Chémery-les-Deux

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Chémery-les-Deux
Hobling
Chémery-les-Deux
Église Saint-Martin.
Blason de Chémery-les-Deux Hobling
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes Bouzonvillois-Trois Frontières
Maire
Mandat
Maurice Ochem
2020-2026
Code postal 57320
Code commune 57136
Démographie
Gentilé Chémerois
Population
municipale
568 hab. (2018 en augmentation de 11,81 % par rapport à 2013)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 01″ nord, 6° 26′ 41″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 284 m
Superficie 10,03 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bouzonville
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Chémery-les-Deux
Hobling
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Hobling
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Hobling
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Chémery-les-Deux
Hobling

Chémery-les-Deux est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chémery-les-Deux
Menskirch Bibiche
Dalstein Chémery-les-Deux Freistroff
Ébersviller Hestroff Anzeling

Chémery-les-deux se situe dans le Nord-Est de la France, en Moselle.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Hobling
  • Klop
  • la ferme de Ingling
  • la ferme de Vintring

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chémery-les-Deux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39 %), prairies (36,4 %), forêts (13,2 %), zones urbanisées (6,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,4 %), zones humides intérieures (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Chémery-les-Deux : Soneberich (1130), Schomberg (1239), Schoumberg (1334), Schouenberg (1338), Schoenberg (1550), Chombourg (1571), Schenberg (1579), Clsmey alias Schomberg (1594), Schomberg et Neuschomberg (1669)[8], Chémery les Deux (1793)[9].
    • En allemand Schemberg (Alt et Neu)[8], Schemmerich ou Schemerich (1871-1918), Schomberg (1940-44). En francique lorrain Scheemrech, Grouss-Scheemrech et Schemerich.
  • Hobling : Hobeldinga (1179)[10], Hoveldinga (1338), Oblingen (XVIe siècle), Hoblingen (1594), Habelding (1756)[8], Hobling (1793)[9]. Hoobléngen en francique lorrain.
  • Ingling : Eingringes (1130), Dinglingen et Inglingen (1594), Englingen (1616), Engling (XVIIIe siècle)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine fief des Ducs de Lorraine, Chémery dépendait pour partie de la prévôté de Sierck et de la Cour de Perl.

Y sont dotées en 1130 l'abbaye de Freistroff et en 1604 l'abbaye de Bouzonville, sans oublier l'omniprésence de l'abbaye de Villers-Bettnach.

Au XVIe siècle, l'abbé de Freistroff, Didier de Colligny, fonde un nouveau village situé le long de la route menant de Bouzonville à Thionville.

La coexistence des deux villages posera quelques problèmes et nécessitera un traité en 1579.

S'appelant Soneberich en 1130. Territoire de l'abbaye cistercienne de Villers-Bettnach. Chémery-la-Vieille est citée au 13e ; Chémery-la-Neuve fondée en 1570. Un ancien château avec pont-levis servait de presbytère au 18e[11].
C'est Didier de Colligny qui fonda Chémery-la-Neuve qu’il peupla surtout de colons d’origine ardennaise et qui sera dénommée alternativement Chémery la Romane ou Welschschonberg puis Grand Chémery.

Chémery-la-Vieille était chef-lieu d'une paroisse de l'archiprêtré de Kédange, à laquelle appartenait comme annexe Chémery-la-Neuve, Ces deux villages ne formaient qu'une communauté, dont Chémery-la-Vieille était le chef-lieu.

La commune de Hobling appartient à Chémery-les-Deux. Elle n'a jamais été paroisse mais était autonome jusqu'en 1810. On pourra noter au passage que Hobling a vu aussi la construction sur son ban du petit ouvrage A23 de la ligne Maginot qui était composé de quatre blocs occupés par 120 hommes sous les ordres du Capitaine Boileau ainsi que les casemates du Huberbusch C58 et C59 occupées par une trentaine d'hommes sous les ordres de l'adjudant-chef Nollevalle. Le site du Huberbusch est désormais préservé par une association.

Brisebach, ancienne ferme ou localité disparue était encore mentionné au XVIe siècle. Ingling dépendait de la landschultesserie de Sierck et de la paroisse de Menskirchen. Vintring Faisait partie de la communauté d'Edling. Au début du XIXe siècle, Chémery a pour annexe Hobling et possède les fermes d’Ingling et de Vintring, cette dernière est encore citée en 1824. La ferme Klop fut édifiée au milieu du XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2008 Joseph Commard    
mars 2008 En cours Maurice Ochem    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2018, la commune comptait 568 habitants[Note 2], en augmentation de 11,81 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
338408648771759606619602622
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
536525501794421417484419395
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
475353306300326310317405395
1999 2005 2010 2015 2018 - - - -
381417473546568----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
  • Église Saint-Martin 1751 : haut clocher à Petit Chémery.

Forêts[modifier | modifier le code]

La commune possède une forêt d'une surface de 130 hectares. Elle est essentiellement constituée de Chênes, Hêtres et Charmes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Richard (1802-1879) Artiste précurseur de l'art brut a habité la commune de 1850 à 1870[15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chémery-les-Deux Blason
D'argent au mont de trois coupeaux de gueules, chapé d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 31 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 20 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 20 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a b c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  9. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Mémoires de l'Académie nationale de Metz - Volume 45 (1865)
  11. sources: site de la commune
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. François Pétry et Mireille Pétry, « Le séjour à Chemery-les-Deux de Pierre Richard auteur de grimoires illustrés », Cahiers de la Nied, Société d'histoire et d'archéologie de Lorraine, 73-74,‎ , p. 6-30.