Epping

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Epping
Urbach
Epping
L'église et l'école en 1909.
Blason de Epping Urbach
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Jean-Louis Chudz
2020-2026
Code postal 57720
Code commune 57195
Démographie
Gentilé Eppingeois
Population
municipale
572 hab. (2019 en augmentation de 0,35 % par rapport à 2013)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 46″ nord, 7° 19′ 04″ est
Altitude Min. 252 m
Max. 378 m
Superficie 10,65 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bitche
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Epping
Urbach
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Epping
Urbach
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Epping
Urbach

Epping [ɛpɛ̃] est une commune française située dans le département de la Moselle, en Lorraine, dans la région administrative Grand Est. Le village fait partie du Pays de Bitche, du Parc naturel régional des Vosges du Nord et du bassin de vie de la Moselle-est.

Les habitants sont appelés les Eppingeois et leur sobriquet est Bohnefäde (les fils de haricots)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village, situé en pays découvert, se trouve en bordure de la Königstrasse (la route royale), qui reliait Bouquenom à Deux-Ponts.

Accès[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le Schwalbach, le ruisseau le Bachelbach et le ruisseau le Bierbach[Carte 1].

Le Schwalbach, d'une longueur totale de 23,4 km en France, prend sa source dans la commune de Lemberg traverse onze communes françaises puis, au-delà de Schweyen, poursuit son cours en Allemagne où elle se jette dans la Horn[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Epping.

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment du Schwalbach, peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Epping est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39 %), prairies (37,8 %), zones urbanisées (8,2 %), zones agricoles hétérogènes (7 %), forêts (5,8 %), cultures permanentes (2,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne Eppo suivi du suffixe -ingen/-ing.
  • Eppingen (1380, 1429 et 1594), Eping (1771), Epping (1793), Eppein (1801), Hesping (carte du cours du Rhin), Eppingen (cartes de Cassini et de l'état-major).
  • Eppinge en francique lorrain[10].
  • Partage une toponymie similaire avec Eppingen (Allemagne).

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs vestiges d'habitat gallo-romains et une stèle figurant Mercure découverte sur le ban d'Urbach, témoignent de l'antiquité du village et de son écart, mentionnés sous la forme Eppingen en 1380, du nom d'homme Eppo suivi du suffixe -ingen.

Dépendait de la seigneurie de Bitche.

Du point de vue spirituel, Epping a été succursale de la paroisse de Volmunster jusqu'en 1802, date à laquelle il a été érigé en paroisse avec Urbach comme annexe. Elle est passée à la même époque dans le nouvel archiprêtré de ce nom.

Les bombardements de février et mars 1945 ont complètement détruit le village et l'église, dédiée à saint Donat, a été seulement reconstruite de 1955 à 1957, sur les plans de Roger Sarrailh, architecte à Bitche.

Du point de vue administratif, Epping fait partie depuis 1790 du canton de Volmunster, Urbach lui ayant été adjoint en 1811.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 En cours Jean-Louis Chudz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2019, la commune comptait 572 habitants[Note 2], en augmentation de 0,35 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
264244282690803695708708622
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
611611580547512540571602611
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
546577579237464496502489477
1990 1999 2006 2008 2013 2018 2019 - -
473511554568570573572--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale dédiée à saint Donat. Ancienne filiale de Volmunster, construction en 1736 d'une chapelle, à la requête des habitants, la mère église de Volmunster étant trop éloignée ; devenue trop petite, est remplacée en 1839 par une nouvelle église ; détruite au cours des combats de décembre 1944, février 1945 ; reconstruite après la Seconde Guerre mondiale en 1957.
  • Un coffre massif en chêne du XVIIIe siècle, en dépôt au presbytère, renforcé par des pentures en fer forgé, est le coffre de la fabrique, destiné à conserver ses archives et ses comptes. Il est muni de trois serrures à moraillon, dont le curé, le président et le trésorier de la fabrique détenaient chacun l'une des clefs, ce qui nécessitait leur triple présence, chaque fois qu'il s'agissait de l'ouvrir.
  • Chapelle Saint Vincent de Paul à Urbach, construite en 1776 aux frais des habitants d'Urbach, l'église d'Epping étant trop éloignée. Restaurée après la Seconde Guerre mondiale avec réfection du campanile et adjonction d'un porche hors-œuvre en façade.

Galerie[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.
  • Léonie Faber, Mémoire des familles d'Epping (1939-1945), 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique d'Epping » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".

Références[modifier | modifier le code]

  1. Un sobriquet du pays de bitche, dans Les Cahiers Lorrains, n°3, 1960.
  2. Sandre, « le Schwalbach »
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Geoplatt
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.