Minorville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Minorville
Minorville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Philippe Hennebert
2014-2020
Code postal 54385
Code commune 54370
Démographie
Population
municipale
235 hab. (2016 en augmentation de 0,43 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 03″ nord, 5° 53′ 30″ est
Altitude Min. 226 m
Max. 253 m
Superficie 12,65 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Minorville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Minorville

Minorville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

(Fig1) Minorville (ban communal)

Le village de Minorville est placé sur un plateau vallonné qu'enserrent au sud, le ruisseau de Vassénaux, et au nord , le ruisseau de l'Esch[1]. Le territoire est fortement arrosé de plus par les ruisseaux de la Rehanne, d'Eheyville, de la Ferme St Charles et de Mafroneau. Le bourg s’est développé à la croisée des routes départementales 100 et du chemin de Manonville à Ansauville.

D’après les données Corine land Cover , le ban communal de 1250 hectares comprend en 2011, plus de 70% de terres arables et de prairies, 23% de forêt et seulement près de 2% de zones urbanisées.[2] (Fig1 ban communal)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ecclesia Minulfi villæ  Menulfi villa Menolfi villa (1065) ; Menovilli villa (1105) ; Minorvilla (1402) ; Menonville-Saint-Gengoul (1404) ; Menonville-Saint-Gigoul (1407) ; Manonville (1418) ; Manonville-Saint-Gengoult (1420) ; Menoville-Saint-Gegoul (1424) ; Menonville-Saint-Gengolt (1441) ; Menorville-Saint-Gengoulph (1534) ; Menorville-Saint-Gigoulx (1551) et Minorville-Saint-Gengoult (1782), sont toutes les graphies recensées par le Dictionnaire topographique du département de la Meurthe[3].

Le toponyme apparaît donc en 1065 sous la forme (ecclesia) Minulfivillae, il est composé de l'anthroponyme germanique Minulf et du latin médiéval villa, grand domaine, puis village[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les chroniques historiques et archéologiques reprennent régulièrement l'hypothèse d'une voie antique située au Nord-ouest du village[5] et que les auteurs modernes considèrent comme une voie romaine secondaire reliant la voie Langres-metz à la ville de Pannes.Des traces d'occupation très anciennes du territoire sont signalées sous la forme d’outils de l'âge de pierre trouvés sur le ban communal.[5]

La fondation du village reste encore mal expliquée même si la toponymie du XIe siècle fait pencher vers l'hypothèse d'une création tardive du moyen-âge.Les écrits signalent toutefois des restes de substructions au lieu-dit la Côte, (fig1) à l'ouest du bourg.[6] H Lepage indique qu'en 1615, on construisit des prisons, avec poteaux et pilori et que le village initial et son église étaient fortifiés par des fossés, des murailles et une tour crénelée, toutes choses dont il ne reste rien aujourd'hui. A une petite distance, à l'occident du village, une chapelle Sainte-Barbe, reconstruite au commencement du XIXe siècle où l'on venait autrefois, comme aujourd’hui, en pèlerinage pour les maux d'yeux.

L'abbé Grosse indique dans son ouvrage que des seigneurs, le duc de lorraine et le chapitre de la collégiale saint Gengoult se partageaient les revenus de ces terres et que le village possédait un moulin à grain, la vigne n'y était pas cultivée et l'économie resta longtemps uniquement agricole.[7]

Des travaux modernes ont fourni des indices supplémentaires sur l’Église médiévale aujourd'hui disparue.[8]

Anecdote[modifier | modifier le code]

Pendant la première guerre mondiale, nombre d'organes de presse furent unanimes à rapporter le contenu de la lettre d'un ecclésiastique adressée au préfet de Meurthe-et-Moselle et soulignant l'attitude patriotique et humaine de l’institutrice de Minorville qui avait organisé un hôpital de campagne dans son école.[9]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
octobre 1995 octobre 2003 François Arroyo    
octobre 2003 2014 François Macquin    
2014 En cours Philippe Hennebert    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2016, la commune comptait 235 habitants[Note 1], en augmentation de 0,43 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
318337365351374381366369384
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
389401356362364383370359316
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
321324257217208210200187210
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
181174173183173211216240235
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne XIXe.
  • Chapelle Sainte-Barbe XIXe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ruisseau d'esche [A71-0200] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le 9 avril 2019)
  2. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 9 avril 2019)
  3. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
  4. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  5. a et b Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 100 :

    « Hache de pierre (Musée Lorrain) et broyons »

  6. « Gallica - », sur visualiseur.bnf.fr (consulté le 9 avril 2019) : « Type :PERIODIQUE Auteur :Société d'archéologie lorraine Titre(s) :Mémoires de la Société d'archéologie lorraine Publication :A. Lepage (Nancy) Cote : NUMM-33691 », p. 319
  7. Grosse, E. abbé., Dictionnaire statistique du Département de la Meurthe contenant une introduction historique sur le pays avec une notice sur chacune de ses villes, bourgs, villages, Creusat, (OCLC 611479374, lire en ligne), p. 242 :

    « Terr. : 1000 hect., dont 693 en terres arables, 188 en forêts et 120 en prés. »

  8. Michaël Landolt, « Minorville (Meurthe-et-Moselle). Derrière l'église », Archéologie médiévale, no 48,‎ , p. 265 (ISSN 0153-9337, lire en ligne, consulté le 11 avril 2019) :

    « En 2017, des travaux de terrassement liés à la création d’une place située au nord de l’église actuelle de Minorville ont permis de mettre en évidence l’ancien cimetière paroissial ainsi que les vestiges de fondations appartenant à l’église paroissiale médiévale »

  9. « Pages de guerre écrites au jour le jour », sur Gallica, (consulté le 9 avril 2019) : « M. le Préfet de Meurthe-et-Moselle est heureux de porter à "la connaissance du public la lettre qu'il vient de recevoir de M. L. Birot, vicaire général d'Albi, aumônier des armées en campagne. Cette lettre honore M. le vicaire général L. Birot, comme elle honore Mlle Paturianne, institutrice de Minorville, et ses élèves. Sur le champ de bataille, instituteurs et congréganistes rivalisent de courage. Dans les ambulances où, à Gerbéviller et à Minorville, le bombardement est assez intense pour faire fuir la population, infirmières religieuses et laïques rivalisent de dévouement... », p. 400
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :