Walscheid

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Walscheid
Le cimetière gallo-romain de Beimbach.
Le cimetière gallo-romain de Beimbach.
Blason de Walscheid
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Canton Phalsbourg
Intercommunalité Communauté de communes de Sarrebourg - Moselle Sud
Maire
Mandat
Michel Schiby
2014-2020
Code postal 57870
Code commune 57742
Démographie
Gentilé Walscheidois
Population
municipale
1 586 hab. (2014)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 17″ nord, 7° 09′ 03″ est
Altitude Min. 294 m – Max. 986 m
Superficie 38,35 km2
Localisation

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Liens
Site web http://walscheid.com/

Walscheid est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Walscheid, est situé dans la vallée de la Bièvre environné de montagnes vosgiennes, couvertes de forêts, à 15 kilomètres au sud-est de Sarrebourg, et à 67 km de Strasbourg. Le territoire de Walscheid d'une superficie de 3 835 hectares dont 3 258 ha boisés, comprend les sommets Hengst 891 m et Grossmann986 m (point culminant de la Moselle). Cette ligne de crête parcourue par la route des Russes, forme la jonction avec l'Alsace. Trois rivières, la Bièvre, La Zorn jaune et la Zorn blanche ont leur source dans la commune.

Le village est desservi par la sortie Phalsbourg de l'autoroute de l'Est et par la gare ferroviaire TGV de Sarrebourg. Il est à une heure de l'aéroport de Strasbourg Entzheim, de celui de Nancy Metz, et de celui de Saarbrücken.

Linguistiquement la commune est dans la zone du francique rhénan. Mais étant donné la position géographique de Walscheid, le dialecte local est assez proche de l'alsacien.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Beimbach
  • Eigenthal
  • Saint-Léon
  • Sitifort
  • Nonnenbourg
  • Rotstein (ou Rothstein)
  • Batishof
  • Munichshof
  • Engelsbach
  • Howalsch

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le village est déjà cité sous le nom de « Walterescett » dans la charte de juillet 880 de l'empereur Charles III le Gros, ce qui pourrait signifier « la forêt de Walter ». Une autre interprétation du nom est Welch Scheid signifiant Frontière avec les Welches c'est-à-dire les Romands de langue française.
  • Voici les différentes graphies du toponyme Walscheid au cours des siècles[1] :

en 880 : Walterescett ; en 1050 : Ecclesia Walscheidt ; au XVe siècle : Walschit ; en 1589 : Walschult ; en 1594 : Walschedt / Waschedt ; en 1595 : Valcheys proche Salbourg / Walscheys prope Salbourg ; en 1786 : Wahlschutt ; en 1793 : Valschied.

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Die Esel (les ânes)[3], autrefois l’emploi de cet animal était presque général à Walscheid, c’est l’ancienne utilisation de ces animaux qui est à l’origine du surnom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les monuments gallo-romains témoignent d'une très ancienne histoire.
C'était un chef-lieu paroissial de l'ancien comté de Dabo.

Au cours de la Première Guerre mondiale, lors de la bataille de Lorraine, le village de Walscheid fut l'un des points ultimes de l'avancée de l'Armée française en territoire allemand (en Lorraine annexée par l'Allemagne depuis 1871). Après avoir franchi et descendu le Donon, les troupes françaises ont pris position au lieu-dit Saint-Léon et à l'ouest du village, le 18 août 1914. L'armée allemande se plaçant à l'Est, venant de Saverne par la vallée de la Zorn. Le 19 août 1914 dès 5 h du matin la bataille de Walscheid s'engagea par un duel d'artillerie par-dessus le village, suivi par des corps-à-corps à la baïonnette quand des chasseurs bavarois, passant par les sentiers de montagne, prirent à revers le régiment colonial à Saint-Léon. Des avions jetèrent des bombes à schrapnels. 800 morts (environ 400 de part et d'autre) et 1 200 blessés militaires furent recensés en deux jours. Bousculée, menacée d'encerclement après la défaite de Sarrebourg et de Morhange, l'armée française dut faire retraite jusqu'à la frontière française vers Rambervillers, où le front se stabilisa[4],[5],[6],[7].

Cures de Walscheid[modifier | modifier le code]

  • 1691 : Jean Niclot (témoin d'un traité de mariage du 26 juillet 1681, minutes des notaires de Dabo).
  • 1693 : Jean Alexandre Aubert (témoin d'un acte notarié du 31 mars 1693, minutes des notaires de Dabo).
  • 1698 : Michel Poincignon, curé de Walscheid, Abreschviller et Voyer (témoin d'un acte du 16 septembre 1698, minutes des notaires de Dabo).

Population[modifier | modifier le code]

La population communale est de 1 609 habitants, y compris les annexes Sitifort, Eigenthal, Saint Léon, Nonnenbourg, Beimbach, Rotstein, Batishof, Munichshof, Engelsbach. En dialecte, l'habitant s'appelle le Walschter.

Walscheid se trouve à la frontière linguistique et est de dialecte francique. Au-delà du sud d'Eigenthal, le français devient la langue maternelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1989 Alphonse Gérard    
mars 1989 mars 2001 Gabriel Spahn    
mars 2001 en cours Michel Schiby    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 586 habitants, en diminution de -3,29 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 023 1 157 1 071 1 615 1 764 1 852 1 937 1 970 1 958
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
1 841 2 005 1 891 1 774 1 854 1 727 1 746 1 803 1 834
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 935 2 032 1 912 1 781 1 696 1 710 1 694 1 646 1 683
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
1 709 1 742 1 676 1 624 1 621 1 648 1 596 1 586 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

La maison de retraite privée Saint-Christophe accueille 62 lits.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village très pittoresque est une station climatique, et comporte beaucoup de sentiers balisés par monts et par vaux ; des cerfs et daims d'élevage en liberté y sont visibles.

  • Traces du château de Durrenstein, lieu de naissance du pape Léon IX en 1002. Il est situé sur l'éperon rocheux du Durrenberg où est implanté le hameau de Saint-Léon.
  • Grotte Saint-Léon.
Cimetière romain de Beimbach.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle de la Coqueluche.
  • Église catholique Notre-Dame-de-l'Assomption 1836
  • Chapelle de la Coqueluche ; (Hustenkapellele)
  • Chapelle Saint-Nicolas
  • Chapelle Marie-Médiatrice d'Eigenthal
  • Grande statue de la Vierge Marie sur le rocher du Hitstein dominant le village
  • Chapelle Saint-Christophe (maison de retraite)
  • Chapelle Jésus réssuscité (Kirchberg)
  • Ancienne chapelle Saint-Léon avec autel XVe siècle
  • Nouvelle chapelle Saint-Léon moderne (1950)
  • Ancien prieuré dépendant en 1289 des augustins d'Obersteigen, jusqu'en 1483, vendu aux dominicaines de Rinting qui l'abandonnèrent en 1507

Ruines et monuments historiques[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

  • Rocher du Hohwalsch
  • Plan d'eau
  • Grotte Saint-Léon, plus profonde grotte des Vosges
  • Promontoire Saint-Léon avec l'autel de l'ancienne chapelle
  • Source de la Bièvre et de la Zorn jaune
  • Point de vue du Hitstein
  • La roche du diable (Eigenthal, 430 m d'altitude). C'est une roche en grès des Vosges qui a une grande histoire autour de plusieurs légendes.
  • Rocher du Lowthelfels

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • 300 km de sentiers pédestres balisés par les associations locales et le club vosgien ;
  • 60 km de pistes VTT balisées ;
  • Baignade surveillée en juillet et en août au plan d'eau ;
  • Escalade aux rochers du grand et petit Hohwalsch.

Fêtes et traditions[modifier | modifier le code]

  • En février : Kappesitzung (soirées de carnaval en dialecte).
  • Le dimanche le plus proche du 8 septembre : procession aux flambeaux vers la Vierge Marie du Hitstein, protectrice de la vallée de la Bièvre.
  • Le premier dimanche de l'Avent : concert de la chorale.
  • Le troisième dimanche de l'Avent : crèche vivante dans la grotte Saint-Léon.
  • Oktoberfest (début octobre).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léon IX : Le pape Léon IX (1002-1054) serait né à Walscheid, au lieu-dit Durrenberg (Saint-Léon) le 21 juin 1002 sous le nom de Bruno von Dagsburg Eguisheim[12].
  • Louis Meyer (1er juillet 1868 à Walscheid - 7 avril 1939 à Walscheid), homme politique lorrain. Il fut député allemand au Landtag d'Alsace-Lorraine à partir de 1911, puis député français de 1919 à 1928.
  • Arnold Apse, écrivain letton, est enterré à Walscheid, après avoir passé une partie importante de sa vie à Nonnenbourg.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas Biegel, Sprachwahlverhalten bei deutsch-französischer Mehrsprachigkeit: soziolinguistische Untersuchungen mündlicher Kommunikation in der lothringischen Gemeinde Walscheid, 1996 (ISBN 3-631-31074-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]