Les Éparges

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Les Éparges
Mairie-école
Mairie-école
Blason de Les Éparges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Étain
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Fresnes en Woëvre
Maire
Mandat
Xavier Pierson
2014-
Code postal 55160
Code commune 55172
Démographie
Population
municipale
70 hab. (2014)
Densité 7,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 57″ nord, 5° 35′ 41″ est
Altitude Min. 255 m – Max. 382 m
Superficie 9,52 km2
Localisation

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Les Éparges

Les Éparges est une commune française située dans le département de la Meuse en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les Éparges est un petit village français, situé dans le département de la Meuse et la région de Lorraine.

La commune s'étend sur 9,5 km²

Entouré par les communes de Trésauvaux, Saint-Remy-la-Calonne et Mouilly, Les Éparges est situé à 2 km au sud-ouest de Trésauvaux la plus grande ville aux alentours.

Situé à 266 mètres d'altitude, la Rivière Le Longeau, le Ruisseau de Jonvau, le Ruisseau d'Aidevau sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune des Éparges.

Les Éparges est une commune du parc naturel régional de Lorraine[1].

Communes limitrophes de Les Éparges
Bonzée Bonzée Trésauvaux
Mouilly Les Éparges Combres-sous-les-Côtes
Mouilly, Saint-Remy-la-Calonne Saint-Remy-la-Calonne Combres-sous-les-Côtes

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

la Rivière Le Longeau, le Ruisseau de Jonvau, le Ruisseau d'Aidevau sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune des Éparges.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille des Éparges.

La colline à l'est du village des Éparges a fait l'objet d'importantes batailles en 1914 et 1915. Ces faits sont relatés entre autres par Maurice Genevoix dans un de ses livres intitulé Les Éparges. La colline porte encore les traces de ces combats ; on peut y voir les entonnoirs résultant d'explosions de mines pour le contrôle du « point X » qui domine la plaine, stratégique pour le contrôle de l’artillerie.

Dans son livre La boue, Maurice Genevoix écrit le 1er novembre 1914 : « Au bord de la rue caillouteuse, de chaque côté sinuent les lignes tourmentées des façades, des carcasses noires, des échines de toitures dont les chevrons brisés font comme des chapelets de vertèbres. Le village est inerte comme un grand cadavre étendu. L'odeur est aigre et froide, une odeur d'incendie, plus pénétrante qu'une puanteur de chair morte. Dans le ruisseau, la boue s'étale comme une sanie »[2].

Ces positions sont le théâtre d’une des luttes les plus meurtrières de la Première Guerre mondiale. Les Allemands s’acharnent pour la possession de la crête, et les attaques et les contre-attaques, les combats corps à corps et à la grenade, sous un bombardement d’obus de tous calibres et sous l’écrasement des torpilles, se renouvellent pendant une période de cinq mois dans les conditions les plus pénibles.

Tous les soldats français qui ont combattu aux Éparges entre septembre 1914 et avril 1915, ont reçu un diplôme de reconnaissance pour leurs combats effectués dans cette région, signé du général Herr, commandant le 6e corps d'armée et du général Roques, commandant la Ire armée. Ce document est nominatif et reprend les citations de la 12e division d'infanterie et du 25e bataillon de chasseurs à pied.

Le le dirigeable Adjudant-Vincenot, de retour d'une mission de bombardement sur Verdun, s'écrase aux Éparges, touché par la DCA allemande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration locale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jacques Thiery    
mars 2008 mars 2014 Bernard Pancher    
mars 2014 septembre 2014 Hubert Perroud   Démissionne en cours de mandat
décembre 2014 en cours Xavier Pierson[3]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 70 habitants, en diminution de -7,89 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
273 312 334 344 380 372 380 380 373
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366 345 298 314 287 250 243 228 208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
193 180 161 57 66 65 63 63 72
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
69 72 43 54 57 58 76 73 70
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux de mémoire de la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

  • Nécropole nationale du Trottoir. D'une superficie de 8 355 m2, elle rassemble 2 960 corps de soldats dont 2 108 en tombes individuelles et 852 en ossuaires.
  • Monument au 106e Régiment d'Infanterie : situé en haut d'un escalier, ce monument est l’œuvre de Maxime Réal del Sarte avec cette dédicace : « A la gloire des revenants du 106e R.I. ». De forme pyramidale, le monument est dominé par une tête humaine portée par des mains décharnées.
  • Mémorial du Génie : dédié à la mémoire des sapeurs victimes de la guerre des mines. Il est formé de sept palplanches de béton ceint d'un mur plein peint en blanc avec cette inscription : « A la gloire du génie ».
  • Monument du Point X : situé à l'extrémité de la crête dominant la plaine de la Woëvre, il est composé du mur surmonté d'un fronton triangulaire et d'un autel. Un bas-relief œuvre du sculpteur Fischer, représente un officier tête nue entraînant ses hommes au combat.
  • Monument au 302e régiment d'infanterie : une simple stèle entourée de pavés ; il est situé non loin du monument du Point X.
  • Monument à la mémoire des morts de la 12e DI, au point C, crête des Éparges.
  • La statue-buste de Maurice Génevoix.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin, construite en 1852, détruite au cours de la première guerre mondiale reconstruite en 1929.
  • Croix de chemin, autel de procession, au nord du village.
  • Calvaire au sud du village.

Décoration et distinction[modifier | modifier le code]

La commune a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le .

La mention « LES EPARGES 1915 » est inscrite sur le drapeau des régiments cités lors de la Bataille des Éparges.

Chaque lundi de Pâques, une cérémonie commémore les séries d'attaques lancées vers la crête des Éparges, organisée par le comité cantonal de Fresnes-en-Woëvre et la municipalité des Éparges. Cette cérémonie rappelle une page d'histoire : en quelques jours, les régiments français perdirent plus de 5 000 hommes, tués, blessés, ou disparus, appartenant pour un grand nombre d'entre eux aux régiments de la 12e division d'infanterie de Reims (132e de Reims, 106e de Chalons et 25e bataillon de chasseurs à pied d’Épernay et Saint-Mihiel). Hommage est ainsi rendu à tous les combattants morts sur ce haut lieu de mémoire, pendant les quatre années de la Grande Guerre. Lors de ces assauts, ils furent tués, engloutis dans la boue des Éparges, déchiquetés par les mines dont les immenses cratères ponctuent la montée vers le sommet de la crête.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Chevillon, cinquième député français mort pour la patrie
  • Maurice Genevoix était sous-lieutenant à la 8e compagnie du 106e régiment d’infanterie qui a combattu sur la crête des Éparges. Il a écrit ses souvenirs dans quatre livres : Sous Verdun, Nuit de guerre, La Boue, Les Éparges. Ils ont été condensés en un seul livre : Ceux de 14.
  • Eugène Criqui y fut blessé en mars 1915.
  • Maxime Real del Sarte y fut blessé en janvier 1916.
  • On y porta disparu au cours des combats du , le romancier Alain-Fournier, lieutenant de réserve parti en campagne dès la mobilisation avec le 288e régiment d'infanterie. Cette disparition fit travailler l'imaginaire de beaucoup jusqu'à ce que son corps fût retrouvé et identifié dans une fosse commune allemande en 1991 à quelques centaines de mètres de la Tranchée de Calonne.
  • Ernst Jünger, soldat allemand, membre du 73erégiment de fusiliers hanovriens, combattit aux Éparges et y fut blessé. Il raconte ce qui fut son premier combat dans Orages d'acier.
  • Andries Van Wezel - riche diamantaire qui permit la reconstruction du village des Eparges en faisant un don de 500 000 francs or.
  • Mina Fischer, comtesse Antoine de Cugnac, avait été fiancée avec René Tronquoy, lieutenant au 67e RI, disparu aux Eparges[8]. Elle a aidé à financer l'aménagement des lieux et le monument du point X en mémoire de "Ceux qui n'ont pas de tombe". Elle sculpta un bas relief qui représenterait le fiancé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Les Éparges Blason De sinople, chargé de deux palmes d'argent posées en chevron renversé. Au chef cousu triangulaire de gueules à un casque Adrian taré de profil d'or. A la bordure retrait d'or .
Détails Création Dominique LARCHER, Dominique LACORDE et Robert-André LOUIS. Adoptée le 14 octobre 2016.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Genevoix, Ceux de 14 (Sous Verdun, Nuits de Guerre, La Boue, Les Éparges), Paris, Éditions Flammarion,
  • Robert Porchon, Carnet de route, Paris, Éditions de La Table Ronde, , 206 p. (ISBN 978-2-7103-3083-7)
    Suivi de lettres de Maurice Genevoix et autres documents, édition établie et annotée par Thierry Joie
  • Eugène-Emmanuel Lemercier, Lettres d'un soldat, Bernard Giovanangeli
    L'auteur, sergent au 106e RI sera porté disparu le 6 avril 1915 aux Éparges

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]