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Meisenthal

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Meisenthal
Meisenthal
Vue du village de Meisenthal, avec l'ancienne verrerie au centre.
Blason de Meisenthal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Jenifer Freund
2022-2026
Code postal 57960
Code commune 57456
Démographie
Gentilé Meisenthaliens[1]
Val-Mésangeois[1]
Population
municipale
652 hab. (2021 en diminution de 7,25 % par rapport à 2015)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 59″ nord, 7° 21′ 11″ est
Altitude Min. 255 m
Max. 431 m
Superficie 6,36 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bitche
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Meisenthal
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Meisenthal
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Meisenthal
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Meisenthal

Meisenthal [maizəntal] est une commune française du département de la Moselle en région Grand Est.

Village rural de Lorraine, du pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est, Meisenthal est situé à 52 km au nord-ouest de Strasbourg, dans le terroir du parc naturel régional des Vosges du Nord.

Au niveau intercommunal, la municipalité est intégrée dans la communauté de communes du Pays de Bitche qui regroupe 46 localités autour de Bitche.

En 2021, la population légale est de 652 habitants, appelés les Val-Mésangeois et Val-Mésangeoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes avoisinantes[modifier | modifier le code]

Située à l’est du département de la Moselle, la commune de Meisenthal appartient au canton de Bitche et à l’arrondissement de Sarreguemines.

À vol d'oiseau, Meisenthal se situe à 51,7 km au nord-ouest de Strasbourg, chef-lieu de région, à 86,5 km à l'est de Metz, chef-lieu de département, à 26 km au sud-est de Sarreguemines, chef-lieu d'arrondissement et à 11,6 km au sud-ouest de Bitche, chef-lieu du canton et de la communauté de communes du Pays de Bitche[2].

Présentation du ban communal[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Système d’information pour la gestion des eaux souterraines du bassin Rhin-Meuse : Géologie, Carte géologique, Coupes géologiques et techniques

Situé aux confins de la Lorraine et de l'Alsace, au cœur des Vosges du Nord, le village de Meisenthal s'étend en pays couvert, dominé par l'écart de Schieresthal. Une série de bornes dressées en 1608 pour marquer la frontière entre le duché de Lorraine et le comté de Hanau-Lichtenberg, la Pierre des douze Apôtres et une colonne élevée sous l'Empire matérialisent encore aujourd'hui cette limite territoriale.

Le village, établi à l'intersection de plusieurs vallons, ne présente aucun parti cohérent. Des prairies ponctuent la forêt défrichée tardivement, les maisons non jointives semblent posées un peu au hasard, parfois à l'écart des axes de circulation.

Une morphologie qu'on ne retrouve par ailleurs nulle part et qui s'explique par l'occupation récente du village et l'accroissement de la population verrerie à la fin du XVIIIe siècle. En contrebas de l'église de la Nativité de la Vierge, construite en 1811 et agrandie en 1871, les bâtiments de la verrerie sont regroupés autour des deux grandes cheminées.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité 2 faible[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau le Grentzbach et le ruisseau de Meisenthal[Carte 1].

Le Grentzbach, d'une longueur totale de 21,2 km, prend sa source dans la commune de Goetzenbruck et se jette dans l'Eichel à Waldhambach, après avoir traversé neuf communes[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Meisenthal.

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment du ruisseau le Grentzbach, peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de °C)[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 025 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 10,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Mouterhouse », sur la commune de Mouterhouse à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 10,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 954,2 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 1],[8],[9].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[10]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Meisenthal est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[12],[13],[14]. La commune est en outre hors attraction des villes[15],[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (45,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (9,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,2 %), terres arables (39,7 %), zones urbanisées (13 %), prairies (6,1 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • D83 vers Soucht[18]
  • D37 vers Goethzenbruch.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

SNCF[modifier | modifier le code]
Gare de Wingen-sur-Moder.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Meisenthal[modifier | modifier le code]

  • Anciennes mentions : Maizendhall () ; Meysenthal () ; Meisendhal ( et carte de Cassini) ; Meysenthal ().
  • En francique lorrain : Meisetal[19] et Meisedal.
  • Sobriquet des habitants : Meisedaler Mondfänger, « les attrapeurs de Lune de Meisenthal ». D’après la légende, les habitants de Meisenthal auraient essayé d’attraper (fangen) la Lune (Mond) qui se reflétait sur les eaux de l’étang[20].

Écarts[modifier | modifier le code]

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Huetzelberg, colline au sud-est du village, arpentée par la rue d'Alsace.
  • Klausenberg, colline au sud-ouest du village, où se trouve notamment une auberge.
  • Mailaenderberg, colline au nord-est du village, en contrebas du Schieresthal.
  • Meisenthaler Muehle ou Meisedaler Miel, le « moulin de Meisenthal », situé dans le village.
  • Neumuehle ou Neimiel, « nouveau moulin », moulin au nord-ouest du village, où se trouve aussi une piste et un club de karting.
  • Steinthal, « vallée des pierres », vallée au sud du village, en prolongement de la rue des Pierres.
  • Zoll, « douane », au sommet de la colline au sud-est du village, où se trouve la Colonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue du village au début du XXe siècle.

Pendant deux siècles, le village ne vit que par et pour le verre. Si l‘industrie du verre est attestée dès le XVe siècle à Meisenthal aux lieux-dits Glasthal et Hutzelthal, ainsi qu'à l'emplacement même de l'actuelle verrerie, la guerre de Trente Ans ravagea tout sur son passage.

Au lendemain de l’abandon de la verrerie de Soucht en , faute de combustible, un groupe de verriers obtient en l’autorisation du duc de Lorraine Léopold Ier de venir s’installer sur le site voisin de Meisenthal.

Le village est mentionné en avec sa verrerie, sous la forme Meisenbach, le ruisseau des mésanges, puis en sous sa forme actuelle, Meisenthal, la vallée des mésanges.

Reconstruits tout au long du XIXe siècle et du XXe siècle, les bâtiments de la verrerie occupent toujours le cœur du village.

Mais en , une grande sécheresse priva les Vosges du Nord de fruits, de noisettes et de pommes de pin. Un souffleur de verre inspiré de Goetzenbruck tenta de compenser cette injustice en soufflant quelques boules en verre afin de décorer les sapins de Noël. Il contribua a une tradition qui traversa les cultures, le monde et l’humanité. En , la verrerie de Goetzenbruck mettait un terme à la fabrication industrielle des boules de Noël argentées. L'activité de la verrerie de Meisenthal cesse peu après, en . Depuis , le Centre International d’Art Verrier (CIAV) de Meisenthal, qui a ressuscité et revisité cette tradition, produit à nouveau, selon des rituels ancestraux, des boules de Noël en verre. La série « traditionnelle » s’inspire des modèles anciens et la série « contemporaine » a été conçue par des designers allemands, britanniques, français et italiens[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

carte en couleur
Situation de Meisenthal (rouge) au sein du canton de Bitche (gris).

Depuis , Meisenthal est rattachée à l'arrondissement de Sarreguemines. La commune dépend de la cinquième circonscription de Moselle.

De à , Meisenthal a fait partie de l'éphémère canton de Lemberg du district de Bitche. Depuis cette date, la commune dépend du canton de Bitche (46 communes pour près de 35 000 habitants). Selon le principe de parité, deux conseillers départementaux - une femme, un homme - sont nécessairement issus des suffrages. À la suite des élections départementales des 22 et , les représentants auprès du conseil départemental de la Moselle sont Anne Mazuy-Harter (DVD) et David Suck (UDI), ancien vice-président du conseil général[21].

Budget et fiscalité 2022[modifier | modifier le code]

En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[22] :

  • total des produits de fonctionnement : 491 000 , soit 703  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 380 000 , soit 544  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 85 000 , soit 122  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 142 000 , soit 203  par habitant ;
  • endettement : 35 000 , soit 51  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 13,44 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 34,28 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 78,82 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020 : médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation : 23 260 [23].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la Cour d'appel de Metz, Meisenthal relève du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance, du tribunal pour enfants et du bureau foncier de Sarreguemines, de la Cour d'Assises de Moselle, du tribunal administratif de Strasbourg et de la cour administrative d'appel de Nancy[24].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la communauté de brigades (COB) de Bitche[25].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

carte en couleur
Situation de la C.C. du Pays de Bitche (rouge) au sein de la Moselle (gris).

Meisenthal fait partie de la communauté de communes du Pays de Bitche (CCPB) qui regroupe en son sein quarante-six communes situées autour de Bitche. Depuis , cette institution est présidée par Francis Vogt, conseiller municipal de Bitche. Le délégué de Meisenthal pour cette structure intercommunale est le maire Pascal Andres[26].

Parmi ses nombreuses compétences, la CCPB gère le gymnase et le plateau sportif du collège de Lemberg, le gymnase et le plateau sportif du collège Kieffer de Bitche, La piscine et la médiathèque Rocca de Bitche, le site du Simserhof au Légeret, le site verrier de Meisenthal, le musée du Sabotier de Soucht, le site du moulin d'Eschviller, la collecte des ordures ménagères, l’entretien des cours d’eau et le développement touristique. Le siège administratif et les bureaux de la CCPB se situent à Bitche, au 4 rue du Général Stuhl[27].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac, RPR, élu, avait obtenu à Meisenthal 82,21 % des suffrages et Jean-Marie Le Pen, FN, 17,79 % des suffrages ; le taux de participation était de 79,71 %[28].

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait obtenu à Meisenthal 56,82 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 43,18 % des suffrages ; le taux de participation était de 86,45 %[29].

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012, François Hollande, PS, élu, avait recueilli 45,29 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 54,71 % des suffrages ; le taux de participation était de 84,41 %[30].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 mars 2001 Roger Boudinet    
mars 2001 mars 2008 Raymond Fuhrmann    
mars 2008 mai 2020 Pascal Andres    
mai 2020 avril 2022 Gérard Stocky    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].

En 2021, la commune comptait 652 habitants[Note 3], en diminution de 7,25 % par rapport à 2015 (Moselle : +0,52 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
290302292527613623757817779
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
7317797968529129261 005967842
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
877873889933829856876812828
1990 1999 2005 2006 2010 2015 2020 2021 -
793766770772716703662652-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Si la verrerie a cessé ses activités depuis 1969, il subsiste cependant deux fabriques de thermomètres et une miroiterie, ces petites industries expliquant pour une part l'importance de la population qui n'a pas cessé de croître depuis le début du XIXe siècle, passant de 405 habitants en 1817 à 735 en 1852 et comptant encore 828 habitants au recensement de 1982.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[35] :

  • Médecins à Soucht, Montbronn, Goetzenbruck, Lemberg,
  • Pharmacies à Goetzenbruck, Montbronn, Lemberg, Wingen-sur-Moder, Rohrbach-lès-Bitche,
  • Hôpitaux à Bitche, Ingwiller, Sarre-Union, Niederbronn-les-Bains, Phalsbourg.

Cultes[modifier | modifier le code]

Du point de vue spirituel, le village est succursale de Soucht avant d'être érigé en paroisse de l'archiprêtré de Bitche en 1826.
L'église est construite en 1811, date portée par la clef de l'arc triomphal, à la suite de nombreuses requêtes des habitants depuis 1766, au vu de l'accroissement constant de la population lié au développement de la verrerie. L'église est agrandie en 1871 par la construction du transept et l'adjonction de la tour-clocher.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture et élevages divers[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hébergements[39].
  • Hôtel et restaurants.

Commerces[modifier | modifier le code]

Commerces er services de proximité[40].

Si l‘industrie du verre est attestée dès le XVe siècle à Meisenthal aux lieux-dits Glasthal et Hützelthal, ainsi qu'à l'emplacement même de l'actuelle verrerie, la guerre de Trente Ans qui ravage la contrée vers y met très vite un terme. Le village actuel n'est fondé qu'en par les verriers qui abandonnent le site voisin de Soucht pour venir s'établir à Meisenthal. Meisenthal est aujourd'hui encore principalement connu pour cette verrerie, ainsi que pour son musée et sa halle verrière, qui peuvent être visités.

Artisanat : bois, pierre, verre...

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments historiques :

  • Le Breitenstein ou « pierre des douze Apôtres »[41],[42],[43], est un monolithe qui supporte un calvaire. Il a été classé au journal officiel du [44].
  • La maison du maître-verrier Martin Walter[45], construite en 1803 pour la famille du maître-verrier Martin Walter et son épouse Marie-Madeleine Franckhauser, à proximité de l'usine et élevée à flanc de coteau, se rattache à l'architecture du XVIIIe siècle par ses façades largement percées de fenêtres à linteau délardé en arc segmentaire, ses chaînes d'angle en pierre de taille et ses corniches fortement moulurées. On a mis à profit la déclivité du terrain pour ménager à l'arrière des caves, auxquelles on accède par des portes en plein cintre. Elle a été inscrite par arrêté du [46].

Autres sites et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux :

L'orgue Dalstein-Herpfer construit vers 1898[48],[49],[50].

Autres patrimoines :

Pratiques linguistiques[modifier | modifier le code]

Dialecte[modifier | modifier le code]

Sur le plan culturel, la seconde moitié du XXe siècle se caractérise par la diffusion de la langue française dans le village et plus largement dans l'ensemble de la population alsacienne et mosellane. Depuis le traumatisme de l'occupation nazie de 1940-1945, la langue allemande et le dialecte francique sont en net recul même si le canton de Bitche comptait encore 80 à 90 % de locuteurs du francique lorrain en [58].

Dans les conversations en français de Moselle germanophone, outre les spécificités de l'accent francique lorrain (non distinction entre le p et le b, le ch et le j, le d et le t), la syntaxe est fréquemment bousculée par celle de l'allemand. Parmi les autres tendances lourdes figurent l'inversion entre le prénom et le nom (Muller Michel), l'usage fréquent d'abréviations pour les noms de localités ('Bronn, Ench', Goetz', 'Bruck, Stras'), et l'emprunts de mots à la langue francique rhénane (Bix, Flammkuche, Schnaps, Scheslon, Kirb).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Stephan Balkenhol, sculpteur, Académie des Beaux Arts de Karlsruhe-sur-Rhin (Allemagne).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Meisenthal Blason
De gueules au gobelet de verre au naturel, chaussé d'hermines
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Le nom de Meisenthal, considéré comme une déformation de Mäusenthal, est symbolisé par les hermines, et le mot thal (vallée) par la forme en V. Le gobelet et la couleur rouge rappellent l'industrie de la verrerie[59].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Le patrimoine de la commune sur www.pop.culture.gouv.fr/

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Meisenthal » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Orthodromie »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site Lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  3. Didacticiel de la réglementation parasismique : Aléa sismiquee
  4. Sandre, « le ruisseau le Grentzbach »
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  7. « Orthodromie entre Meisenthal et Mouterhouse », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Mouterhouse », sur la commune de Mouterhouse - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Mouterhouse », sur la commune de Mouterhouse - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
  11. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
  12. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  18. Voies routières
  19. « Kräse vun der Mosel - Saargeminn », sur Geoplatt (consulté le ).
  20. a et b « Meisenthal et la vallée du cristal », sur blogerslorrainsengages.unblog.fr (consulté le ).
  21. « Le Conseil Départemental », sur moselle.fr (consulté le ).
  22. Les comptes de la commune
  23. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  24. « Liste des juridictions compétentes pour une commune » (consulté le ).
  25. « Brigade la plus proche / Meisenthal », sur le site de la Gendarmerie nationale (consulté le ).
  26. « Les élus de la Communauté de Communes du Pays de Bitche »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur cc-paysdebitche.fr (consulté le ).
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  30. Ministère de l'Intérieur - Moselle (Lorraine), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Meisenthal » (consulté le ).
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  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  35. Professionnels et établissements de santé
  36. Recherche d'horaire : ville Meisenthal MessesInfo
  37. Insectes comestibles edible bugs Criquets
  38. Roland Franckhauser, astaciculteur
  39. Hébergements
  40. Le cadre de vie des Territoires
  41. La pierre des douze apôtres de Meisenthal ou le menhir du Breitenstein
  42. « Menhir dit Pierre des XII Apôtres ou Breitenstein », notice no IA00037967, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. (D’après « Le Pays Lorrain » – 1904)
  44. « Autel druidique », notice no PA00106808, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  45. « Vue générale de la maison dans son environnement », notice no AP12R039435, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  46. « Maison du maître-verrier Martin Walter », notice no PA57000004, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  47. « Église paroissiale de la-Nativité-de la-Vierge », notice no IA00037929, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. L'orgue Dalstein-Herpfer
  49. Orgue Dalstein-Haerpfer (1898) - Willy Meurer (1960) - Bruno Dillenseger (1999)
  50. « Orgue église paroissiale de la Nativité-de-la-Vierge », notice no IM57001087, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  51. Liste de répliques de la grotte de Lourdes
  52. Les grottes de Lourdes en Moselle-Est. Meisenthal : La grotte devant le cimetière construite en 1922 par le tailleur de pierres Jean-Nicolas Pétry. Fait office de monument aux morts; Une grotte privée
  53. Monument aux morts
  54. « Borne Dreipeterstein », notice no IA00038525, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « Moulin à farine dit Neumuhle », notice no IA00052852, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. Lavoir de Meisenthal
  57. « Château des Lanzy », notice no IA00037958, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. S. Legrand - d'après les chiffres de l'INSEE.
  59. Armorial des Villes et des Villages de France