Basse-Rentgen

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Basse-Rentgen
Haute-Rentgen, Preiche
Basse-Rentgen
La mairie et l'école.
Blason de Basse-Rentgen Haute-Rentgen, Preiche
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté de communes de Cattenom et environs
Maire
Mandat
Éric Gonand
2020-2026
Code postal 57570
Code commune 57574
Démographie
Gentilé Rentgenois
Population
municipale
501 hab. (2018 en augmentation de 21,9 % par rapport à 2013)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 01″ nord, 6° 12′ 14″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 267 m
Superficie 10,46 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Yutz
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Haute-Rentgen, Preiche
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Basse-Rentgen
Haute-Rentgen, Preiche

Basse-Rentgen est une commune française de Lorraine, située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Basse-Rentgen est situé à 15 kilomètres de Thionville et 40 km de Metz au cœur de l'Europe. Le village se trouve à 140 km de Strasbourg, 200 km de Bruxelles et 170 km de Francfort-sur-le-Main.

En plein pays des 3 frontières, la frontière luxembourgeoise n'est qu'à 1 km (Luxembourg-ville est située à 15 km) alors que Perl, la ville allemande la plus proche, est à moins de 15 km.

La commune est composée de Basse-Rentgen, Haute-Rentgen et Preisch.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par la départementale D62, qui croise la nationale N53 (Thionville-Luxembourg) entre Basse-Rentgen et Haute-Rentgen ; et fut anciennement traversé par la voie romaine Metz-Trèves.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par un ruisseau, le Dollbach.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Basse-Rentgen est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (81,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,7 %), prairies (27,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (12,4 %), zones agricoles hétérogènes (7,5 %), forêts (4,6 %), zones urbanisées (2,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Basse-Rentgen[modifier | modifier le code]

  • À l'image d'un grand nombre de communes lorraines, le nom du village de Basse-Rentgen est basé sur un anthroponyme germanique Reginold, suivi du suffixe d'appartenance -ing, également d'origine germanique. Syncope de la 1re syllabe post-tonique « in » : Rent(in)gen.
  • Reginoldingas (IXe siècle)[8], Runneke (1225), Ryntche (1413), Basse Rintgen (1615), Nider-Reutgen (1681), Reuntgen / Rintgen / Runtgen (1731), Rengtien (1756), Niederrencten (1790), Rengtienne (1793)[9], Rentgen-Basse (XIXe siècle).
  • En allemand : Nieder-Rentgen[10]. En francique lorrain : Nidder-Rentgen.

Haute-Rentgen[modifier | modifier le code]

Preisch[modifier | modifier le code]

  • Preisch est mentionnée sous les formes Pris en 960, Brisichi en 963, Prisiche au Xe siècle, Prisch au XIIe siècle, Preiss en 1114, Preisch en 1122, Breiysgen en 1626, Preiche en 1749, Presche en 1756[10], pour se figer officiellement en Preisch après la Révolution. Il est issu d'un anthroponyme gallo-roman Prius, suivi du suffixe d'appartenance gallo-roman -acum, germanisé par la suite.
  • Des diverses occupations allemandes, persiste un léger doute sur l'appellation exacte du nom : on rencontre parfois l’écriture château de Preiche. Preische est un amalgame des deux appellations et n'existe pas.
  • Preesch en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Voie romaine Metz-Trèves. Tertres funéraires gallo-romains, substructions d'habitats gallo-romaines, trésor composé de 15222 monnaies gallo-romaines (enfouissement du trésor à dater entre 286 et 293).

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1790, Basse-Rentgen acquit ses deux actuelles entités territoriales : Haute-Rentgen et Preisch, cette dernière contribuant à sa notoriété.

Jusqu'en 1808, Basse-Rentgen dépendit de la paroisse de Puttelange, bien qu'étant une des mairies de la seigneurie de Rodemack. Haute-Rentgen se dote d'une chapelle dite Saint-Hippolyte en 1765 et tous les ans la tradition veut qu'on fête ce saint au village. À côté de la chapelle, on y découvre une double-croix datant de 1480.

En 1826, après l'avoir seulement acquis, le village cède le hameau de Dodenom à Roussy-le-Village. Basse-Rentgen construisit sa propre église à l'écart du village (1827, une construction de l'architecte diocésain Derobe), mais celle-ci va être « rattrapée » par l'extension du village.

Une petite allée bordée de tilleuls conduit au domaine du château de Preiche, propriété depuis 1852 de la famille de Gargan. À l'époque, le domaine se dota d'une huilerie, d'une distillerie, d'une brasserie liée à une houblonnière alors qu'au village on pouvait trouver une tuilerie, aujourd'hui rasée mais qui a laissé son nom à une rue.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Plusieurs maisons et monuments ont été détruits lors de la Première Guerre mondiale. Lors de la Seconde Guerre mondiale, on a pris soin d'évacuer la population dans le petit village de Savigny-sous-Faye.

Depuis, le village n'a quasiment plus aucun commerce : les trois cafés (deux à Basse-Rentgen et un à Preisch) ont fermé, ainsi que la banque récemment. Le seul commerce restant au village est le bar/restaurant du golf. Malgré cela, la population tend à s'accroître, la position géographique de Basse-Rentgen étant un attrait majeur pour les travailleurs frontaliers.

Il existe encore quelques fermes anciennes à Haute-Rentgen et Basse-Rentgen, mais de nouvelles rues sont construites (rue Saint-Hippolyte à Haute-Rentgen) ou largement agrandies (rue de l'Église), même si dans le même temps, Preisch se dépeuple, ce qui fait que la population de Basse-Rentgen, après avoir longtemps tourné autour de 200 habitants, en compte désormais 310.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Basse-Rentgen Blason
Détails
Les armoiries du village sont un amalgame entre celles des Rodemack (couleur or et bleu roi), anciens seigneurs qui ont donné leur nom à la localité de Rodemack, à quelques kilomètres de Basse-Rentgen qui était une des mairies de cette localité, et celles de la famille de Gargan (double-trait oblique blanc et rouge), que l'on retrouve encore aujourd'hui sur le logo du golf de Preisch.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Madeleine
de Gargan-Charpentier
(1928-2000)
DVD Conseillère générale du Canton de Cattenom (1961-1979)
mars 1986 2001 Jean-Marie Léonard    
mars 2001 En cours Viviane Winterrath DVG Retraitée[11]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2018, la commune comptait 501 habitants[Note 3], en augmentation de 21,9 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
456128139672487565534506450
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
430424475475464388372393371
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
357355337304281285254230213
1990 1999 2005 2010 2015 2018 - - -
289306310375432501---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[14]. |recens-prem=2005.)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête de la Sainte-Madeleine au château de Preisch

L’association « les madeleines de Preisch », organise en juillet la traditionnelle fête de la Sainte-Madeleine, fête du village de Basse–Rentgen.

En août, les habitants fêtent la Saint-Hippolyte (aux alentours du 13 août). Une messe est célébrée en plein air et c'est l'occasion pour le prêtre de bénir les chevaux et les cavaliers des environs. C'est un moment de partage et de convivialité.

La commune fut traversée, le 14 juillet, par le Tour de France 1950 (2e étape de la 37e édition du Tour) lors de l'étape Metz-Liège (Belgique).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Basse-Rentgen est rattachée à l'académie de Nancy-Metz. La commune possède une école primaire publique.

Associations[modifier | modifier le code]

- J3V - Jeunesse des trois villages - APE - L'Amicale des Parents d'Elèves - L'Association "les madeleines de Preisch" qui organise la traditionnelle fête de la Sainte-Madeleine au château de Preisch.La bibliothèque des trois villages - La gestion de la salle Saint-Joseph - Le club loisirs.

Informations diverses[modifier | modifier le code]

Une bibliothèque (à Évrange) participe à la convivialité de la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un centre hippique, d'une aire de jeu, d'un terrain de football (herbe et synthétique) et d'un complexe multisports. BREVHA - Gymnastique volontaire

Le golf de Preisch[modifier | modifier le code]

Au cœur du château de Preisch, le golf possède trois neuf trous dénommés « France », « Allemagne » et « Luxembourg » conçus par l'architecte William W. Amick et réalisés par Tom Dewar. Il dispose aussi de structures d’enseignement et d'entraînement complètes (practice, six trous compacts, putting-green, bunkers).

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Le château de Preisch, datant du XVIIIe siècle est inscrit en au titre des Monuments historiques par arrêté du 24 juillet 1986 pour sa motte féodale, les façades et toitures du château (ainsi que l'escalier droit à l'intérieur), du pigeonnier et des paillons d'entrée. La chapelle et la croix seigneuriale sont classées au titre des Monuments historiques par arrêté du 10 mai 1995[15].
  • pont des Espagnols datant du XIXe siècle en calcaire avec une voûte en berceau.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • double croix de Haute-Rentgen située à proximité de la chapelle et datant de 1480 ;
  • les trois tertres funéraires gallo-romains, sur l'ancienne voie romaine de Metz à Trêves sont inscrits au titre des Monuments historiques par arrêté du 24 décembre 1991[16] ;
  • église Saints-Pierre-et-Paul à Basse-Rentgen du XVIIIe siècle, restaurée 1827 ;
  • chapelle Saint-Hippolyte à Haute-Rentgen, 1765, calcaire et ardoise ; curieux saint Hippolyte à cheval XVIIIe siècle, très grand calvaire à double face XVe siècle ;
  • chapelle castrale baroque du château de Preisch ;
  • calvaire médiéval restauré ;
  • oratoire à la Vierge, rue Saint-Jean à Basse-Rentgen.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Weisbeck, Présidente de la Bibliothèque des Trois Villages, de 2016 à 2017[17].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Romain Wagner, Notice archéologique - Evrange, Hagen, Preisch, Rentgen (Basse et Haute), dans : Jean-Marie Neiers - Jacques Watrin, Les Familles de Basse et Haute Rentgen, Evrange, Hagen, Preisch, Éditions du Cercle Généalogique des 3 Frontières, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Thomas Bauer - Die mittelalterlichen Gaue (2000)
  9. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. a b c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  11. « Résultats municipales 2020 à Basse-Rentgen », sur Le Monde.fr (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « Domaine de Preisch », notice no PA00106731, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Trois tertres funéraires gallo-romains », notice no PA00107050, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Nomination Sylvie Weisbeck », sur Petit Journal Basse Rentgen, page 15, .