Réchicourt-le-Château

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Réchicourt-le-Château
Mairie
Mairie
Blason de Réchicourt-le-Château
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Canton Sarrebourg
Intercommunalité Communauté de communes de Sarrebourg - Moselle Sud
Maire
Mandat
Gérard Kelle
2014-2020
Code postal 57810
Code commune 57564
Démographie
Gentilé Réchicourtois
Population
municipale
571 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 56″ nord, 6° 50′ 28″ est
Altitude Min. 242 m – Max. 333 m
Superficie 24,14 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.rechicourt-le-chateau.fr/

Réchicourt-le-Château est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Réchicourt-le-Château est une commune française rurale située dans le département de la Moselle, le Parc naturel régional de Lorraine[1] et le Pays des étangs, à 75 km de Metz, la préfecture du département. Le village est traversé pat le canal de la Marne au Rhin.

Le territoire de la commune est limitrophe de 7 communes.

Communes limitrophes de Réchicourt-le-Château
Maizières-lès-Vic Azoudange Languimberg
Moussey Réchicourt-le-Château Gondrexange
Avricourt (Moselle) Foulcrey

Voies de transport[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne Paris - Strasbourg, cependant la gare de Réchicourt-le-Château est aujourd'hui fermée à tout trafic.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Évoqué pour la première fois dans une charte de l'abbaye de GORZE datée de 770.
  • Réchicourt (dont on cite deux des noms: Rixange et Rixingen) est nommé Ruxinga sur la plus ancienne carte de Lorraine[2].
  • Ancien noms[3],[4]: Rehensacoldocurtis et Rehensaldo curtis[5] (770), Ruodgisingen ou Ruadgisingen[6] (991), Castro Richiscurtis (1103), Ruchesingen (1179), Richicort (1181), Richercort et Richercourt[7] (1182), Ruchesinga et Rukesinga (1256), Rukesingen (1269 et 1321[6]), Ruchesingue et Ruchesingen (1273), Ruckesingen (1372), Rechiecourt le chastel (1401), Ruxsingen (1469), Ruckesingen (1490), Rixinga (1513 : carte Ptolémée), Rychicourt et Rechiecourt (1525), Riexingen (1528), Rechicour (1793), Réchicourt (1801), Rixingen (1871-1918 et 1940-1945).
  • En lorrain roman : Rchico.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Réchicourt ou Ruxinga en germanique médiéval, déjà mentionné en 770[8] est situé au nord-est de la cité de Toul ou Civitas Leucorum. Après avoir appartenu à différents seigneurs, il devient un comté[9]. À partir du XIIIe siècle, ce fief d'Empire, indépendant du duché de Lorraine, appartient à la famille allemande de Linange (Leiningen).

En 930, il y avait une église au « Haut-Mont », village disparu, comme en témoigne cette porte d'église millésimée 930, trouvée en 1806. Le territoire fait partie de l'ancien pays Chaumontois happé sous la férule de l'évêque de Metz à l'époque ottonienne. Il se trouve le long de la frontière linguistique romande et germanique, qui, vers l'an 1000, suit une ligne Audun-le-Tiche, Moyeuvre, Vigy, Mainvillers, Mulcey, Réchicourt-le-Château, Turquestein-Blancrupt avant de longer la crête des Vosges jusqu'au sud de l'Alsace. En 1255, le comte de Réchicourt fait hommage à l'évêque de Metz pour le château de Réchicourt. Au XIVe siècle, la seigneurie relevait du comte Linange-Dabo.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Le comté de Réchicourt relevait en fief du bailliage d'Allemagne. Selon le géographe Bugnon, ce comté comprenait en 1719 : Avricourt, Azoudange, Diane-Capelle, Gondrexange, Ibigny, Lorquin, Moussey, la Neuveville-les-Lorquin, Réchicourt-le-Château, Romécourt, Xouaxange, et les censes de Milberg, de Rinting et de Xirxange[3].
En 1628 et 1630, Réchicourt subit pillage et dévastation. En 1681, le comte Frédéric d'Ahlefeldt fait hommage au roi de France pour le comté de Réchicourt. La seigneurie reste terre d'Empire après le rattachement de la Lorraine à la France en 1766. De 1751 à 1789 le comté appartient à la famille du duc de Fronsac-Richelieu.

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Réchicourt est annexé par la République française à la Révolution[10] et fait partie du département de la Meurthe.

En 1871, Réchicourt est annexé à l'Empire allemand par le traité de Francfort. En 1919, il redevient une commune française du département de la Moselle. De lourdes destructions marquent le village lors de la Seconde Guerre mondiale.

Château de Réchicourt[modifier | modifier le code]

Château de Réchicourt.

Le site apparaît dans les textes entre le VIIIe et le Xe siècle sous le double nom de Réchicourt (Rechicurtis) et Rixingen (Ruadgisingen). Le premier évoque un grand domaine caroligien, d'ailleurs un des plus importants de la région, dont le centre est à cour fermée (curtis). Le deuxième nom évoque le village franc constitué depuis le Ve et le VIe siècle (Rixingen en germanique francique)[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Réchicourt-le-Château Blason De gueules semé de croix recroisetées au pied fiché d'or à deux saumons adossés de même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

Plus haute écluse de France.

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[12] :

  • total des produits de fonctionnement : 341 000 , soit 558 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 322 000 , soit 526 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 103 000 , soit 169 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 60 000 , soit 98 par habitant.
  • endettement : 196 000 , soit 321 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 11,06 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,56 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 28,06 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 37,60 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 16,89 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Jean-Michel Pedretti    
mars 2001   Gérard Kelle    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 571 habitants, en diminution de -2,23 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
702 715 822 895 916 1 015 1 008 1 070 1 060
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
944 950 927 936 904 882 809 883 816
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
897 888 693 617 672 771 900 1 052 1 029
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
982 924 931 825 726 558 595 571 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Adelphe.
Chapelle Saint-Blaise.

Édifices et sites religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Adelphe 1737, reconstruite 1951 : Vierge à l'Enfant assise XVe siècle, statues XVIIe siècle, orgue[20] et cloche de 1669[21].
  • Chapelle Saint-Blaise XIXe siècle[22].
  • Cimetière[23],[24].
  • Monument aux morts.
  • Metit monument aux morts 1914-18 au cimetière.
  • Mémorial chasseurs à cheval 13e régiment, 1914.
  • Hommage à l'équipage du B-17 américain "Shady Lady"[25].
  • Statue de Sacré-Cœur du Christ.
  • Deux grottes de Lourdes.
  • croix de chemins.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine (région Lorraine), (lire en ligne)
  2. Henri Lepage - Communes de la Meurthe - journal historique des villes, bourgs, villages (1853)
  3. a et b Dictionnaire topographique du département de la Meurthe - Henri Lepage (1862)
  4. International Centre of Onomastics - Onoma, Volumes 36 à 37 (2001)
  5. Walther von Wartburg - Umfang und Bedeutung der germanischen Siedlung in Nordgallien im 5. und 6. Jahrhundert
  6. a et b Zwischen den Sprachen - Wolfgang Haubrichs (1983)
  7. Toponymie générale de la France - Tome 2 - Ernest Nègre.
  8. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), « Table des formes anciennes », p.  200.
  9. Martin Waldseemüller, Carte de la Lorraine, vers 1508.
  10. Sur les conditions de ce rattachement, voir Princes possessionnés.
  11. Réchicourt-le-Château
  12. Les comptes de la commune
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Château de Réchicourt », notice no PA00106973, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Moselle - Duché de Réchicourt le Château
  19. « Ancien site industriel de Bataville », notice no PA57000037, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Inventaire de l'orgue de l'église Saint Adelphe
  21. Notice no PM57000942, base Palissy, ministère français de la Culturecloche de l'église Saint-Adelphe
  22. La chapelle Saint Blaise
  23. « cimetière », notice no IA57002525, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « cimetière », notice no IA57002526, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Hommage à l'équipage du B-17 américain "Shady Lady"
  26. Chevalier lorrain emprisonné en 1230 lors de la sixième croisade. Selon la légende, par l'intercession miraculeuse de saint Nicolas, Cunon de Réchicourt fut libéré de sa geôle dix ans plus tard, se réveillant devant le porche de l'église de Saint-Nicolas-de-Port. Il offrit en ex-voto ses chaînes brisées. Chaque année le sire de Réchicourt (un paroissien costumé) ouvre la procession traditionnelle de la Saint-Nicolas dans la basilique.
  27. Didier Lupfer:Il fait son cinéma à Paris' sur republicain-lorrain.fr