Bettviller

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Bettviller
Guising, Hoelling
Image illustrative de l'article Bettviller
Blason de BettvillerGuising, Hoelling
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Stéphan Muller
2014-2020
Code postal 57410
Code commune 57074
Démographie
Gentilé Bettvillerois
Population
municipale
840 hab. (2014)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 47″ nord, 7° 17′ 09″ est
Altitude Min. 252 m
Max. 376 m
Superficie 18,41 km2
Localisation

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Bettviller est une commune française située dans le département de la Moselle, en Lorraine, dans la région administrative Grand Est. Le village fait partie du pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec ses annexes de Guising, Hoelling et la ferme de Mehling, le village de Bettviller s’étend en pays découvert, dans la vallée de la Bickenalb, au nord de Rohrbach-lès-Bitche.

Localités avoisinantes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rimling Erching, Guiderkirch Epping Rose des vents
Gros-Réderching, Guising N Urbach
O    Bettviller    E
S
Rohrbach-lès-Bitche Petit-Réderching Hoelling

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Bettviller : Bedebur (1150), Bedebronn (1496), Betweiler (1544), Bedweiller (1594), Bettweiller (1601), Betteviler (1606), Betteviller (1771)[1], Betheveiller (1793), Bethweiller (1801)[2], Bettwiller[3] (XIXe siècle). En francique lorrain : Bettwiller[4], en allemand : Bettweiler (1871-1918).
  • Mehling : Mehling (1751), Mehlingen Hof (1755), Melling (1771), Mellingenhof (carte de l'état-major)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence d'une douzaine de sites gallo-romains et d'une nécropole mérovingienne sur le plateau dominant Guising témoignent de l'ancienneté de la localité.

Mentionné sous les formes Bedebur en 1157 et Bedeviller en 1496 (l’oratoire), le village actuel aurait été construit au XVIe siècle. Ancienne paroisse de l'archiprêtré de Hornbach, passée dans celui de Rohrbach en 1802, l'église Saint-Martin, dont le patronage revenait au duc de Deux-Ponts, est l'église-mère de Rimling jusqu'en 1702, de Petit-Réderching jusqu'en 1804, et l'est toujours de Guising et de Hoelling. Il existait également un village nommé Mehlingen (alias Mehling), il n'en reste plus qu'une ferme qui est une annexe de la commune.

En dépit des bombardements de 1904 et 1945, le village possède encore un patrimoine abondant, même si l'église, reconstruite en 1732 et 1770, est restaurée complètement en 1954 : des monuments funéraires provenant de l'ancien cimetière, de nombreuses croix de chemin, plusieurs moulins tournant sur la Bickenalb, quelques fermes anciennes.

L'existence de bancs de grès sur le territoire communal, essentiellement calcaire, explique la présence de plusieurs familles de tailleurs de pierre qui se sont succédé depuis le XVIIIe siècle : les Burtscher, les Schaller, les Berger et les Demmerle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1981 mars 1995 Jean-Jacques Schindler    
mars 1995 mars 2001 Sylvain Beck    
mars 2001 en cours Jean-Claude Picard    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 840 habitants, en augmentation de 0,24 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
378 314 417 1 230 1 110 1 086 1 055 1 072 1 056
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 035 980 936 935 932 939 951 968 972
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
960 963 946 868 809 814 826 752 729
1990 1999 2005 2010 2014 - - - -
697 743 812 835 840 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Au croisement de l'ancienne voie, appelée Königstrasse, et de la route qui relie Bettviller à Urbach, la croix dite Schallerskreutz, datée de 1770, domine le vallon de Kahlenbrunn où se trouve la carrière, qui a fourni jusque vers 1930 le grès de nombreuses croix des villages environnants. La belle inscription, gravée en capitales, qui se termine par le nom du sculpteur, Jacob Schaller, est interrompue par une représentation naïve de la Vierge des douleurs.
  • Le cimetière, encore en place autour de l'église jusqu'en 1985, avait conservé de nombreuses tombes des XVIIIe et XIXe siècles. À la suite de l'aménagement des abords de l'édifice et de la construction d'une morgue, une douzaine de monuments ont été regroupés au nord de l'église, le long du mur de clôture. Datant du milieu du XVIIIe siècle, les monuments de Catharina Behr et de Peter Hartman, décédé en 1741, sont l'œuvre d'un même sculpteur. Sculptées dans le grès, ces stèles sont décorées en bas-relief d'une croix latine aux extrémités trilobées ornées de grosses fleurs, qui sont peut-être un rappel aux cinq plaies du Christ, tandis que la partie inférieure est réservée aux représentations macabres (crâne et tibias croisés). Le monument de Joseph Schuster, mort en 1824, mutilé par un éclat d'obus, rompt avec la sobriété des précédents par son élévation en forme de violon, soulignée par un décor rocaille et sa sculpture plus abondante et plus élégante : chérubins dans une nuée rayonnante, sablier, cierge brisé et saule pleureur. Ces thèmes, qui expriment la fuite du temps, l'interruption de la vie et le fait que la nature s'est mise à l'unisson de la douleur des vivants, se retrouvent tout au long du XIXe siècle dans l'Est de la Moselle. À l'imitation de la nature, le tombeau de la famille Demmerlé, une famille de sculpteurs funéraires installés dans le village, a été élevé en 1885. Représentant un amoncellement de pierres, selon une habitude répandue à l'époque à travers toute la Lorraine, le monument est creusé à la face d'une niche abritant la statue de Notre-Dame de Lourdes. Son intérêt particulier réside dans la longue inscription allemande en lettres gothiques gravée sur chacune des pierres simulées, à la face et au revers, insistant aussi sur la fragilité de la vie et la fuite du temps, ainsi que glorifiant le travail du sculpteur.
  • En aval du village, le moulin haut, ou Neumühle, est un des nombreux moulins qui ont tourné le long de la Bickenalb. Il a conservé ses bâtiments du début du XIXe siècle. Le logis, daté 1823, se rattache à l'habitat bourgeois avec sa façade ordonnancée et son toit brisé à croupes couvert de tuiles plates en écaille, même si la hauteur un peu excessive du brisis alourdit l'allure générale. En contrebas subsiste le bâtiment des machines, l'ensemble s'élevant au milieu des saules et des tilleuls.
  • Château à Guising. Propriété de François-Joseph Durand, procureur et notaire royal à Bitche, beau-frère de Newinger, futur général de la Révolution. Le château a sans doute été construit dans la deuxième moitié XVIIIe siècle. La porte piétonne du corps en retour d'équerre à gauche porte la date 1802.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Monument Demmerlé en 1910.
  • L'église Saint-Martin, reconstruite en 1832, en remplacement d'une église dont le chœur avait été construit en 1770 aux frais du curé Théodore Mexal (date portée par son inscription funéraire) . Tour clocher en façade reconstruite en 1903. Très endommagée en 1940 et 1945, restaurée en 1954, avec reconstruction de la tour clocher
  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié à Hoelling, construite en 1750, date portée ; tour clocher construite en 1904, date portée, en remplacement d'un campanile
  • Chapelle de la-Nativité-de la-Vierge à Guising. Chapelle reconstruite début 1er quart XXe siècle. A remplacé un oratoire construit en 1776 aux frais du sieur Durand, notaire royal à Bitche et propriétaire à Guising, qui avait été élevé tout à côté d'une croix devant laquelle les habitants s'assemblaient presque journellement, et cela dans le but de les mettre à l'abri des intempéries

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Rohrbach-lès-Bitche et son canton, Joël Beck, 1988.
  • Le canton de Rohrbach-lès-Bitche, Joël Beck, 2004.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Bulletin des lois de l'empire Français (XIe série) - Partie supplémentaire - Tome XXXIV (1870)
  4. Geoplatt
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .