Apach

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Apach
Apach
Rue principale d'Apach.
Blason de Apach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté de communes Bouzonvillois-Trois Frontières
Maire
Mandat
Emilie Villain-Feltz
2020-2026
Code postal 57480
Code commune 57026
Démographie
Gentilé Apachois
Population
municipale
1 061 hab. (2018 en augmentation de 5,78 % par rapport à 2013)
Densité 317 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 34″ nord, 6° 22′ 32″ est
Altitude Min. 145 m
Max. 365 m
Superficie 3,35 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Perl (ALL)-Sierck-les-Bains (partie française)
(ville-centre)
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bouzonville
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Apach

Apach (Opéch en francique lorrain) est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Le village fait partie du pays de Sierck et a la particularité d'être à la frontière de trois pays : la France, le Luxembourg et l'Allemagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Apach est située à deux kilomètres de Sierck-les-Bains, vingt-cinq de Thionville et cinquante de Metz. C'est une ville frontalière avec l'Allemagne (Perl) et le Grand-Duché du Luxembourg (Schengen), lieu communément appelé « pays des Trois Frontières ».

Une réserve naturelle d'orchidées s'étend sur des coteaux calcaires dominant le village. Un ruisseau venant de Manderen traverse la commune et se jette dans la Moselle.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Haut Apach : Ce hameau est mentionné pour la première fois au XVIIe siècle et semble dater de cette époque. Il comptait au début du siècle 6 maisons et 25 habitants. On y trouve une chapelle ainsi qu'un moulin à eau. Sa dénomination francique est Uewer-Opech.
  • Belmach : Ce hameau, mentionné Belmactra en 1225[1], ne fait partie de la commune d'Apach que depuis un peu plus d'un siècle. Il faisait partie autrefois de la seigneurie de Mensberg et dépendait des seigneurs de Sierck. Au XVIIIe siècle, Belmach est rattaché à la Lorraine dans le cadre du bailliage de Bouzonville et c'est la coutume de Lorraine qui régit ce hameau. En 1790, Belmach devient une annexe de la commune de Merschweiller. La loi du réunit Belmach à la commune d'Apach. Sa dénomination francique est Belméch.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Apach est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Perl (ALL)-Sierck-les-Bains (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 5 communes[5] et 4 671 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (42,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (45 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (25,1 %), forêts (24,5 %), zones urbanisées (14,2 %), terres arables (12,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %), eaux continentales[Note 3] (3,1 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Achabach (1084)[12], Aspach (1196), Appach (XVIIe siècle), Opach (1682), Aspach (1756)[13], Apach (1793)[14].
  • En francique lorrain : Opéch (avec l'accent tonique sur le O long fermé initial).

Sobriquets[modifier | modifier le code]

Sobriquets anciens désignant les habitants de la commune :

  • Di Opécher Toperten (Les simplets d'Apach).

Ce sobriquet a l’avantage de rimer parfaitement avec le nom francique du village (Opéch), mais ne signifie pas pour autant que les gens y sont plus stupides qu’ailleurs.

  • Die Apacher Schlawaken = Les Slowaques (Polaques) d’Apach[12].

Le nom Slowaques, fait référence aux cavaliers polonais qui étaient venus faire subir des violences et cruautés sur la population rurale du pays de Sierck. Devenu par la suite dans le dialecte local un synonyme d’hommes sans savoir-vivre ou incultes.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1817, Apach, village de l'ancienne province de Lorraine à droite de la Moselle. À cette époque il y avait 305 habitants répartis dans 48 maisons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2020 - en cours Emilie Villain-Feltz
2014 - 2020 Patrick Gutieres
1986 - 2014 Gérard Rollinger
1971 – 1986 Pierre Hallé socialiste conseiller général
1960 - 1971 Pierre Moritz
1953 - 1960 André Maathey
1947 - 1953 Mathias Hoffmann
1945 - 1947 Pierre Rolinger
1935 - 1940 Mathieu Grégoire
1925 - 1935 Jean-Baptiste Weber
1920 - 1925 Jean Schmitt
1917 - 1920 Jean-Baptiste Weber
1894 - 1917 Henri Grégoire
1871 - 1894 Pierre Closse
1865 - 1871 Mathieu Grégoire
1860 - 1865 Henri Grégoire
1857 - 1860 Joseph Bron
1840 - 1857 Michel Grégoire
1823 - 1840 Michel Lary
1812 - Jacques Reymeringer
1800 - 1812 Jacques Sondag
1799 - 1800 Michel Sondag
1798 - 1799 Jacques Sondag
1794 - 1798 Christophe Lary
1793 - 1794 Michel Sondag
1793 - 1794 Michel Sondag
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2018, la commune comptait 1 061 habitants[Note 4], en augmentation de 5,78 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1836 1841 1861 1866 1871 1875
229267294532557455580510488
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
481475442415411440434420453
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
659698584652883841848864798
1999 2006 2011 2016 2018 - - - -
8138991 0041 0311 061----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • château édifié vers le milieu du XVIe siècle, probablement par un meunier d'Apach ; propriété de la famille Muller au XVIIe siècle, qui restauré le château à partir de 1671, porte la date ;
  • grosse forge fondées par Louis de Bettainvillers en 1611 ; en activité jusqu'en 1739 ; aujourd'hui détruite.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Donat ; clocher roman rond XIIe siècle ; a remplacé la chapelle Saint-Léonard construite dans le premier quart du XVIIe siècle aux frais de Louis de Bettainvillers pour les ouvriers de la forge qu'il venait de créer dont il ne subsiste que la tour clocher ; la nef actuelle a été construite en 1832 ;
  • Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à Haut-Apach, construite en 1718 ;
  • Chapelle Saint-Antoine à Belmach XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Apach Blason
D'or à la bande de gueules chargée de trois coquilles d'argent, à la crosse de gueules brochant en barre sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert-Louis Piernet (dir.), Hemechtsland a Sprooch : Opéch, H.A.S. (no 4), (ISSN 0762-7440)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Publications de la Société pour la Recherche et la Conservation des Monuments Historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, Volume 18, 1863.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Perl (ALL)-Sierck-les-Bains (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Luxembourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a et b Passé-Présent : La Moselle dévoilée No 7 (Septembre-Octobre-Novembre 2012)
  13. Ernest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l’ancien département de la Moselle, 1868.
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.