Varsberg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Varsberg
Varsberg
La mairie de Varsberg.
Blason de Varsberg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes du Warndt
Maire
Mandat
Pierrot Moritz
2020-2026
Code postal 57880
Code commune 57696
Démographie
Gentilé Varsbergeois
Population
municipale
961 hab. (2019 en augmentation de 4,91 % par rapport à 2013)
Densité 232 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 24″ nord, 6° 37′ 46″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 395 m
Superficie 4,15 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Creutzwald
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Avold (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Boulay-Moselle
Législatives Septième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Varsberg
Géolocalisation sur la carte : Moselle
Voir sur la carte topographique de la Moselle
City locator 14.svg
Varsberg
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Varsberg
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Varsberg

Varsberg est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Elle est localisée dans les régions naturelles du pays de Nied et du Warndt, ainsi que dans le bassin de vie de la Moselle-Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le petit village de Varsberg se situe au nord-est de la Lorraine, entre Metz et Sarrebruck. Blotti au fond de la cuvette boisée du Warndt, c'est le pays du sable, à l'affleurement du grès rose du massif des Vosges.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours d'eau de la Bisten, prenant sa source sur le ban du village voisin de Boucheporn, se dirige ensuite vers Bisten-en-Lorraine avant de traverser la commune de Varsberg. La rivière prend alors la direction de la roselière de Ham-sous-Varsberg, où elle reçoit les eaux du ruisseau de Guerting, avant de filer vers Creutzwald et l'Allemagne.

Accès[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Varsberg
Coume Guerting
Varsberg Ham-sous-Varsberg
Bisten-en-Lorraine Boucheporn

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Varsberg est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Creutzwald, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[4] et 16 871 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Avold (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 28 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (47,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,6 %), zones humides intérieures (15 %), zones urbanisées (12,9 %), zones agricoles hétérogènes (12,3 %), prairies (12 %), terres arables (0,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • En francique lorrain : Warschberg, Warschberch.
  • Warnesperch (1024 et 1204), Valsperc (1179), Wermnesperch (1202), Venesperc (1205), Wermsnesperc (1210), Wartemberg (1269), Warlesperch (1280), Wairmperch (1283), Wesnesperch (1285), Waremberg et Walemberg (1293), Warsperch (1309), Welsperch (1341), Wilseperch (1370), Warneper et Warnepar (1385), Waneperch (1399), Warsbergh (1450), Varhepech et Vasheperg (1587), Warszberg (XVIe siècle), Grucelinga alias Varsperg (1606), Vernesperg et Varnsperg (1756), Warsberg (1793), Wasberg (1801)[11], Warsberg (1915–1918 et 1940–1944).
  • Durant le XIXe siècle, Varsberg était également connu au niveau postal sous l'alias de Warsbérich[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte de vestiges gallo-romains au lieu-dit Kloster confirme l'occupation de la région depuis l'Antiquité. Au Moyen Âge, le village dépend de l'ancienne province de Lorraine, dans la seigneurie de Boulay.

La région est le berceau de la puissante seigneurie de Warsberg, dès le XIe siècle. Deux châteaux perchés permettaient de contrôler les vallées du Warndt. Le sire de Warsberg ayant soutenu Antoine de Vaudémont contre René d'Anjou lors de la bataille de Bulgnéville, René dévaste alors les deux châteaux.

Châteaux de Varsberg (Warsberg)[modifier | modifier le code]

Le petit ou vieux Varsberg[modifier | modifier le code]

Depuis le XIe siècle, existait un château fort épiscopal sur la colline du Geisberg dominant le village de Varsberg appelé le "Alt (Vieux) Warsberg". L'évêque de Metz le donna en fief à ses parents de Commercy-Sarrebruck et, à partir du XIIIe siècle, à plusieurs familles ou successeurs dont les Raville-Dagstuhl et, plus tard, à la maison de Créhange[13].

Le nouveau ou grand Varsberg[modifier | modifier le code]

Le château du nouveau Warsberg vu depuis la rue de Boucheporn.

Le nouveau Warsberg, dans la commune voisine de Ham-sous-Varsberg, est reconstruit et demeure à la famille de Varsberg jusqu'en 1834, quand les sires de Varsberg se retirent en Autriche. Georges de Warsberg s'allie aux seigneurs de Rodemack en 1482 pour envahir la Lorraine, le Pays messin et le Luxembourg[14].

C'est Ferry III qui, en 1251, succède à son père Mathieu II comme duc de Lorraine. Pendant son règne, nous le voyons constamment étendre sa puissance et sa souveraineté sur les barons autrefois indépendants, accroître son État aux dépens de ses voisins. Ce sont des luttes constantes, tantôt succès, tantôt revers pour les évêques de Metz qui possèdent alors un domaine aussi considérable que le duché de Lorraine. Alliances et ruptures se succèdent. Aussi, prétextant quelques services rendus à son cousin Philippe de Florange (1261-63) et profitant du départ de ce dernier pour Rome où l'appelle la nécessité de défendre son élection, Ferry III s'empare des forteresses de Hombourg-l'evêque et de Turkestein. Pour renforcer sa sécurité, il songe alors à élever une nouvelle forteresse, en face de la vieille Warnsberg arrière-fief de l'évêché, qui reste ouvert en temps de guerre aux troupes de l'évêque. Ce sera l’œuvre de Jean de Warnesperch, son justicier et puissant seigneur du pays. En 1262, Jean de Warnesperch, voué de Chaussy, reconnaît tenir à vie seulement le château de la "neufchatel qu'il a fait bastir devant Warnesperch en manière qu'après son décès le tout doit retourner franchement au duc ".

Les seigneurs de Varsberg ont continué à faire leurs reprises au duc de Lorraine pour les biens que leurs maisons possédaient dans les États de ce prince jusqu'au traité d'alliance conclu en 1435 entre Conrad Bayer de Boppard et René d'Anjou. Nous ne savons pas, si c'est pour une nouvelle investiture que les barons de Varsberg succédèrent aux Sires de Mengen mais ce fief de Lorraine est, à cette époque, considéré par ses détenteurs comme un franc-alleu, terre libre ne relevant d'aucun souverain et exempte de toute imposition publique[13].

Liste des seigneurs de Varsberg (Warsberg)[13][modifier | modifier le code]

Le château est repris, en 1295, par Thierry de Warnesberg, chevalier, Sire de Maianges (Mengen),

  • Jean de Mengen, chevalier
  • Henri de Varsberg dit Blankenberg, chevalier 1328-1369
  • Jean de Varsberg dit Blankenberg : 1369-1387 : époux de Marie d'Autel ou Catherine de Rorich.
  • Jean Il de Varsberg dit Blankenberg, écuyer, 1404-1434, époux de Catherine d'Arriance
  • Henri Il de Varsberg :1440-1482, époux de Marguerite d'Ellentz, fille héritière de Foulques d'Ellentz, seigneur de Freistroff
  • Guillaume de Varsberg : 1483, époux de Irmegarde d'Appremont
  • Guillaume Il de Varsberg  : 1526, seigneur de Freistroff
  • Jean III de Varsberg, seigneur de Freistroff et Roussy, époux de Marguerite de Helmstadt
  • Samson de Varsberg, burgrave de Rheineck, né en 1569, colonel au service du roi de France, mort en 1621[16]
  • Jean-Philippe de Varsberg, seigneur de ce lieu, gouverneur de Saarbourg, né vers 1609[17], mort en 1658
  • Lothaire Frédéric, baron de Varsberg, grand bailli électoral à Saarbourg né en 1648, décédé en 1737, fut inhumé dans l'église de Saarbourg
  • Charles Ignace, baron de Varsberg, grand bailli de Saarbourg, né en 1694, meurt en 1760, inhumé dans l'église de Saarbourg
  • Charles Anselme de Varsberg, Chambellan de S.A. l'électorat de Trêves maître de camp de cavalerie au service de S.M. Très-Chrétienne en 1751 ; grand bailli de l'électorat de Trêves en 1768
  • Alexandre, baron de Varsberg, né en 1767, meurt en 1814

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 ? Guy Fétique DVD  
2008 2014 Gaston Boutron    
2014 En cours Pierrot Moritz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2019, la commune comptait 961 habitants[Note 3], en augmentation de 4,91 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
384421542614585504508508495
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
470454465454497543569558564
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
621647630644699722737850879
1999 2006 2008 2013 2018 2019 - - -
915954965916963961---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[20]. |recens-prem=2008 |nom.)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Blaise, construite en 1774, est agrandie en 1873. Il s'agit d'un édifice de type église-grange, avec vaisseau unique et chœur polygonal. La tour-clocher est hors-œuvre en façade. À côté du cimetière, situé derrière l'église, vers la forêt, une petite réplique de la grotte de Lourdes a été édifiée.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours se situe en bordure de forêt. Érigée en 1870 et restaurée de nos jours, elle porte sur le linteau de la porte la dédicace à la Sainte Vierge : Zu Maria, Hilferin der Christen (À Marie, aide des chrétiens).
  • La statue de la Madone surplombe tout le village, depuis les hauteurs de la colline du Geisberg.
  • Les dix calvaires et croix de chemin parsemant le ban communal, dont un daté 1631, a été érigé dans la rue Principale pour repousser l'épidémie de la peste[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Konrad Kachelofen (c. 1450 - 1529), un des premiers imprimeurs du temps des incunables, né à Varsberg vers 1450[21]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Varsberg Blason
De sable au lion d'argent, armé, lampassé et couronné d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Creutzwald », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Avold (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  13. a b et c Jean-Louid GRAGLIA, « GUERTTNG Ancien village de la Seigneurie de Varsberg », sur https://excerpts.numilog.com/books/9782402260008.pdf, (consulté le ).
  14. a et b Informations historiques fournies par la description de la commune par le « Quid »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  15. (en) « Family tree of Johann von Warsberg », sur Geneanet (consulté le ).
  16. (en) « Family tree of Samson von Warsberg », sur Geneanet (consulté le ).
  17. (en) « Family tree of Johann Philipp von Warsberg », sur Geneanet (consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. (de) « Kachelofen, Konrad », sur deutsche-biographie.de.