 1977 à 1989 qui représentait Stuckange au conseil de Kuntzig, a logiquement été élu 1er maire de la nouvelle commune (deux listes en présence). En 1995, la liste de Lucien Bach conserve son mandat. En 2001, la liste de Vincent Uhl (8 élus) l'emporte sur celle de Alain Jost (7 élus). Le décès de Vincent Uhl en 2006, entraîne l'élection par le conseil municipal, de Thierry Rein, qui emportera ensuite l'élection de 2008.

La construction en 2012 d'un contournement routier de la RD 918 par le nord du village a grandement soulagé le trafic automobile.

Associations[modifier | modifier le code]

Stuckange compte une association : Sports et Loisirs Stuckange (SLS), qui organise des activités sportives et culturelles (cours de gymnastique, sorties marche, visites, atelier mémoire, danse enfants, peinture adultes et enfants, yoga, zumba, baby-gym, couture etc.).

Entre 1995 et 2000, le village comptait également une association de jeunes, l'Association de la Jeunesse Stuckangeoise (AJS), qui organisait des animations particulières pour les jeunes (tournois de football, concerts, sorties sportives, etc.). L'AJS avait également créé un petit journal satirique du village (trimestriel). Son unique président fut Jean-Paul CLIN. Après quelques années de vie, l'association a périclité.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Lucien Bach sans etiquette maire honoraire
mars 2001 2006 Vincent Uhl    
juillet 2006 mars 2014 Thierry Rein    
mars 2014 mai 2020 Jean-Pierre Vouin    
mai 2020 En cours Olivier Segura    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2018, la commune comptait 1 138 habitants[Note 3], en augmentation de 12,56 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1990 1999 2006 2007 2012 2017
1972032326427248518701 0161 073
2018 - - - - - - - -
1 138--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[15]. |recens-prem=2007 |n.)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de la Visitation, construite au XVe siècle dont il subsiste les deux travées de chœur (actuellement 1re et 2e travées de la nef) et le tympan de l'ancien portail remonté au-dessus du portail actuel. Retournée au XVIIIe siècle lors de la construction de la 3e travée de la nef, du transept et du chœur. Sacristie et tour clocher XIXe siècle.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Quatre fermes en activité se trouvent dans le vieux village : trois dans la rue de la Liberté (D 61 vers l'est), une sur la rue nationale (D 918 vers le sud-est).
  • École primaire (maternelle et élémentaire).
  • Mairie.
  • Cimetières (autour de l'église et en dehors du village sur la voie communale vers Reinange).
  • Salle des fêtes.
  • Terrain de football.
  • Terrain multisport.
  • Un bistrot/tabac.
  • Un restaurant.
  • Une dépôt de pain / presse.
  • Un garage automobile.
  • Un médecin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lucien Bach, adjoint au maire de la commune de Kuntzig-Stuckange pendant deux mandats, de 1977 à fin 1988. Initiateur et maître-d'œuvre de la création de la nouvelle commune de Stuckange. Président de la commission spéciale chargée d'administrer la commune jusqu'aux élections municipales de . Maire de 1989 à 2001. Maire honoraire de Stuckange par arrêté préfectoral du pour avoir exercé pendant 24 ans des fonctions municipales, titulaire de la Médaille d'honneur régionale départementale et communale échelon argent.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Stuckange Blason
De gueules au lion d'argent au chef du même chargé de trois fermaux en losange de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Véronique Lucas-Ory, Dictionnaire des noms de Lieux de la Moselle, Archives & Culture, (ISBN 2350771636)
  11. Auguste Terquem, Etymologie du nom des villes et des villages du département de la Moselle, Metz, Lorette, (lire en ligne), p. 15.
  12. Collectif (dictionnaire historique de la Suisse), « Défrichements, chapître "Techniques et toponymes" », sur https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/007949/2008-11-11/, 11//11/208 (consulté le )
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.