Fribourg (Moselle)

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Fribourg
Fribourg (Moselle)
La mairie
Blason de Fribourg
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Intercommunalité Communauté de communes de Sarrebourg - Moselle Sud
Maire
Mandat
Robert Rudeau
2020-2026
Code postal 57810
Code commune 57241
Démographie
Gentilé Fribourgeois
Population
municipale
165 hab. (2018 en diminution de 1,2 % par rapport à 2013)
Densité 9,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 02″ nord, 6° 51′ 26″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 301 m
Superficie 17,42 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sarrebourg
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sarrebourg
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Fribourg
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Fribourg

Fribourg est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique de Lorraine et fait partie du pays de Sarrebourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Parc naturel régional de Lorraine[1] et de la ZNIEFF du pays des étangs[2].

Accès[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Albeschaux, Albing, Sainte-Croix.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fribourg est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sarrebourg, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 87 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (42,3 %), terres arables (30,1 %), forêts (21,1 %), zones urbanisées (2,6 %), eaux continentales[Note 3] (2,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Fribourg : de l'adjectif germanique frei «libre» + burg «ville fortifiée» : Friburch en 1252, Fribourch en 1301, Fryburg en 1476, Friburg au XVe siècle[10], Freiburg (1871-1918). Fribo en Lorrain.
  • Albeschaux : Albeschot (1276), Alberschoff (1738), Alberschoffen (1738), Albexau (1739), Alberhoff (Cassini)[10], Albéchaux (XIXe siècle), Albershofen (1940-1944).
  • Albing : Elbingen en 1497, Albin[10].
  • Sainte-Croix : Heiligkreuzhof (1871-1918).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Ancienne place forte et domaine des évêques de Metz.
  • Siège d'une châtellenie épiscopale avec château fort construit en 1340 par les évêques de Metz.
  • Fribourg-l'Evêque, ancien nom de Fribourg était une ville libre de tout subside. La châtellenie était composée de quatre villages Fribourg, Languimberg, Azoudange et Rhodes.

Le petit village est construit autour de sa motte féodale : le Thalbourg. En construisant le Thalbourg, les gens avaient la possibilité de se défendre des pillards. Même l'évêque de Metz était venu construire un château au pied de cette motte. Château qu'il ne visita jamais. Construit en 1340 pour échapper aux violences des Messins, monseigneur Claude Saint-Simon ordonna sa démolition en 1747. La colère des Fribourgeois fut grande mais il fut rasé jusqu'au sol et ses pierres servirent à construire la ferme des Basses Cours. Un nouveau château, celui du seigneur du Puisot et du Stock avait lui aussi été construit à l'abri de la motte féodale. Les deux châteaux ont existé à Fribourg pendant plus de cent ans. Ce dernier existe toujours et les propriétaires font tout pour le sauvegarder.

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

À Albeschaux, commune de Fribourg, la chapelle Sainte-Anne défie le temps. Construite bien avant l'arrivée des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Sainte-Anne et Rhodes (village voisin) rappellent leurs souvenirs. Les Hospitaliers s'installèrent au couvent des Augustines à Saint-Jean-de-Basel au XVe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2001 Jean Leblanc    
mars 2001 mars 2014 Alain Gondolff    
mars 2014 En cours Robert Rudeau    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2018, la commune comptait 165 habitants[Note 4], en diminution de 1,2 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
364540587523562608588591540
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
464422404360354336302296284
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
297265265241224221213194200
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
201191170167159175171167165
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Passage d'une voie romaine.
  • Château construit pour les évêques de Metz en 1340 par Pierre de Beauffremont, plusieurs fois détruit, démoli en 1747 par ordre de l'évêque Claude de Saint-Simon.
  • Le Talbourg ouvrage défensif avec motte fossoyée.
  • Nouveau château XVIIe siècle: bâtiment rectangulaire, fenêtres à meneau.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin 1623, restaurée en 1804.
  • Chapelle Sainte-Anne. d'Albechaux XIVe siècle : oculus ; ancien pèlerinage à sainte Anne avec foire célèbre.
  • Croix XVIe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine (région Lorraine), (lire en ligne)
  2. Comité Z.N.I.E.F.F. Lorraine, « ZNIEFF 410010373 - Pays des étangs » [PDF], sur inpn.mnhn.fr.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sarrebourg », sur insee.fr (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. a b et c Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Henri Lepage, 1862
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.