Mars-la-Tour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mars.
Mars-la-Tour
Église paroissiale Saint-Martin.
Église paroissiale Saint-Martin.
Blason de Mars-la-Tour
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Jarny
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Françoise Jacques
2014-2020
Code postal 54800
Code commune 54353
Démographie
Population
municipale
966 hab. (2014)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 59″ nord, 5° 53′ 12″ est
Altitude Min. 197 m – Max. 263 m
Superficie 12,64 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte administrative de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Mars-la-Tour

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Mars-la-Tour

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mars-la-Tour

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mars-la-Tour

Mars-la-Tour est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune fut un village-frontière avec l'Allemagne de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

À l'époque romaine, Mars-la-Tour aurait été un castrum romain avec une tour dédiée au dieu Mars ce qui expliquerait le nom du bourg.

En 1632, les troupes du duc Charles IV de Lorraine et de ses alliés espagnols y sont battus par les maréchaux de La Force et d'Effiat, grand maître de l'artillerie, battent une armée hispano-lotharingienne.

En 1817, Mars-la-Tour, village de l'ancienne province des Trois-Évêchés a pour annexe la ferme de Saulcy. À cette époque, il y a 1 050 habitants répartis dans 104 maisons.

Le 16 août 1870, près de la ferme des Grizières, se déroule la bataille dite de Rezonville ou de Vionville. Français et Allemands y laissent chacun environ 15 000 hommes. De 1871 à 1919, Mars-la-Tour est le village français le plus proche de ce champ de bataille et de celui de Saint-Privat.

Le 4 août 1914, les premiers combats de la Grande Guerre opposent des troupes allemandes à la 83e brigade d'infanterie française, qui a pour mission d'ouvrir la route de Metz.

Mars-la-Tour est de nouveau le théâtre de durs combats au cours de la bataille de Metz en septembre 1944, opposant la 5e division de la IIIe armée américaine à la 462e division allemande du général Krause[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 16 avril 2014)
Françoise Jacques    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 966 habitants, en augmentation de 0,42 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
518 386 581 1 068 629 614 652 605 673
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
758 707 701 681 657 624 630 740 662
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
730 740 763 762 798 790 841 787 765
1990 1999 2005 2010 2014 - - - -
823 854 923 968 966 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • L'équipe de football de Mars la Tour, l'ASMLT, joue dans le district de football du Pays Haut.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le château.
  • Les vestiges de thermes et le fort gallo-romains ;
  • Château de Mars-la-Tour : le château mentionné en 1192, destinations successives : ferme, parties constituantes : fossé : 2 tours rondes ; reconstruit pour Gérard d'Avillers à la fin du XVe siècle à l'emplacement d'un château plus ancien ; passe par la suite à la famille de Ficquelmont, puis au début du XVIIIe siècle, à la famille des Salles, par mariage ; vendu en l'an VI et en partie démoli, fossés comblés. Subsistent au nord à l'est et au sud des éléments de la courtine ; nombreuses marques de tâcherons sur la façade ouest du bâtiment est des dépendances ;
  • Monument national commémoratif de la guerre de 1870, crypte contenant 1 500 corps, inauguré le 2 novembre 1875, bronze par Frédéric Louis Désiré Bogino ; les plaques de bronze furent ajoutées le 26 septembre 1877;
  • statue de Jeanne d'Arc, 1906 ;

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Dominique.
  • Église paroissiale Saint-Martin, reconstruite vers 1840 ; sans doute agrandie et revoûtée 4e quart XIXe siècle ; sert de chapelle commémorative des combats de 1870, orgue 1912 de Cavaillé-Coll.
  • Collégiale de Chanoines de L'Annonciation, située au 53-55 rue de Verdun, destinations successives : grange ; collégiale fondée par Gérard d'Avillers, seigneur de Mars-la-Tour, elle fut construite de 1500 à 1502 ; vendue comme bien national à la Révolution ; englobée dans les dépendances d'une maison, il n'en subsiste plus, actuellement, que la façade nord, l'arc de l'ancien portail occidental et des vestiges encore importants de l'ancien bas-côté sud.
  • Chapelle Saint-Dominique, dans l'hospice du même nom, actuellement maison de retraite.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le musée.

L'ancien musée militaire Faller désormais fermé, sur le thème de la guerre de 1870. Ce musée fut fondé par le chanoine Joseph Faller, curé de Mars-la-Tour, à l'aide de souscriptions et de souvenirs donnés par les parents et amis des combattants de 1870. Construit d'après les plans de Louis Lanternier, architecte nancéien à qui l'on doit notamment Nancy-Thermal, le musée fut inauguré et béni le 16 août 1902 par Monseigneur Charles-François Turinaz, évêque de Nancy et de Toul. Après la guerre de 1914-1918, la récupération des Provinces Perdues et l'inauguration de l'Ossuaire de Douaumont, Mars-la-Tour perdit son statut de cité-pèlerinage de la guerre. En outre, les combats de 1870 commençaient à dater. Les familles pleuraient plus leurs morts récents que ceux de 1870. La fréquentation du musée chuta. Une lente agonie commença et se termina par la fermeture du musée. Les collections ont aujourd'hui été déposées à Gravelotte au musée de la guerre de 1870 et de l'Annexion. Le bâtiment est actuellement devenu un accueil péri-scolaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille de Ficquelmont
  • chanoine Joseph Faller, curé de la commune et fondateur du musée militaire qui porte son nom.
  • Le 29 août 1960 Hanno Hahn, jeune historien d'art et éminent chercheur spécialisé dans l'architecture cistercienne, membre de l'Institut de la Bibliotheca Hertziana à Rome, fils du chimiste nucléaire Otto Hahn (Prix Nobel 1944), et sa femme Ilse Hahn moururent à Mars-la-Tour dans un accident d'automobile.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Mars-la-Tour Blason '
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Caboz, La Bataille de Metz. 25 août - 15 septembre 1944, Sarreguemines, 1984. (pp 153-176)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .