Georges de La Tour

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Georges de La Tour[note 1] est un peintre lorrain, baptisé le à Vic-sur-Seille et mort le à Lunéville.

Artiste au confluent des cultures nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, La Tour est un observateur pénétrant de la réalité quotidienne. Son goût prononcé pour les jeux d'ombres et de lumières fait de lui l'un des continuateurs les plus originaux du Caravage.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges de La Tour est baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille, siège du bailliage de l'évêché de Metz. L'acte de baptême de Georges de La Tour, conservé au Musée départemental Georges-de-La-Tour à Vic-sur-Seille, indique qu'il est le fils de « Jean de la Tour boullengier [= boulanger] », et de Sibylle de Crospaux, issue également d'une famille de boulangers. Il est le deuxième des sept enfants de la famille.

Son parcours, et particulièrement sa formation initiale, restent méconnus. Il commence une carrière de peintre et fait peut-être la rencontre des maîtres hollandais de l'école caravagesque d'Utrecht Gerrit van Honthorst et Hendrick Terbrugghen lors d'un voyage en 1616. Il a été avancé qu'il se serait rendu à Rome où il aurait découvert l'œuvre du Caravage, mais rien ne l'atteste et, s'il est clairement influencé par le caravagisme, cette influence semble plutôt lui avoir été transmise par le biais de la connaissance de l'œuvre de Terbrugghen, peintre auquel il a souvent été comparé. Il serait donc l'un des rares peintres français de l'époque à ne pas avoir entrepris le classique voyage en Italie.

Il se marie le 2 juillet 1617 à Vic-sur-Seille avec Diane Le Nerf, membre d'une famille noble de Lunéville. Les deux époux s'installent dans cette ville où La Tour commence une carrière brillante, sous le règne d'Henri II de Lorraine, admirateur du Caravage : il multiplie les tableaux à sujet religieux mais aussi les scènes de genre, les tableaux réalistes représentant musiciens et mendiants. Il s'installe en 1619 à la cour du château de Lunéville. En 1620, il est même reçu bourgeois de la ville, doté par le duc de lettres d'exemption qui lui octroient les franchises accordées aux aristocrates. Il devient lui-même l'un des habitants les plus riches de Lunéville et reçoit de nombreuses commandes de la bourgeoisie et de la noblesse lorraine, bien qu'il ne parvienne pas à devenir peintre officiel du duc Henri II, ce titre étant alors l'apanage de Claude Deruet.

Mais à partir de 1633, la Lorraine, dirigée depuis peu par le maladroit duc Charles IV, et jusque-là prospère et sûre, sombre dans les destructions de la guerre de Trente Ans. Lunéville, où réside La Tour, est incendiée en septembre 1638 et le peintre est obligé de fuir la ville pour se réfugier avec sa famille à Nancy, où l'on trouve sa trace à partir du 8 février 1639[1]. Il se rend à Paris puisque l'on sait qu'en 1639 il y reçoit le titre de « peintre ordinaire du roi » ainsi qu'un logement au Louvre, le roi Louis XIII possédant un Saint Sébastien soigné par Irène de sa main. Mais ses possessions et privilèges sont chez lui, en Lorraine, et dès que sa maison est reconstruite, en 1641, il est de retour à Lunéville. Le succès est toujours au rendez-vous puisque plusieurs fois le duc de la Ferté, gouverneur français de Lorraine, se voit offrir pour ses étrennes, un tableau du maître – notamment de scènes nocturnes –, le premier étant une Nativité en janvier 1645[2].

Les œuvres de la fin de sa vie représentent exclusivement des scènes religieuses – bien que marquées par la peinture de genre – probablement, selon le critique Anthony Blunt, en raison du regain d'importance de la vie religieuse dû aux franciscains en Lorraine après la guerre de Trente Ans. Georges de la Tour meurt, d'après son acte de décès, d'une « pleurésie » le 30 janvier 1652 à Lunéville, mais vraisemblablement d'une épidémie qui a également emporté sa femme Diane le 15 janvier 1652 et son valet Jean « dit Montauban » le 22 janvier[3]. Il sombre rapidement dans l'oubli.

Son fils Étienne (né en 1621[4]) qui a été son apprenti, seul héritier du peintre avec deux sœurs qui ne se marieront pas, va alors réaliser le rêve de son père : acheter le domaine franc de Mesnil près de Lunéville, et gagner ses lettres de noblesse, pour faire oublier son origine roturière. Il décède en 1652.

L'oubli et la redécouverte de Georges de la Tour[modifier | modifier le code]

Très réputé à son époque, Georges de la Tour sombre ensuite dans l'oubli. Ses œuvres sont dispersées et attribuées à d'autres peintres : italiens, comme Guido Reni, Carlo Saraceni ou Orazio Gentileschi, hollandais comme Hendrick Terbrugghen ou Gerrit van Honthorst et parfois même espagnols comme Francisco de Zurbarán et Vélasquez. Très peu de ses tableaux sont signés, et l'on a parfois volontairement effacé sa signature pour constituer une attribution plus prestigieuse pour l'époque[réf. nécessaire].

On n'a identifié jusqu'ici aucune relique de la vie de La Tour : portrait, objet personnels, livres, demeures, ainsi que sa tombe, tout paraît avoir disparu[5].

Mérimée dans Notes d'un voyage dans l'Ouest de la France, puis, Stendhal, dans Les Mémoires d'un touriste, parus en 1838, découvrant le Vieillard jouant de la Vielle l'attribuent tous deux à l'école de Séville, parlant de Murillo ou de Vélasquez[6].

Son Nouveau-né du Musée des beaux-arts de Rennes est attribué, quant à lui, à Le Nain par Hippolyte Taine en 1863[7], tandis que Louis Gonse, en 1900, évoque les noms de Rembrandt, de Vermeer ou encore d'un caravagiste[8] non identifié.

Certaines de ses toiles se retrouvent même sous le nom de Quentin de La Tour, à cause de la proximité du patronyme avec celui du peintre lorrain, et ce, bien qu'il soit né plus d'un siècle après Georges de La Tour et qu'il peigne dans un style complètement différent.

Georges de La Tour est redécouvert seulement en 1915, par l'historien d'art allemand Hermann Voss (1884-1969) à partir de deux tableaux du Musée des beaux-arts de Nantes, L'Apparition de l'ange à saint Joseph et Le Reniement de saint Pierre, qui sont signés et pour l'un d'entre eux daté, ce qui est très rare chez La Tour, permettant à Voss de lui attribuer aussitôt Le Nouveau-né du musée de Rennes[9] (le troisième tableau de Nantes, Le Vielleur, ne sera attribué qu'en 1931). Les travaux de Hermann Voss[10] – qui s’appuie notamment sur des travaux antérieurs et demeurés un peu ignorés d’Alexandre Joly de 1863[note 2], vont permettre de réattribuer plusieurs tableaux à éclairage diurnes – ils ont justement replacé Georges de La Tour parmi les plus grands peintres « français » du XVIIe siècle[note 3].

Une exposition « Les Peintres de la Réalité en France au XVIIe siècle », organisée au musée de l'Orangerie de novembre 1934 à février 1935, permet au public de le découvrir. C'est la première fois que sont réunis treize des quinze tableaux alors attribués à l'artiste et c'est une révélation. En 1948, une thèse de François-Georges Pariset renforce les travaux de Voss.

Depuis, les travaux et les études sur l'œuvre de Georges de La Tour se sont multipliés et ont permis l'identification d'une production d'une petite centaine de toiles[note 4], dont une quarantaine nous sont parvenues : il est ainsi aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands et originaux maîtres français de son temps. Dès 1960, sa Diseuse de bonne aventure est acquise par le Metropolitan Museum of Art de New York, ce qui provoque d'ailleurs une polémique sur l'autorisation du départ d'une œuvre de telle importance hors du territoire français, et une nouvelle exposition est consacrée au peintre à l’Orangerie, en 1972.

Des artistes contemporains insistent sur l'influence que Georges de La Tour a pu ou peut encore avoir sur leurs œuvres. Richelet se réclame ainsi de lui pour ses représentations de corps décharnés inspirées par son Saint Jérôme pénitent.

Vic-sur-Seille, sa ville natale en Lorraine, lui a dédié un musée, le musée départemental Georges-de-La-Tour qui rassemble notamment des œuvres de l'époque et de l'école du peintre ainsi qu'un tableau de sa main récemment acquis (Saint Jean-Baptiste dans le désert) ainsi qu'une Tête de femme qui a sans doute fait partie d'un plus grand tableau disparu.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Description de son œuvre[modifier | modifier le code]

Les premières œuvres de de La Tour sont caractérisées par l'influence du Caravage, probablement via ses suiveurs hollandais, notamment dans le choix de scènes de genres mettant en scène tricheries et duperies (Le Tricheur à l'as de carreau ou La Diseuse de bonne aventure par exemple) ou encore des rixes de clochards (thèmes qui ont été popularisés par les artistes hollandais). Ces œuvres sont à placer relativement tôt dans la carrière du peintre - avant 1640 en tout cas. Ses premières œuvres montrent également l'influence du peintre lorrain Jacques Bellange.

La Tour est particulièrement célèbre pour les effets de clair-obscur qu'il introduit dans ses scènes nocturnes, technique qu'il a développée bien mieux que tous ses prédécesseurs du nord de l'Europe, tout en transférant son usage, jusque-là réservé à la peinture de genre par les Hollandais, à des sujets religieux. Contrairement au Caravage, les peintures religieuses de La Tour ne présentent pas d'effets dramatiques ou théâtraux ni de monumentalisation des figures, si bien que l'on peut facilement les confondre avec des scènes de genre, ces scènes de la vie quotidienne dont la peinture flamande et hollandaise de l'époque était friande : La Nativité du musée des Beaux-Arts de Rennes en est l'un des meilleurs exemples. Paulette Choné évoque d'ailleurs l'hypothèse que ce tableau pourrait ne représenter qu'une nativité ordinaire, qu'il s'agirait d'un nouveau-né quelconque et non Jésus-Christ, mais pour la rejeter aussitôt « en raison surtout de la densité symbolique, de la gravité quasi liturgique du geste de la servante[11]. » Cette deuxième phase dans sa production picturale commence à partir des années 1640. Les compositions géométriques et la simplification des formes qu'il met en œuvre montrent bien la particularité de son approche du clair-obscur et des leçons du Caravage, ce qui le place clairement en marge du mouvement ténébriste d'un Jusepe de Ribera et des suiveurs italiens du Caravage. Sa manière semble être sans équivalent. Sa palette chromatique est caractérisée par des harmonies de rouges, bruns et de blancs avec très peu de couleurs dissonantes. Le recours à une légère simplification des formes, la grande précision du dessin pour les détails et l'absence, dans ses tableaux, de composition construites autour de lignes violentes pourtant si courantes dans la peinture caravagesque sont autant de caractéristiques de l'art de Georges de La Tour.

Le style unique qu'il a développé, ainsi que sa prédilection pour des sujets nocturnes au cadrage serré, où la source de lumière n'est la plupart du temps qu'une chandelle, permettent également bien souvent de reconnaître d'emblée un tableau comme étant de sa main ou, tout du moins, de son école.

Il a souvent peint plusieurs versions d'un même tableau (comme le Tricheur à l'as) mais sa production – ou ce qu'il en reste – est relativement restreinte. Son fils Étienne[note 5] ayant été son élève[note 6], ses œuvres ayant souvent été imitées ou copiées ainsi que le manque de sources et de documents sur sa vie et son travail font qu'il est souvent difficile d'établir le corpus des œuvres de Georges de La Tour, seule une trentaine lui ayant été rendues avec sûreté. Le travail d'attribution n'est donc pas encore terminé aujourd'hui.

Muséographie[modifier | modifier le code]

Titre[12] Format (en cm) Inscriptions éventuelles Collection Ville Pays N° d’inventaire Image
Saint Jacques le Mineur 65 × 54 Musée Toulouse-Lautrec Albi France 10
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Saint Jude Thaddée 62 × 51 Musée Toulouse-Lautrec Albi France 9
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Saint Philippe[13] 63 × 52 Chrysler Museum of Art Norfolk, Virginie États-Unis 77-431
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Saint Thomas[14] 65 × 54 Musée national de l'art occidental Tokyo Japon P.2003-0002
Georges de La Tour - St. Thomas - Google Art Project.jpg
Saint André 60,5 × 47,5 Collection particulière Suisse
Georges de La Tour Saint Andre collection privee.JPG
Saint Jacques le Majeur[15] 65 × 52 vendu aux enchères par Sotheby’s New York le 24 janvier 2008[16]
Georges de La Tour Saint Jacques le majeur Collection particuliere.jpg
La Rixe des musiciens[17] 94 × 104,1 The J. Paul Getty Museum Los Angeles États-Unis 72. PA. 28
Georges de La Tour (French - The Musicians' Brawl - Google Art Project.jpg
Le Vielleur à mi-corps (fragment d'une Réunion de musiciens)[18] 85 × 58 G. de La Tour f. Musées royaux des beaux-arts de Belgique Bruxelles Belgique 6477
Georges de La Tour Vielleur a mi-corps fragment Musées royaux des beaux-arts de Belgique.jpg
Saint Jérôme lisant une lettre 62 × 55 Zurbarán [19] Château de Hampton Court Grand Londres Royaume-Uni
LA TOUR, Georges de - Saint Jerome Reading (1621-23).jpg
Les Mangeurs de pois 74 × 87 Gemäldegalerie Berlin Allemagne 76.1
Georges de La Tour - Peasant Couple Eating - WGA12327.jpg
Le Vielleur au chien[20] 186 × 120 Musée du Mont-de-Piété Bergues France P/VER. 97
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L'Argent versé 99 × 152 De la Tour (date illisible) Musée des beaux-arts Lviv Ukraine G 700 79
Georges de La Tour L'Argent verse Musée des beaux-arts de Lviv.jpg
Vieillard[21] 91 × 60 De Young Museum San Francisco États-Unis 75. 2. 9
Georges de La Tour. The Old Man.JPG
Vieille Femme 91 × 60 De Young Museum San Francisco États-Unis 75. 2. 10
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Saint Jerôme pénitent (à l'auréole)[22] 157 × 100 Musée de Grenoble Grenoble France MG 408
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Saint Jerôme pénitent (au chapeau cardinalice)[23] 152 × 109 Nationalmuseum Stockholm Suède NM 2026
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Le Vielleur (au chapeau, ou à la mouche)[24] 162 × 105 Musée des beaux-arts de Nantes Nantes France 340
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Le Vielleur (à la sacoche, ou Waidmann)[25] 157 × 94 Musée municipal Charles-Friry Remiremont France 689-1-1
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Saint Thomas dit Le Saint à la pique[26] 69 × 61 Georguis De La Tour fecit Musée du Louvre Paris France R. F. 1988-15
Georges de La Tour - St Thomas - WGA12333.jpg
Le Tricheur à l'as de trèfle[27] 97,8 × 156,2 Kimbell Art Museum Fort Worth, Texas États-Unis AP 1981.06
Georges de La Tour - The Cheat with the Ace of Clubs - Google Art Project.jpg
La Diseuse de bonne aventure[28] 102 × 123 G. De La Tour Fecit Lunevillæ Lothar Metropolitan Museum of Art New York États-Unis 60.30
Georges de La Tour (French, Vic-sur-Seille 1593–1653 Lunéville) - The Fortune Teller - Google Art Project.jpg
Job raillé par sa femme 145 × 97 G De La Tour fecit Musée départemental d'art ancien et contemporain Épinal France 1829-22
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La Femme à la puce[29] 120 × 90 Musée historique lorrain Nancy France MHL 55. 4. 3
Femme à la puce, Georges de la Tour.jpg
Saint Sébastien à la lanterne (soigné par Irène)[30] (copie d'après un original perdu?) 105 × 139 Kimbell Art Museum Fort Worth, Texas États-Unis AP 1993.04
'Saint Sebastian Tended by Irene', attributed to Georges de La Tour, early 1630s, oil on canvas, Kimbell Art Museum.jpg
La Madeleine pénitente (à la flamme filante)[31] 118 × 90 G. de La Tour Musée d'art du comté de Los Angeles Los Angeles, Californie États-Unis M.77.73
Georges de La Tour - The Magdalen with the Smoking Flame - Google Art Project.jpg
Le Tricheur à l'as de carreau[32] (ou Le Tricheur Landry) 106 × 146 Georgius De la Tour fecit Musée du Louvre Paris France R. F. 1972-8
La Tour Le Tricheur Louvre RF1972-8.jpg
La Madeleine pénitente (au miroir) (ou La Madeleine Fabius)[33] 113 × 93 National Gallery of Art Washington États-Unis 1974.52.1
Georges de La Tour - The Repentant Magdalen - Google Art Project.jpg
La Madeleine pénitente (aux deux flammes)[34] 134 × 92 Metropolitan Museum of Art New York États-Unis 1978.517
Georges de La Tour - The Penitent Magdalen - WGA12339.jpg
Saint Joseph charpentier[35] 137 × 102 Musée du Louvre Paris France R. F. 1948-27
Saint Joseph charpentier (La Tour).jpg
Le Vielleur aveugle (au ruban)[36] (fragment) 84 × 61 Musée du Prado Madrid Espagne P07613
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Le Souffleur à la lampe[37] 61 × 51 De La Tour f Musée des beaux-arts de Dijon Dijon France DG 827
Georges de la Tour-Le souffleur a la lampe mg 1783.jpg
L'Apparition de l'ange à saint Joseph, ou Le Songe de saint Joseph[38] 93 × 81 GS. De la Tour f... Musée des beaux-arts de Nantes Nantes France 642
Georges de La Tour - The Dream of St Joseph - WGA12344.jpg
La Madeleine pénitente (à la veilleuse)[39], ou La Madeleine Terff 128 × 94 [...] La Tour fect Louvre-Lens Lens France R. F. 1949-11
0 La Madeleine à la veilleuse - Georges de La Tour - Louvre RF 1949-11 (1).JPG
Les Larmes de saint Pierre, ou Saint Pierre repentant[40] 114 × 95 Georgs de La Tour Inve et pinx 1645 Cleveland Museum of Art Cleveland États-Unis 51. 454
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L'Adoration des bergers[41] 107 × 137 Musée du Louvre Paris France R. F. 2555
L'adoration des bergers (La Tour).jpg
Le Nouveau-Né[42] (dit aussi Sainte Anne et la Vierge au maillot) 66 × 54,6 Musée des beaux-arts de l'Ontario Toronto Canada 91/415
Georges de La Tour Le Nouveau-ne Musée des beaux-arts de l'Ontario.jpg
Le Nouveau-né[43] 76 × 91 Musée des beaux-arts de Rennes Rennes France 794. 2. 6
Georges de La Tour - Newlyborn infant - Musée des Beaux-Arts de Rennes.jpg
L'Éducation de la Vierge[44] (copie? atelier?) 84 × 100,5 Frick Collection New York États-Unis 1948.1.155
Georges de La Tour L'Education de la Vierge The Frick Collection.jpg
L'Éducation de la Vierge (fragment)[45] 57,5 × 44,1 Detroit Institute of Arts Détroit États-Unis 38.8
Georges de La Tour L'Education de la Vierge fragment Detroit Institute of Arts.jpg
Tête de femme (fragment) 38 × 30 Musée départemental Georges-de-La-Tour Vic-sur-Seille France
Georges de La Tour Tete de femme (fragment) Musée départemental Georges-de-La-Tour Vic-sur-Seille.jpg
Saint Jérôme lisant (atelier?) 95 × 72 La Tour fec [?] Musée historique lorrain Nancy France 92-1-6
Georges de La Tour (atelier) Saint Jerome lisant Musee Lorrain.JPG
Saint Sébastien soigné par Irène[46] 167 × 130 Musée du Louvre Paris France R. F. 1979-53
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La Fillette au brasero 67 × 55 [...]a Tour Collection particulière Allemagne
Georges de La Tour La Fillette au brasero Collection particuliere.JPG
Le Souffleur à la pipe[47] 70,8 × 61,5 La Tour fec [...] Tokyo Fuji Art Museum Tokyo Japon 1236-AB047
Georges de La Tour - Smoker.jpg
Saint Jean-Baptiste dans le désert 81 × 101 Musée départemental Georges-de-La-Tour Vic-sur-Seille France R. F. 1995-4
LaTour-Sebastien-Vic.JPG
Le Reniement de saint Pierre[48] (et atelier?) 81 × 101 G. de La Tour in et fec mdcl. Musée des beaux-arts de Nantes Nantes France 643
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Les Joueurs de dés[49] (et atelier?) 92,5 × 130,5 Georges de La Tour Invet et Pinx. Preston Hall Museum Stockton-on-Tees Royaume-Uni SBC0200/76
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Le Jeune Chanteur[50] (atelier?) 66,9 × 50,2 New Walk Museum and Art Gallery Leicester Royaume-Uni F19.1983
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Saint Jérôme Lisant[51] 79 × 65 Musée du Prado, dépôt du Ministerio de Trabajo y Asuntos Sociales Madrid Espagne T-5006
San Jerónimo leyendo una carta.jpg

 Le rapport entre littérature et peinture : comment son œuvre picturale a-t-elle imprégné la littérature ?[modifier | modifier le code]

 Le dialogue entre littérature et peinture[modifier | modifier le code]

Le rapport entre la littérature et la peinture est étroit [52]: la peinture, pendant des nombreuses années, n'était pas autonome mais sous la tutelle de la littérature. En outre, la peinture occupait une fonction proprement religieuse et politique. Georges de La Tour a lui-même été nommé peintre du roi Louis XIII, et donc peintre de cour attitré avant de sombrer dans l’oubli [53]. Peu à peu, la littérature s'est référée de plus en plus à la peinture, soit «par concurrence mimétique ou alors par fascination pour son autonomie esthétique», selon les mots de Daniel Bergez. Georges de La Tour est un peintre du XVIIe siècle, mais son œuvre depuis sa redécouverte dans les années 1930, a fait couler l'encre de nombreux écrivains. Le livre, en tant qu'objet, est un élément récurrent dans les représentations de Georges de La Tour. Il permet au peintre d'exercer sa technique picturale de la lumière : il offre la possibilité de faire jouer les lumières sur ses angles variés. Le livre constitue un exercice de style du peintre. Le livre le plus représenté est sans conteste la Bible. Georges de La Tour ne fait pas exception à cette remarque générale : on sait de lui que la maîtrise de la lumière est une part important de son œuvre par son usage du ténébrisme. En outre, il a représenté de nombreux sujets religieux mettant en scène la Vulgate. On peut citer Saint Jérôme pénitent qui illustre parfaitement l'idée de dialogue et de tension entre l'image et le livre ainsi que L'Apparition de l'ange à saint Joseph dit aussi le Songe de saint Joseph. À partir du XIXe siècle, la peinture devient source de création pour la littérature ; soit que l’écrivain tente de restituer un rendu pictural à l'aide de son style, soit que la littérature se métamorphose en une écriture de la peinture. Enfin au XXe siècle, les écrivains s'inspirent de l'art pictural dans une visée poétique parmi lesquels on retrouve des surréalistes célèbres tels que André Breton et Paul Eluard. On peut citer aussi : René Char, Henri Michaux, Jean Tardieu, Jacques Prévert, Michel Leiris, Philippe Jaccottet, Michel Butor, Yves Bonnefoy... Les rapports entre littérature et peinture sont parfois difficiles à saisir, car la référence à une œuvre peut être implicite ou mentionnée clairement dans le texte. Par le biais d'une approche stylistique des textes littéraires, il est parfois possible de percer à jour le lien entretenu entre texte et image, par un écrivain avec Georges de La Tour.

René Char et Georges de La Tour[modifier | modifier le code]

René Char a découvert Georges de La Tour, lors d'une exposition organisée à l'Orangerie (Paris) de novembre 1934 à février 1935: elle était intitulée « Les Peintres de la Réalité en France au XVIIe siècle »[54]. Il a consacré divers écrits au peintre, un texte sur Le Prisonnier[55], dans les Feuillets d'Hypnos 178. Le Prisonnier ou Job raillé par sa femme est un tableau dont le sujet a été discuté. René Char dialogue avec le tableau en l'impliquant dans le contexte de seconde guerre mondiale : « ténèbres hitlériennes »[55]. Le tableau est intégré à l'écriture de Char. En outre, l'écriture de Char restitue le mystère qui émane de la peinture de Georges de La Tour : Alain-Madeleine Perdrillat décrit Georges de La Tour en peintre du mystère et de la durée, c'est-à-dire que ses œuvres s'apparentent à un "tableau" dans le sens d'une image arrêtée [56]. Le texte de René Char se calque à cette visée en utilisant le présent de narration, son texte ressemble à une image figée par sa concision : « La femme explique, l'emmuré écoute » [55]. Herman Voss parle du travail de Georges de La Tour en ces termes : âpreté de la matière picturale, prédilection pour des plis droits, des ombres bien délimitées [54]. La syntaxe adoptée par René Char s'en approche : il emploie par exemple une rupture syntaxique pour décrire l'homme «sa maigreur d'ortie sèche, je ne vois pas un souvenir pour la faire frissonner» [55]. La rupture syntaxique, ici, anacoluthe, illustre l'âpreté décrite par Herman Voss. Un autre texte de René Char, extrait encore une fois de Fureur et mystère, rend hommage à la Madeleine à la veilleuse [55]: Char donne au tableau un tour quasi prophétique par l'emploi du conditionnel « Je voudrais aujourd'hui que...». Il s'adresse à la figure du tableau par l'emploi de la deuxième personne du pluriel, instaurant un dialogue poétique avec le tableau : « occuperont votre alcôve ». Des termes tels que « souffrir », « poignard de la flamme », se calquent parfaitement sur l'atmosphère sombre suggérée par le peintre. René Char l'interprète comme un fantasme, où la mort côtoie l'érotisme, ainsi s'exprime par la poésie une interprétation possible de l'œuvre picturale. Madeleine, peinte par La Tour, est vêtue d'une chemise ample qui laisse apparaître sa dimension charnelle et sensuelle, elle a posé sur ses genoux un crâne, symbole des vanités et de la mort. Le texte puise implicitement sa force poétique de la peinture : les deux sont empreints d'un message spirituel et religieux (l'huile est une marque des sacrements dans la religion chrétienne). René Char interroge l'œuvre pour y trouver un secret [52], la peinture revendique « l'honneur de luire dans la nuit » [57] : une image qui est appropriée à un rapprochement avec la peinture de Georges de La Tour associée à la technique du clair-obscur et du ténébrisme. Dans Le Nu perdu [58], Char écrit un texte intitulé « Justesse de Georges de La Tour » et dans lequel il fait allusion à divers tableaux du peintre tels que Le tricheur ou Le vielleur.

André Malraux et Georges de La Tour[modifier | modifier le code]

André Malraux a publié en 1951 Les Voix du silence [59], un ensemble de différents essais sur l'art. Il y exprime sa fascination pour l'œuvre de Georges de La Tour, notamment sa maîtrise de l'éclairage. Son style tend à reconstituer la technique picturale de Georges de La Tour, selon sa propre perception. Il exprime sa fascination pour le profil des femmes peintes par Georges de La Tour, « la ligne du profil » l'éblouit, et sa syntaxe se déploie à l'image de ce qu'il perçoit dans la peinture. Malraux est captivé par les détails du style picturale de La Tour : la ligne d'un profil, les formes ou encore l'éclairage. Il semble vouloir justifier l'originalité de ce style par une insistante comparaison avec d'autres peintres : Cézanne, Uccello, Giotto etc. Il est, en outre fasciné par les volumes, « volume qui ne tourne pas ». Sa prose tâtonne à la recherche d'une description possible de la peinture de Georges de La Tour. Il emploie le présentatif de manière récurrente comme pour dépasser les étiquettes apposées sur sa peinture : «Ce n'est pas l'obscurité que peint Latour : c'est la nuit.» [59], la tournure présentative « c'est » donne une vigueur au texte. Sa rhétorique s'inscrit dans le cadre d'un projet global : le musée imaginaire [60]. La Tour constitue dans l'œuvre d'André Malraux un cas particulier s'englobant dans une conception global de l'art : primauté de l'homme sur le sacré.  

Pascal Quignard et Georges de La Tour[modifier | modifier le code]

Pascal Quignard a publié un essai intitulé Georges de La Tour en 1991 [61], republié en 2005 [62]. Le travail d'écrivain de Pascal Quignard est marqué par la peinture : son œuvre la plus connue du grand public Tous les matins du monde est construite autour de la toile La Nature morte aux gaufrettes de Lubin Baugin. Sa manière d'écrire peut être décrite comme assertive, c'est-à-dire usant de nombreuses affirmations juxtaposées (la parataxe), d'un refus de de la description et d'une recherche de la concision. Sa narration est nourrie par des images et des associations d'idées : son esthétique est proche de celle du XVIIe siècle classique. Certains passages de Tous les matins du monde donnent à voir des tableaux de l'imagination qui renvoient à la peinture de Georges de La Tour par des images fortement associées à l'esthétique du peintre : «Quand il entendait pleurer durant la nuit, il lui arrivait de monter la chandelle à la main à l'étage et, agenouillé entre ses deux filles, de chanter : Sola vivebat in antris Magdalena/Lugens et suspirans die ac nocte ». La chandelle est une image emblématique de la production picturale de Georges de La Tour. L'emploi du participe passé « agenouillé » indique non un mouvement, mais une posture (posture qui évoque en outre la prière), qui dans son immobilité impose une image statique à l'esprit. La référence à la nuit, dans les termes à la fois français et latin opère un rapprochement avec la peinture de Georges de La Tour, dans sa période diurne. Magdalena évoque Madeleine, dont le peintre a fait la représentation à au moins 5 reprises. Le film d'Alain Corneau, adaptation du roman, s'inspire des tableaux de Georges de La Tour, et le dialogue entre les deux supports n'en est que plus percutant. D'une manière plus explicite, Pascal Quignard a écrit sur Georges de La Tour, ce qui justifie la quête d'éléments plus implicites dans ses narrations, il voit dans les représentations du peintre une spiritualité mystique. Ainsi, il exprime de manière catégorique que la flamme chez Georges de La Tour : "c'est Dieu". Il parle de « la nuit méditative de Georges de La Tour » dans La Nuit sexuelle [63]. Il mène alors toute une réflexion sur la pensée à travers la peinture. Quignard écrit aussi : « une pensée les absorbe » [64] parlant des figures peintes par La Tour. La tournure qui met, « la pensée », en sujet et les figures en complément d'objet direct, « les », instaure la pensée comme entité supérieure qui luit sur les personnages et les éclaire. L'écriture concise de Quignard se marie avec l'apparente simplicité des sujets représentés par La Tour. Les œuvres de l'un comme de l'autre dégagent une grandeur singulière [65].

Charles Juliet et Georges de La Tour[modifier | modifier le code]

Charles Juliet a consacré dans Télérama[66] un article où il se glisse dans la peau de Georges de La Tour. Il choisit de rédiger son texte à la première personne du singulier : Charles Juliet s'est questionné sur l'autobiographie dans de nombreux écrits, peut-être cet article en est-il le prolongement. Il se focalise sur l'emploi de la lumière dans les œuvres de Georges de La Tour et sur des thématiques générales qu'il lui confère. Le travail de l'écrivain est intéressant car en se prêtant à ce jeu de confidence fictive, il semble s'écrire et se chercher lui-même. Le ton de l'article est en effet orienté vers l'introspection : « Je ne vous étonnerai pas si je vous dis que j'ai beaucoup observé, réfléchi, médité et que j'ai effectué un long voyage en moi-même. »[66]. Charles Juliet s'est livré à ce même exercice dans son Journal[67] dont les titres des rééditions rappellent des éléments clés de l'œuvre de Georges de La Tour : Ténèbres en terre froide (I), Traversée de nuit (II), Lueurs après labour (III). Il existe donc des résonances, des passerelles entre le travail des deux hommes : l'importance de la lumière (lueur) et de l'obscurité (ténèbres, nuit). Charles Juliet décrit quelques tableaux par fragments, isolant les éléments marquants, éclairés à la lueur d'une chandelle : « Une chandelle. Et cette flamme qui s'élève à la verticale. Diffusant une douce lumière. Sur elle se penchent des visages. Vers elle se dirigent des regard anxieux et interrogateurs ». Ces fragments ne sont pas sans rappeler certaines des œuvres de l'écrivain, dont la première s'intitule effectivement Fragments[68], et une de ses plus fameuses, Lambeaux. Dans une interview[69], Charles Juliet s'exprime sur son rapport à la peinture, il explique que les peintre ont un rapport plus direct à la matière et à la vie, qu'en somme ils l'aident à écrire. En outre, il s'intéresse aux peintres qui rendent compte du travail de l'ombre par la lumière, Georges de La Tour en fait partie. Selon, une thématique plus spirituelle, il explique que selon lui le message du Christ porte sur une aventure intérieure et que la lumière constitue une réalité intérieure. Le cheminement spirituel et mystique de Charles Juliet se nourrit de la peinture de Georges de La Tour qui revêt un mystère, une sorte de sacralité mystique, et représente de nombreuses figures religieuses et démunies, en correspondance avec un certain nombre de thèmes abordés par l'écrivain.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Une rétrospective de son œuvre a été organisée au musée de l'Orangerie à Paris en 1972 : Le Songe de Saint Joseph
  • Une exposition de 42 de ses œuvres s'est tenue à Paris dans les Galeries nationales du Grand Palais d'octobre 1997 à janvier 1998.
  • Une exposition dédiée à la production du peintre sur le thème de saint Jérôme est organisée au musée Georges-de-La-Tour de Vic-sur-Seille du 1er septembre 2013 au 20 décembre 2013[70].
  • Les musées de Nantes et Rennes, entre lesquels s'est jouée en 1912-1915 la ré-identification de La Tour par Hermann Voss, commémorent ce centenaire en réunissant leurs quatre toiles dans l'exposition Georges de La Tour : trois « nuits » pour une renaissance (Nantes, 6 décembre 2013 - 8 février 2014 ; Rennes, 18 avril - 18 août 2014).
  • Le Musée du Prado de Madrid réunit 31 œuvres pour une exposition monographique du 23 février au 12 juin 2016.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ainsi que l'indique son acte de baptême conservé au Musée départemental Georges de La Tour et son acte de mariage conservé aux Archives départementales de la Moselle.
  2. Alexandre Joly, architecte lorrain, retrouve la trace d'un certain Georges Du Ménil-La-Tour, peintre, et reconstitue quelques éléments de sa carrière dans une courte étude des archives locales, mais sans pouvoir y adjoindre le moindre tableau.
  3. Bien qu'il soit lorrain : c'est également le cas d'autres artistes du duché de Lorraine (Jacques Callot, Claude Gellée…)
  4. Le « Catalogue raisonné » de Jacques Thuillier en présente 89 en 1973.
  5. Mort en 10 avril 1692, il avait érigé son domaine franc en fief (1669) et obtenu ses lettres d'anoblissement en 1670, il doit être susceptible de faire oublier lui aussi l'activité – jugée roturière – de son père.
  6. Bien qu'il semble qu'il ait arrêté de peindre dès la mort de son père.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Thuillier 2012, p. 107.
  2. Thuillier 2012, p. 267.
  3. Thuillier 2012, p. 277.
  4. Thuillier 2012, p. 248.
  5. Thuillier 1973, p. 84-85 (« Les Signatures de Georges de La Tour »).
  6. Thuillier 1973, p. 10-11 (« La Fortune critique de Georges de Latour »).
  7. Hippolyte Taine, Carnets de voyages : Notes sur la province, , 320 p. (lire en ligne), p. 51-53.
  8. Louis Gonse, Les Chefs-d'œuvre des Musées de France, Paris, Société française d'éditions d'art, 1900.
  9. Hermann Voss in Archiv für Kunstgeschichte, 1915, pl. 121-123 et notices.
  10. Tableaux à éclairage diurne de G. de La Tour, in Formes, juin 1931, p. 99-100.
  11. Paulette Choné, Georges de la Tour : un peintre lorrain du xviie siècle, Casterman, Tournai 1996, p. 150.
  12. Cuzin et Salmon 1997, p. 161.
  13. Notice de Saint Philippe sur le site du Chrysler Museum of Art. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  14. Notice du Saint Thomas sur le site officiel du Musée national de l'art occidental. Lire en ligne. Page consultée le 28 juillet 2013.
  15. Notice de Saint Jacques le Majeur sur le catalogue de la vente Sotheby. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  16. Didier Rykner, « Vente chez Sotheby’s New York des dessins italiens de la collection Horvitz », La Tribune de l'Art, vendredi 18 janvier 2008. Lire en ligne. Page consultée le 28 juillet 2013.
  17. Notice de La Rixe des musiciens sur le site du J. Paul Getty Museum. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  18. Notice du Vielleur sur le site officiel des Musées royaux des beaux-arts de Belgique. Lire en ligne. Page consultée le 28 juillet 2013.
  19. Cette attribution erronée mena l'œuvre au musée du Prado à Madrid, comme l'indique le catalogue de l'exposition temporaire (23/02 - 12/06/2016) tenue audit musée.
  20. Notice du Vielleur au chien sur le site du Musée du Mont-de-Piété. Lire en ligne. Page consultée le 20 août 2013.
  21. Notices du Vieillard et de La Vieille femme sur le site du De Young Museum. Rechercher en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  22. Saint Jérôme pénitent. « Notice no 09940004427 », base Joconde, ministère français de la Culture. Page consultée le 29 juillet 2013.
  23. Notice du Saint Jérôme pénitent au chapeau cardinalice sur le site du Nationalmuseum. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  24. Le Joueur de vielle. « Notice no 07430003032 », base Joconde, ministère français de la Culture. Page consultée le 29 juillet 2013.
  25. Le Veilleur Waidmann. « Notice no 000PE006840 », base Joconde, ministère français de la Culture. Page consultée le 29 juillet 2013.
  26. Saint Thomas. « Notice no 00000104552 », base Joconde, ministère français de la Culture. Page consultée le 29 juillet 2013.
  27. Notice du Tricheur à l'as de trèfle sur le site du Kimbell Art Museum. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  28. Notice de La Diseuse de bonne aventure sur le site du Metropolitan Museum of Art. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  29. Notice en ligne de La Femme à la puce sur le site du Musée lorrain. Lire en ligne. Page consultée le 4 avril 2015.
  30. Notice du Saint Sébastien soigné par Irène sur le site du Kimbell Art Museum. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  31. Notice de La Madeleine à la flamme filante sur le site du LACMA. Lire en ligne. Page consultée le 28 juillet 2013.
  32. Notice du Tricheur à l'as de carreau sur le site du Musée du Louvre. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  33. Notice de La Madeleine repentante (au miroir) sur le site de la National Gallery of Art. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  34. Notice de La Madeleine pénitente sur le site du Metropolitan Museum of Art. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  35. Notice du Saint Joseph charpentier sur le site du Musée du Louvre. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  36. Notice du Vielleur aveugle sur le site du Musée du Prado. Lire en ligne. Page consultée le 28 juillet 2013.
  37. Notice du Souffleur à la lampe sur le site du Musée des beaux-arts de Dijon. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  38. Le Songe de saint Joseph. « Notice no 07430004402 », base Joconde, ministère français de la Culture. Page consultée le 29 juillet 2013.
  39. Notice de La Madeleine à la veilleuse sur le site du Louvre-Lens. Lire en ligne. Page consultée le 28 juillet 2013.
  40. Notice du Saint Pierre repentant sur le site du Cleveland Museum of Art. Lire en ligne. Page consultée le 23 août 2013.
  41. L'Adoration des bergers. « Notice no 000PE001639 », base Joconde, ministère français de la Culture. Page consultée le 29 juillet 2013.
  42. Notice du Nouveau né sur le site de l'AGO. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  43. Le Nouveau-né. « Notice no 00000075381 », base Joconde, ministère français de la Culture. Page consultée le 29 juillet 2013.
  44. Notice de L'Éducation de la Vierge sur le site de la Frick Collection. Lire en ligne. Page consultée le 28 juillet 2013.
  45. Notice de L'Éducation de la Vierge sur le site du DIA. Lire en ligne. Page consultée le 28 juillet 2013.
  46. Saint Sébastien pleuré par sainte Irène. « Notice no 000PE017992 », base Joconde, ministère français de la Culture. Page consultée le 29 juillet 2013.
  47. Notice du Souffleur à la pipe sur le site du Tokyo Fuji Art Museum. Lire en ligne. Page consultée le 28 juillet 2013.
  48. Le Reniement de saint Pierre. « Notice no 07430004404 », base Joconde, ministère français de la Culture. Page consultée le 29 juillet 2013.
  49. Notice des Joueurs de dés sur le site du Preston Park Museum. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  50. Notice du Jeune chanteur sur le site VADS. Lire en ligne. Page consultée le 29 juillet 2013.
  51. Pierre Rosenberg, « Un nouveau chef-d’œuvre de Georges de La Tour : Le Saint Jérôme récemment réapparu à Madrid », Boletín del museo del prado, t. XXIII, no 41, 1er décembre 2005, p. 46-59. Lire en ligne. Page consultée le 28 juillet 2013.
  52. a et b Daniel Bergez, Littérature et peinture, Paris, Armand Colin,
  53. Jacques Thuillier, Georges de La Tour, Paris, Flammarion,
  54. a et b « Le vielleur » (1620-1625) de Georges de La Tour (1593-1652) - Arts & Spectacles - France Culture, sur www.franceculture.fr (consulté le 23 décembre 2015)
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  56. Alain-Madeleine Perdrillat, « Le Caravage et La Tour, de grâce et de fougue », Télérama hors-série, no 80 Georges de La Tour,‎ , p. 28-34
  57. René Char, Fenêtres dormantes et porte sur le toit, Paris, Gallimard,
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  59. a et b André Malraux, Les Voix du silence, Paris, Pléiade, , p. 618-621 Vol.IV
  60. Michel Melot, « L'art selon André Malraux, du Musée imaginaire à l'Inventaire général », sur www4.culture.fr (consulté le 23 décembre 2015)
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  62. Pascal Quignard, Georges de La Tour, Paris, Galilée,
  63. Pascal Quignard, La Nuit sexuelle, Paris, Flammarion, , p. 251
  64. Pascal Quignard, « Traits de plume, La nuit nous simplifie », Télérama hors-série, no 80 Georges de La Tour,‎ , p. 47
  65. « Georges de La Tour élut la vie quotidienne la plus simple, la plongea et la simplifia encore dans la nuit, pour la revêtir de ce singulier “reflet de grandeur ” qu'est la luisance, la couche de lumière./Qui est la source même des auréoles et des nimbes qui sacrent./Il obéit aux leçons du Caravage./Il sacrifia toutes les auréoles qui encerclent la tête des dieux et des saints pour leur substituer les reflets d'une bougie. » Pascal Quignard, Georges de La Tour, Paris, Galilée, 2005, p.32
  66. a et b Charles Juliet, « Peintre des lueurs », Télérama hors-série, no 80 Georges de La Tour,‎ , p. 40
  67. Charles Juliet, Journal, Paris, POL, 1953-2003
  68. Charles Juliet, Fragments, L'Aisne,
  69. « Des Ténèbres à l'apaisement: un cheminement vers soi avec Charles Juliet - Idées - France Culture », sur www.franceculture.fr (consulté le 4 janvier 2016)
  70. Présentation de l'exposition sur le site touristique http://www.lorraineaucoeur.com Lire en ligne. Page consultée le 17 septembre 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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