Ville-sur-Yron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ville-sur-Yron
La mairie.
La mairie.
Blason de Ville-sur-Yron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Jarny
Intercommunalité Communauté de communes du Jarnisy
Maire
Mandat
Jacques Schwartz
2014-2020
Code postal 54800
Code commune 54581
Démographie
Gentilé Ville-sur-Yronais
Population
municipale
300 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 07″ nord, 5° 51′ 58″ est
Altitude Min. 190 m – Max. 252 m
Superficie 11,3 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte administrative de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Ville-sur-Yron

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Ville-sur-Yron

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ville-sur-Yron

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ville-sur-Yron

Ville-sur-Yron est une commune française située dans le département Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ville-sur-Yron est une commune (dans l'ancienne province du Barrois, sur l'Yron) située dans le parc naturel régional de Lorraine en Meurthe-et-Moselle à 30 minutes de Metz et à 8 minutes de Jarny.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Anciennes mentions : Villa super fluvium Oran (1192) ; Vile-sor-Yron (1252) ; Ville-sus-Yron (XVe siècle) ; Ville-seul-Ron (1437) ; Ville-sur-Ion, Ville-sur-Illon (1505) ; Ville-sur-Yon (1534) ; Villa supra Yronam (1544) ; Ville Suryon (1571) ; Ville-sur-Illon (1756)[1].
  • En lorrain : Ville seu l'ron[1].

Histoire[2],[3][modifier | modifier le code]

La seigneurie de la Ville-sur-Yron[modifier | modifier le code]

La seigneurie de la Ville-sur-Yron fut d'abord la propriété de la famille qui porte ce nom puis celle de la Maison de Gourcy ainsi que des Chamissot et autres nobles familles en vue à la Cour de Lorraine (cf Petits Chevaux de Lorraine).

Première Guerre mondiale (1914-1918)[4][modifier | modifier le code]

Après quelques semaines de combats sur les frontières de l’Est, les troupes françaises se replient sur les hauteurs de Meuse et pendant 52 mois, le village sert de village de repos pour les unités allemandes qui se battent autour de Verdun et dans le saillant de Saint-Mihiel.

Au moment où la guerre éclate, les jeunes et un peu moins jeunes de 18 à 40 ans ont été mobilisés… 68 jeunes hommes mobilisés en 1914 et parmi eux les seize « Morts pour la France » figurant sur le monument aux morts :

  • Jean Allais, 29 ans
  • Eugène André, 36 ans
  • Antoine Barthélémy, 39 ans
  • Édouard Barthélémy, 39 ans
  • Eugène Barthélemy, 28 ans
  • Jules Barthélemy, 33 ans
  • Louis Barthélemy, 21 ans
  • Lucien Barthélémy, 36 ans
  • Émilien Bercq, 25 ans
  • René Bercq, 25 ans
  • Lucien Charron, 28 ans
  • Albert Collignon, 29 ans
  • Jules Collignon, 35 ans
  • Henry Dublanchy, 22 ans
  • Auguste Dupuis, 37 ans
  • Camille Dupuis, 28 ans
  • Jules Dupuis, 34 ans
  • Jules Joseph Dupuis, 20 ans
  • Prosper Fauquinon, 28 ans
  • Albert Fidry, 35 ans
  • Georges Franclet, 20 ans
  • Jean Nicolas Gandelet, 31 ans
  • Augustin Godfroy, 22 ans
  • Émilien Grandidier, 30 ans
  • Maurice Grandidier, 27 ans
  • Camille Grivel, 25 ans
  • Vital Grivel, 30 ans
  • Albert Harment, 29 ans
  • Pierre Hercourt, 22 ans
  • Adolphe Kaufmann, 36 ans
  • Henri Kaufmann, 23 ans
  • Justin Kaufmann, 34 ans
  • Michel Kaufmann, 38 ans
  • Émile Leprince, 26 ans
  • Alfred Linster, 25 ans
  • Paul Linster, 22 ans
  • Jules Mangin, 37 ans
  • Charles Moisette, 20 ans
  • Albert Nachbar, 22 ans
  • Charles Nachbar, 22 ans
  • Louis Nachbar, 20 ans
  • Charles Neyers, 32 ans
  • Eugène Neyers, 26 ans
  • Jean-Pierre Neyers, 30 ans
  • François Peiffer, 38 ans
  • Lucien Peiffer, 24 ans
  • Rémy Henri Petit, 24 ans
  • François Nicolas Poirot, 38 ans
  • Lucien Poirot, 35 ans
  • Albert Ragot, 34 ans
  • Charles Ragot, 22 ans
  • Eugène Louis Ragot, 29 ans
  • Léon Ragot, 38 ans
  • Lucien Ragot, 21 ans
  • Adrien Reboulé, 21 ans
  • Édouard René, 20 ans
  • Ernest René, 30 ans
  • Prosper Roger, 32 ans
  • Charles Sarion, 33 ans
  • Jules Sarion, 35 ans
  • Joseph Schumacher, 21 ans
  • Chrales Sertorius, 22 ans
  • Adrien Verdun, 22 ans
  • Paul Warin, 34 ans
  • Michel Willem, 27 ans
  • Louis Willemin, 28 ans

Par la suite, les plus jeunes, arrivés à l’âge de l’enrôlement, seront maintenus sur place par les autorités occupantes, au moment où une grande partie des femmes, des enfants et des plus vieux partiront vers le Sud de la France, à Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard) et à Marvejols (Lozère) principalement.

Inauguration du monument aux morts

« Le dimanche 2 novembre 1930, Ville-sur-Yron a inauguré son monument aux morts, sous la présidence de son jeune et sympathique maire, notre camarade Émilien Grandidier. À 10 h, tous se groupent à la mairie. Remarqués le drapeau des sections de Jarny et de Mars-la-Tour, nos camarades, Marx, maire de Mars-la-Tour, François, maire de Tronville, Noël, maire de Hannonville, Lefebvre, maire de Sponville, Hurlin, président de la section de Mars-la-Tour, Lafontaine, vice-président de la section de Jarny ; de nombreuses délégations d'anciens combattants de tous les villages environnants et tout le corps des sapeurs-pompiers de Mars-la-Tour, dont plusieurs sont originaires de Ville-sur-Yron. Le cortège se rend à l'église superbement décorée, mais trop petite pour contenir toute la foule ; M. le curé de Friauville, qui officie, sait trouver les paroles qui touchent les cœurs. Puis, dans le vent qui souffle avec rage, c'est le pèlerinage au monument placé sur la colline entre les deux hameaux. Les camarades Kauffmann et Mangin qui portent les drapeaux ont peine à lutter contre la tempête, mais la foule suit lentement et vient se masser autour du monument qui a été pieusement orné de fleurs, de drapeaux et de guirlandes. Les enfants des écoles récitent l'hymne aux morts de la Patrie de Victor Hugo puis, M. Barthélemy, adjoint au maire, président du comité d'érection, remet le monument à la municipalité : il fait l'appel des morts et son émotion très légitime passe dans l'assistance, alors que les enfants répondent chaque fois, comme un glas, « mort au champ d'honneur ». M. Hurlin, au nom de la section de Mars-la-Tour, s'incline respectueusement devant la stèle du souvenir. Il rappelle la campagne, les souffrances des anciens combattants et la nécessité pour eux de se grouper souvent autour des monuments. Il le faut, dit-il « D'abord pour honorer les nôtres qui ne sont pas revenus. Enfin pour redire à tous, que les combattants ont fait la guerre pour avoir la paix. Cette paix, nous la voulons pour nous, pour nos enfants, pour nos villages lorrains qui ont déjà si souvent souffert de l'invasion, pour la France, pour l'humanité toute entière encore toute meurtrie. Mais nous savons qu'il ne suffit pas de crier la paix; qu'il faut l'organiser et que c'est une chose difficile, surtout avec des voisins qui poussent des cris de haine. Nous n'attachons pas à sa réalisation telle méthode ou tel personnage. Tous ceux qui travaillent à l'œuvre de la paix ont notre approbation ; mais instruits des leçons d'hier, nous ne voulons pas que la France pacifique soit une tentation pour personne. Sécurité d'abord. Union ensuite de tous les Français ». Une gerbe est déposée par la section de Mars-la-Tour et une superbe couronne par les anciens combattants de Ville-sur-Yron. M. Émilien Grandidier, maire de la commune, s'avance, il remercie le comité d'érection et tous ceux qui l'ont aidé dans sa tâche, il remercie les maires des environs ; les délégations de l'AMC et les nombreux assistants qui ont répondu à son appel. dans le silence respectueux de la foule émue, il sait trouver les mots qui conviennent pour une allocution, dont, ci-après quelques passages : « C'est en famille, sans éclat, mais du fond du cœur, que nous venons honorer sincèrement ceux des nôtres qui ont donné leur vie pour la patrie; ce sont nos pères, nos frères, nos amis, ce sont des héros. Et pour nous qui entendons des bruits de sabre comme en 1914, ce monument nous rappellera l'Union ». Les anciens combattants et les familles des morts se rendent à la mairie où la municipalité rassemblée offre le vin d'honneur. Après le toast d'usage à la santé et à l'union des anciens combattants, nombreux sont ceux qui prennent rendez-vous pour le 11-Novembre, à Mars-la-Tour. Merci aussi aux deux gentilles quêteuses, Mlles Anna Kauffmann et Octavie Barthélémy »[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Résultats des élections[6][modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1807 1810 Nicolas Jean Pion    
1807 1810 Joseph Mangin    
1810 1831 Warin Nicolas    
1831 1852 Pierrot François Nicolas Eugène    
1852 1878 Vivien Toussaint Clément    
1878 1880 Pariselle Jean Antoine    
1880 1884 Watrin Christophe    
1884 1888 Crépaux Charles    
1888 1892 Pariselle Jean Antoine    
1892 1896 Warin Nicolas Thiébault    
1896 1904 Grandidier Michel    
1904 1919 Collin Célestin    
1919 1920 Labriet Félicien    
1921 1929 Collin Célestin    
1929 1959 Grandidier Emilien    
1959 1965 Poirot Léon Paul René    
1965 1967 Thouvenin Léon Albert   Démission
1967 1971 Schwartz Jean    
1971 1973 Moras Joseph    
1973 1973 Daul Jean-Pierre   Démission
1973 1977 Dupuis Gilbert    
1977 mars 2008 Guilhen Daniel    
mars 2008 en cours
(au 16 avril 2014)
Jacques Schwartz    

Histoire des maires de la commune[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution, les maires sont d'abord élus. Puis et pendant longtemps, ils seront nommés de 1800 à 1884. C'est le 5 avril 1884, qu'une loi sur l’organisation municipale est promulguée, qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal (mandat de quatre ans, puis six ans à partir d'avril 1929). En 1940, le gouvernement de Vichy décide de nommer les maires, sauf pour les petites communes. En 1945 les femmes sont enfin admises non seulement à voter mais aussi à administrer les municipalités. Cela n'est jamais arrivé à Ville-sur-Yron.

Les premiers maires sous la Révolution sont élus.

Constitution de la municipalité décret national du 14 décembre 1789

« Ce jourd'hui 14 février 1790, les habitants de la communauté de Ville-sur-Yron et Grihières étant assemblés chez le sieur François François syndic de ladite communauté en conséquence de l'avertissement qu'on nous a donné dans le courant de la présente semaine et de celui qui nous a été donné le dimanche précédent et relu au prône de notre messe pour nous conformer au décret de l'Assemblée Nationale sanctionné par le Roy au mois de décembre dernier portant la formation des municipalités nous avons d'abord élu au scrutin le président de notre assemblée à la pluralité des voix qui a été maître Collin notre curé et ensuite pour secrétaire Alexandre Mabire laboureur à Ville-sur-Yron; les 3 anciens d'âge, ayant ouvert les billets du scrutin, ensuite nous avons procédé à l'élection de 3 scrutateurs qui ont été René Frochard charron, Louis Didier laboureur au même lieu et Dominique Gandelet tisserand au même lieu qui ont eu la pluralité des voix »[réf. nécessaire].

Élection du maire au suffrage universel masculin

« Ce jourd'hui 10 novembre 1793 an II de la République Française Une et Indivisible, nous maire et officiers municipaux, et élus et autres habitants de Ville-sur-Yron, assemblés au lieu ordinaire des séances, à la requête du procureur de la commune pour renouveler et faire élire une nouvelle municipalité nous avons procédé à l'élection d'un maire et les suffrages ont été en faveur de J.P. Thomas munier [meunier] au moulin dudit Ville-sur-Yron qui a réuni 8 voix entre 13 votants, par conséquent il a eu la majorité absolue des suffrages et a été [élu] maire »[réf. nécessaire].

Puis les maires sont désignés :

  • Didon (an IX)
  • Nicolas Jean Pion (an IX) : né en 1750 à Saint-Marcel et mort en 1823 ?
  • Nicolas Warin (1810)
  • Joseph Mangin (1810) : né le 26 novembre 1750 fils de Joseph Nicolas Mangin laboureur à la Ville-aux-Prés et de Anne Le Marquis… Nomination du maire par le préfet. En vertu de l'article 20 de la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) et d'après le décret impérial du 15 avril 1806, sur le renouvellement du maire le préfet du département de la Moselle arrête : « M. Joseph Mangin est nommé maire de la commune de la Ville-aux-Prés. Il rentrera en fonction le 1er janvier prochain après avoir fait transcrire le présent arrêté sur les registres de la municipalité et prêté entre les mains de son prédécesseur le serment prescrit par le senatus consulte du 28 floréal an XII et dont il sera dressé un procès-verbal. Fait à Metz en l'hôtel de la préfecture le 1er décembre 1807 ».
Novembre 1810 fusion des deux communes mosellanes.
  • Nicolas Warin (1811-1831) : né à Ville-sur-Yron le 29 mars 1769 fils d'Antoine Warin admodiateur à La Grange (régisseur de la ferme) et d'Hélaine Bertin. Il est marié à Mariane Wahu. Un fils né le 1er floréal an X, Antoine dit Jean Nicolas qui meurt en 1814.
  • François Nicolas Eugène Pierrot (1832-1851) : né le 29 juin 1798 et meurt le 14 mars 1852 à 53 ans. Il est propriétaire et maire domicilié et né à Ville-sur-Yron. Fils de François Nicolas né à Woël en 1767 mort à Ville-sur-Yron en 1841. Sa mère est Marie Françoise Warin née 1767 à Ville-aux-Prés et morte le 8 mai 1833 ; il épouse Thérèse Cécile Saillet dont il aura une fille née le 4 février 1834 et un fils Ferdinand Eugène né en 1838 à Ville-sur-Yron.
  • Toussaint Clément Vivien (1852-1878) : nommé le 7 mai 1852 propriétaire rentier, né 1797, mort à 83 ans le 5 mars 1880 veuf de Anne Sophie Lacoveille (?) née à Metz, morte le 19 novembre 1828 à Ville-sur-Yron à 42 ans.
  • Jean Antoine Pariselle (1878-1880) : né le 31 octobre 1816. Cordonnier, fils de Jeanne Naudin et Antoine Pariselle. Il a épousé Jeanne Collin veuve, le 24 octobre 1843, marchande épicière, née en 1804… Il est mort le 3 février 1893 à 76 ans et en 1889 se déclare propriétaire… Il sera à nouveau maire de 1888-1892.
  • Christophe Watrin (1880-1884) : né 1820 à Vernéville (Moselle annexée), instituteur, propriétaire, fils de Jean Watrin et Catherine Jouaville. Il est mort à Ville-sur-Yron le 20 octobre 1890. Sa femme, Anne François était née en 1817.
  • Charles Crépaux (1884-1888) : né en 1825 à Charleville, Ardenne. Militaire. Capitaine au 1er régiment du génie à Metz, puis chef de bataillon. Mort en 1892 à 67 ans en retraite. Chevalier de la Légion d'honneur, inventeur d'une petite machine motrice pour atelier de famille ; il a mené des expérience de téléphone sans récepteur du côté de Lunéville en 1879. Il a épousé Eugénie Lapointe née en 1834 avec laquelle il aura une fille Marguerite, née 1861 et un fils Charles, né 1877.
  • Nicolas Thiébault Warin (1892-1896) : cultivateur, né le 31 mars 1816 et mort le 23 octobre 1901 à 85 ans. Il est le fils de Jean-Antoine propriétaire cultivateur et de Marie Rose Husson. Propriétaire il est marié à Christine Dubois, née en 1823 dont il aura un fils Nicolas Adolphe Warin.
  • Michel Grandidier (1896-1903) : cultivateur né le 12 mai 1850 et décédé le 19 février 1924. Il a épousé Marguerite Trap, et a deux fils Émilien, né en 1885 et Maurice Marcel, né en 1887. Le père Pierre Nicolas est né en 1816 et sa mère Angélique Marguerite Lorrain en 1824.
  • Célestin Collin (1904-1919 puis 1920-juin 1929) : né le 11 septembre 1865 et mort le 7 juillet 1943, fils de Jean Jules Collin, cultivateur né le 26 septembre 1834, et de Marie Joséphine Bougenel née le 17 août 1841. Il épouse Marie Victoire Kaufmann née 1882 ses filles Georgette née 1900, Jeanne née 1901, Gabrielle née en et Berthe née 1909 et un fils, Georges Gaston né 1903
  • Félicien Labriet (10 décembre 1919-5 novembre 1920) : né à Thuméréville le 16 juillet 1854, instituteur et mort le 6 novembre 1920, marié à Marie Ladine. R
  • Émilien Grandidier (1929-1959) : né à Ville-sur-Yron le 29 septembre 1884, cultivateur, habitait Ville-au-Prés. Célibataire, mort le 10 janvier 1964, fils de Michel Grandidier, né en 1850, cultivateur et de Marguerite Trap, née en 1862.
  • René Léon Paul Poirot (1959-965) : instituteur à Ochey en 1923 et à Charrey en 1926. Amputé d'un bras à la guerre de 1914-1918 ; né à Barisey-au-Plain, le 9 mars 1898 et décédé le 26 avril 1972, à l'âge de 74 ans, officier de la Légion d'honneur. Fils de Charles Adolphe Poirot et de Marie Alice Thouvenin. Il avait épousé Gabrielle Eugénie Collin.
  • Léon Albert Thouvenin (1965-1967) : né à Villerupt le 21 septembre 1911 et mort le 9 février 1974. En 1934 il épouse Marcelle Camille Florimond ; alors quartier maître chef pilote aviateur à la Tour aéronautique maritime d'Hyères dans le Var. À sa mort il est retraité militaire de l'aviation de marine. Son père Paul Thouvenin était instituteur à Ville-sur-Yron. Il démissionne.
  • Jean Schwartz (1967-1971) : né en 1924 et décédé le 20 septembre 2002. Agriculteur, il avait épousé Thérèse Grandidier en 1959.
  • Joseph Moras (1971-1973) : né à Giraumont le 2 février 1933, de Jean Moras et de Wiktoria Mikus. Magasinier à la mine, il est mort le 12 juin 1973 et avait épousé Janine Dupuis en 1955.
  • Jean-Pierre Daul (quelques mois en 1973 puis démissionne) : né en 1922 et décède le 17 octobre 2007. Il installe en 1962-1963 une usine de trituration d'épices dans une des ailes de l'ancien château. Membre d'honneur de l'Académie Lorraine des sciences, bibliophile et érudit. Résistant.
  • Gilbert Dupuis (1973-1977) : né en 1926. Ouvrier mineur à la mine de Droitaumont jusqu'à sa retraite. Il a épousé Solange Dupuis.
  • Daniel Guilhen (1977-2008) : né le 21 juillet 1945, il est mort le 29 septembre 2011. Il travaillait à GDF jusqu'à sa retraite en 1999. Il avait épousé Anne-Marie en avril 1967.
  • Jacques Schwartz (2008-en cours).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 300 habitants, en augmentation de 1,35 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
236 142 175 307 369 380 361 356 336
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
338 338 322 325 300 294 297 327 321
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
314 294 278 264 279 258 240 209 259
1990 1999 2005 2010 2014 - - - -
284 293 285 301 300 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école n’a pas toujours existé sous la forme où nous la connaissons, obligatoire, gratuite et laïque. Il a fallu attendre les lois de Jules Ferry de 1882-1886 pour que la République, la IIIe, rende possible l’instruction publique pour tous, garçons et filles jusqu’à 13 ans puis 14 ans avec les lois de Jean Zay, ministre du Front populaire en 1936. Auparavant, l’école existait sous une autre forme.

Depuis l’Ancien Régime, en particulier en Lorraine, chaque paroisse avait son école et plusieurs études[Lesquelles ?] montrent que la région comptait une proportion importante d’époux sachant écrire leurs noms sur les registres de catholicité et que les conscrits du début du XIXe siècle savaient le faire aussi. Le maître d’école, contractuel, « employé » de la paroisse avait une rétribution variable et il devait ajouter à sa fonction d’écolâtre celle de chantre, de greffier, parfois de fossoyeur. Ses revenus et ses obligations étaient définis lors des plaids annuels (assemblées villageoises). En 1808, après la Révolution, le seul contrat retrouvé jusqu’à lors, est signé avec le maire. Il rappelle toutes les tâches de celui qui s’appelle désormais instituteur. Ensuite, au XIXe, les réformes toucheront peu à peu, toutes les communes. Elles sont associées à quelques noms, Guizot, Victor Duruy et puis Jules Ferry.

L’école de Ville-sur-Yron

Le premier cadastre ou cadastre napoléonien est achevé en 1817. Sur le plan montrant le village, on peut remarquer en bleu l'église et le château qui possède encore son corps central. la mairie et l'école ne sont pas construites.

En 1834 a lieu une enquête du maire d'Hannonville, René Louis Bloquin, commis par la sous-préfecture pour étudier le sujet de l'emprunt de 2 500 Fr pour construire une maison d'école. Vingt-deux habitants sont présents, tous d'accord, insistant même sur la nécessité de fixer ainsi un instituteur logé. C'est en 1836 que fut édifié le rez-de-chaussée du bâtiment actuel, à l'origine une école seulement, sans mairie.

Le 21 février 1865, construction des lieux d'aisance à l'école, et le 8 décembre 1872, enquête sur la situation matérielle des maisons d’école : la maison d’école est la propriété de la commune qui l’a fait construire à ses frais. L’état extérieur est bon, la salle d’école est très saine ; élevée au-dessus du sol, elle mesure 8,50 m sur 5,55 m sur 2,92 m de haut. Elle dispose de quatre fenêtres d’une surface totale de 6,60 m². 58 élèves peuvent être accueillis, il faudrait refaire le blanchissage et les peintures, le mobilier devrait être complété ainsi : un poêle en fonte garni de ses buses, renouveler six tables-bancs d’élèves, à l’extérieur une clochette pour appeler les élèves… les latrines sont neuves… le logement de l’instituteur comprend une cuisine, une chambre à coucher ; une autre plus petite… les jardins attenant à la maison contient 1 a et 5 ca[Quoi ?], un second jardin éloigné de la maison est plus grand et plus productif ; sa contenance est de 9 a et 50 ca[Quoi ?]. L’instituteur jouit d’un lot de portion spécial (signé Vivien maire).

Le 31 août 1878 a lieu l'appropriation pour une extension de la maison d'école.

Cinquante francs secours sont alloués le 4 octobre 1909 pour des travaux à la maison d'école : blanchir et peindre la salle de classe. En 1913, avec l'ouverture de mines dans la région la population augmente de 10 % et on relance le projet envisagé 26 ans plus tôt d'agrandir l'école et de créer une mairie. En 1913, un devis estimatif, de l’architecte Henri Ménard de Jarny s’accompagne d’un questionnaire, dont voici des extraits : « école mixte population de 327 habitants soit plus 31 entre 1906 et 1911 liée à l'industrie minière dans les environs… les 5 à 13 ans sont 55 ; pas de maternelle ni d’école libre, ni d’école mixte… une classe création légale 18 janvier 1897 ». Le projet répond aux raisons suivantes :

  1. insuffisance de l’ancienne salle de classe qui n’avait que 36 m² de surface pour 55 élèves;
  2. nécessité de rendre indépendant le service scolaire du service de la mairie : il n’y à, l’heure présente de local pour la mairie;
  3. nécessité de donner à l’instituteur un logement suffisant…

D’après le projet on obtient  :

  • Une salle de classe indépendante avec vestiaire d’une surface de 60 m² et pouvant recevoir toute la population scolaire. Le sous-sol correspondant pourra servir de préau couvert, il est en rez-de-chaussée par rapport à la rue qui longe la façade postérieure du bâtiment.
  • L’ancienne classe partagée en deux parties par une cloison laisse une salle pour la mairie en façade principale et une chambre nouvelle pour l’instituteur sur la façade postérieure (le 24 avril 1913 l’inspecteur primaire signe).

En 1922, le maire fournit au préfet de Meurthe-et-Moselle les renseignements suivants au sujet de la demande faite par le ministre des Régions Libérées : « La commune n’a jamais eu de mairie et c’est la salle de classe de l’école primaire qui en a tenu lieu jusqu’ici, ce qui a toujours été une gêne pour l’école d’un côté et pour les services communaux et municipaux de l’autre. La création d’une mairie est donc de première utilité pour la commune. D’autre part, le logement de l’instituteur-directeur de l'école primaire est insuffisant, ne comprenant qu’une cuisine et deux pièces dont une très petite ». Finalement, les dommages de guerre permirent la construction de l'étage en 1922 et du clocher deux ans plus tard. Celui-ci singularise le bâtiment en signalant le deuxième centre spirituel de la commune issu de la séparation de l’Église et de l’État.

En 1933, est aménagée une cour de récréation dans le jardin de l’école et en 1937 est créée une classe enfantine. Un projet de l’établir dans le presbytère est abandonné au profit d’une création à l’étage, moins coûteuse et demandant que l’inspection nomme désormais un couple d’instituteurs.

Les salles d’école sont repeintes en 1946 et 1955 par M. Daumail Jarny.

En 1957 est construit un préau dans la cour de l’école.

Les instituteurs

Les maîtres, régents d’école sont en place dans les villages lorrains depuis longtemps. En retrouver la trace n’est pas commode, et les registres paroissiaux sont à nouveau des outils précieux.

En 1704 on apprend la mort le 19 mars de Jean François, maître d'école de Ville-sur-Yron âgé de 63 ans. Sa femme Frémine Poincelot donne naissance à Marie le 6 décembre 1684, (mariée le 1er février 1707 à Ville-sur-Yron) et à un fils né le 29 septembre 1695 (marié le 22 novembre 1718 à Ville-sur-Yron).

En 1724, Nicolas Naudin est maître d'école. On retrouve dans les années 1708-1773 des mentions de Nicolas Naudin et de Nicolas Naudin le Jeune, maître d'école… en 1753. Le 18 mars, mort de Nicolas Naudin, ancien maître d'école, âgé de 80 ans. Puis on retrouve Nicolas Naudin, maître d'école, tour à tour, chantre, greffier, régent d’école, marguillier. Il est né le 7 janv. 1716, se marie le 25 novembre 1744 avec Françoise François, future matrone ; une fille, Catherine, naît le 24 décembre 1752 à Ville-sur-Yron. En 1773, on le retrouve parmi les manœuvres et artisans imposés, « maitre d'Ecolle (sic) cotisable. Il tient environ deux jours de terre à tressent sur la ban de la Ville-aux-Prés. » Il meurt le 24 mars 1773 âgé de 57 ans, « greffier et ancien maître d’école».

Le 16 mai 1773, mention de René Pierlot, né à Saint-Marcel en 1755, comme nouveau maître d'école et greffier qui signe les actes de décès avec le curé de la paroisse. En 1774, le 27 juillet, mention de Jean-Nicolas Holdrinet, maître d'école à Ville-sur-Yron qui signe tous les actes de décès avec le curé de la paroisse jusqu’en novembre 1777. En 1779, nouvelle mention de René Pierlot. Sa fille Marianne naît le 28 mai. Il a épousé Madeleine Pion en 1776. En 1785, le 20 février on apprend la naissance d'une autre fille de René Pierlot maître d'école. La matrone Françoise François, supplée au curé pour le baptême de l'enfant qui meurt seize heures plus tard. Ainsi, en l’absence du curé, une matrone, ancienne sage-femme (désignée lors d’assemblée de femmes pour leur expérience et leur moralité) pouvait suppléer le curé pour baptiser les enfants morts-nés afin qu’ils puissent être inhumés dans le cimetière paroissial. Il meurt à Saint-Marcel le 11 juin 1834. Marié trois fois.

Jean-Nicolas Havette est mentionné en 1788, maître d'école de la paroisse, né à Dompierre. Autre document qui décrit à nouveau une naissance difficile et un baptême par la sage-femme. On y mentionne un chirurgien et l’enfant meurt le lendemain. « L'an 1788 le 7 février à deux heures et quart du matin est né et a été baptisé (sic) aussitôt sous condition à l'église vu que la sage femme Françoise François l'avait baptisé à ce quelle dit lorsqu'elle a pu apercevoir le haut de sa tête dans l'accouchement très laborieux qui a été achevé par opération du chirurgien, à cause de ces circonstances qui ont laissé bien du doute sur le batème (sic) donné par ladite matrone, Joseph fils légitime de Jean Nicolas Havette maître d'école de cette paroisse, originaire de Dompierre et de Elisabeth Mayence ? originaire d'Auboué paroisse de Coinville… ». On le retrouve comme maître d’école en 1790 à la naissance de sa fille Marie Adélaïde puis en octobre 1792 où il cosigne un acte de décès… puis peu de traces, il est propriétaire en 1816 au mariage de sa fille à Jeandelize.

En 1792 on note que l’année scolaire va de la Saint-Rémy (1er octobre) à la Saint-Georges (23 avril), date où les contrats sont signés. « Pour ceux qui apprennent à écrire 5 sols par mois, les autres 4 sols par mois, les honoraires sont de 30 sols par famille, plus blanchir le linge de l’église 3 livres, sonnerie des orages 1 gerbe de blé plus 3 d’orge par laboureur… et tous ceux qui ensemenceront donneront à leur bon plaisir ». En 1794, les maîtres d’école deviennent des instituteurs.

En 1805, est fait mention de l’instituteur Jean Claude Cointret. En 1808, le contrat de travail qu’il signe avec la municipalité de Ville-sur-Yron, nous est parvenu : « Ce jourd'hui 18 avril 1808 en vertu d'un arrêté pris dans la session dernière nous maires des communes de Ville aux Prés et Ville-sur-Yron avons traité avec Jean Claude Cointret pour servir en qualité d'instituteur aux conditions suivantes. Savoir :

  1. Premièrement ledit sieur Cointret accompagnera le desservant dans toutes les fonctions ecclésiastiques et ne s'absentera pas sans le prévenir.
  2. il enseignera les enfants que tous les habitants indistinctement pourront lui envoyer, selon les principes de : lecture, écriture, calcul décimal et système métrique, les principes de religion et le plain chant à ceux qui en seront capables
  3. il chantera toutes les messes et services religieux, sonnera les traits ordinaires, les angelades le matin, à midi et le soir aux heures accoutumées ;
  4. il blanchira le linge de l'église tout et quantes fois il en sera besoin moyennant 3 f. payables par chaque commune ; il fera deux leçons le matin et soir et une fois le catéchisme.
  5. pour attribution de tout quoi, chaque habitant lui paiera rétribution de 1 franc 50 centimes pour l'année qui commencera à la Saint-Georges de chacune et finira à pareille, pour payable en deux termes moitié à la Toussaint et l'autre moitié au 1er avril suivant, qui seront touchés par le percepteur et remis entre les mains dudit Cointret.
  6. il aura en outre 35 centimes par chaque enfant qui ne feront que lire, par mois, et 45 centimes pour ceux qui écriront et tous ceux qui commenceront le mois le paieront en entier hors le cas de maladie.
  7. pour ses rétributions religieuses il sera payé par le receveur de la fabrique conformément à l'ordonnance, le restant sera pour l'église.

Le présent traité fait et arrêté par les maires susdits et transmis sur le présent registre à charge par ledit Cointret de se faire recevoir par le jury du premier arrondissement à Briey.

Ville-sur-Yron les jour mois et an susdits ; ont signé […] ».

Il meurt le 25 septembre 1808, à l’âge de 67 ans et est inhumé à Mars-la-Tour à la demande de ses enfants.

Autres instituteurs :

  • 1810 : Étienne Sallerin
  • 1812 : René Robert
  • 1814 : François Roger. Sa femme Marguerite Rolin met au monde un fils Christophe le 16 mars. Il meurt le 1er mai 1814.
  • 1815 : Nicolas Laurent

L'ordonnance de février 1816 stipule que pour enseigner, les maîtres devront être titulaires d'un brevet de capacité délivré par l'inspecteur d'académie.

  • 1818 : Jean-Baptiste Hippolite. En 1819, le 25 mai, âgé de 19 ans, il épouse Marianne Fondeur, fille de Nicolas fondeur maréchal-ferrant, âgée de 18 ans ; une fille naît le 11 avril 1820, Marie Barbe, puis un fis en 1822 et un autre en 1823 puis un en 1825 ; il est encore présent en 1826.
  • 1827 : Jean-Baptiste Bertrand, 45 ans… En 1829, il est « instituteur primaire », sa femme Barbe Gombert lui donne un fils en 1828 décédé en 1829 et une fille en 1830… En 1830, le conseil municipal fixe le traitement de l’instituteur à 250 francs à l’année.
  • 1832 : Jean François Sébastien Marlier, originaire de Pierrevillers, mort à 28 ans à Ville-sur-Yron le 17 juillet 1839. Il a eu une fille en 1832, morte en 1833, une autre née en 1834 et morte en 1837, et un fils né en 1839, en juin.

Le 28 juin 1833, le conseil municipal se demande comment mettre en application la loi Guizot qui demande dans son article 9 que : « Toute commune [soit] tenue, […] d'entretenir au moins une école primaire élémentaire ». La loi définit l’autorisation d’enseigner, délivrée par le recteur après agrément du préfet, sur présentation du brevet et d'un certificat de bonne vie et mœurs. Beaucoup de maîtres en sont encore dépourvus en 1833. Cette loi définit aussi ce que les instituteurs doivent enseigner : « l'instruction morale et religieuse, la lecture, l'écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures ».

  • 1840 : Joseph Lallemand
  • 1841 : Christophe Watrin, âgé de 21 ans, originaire de Vernéville. Il se marie le 5 avril 1842 avec Anne François 25 ans. En 1854, Christophe Watrin répond favorablement à une enquête sur le déplacement du cimetière. En 1857, il est témoin à la naissance d’Auguste Watrin. En 1877, comme cultivateur, il est le 15e plus imposé de la commune. Il en devient maire de 1880 à 1884. Il est né en 1820 à Vernéville Moselle annexée, instituteur et propriétaire, fils de Jean W. et Catherine Jouaville. il est mort à Ville-sur-Yron le 20 octobre 1890. Sa femme, Anne François, était née en 1817… en plus jusqu’en 1860.

En 1844 : M. Verronais note : « un revenu de 450 francs pour l’instituteur et une fréquentation scolaire de 36 garçons et 36 filles ».

  • 1861 : Laurent Eugène Mangin, âgé de 38 ans, marié à Marie Victoire Martignon ; il est en place jusqu’en 1868.
  • 1869 : Jean Sébastien Cunche, âgé de 24 ans, en place jusqu’en 1874. Par la suite, il sera membre du conseil départemental en 1900 (Briey). Retraité à Moineville.
  • 1875 : Louis Thonon, âgé de 46 ans, encore en poste quand il meurt le 18 septembre 1877. Il était né à Lorry-devant-les-Ponts et marié à Adélaïde Panot.
  • 1877 : retour de Jean Sébastien Cunche en poste jusqu’en 1882.

Ensuite les instituteurs sont plus stables et le métier acquiert une position plus respectable dans les villages. Les lois de Jules Ferry, la formation en école normale, une réelle indépendance vis-à-vis de l’église expliquent ce nouveau statut.

  • 1882 : Jean-Pierre Félicien Labriet, âgé de 28 ans. Il est né en 1854 à Thumeréville, marié à Marie Ladine née à Ville-sur-Yron en 1864. Ils ont alors une fille Aline née en 1885 à Ville-sur-Yron. Ils sont présents aux recensements de 1891 et de 1911. Il rédige le rapport sur la géographie, l’histoire et les coutumes de la commune et dresse la fréquentation scolaire pour 1886. Il meurt le 7 novembre 1920 alors qu’il vient d’être élu maire de la commune en 1919.
  • 1912 : Paul Idulphe Thouvenin, âgé de 25 ans, présent jusqu’au 12 juillet 1914.

Pendant la guerre 1914-1918, « l’école, on la faisait chez Eugénie Trichot, c’était Adeline Sarion qui faisait l’école et un Allemand pour les grands » (Mme Louis[Qui ?]).

La tentative de germanisation par les occupants passait par l’instruction élémentaire, comme le note la circulaire officielle rédigée dans les deux langues et comme on peut le voir sur une photo avec l’inscription « Schule » sur la façade. L’école continue, mais certains suivront leurs classes dans les villages où ils ont été évacués, à Marvejols et à Saint-Hippolyte-du-Fort. Un extrait du cahier d’écolier de Marcellin Sarion le mardi 17 décembre 1918 « feuille de chêne ». Il a alors 15 ans. Son dernier dessin est de janvier 1919, date du retour des évacués au village.

  • 1919 : Paul Thouvenin reprend son poste d’instituteur. Il est né en 1887 à Crézilles, marié à Adrienne Dufour née en 1890 à Longwy ; ils résident Grand'Rue avec leurs enfants nés à Villerupt, Roger en 1910 et Albert en 1911, tous les deux apprentis monteurs chez Caillette à Nancy. Avec eux réside Alcide Dufour beau-père né en 1862 à Saint-Vaubourg (08). Ils sont toujours présents au recensement de 1926 (année de naissance de leur fils Pierre Georges) et à celui de 1931. La famille quitte la commune en 1933.
  • 1933 : Roger Jean Camille George, est nommé secrétaire de mairie le 2 octobre (1950 francs de traitement annuel). Il est né le 4 octobre 1911 à Réclonville, marié à Ville-sur-Yron le 24 septembre 1934 à Isabelle Léontine Mélanie Mangin, née le 29 décembre 1914 à Ville-sur-Yron fille de Paul Mangin cultivateur et d’Elodie Marie Ragot. En juillet 1934 deux élèves se distinguent au 43e Concours général entre les meilleurs élèves des écoles primaires : Colette Ragot et Henri Grandidier.

En 1936, lors du recensement, Roger George est toujours instituteur (en 1945 on apprend qu’il a été prisonnier de guerre alors qu’il demeurait à Fréménil et rapatrié en mai 1945 déclarant alors habiter à Ville-sur-Yron).

À la veille de la guerre, en 1938, André Boubel, né en 1911 à Longwy est l’instituteur des grands. Son épouse Marie Thérèse née Vuillaume, est l'institutrice des petits. Prisonnier pendant la Seconde Guerre mondiale, sa femme assure alors en alternance les deux classes petits et grands. Puis avec Mme Villevot. De 1939-1945 elle assura le secrétariat de mairie. Son mari rentre en mai 1945 et reprend sa classe. L’effectif scolaire est alors de 43 élèves dont 35 sont examinés par la médecine scolaire.

  • 1948 : nomination d’une maîtresse de couture, Mme Ferry, née en 1920. Elle remplace Mme Boubel qui a quitté la commune le 30 septembre 1948. La même année les élus décident de participer au service du bibliobus.
  • 1952 : Mme Hortense Maraval, institutrice est nommée secrétaire de mairie ; elle démissionne en 1953, remplacée par Émile Maraval sans profession qui quitte la fonction en 1964, remplacé par Mme Henriette Thil.
  • 1965 : Mme Launois, institutrice jusqu’en 1967.
  • 1967-1974 : Mlle Piantoni épouse Clarenn

En 1974, première fermeture de l’école… la population passe de 240 en 1968 à 209. Seuls treize enfants sont scolarisés dans la commune et vingt-cinq à l’extérieur. L’école ouvre à nouveau en 1982, encadrée par des institutrices qui ne résident plus dans la commune.

L’école est définitivement fermée à la rentrée 1992.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, au mois de mai, le village se met au rythme du cinéma avec le Festival international du film documentaire sur la ruralité, dont le libellé est aussi Caméras des champs[11].

Le Festival international du film documentaire sur la ruralité se tient à Ville-sur-Yron à la fin du mois de mai. Il est organisé par la commune et le foyer rural de Ville-sur-Yron, avec le concours du Parc naturel régional de Lorraine. Le festival est soutenu par le Conseil Régional de Lorraine, le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Lorraine et la Communauté de Communes du Jarnisy. Depuis 15 ans Caméras des Champs permet de montrer les mutations des mondes ruraux. Aussi, loin d'un regard passéiste sur les campagnes, l'objectif du festival reste le même :

  • susciter un échange sur les évolutions des paysages, sur les pratiques sociales des ruraux et néo-ruraux, sur l'impact des techniques, sur les villages et les habitats,
  • voir comment changent aussi les représentations que chacun peut avoir du monde rural, habitants des villes, artistes, créateurs, décideurs divers et ruraux eux-mêmes.

Ce regard et ces évolutions ne se limitent pas aux horizons proches, aux paysages et modes de vie régionaux. Ils s'étendent bien au-delà des clichés identitaires trop souvent réducteurs. En effet, la diversité des mondes ruraux doit donner l'occasion à chacun de comparer, de remettre en cause, de changer l'échelle de ses propres perceptions. Seule l'image, l'image multiple, permet cet échange, cette vision singulière, cette composition en mosaïque des espaces ruraux. Et la vidéo, support de création souple et accessible à tous, permet aux amateurs comme aux professionnels de saisir et de reproduire une vision plurielle du monde. Un festival est l'occasion d'une rencontre. Il permet par la diffusion d'images autour du thème central, ici le monde rural, de provoquer une réflexion riche en donnant aux spectateurs comme aux créateurs l'occasion de briser la routine du flux ininterrompu d'images télévisuelles trop souvent reçues passivement. Il permet aux créateurs indépendants de trouver dans la compétition organisée une motivation supplémentaire et surtout de rencontrer ensuite le public de manière critique. Il permet aussi d'offrir aux réalisateurs une occasion de voir leur œuvre diffusée et reconnue.

À l'issue de la compétition trois prix sont attribués par les membres du jury auxquels s’ajoutent le prix des habitants de Ville-sur-Yron et du public et le prix des lycéens.

Cultes[modifier | modifier le code]

Il est assez difficile de remonter dans le temps pour connaître les premiers desservants, curés et prêtres d'une paroisse. Les écrits manquent et il faut attendre la deuxième moitié du XVIIe siècle pour suivre de manière à peu près continue les noms des curés de la paroisse. Cette énumération ne peut guère servir d'histoire de la pratique religieuse locale, histoire qui demanderait bien des pages. On relèvera sans les développer quelques épisodes notables tirés des archives, registres de catholicité, visites canoniques (l'évêché demande un rapport à un curé du voisinage), courriers, délibérations du conseil municipal, souvenirs…

  • 1659 : mention de Laurent de la Croix, curé de Ville-sur-Yron. On ne voit son nom qu'une fois lors du baptême de Nicolas de Doncourt.
  • 1675 : mention de Claude Thibaut, curé d'Hatrize. Une visite a lieu en 1681. On y lit que l'église doit parfois arbitrer des querelles de bienséances entre les seigneurs, les petits seigneurs contestaient que la dame de Saint-Moray, lors de la messe, reçoive le pain béni avant eux ! Plus sérieusement l'évêque remarque que des tabernacles sont présents dans toutes les églises, sauf une Ville-sur-Yron où « le Saint Sacrement est trouvé dans un ciboire d'argent dans un reposoir à côté de l'autel, qui ferme avec une grille de fer ».
  • 1681-1728 : Nicolas Thévenin, vicaire en 1683, curé de Ville-sur-Yron en mars 1685. Mort le 15 novembre 1728 après avoir été 48 ans curé de Ville-sur-Yron.
  • 12 mai 1708 : « Nous avons visité l'église de Ville sur Iron après avoir été reçu par M. Thevenin curé dudit lieu… La dite église érigée sous l'invocation de saint Gorgon, Mgr l'abbé de Gorze patron et en conséquence de notre visite nous avons ordonné que les […] des Saintes Huiles seront d'argent, les bancs uniformes, lesquels seront vendus à qui plus au profit de la fabrique conformément aux statuts du diocèse que l'on haussera le maître autel de deux pieds et demy du côté de la nef pour pouvoir passer derrière pour aller à une sacristie que nous ordonnons être faite derrière le chœur, dans laquelle l'on fera une armoire et que le maître autel sera rabillé (sic) avec des tiroirs pour mettre les ornements, que l'on mettra une vitre à la fenêtre qui donne dans la nef du côté du levant et […] qu'il y aura une balustrade pour les communions entre la chaire et la nef Nous exhortons le sieur curé de faire exactement ses prônes et catéchismes de prier pour les seigneurs des lieux enjoignons aux pères et mères d'y mener leurs enfants et domestiques, de laisser les petits enfants au logis qui interrompent le service […] À l'égard de la chapelle castrale de la Grange par Ville-sur-Iron nous l'avons trouvé en état et bien orné… ».
  • 1711 : « […] cette église étant petite on tâchera de la réparer et de l'orner le mieux qu'il sera possible […] il y manque un graduel […] Le Sr curé se plaint de ce que le jour du Saint Sacrement, on lui fait faire une procession trop longue, de ce que de l’église on le fait aller à la Ville-aux-Prés qui est un hameau dépendant de la paroisse qui pour y aller il faut passer sur un pont très long et de largeur seulement de deux planches que de ce hameau on le fait passer à un moulin où il y a un passage plus difficile où toute personne peut à peine passer pour ensuite aller au château de La Grange ou il y a une chapelle […] et un chapelain ; de sorte que pour faire tout ce tour il faut […] battre la campagne; il suffirait d'aller de l'église paroissiale (parochialle) à la chapelle de La Grange […] la procession ne serait pas trop grande, Lagrange estant distancer (sic) de l'église de près d'une demy lieue ».
  • 1729-1742 : Jacques Alexis Guillier, curé de Ville-sur-Yron. Mort le 2 janvier 1743, âgé de 48 ans, inhumé le 3 au couvent des cordeliers de Briey. Le 14 novembre 1729, les seigneurs autorisent les pauvres habitants de Ville-aux-Prés à vendre cent arbres fruitiers comme bois de chauffage pour payer les frais de réparation et extension de la maison de leur curé Guillier… et en 1730 : « Que la nef sera pavée, que l'on fera construire une chaire à prêcher et des bancs uniformes dont les places seront adjugées à l'enchère, suivant les statuts synodaux et l'usage universel. Que les fonts baptismaux seront entourés d'une balustrade, Que le cimetière sera exactement fermé et que l'on y séparera un petit terrain pour l'inhumation des enfants morts sans baptème ». C'est lui qui va instruire un procès en abjuration. Ce n'est pas la première allusion à la réforme protestante et à la présence de Huguenots à Ville-sur-Yron.
  • 1742 : M. Bigenez semble assurer un intérim pour la tenue des registres de catholicité et signe les actes du titre d'administrateur de Ville-sur-Yron.
  • 1743-1751 : Masse est curé de Ville-sur-Yron.
  • 1751-1765 : Hubert Collin, curé de Ville-sur-Yron, mort le 28 septembre 1765 à l'âge de 54 ans.
  • 1766-1767 : Joseph Faucheur, curé de Ville-sur-Yron, puis dès le 15 janvier 1767, curé à la paroisse Sainte-Ségolène Metz.
  • 1767-1792 : Joseph Collinet, curé de Ville-sur-Yron, est né le 2 novembre 1726 à Mars-la-Tour (père chirurgien) et mort le 30 mars 1809 à Waville. Le curé Collinet est surtout célèbre pour avoir été en 1789, un des trois députés du clergé siégeant à Bar-le-Duc à l'assemblée de réduction. Puis, le 16 mars 1789, il est envoyé aux Etats-Généraux, comme député du clergé. Fidèle à ses idées de l'Ancien Régime, il quitte l'Assemblée le 18 décembre 1789, et démissionne. Remplacé le 12 juin 1791, il se retire à Mars-la-Tour. La municipalité de Ville-sur-Yron se fait autoriser par le département (2 décembre 1791) à le poursuivre en justice pour lui faire payer les réparations usufruitières au presbytère qu'il venait de quitter… et, sur une affiche présentant les Biens nationaux confisqués à des émigrés, mis en vente le deux frimaire an III (22 novembre 1794), on relève le nom de « Joseph Collinet, ex-curé de Ville sur Iron, demeurant ci-devant à Mars-La-Tour, district de Metz ».
  • 1792 : Heron, curé de Ville-sur-Yron font on sait peu de choses. Suit la période révolutionnaire où l'on perd les traces des vicaires. Une mention en 1815 de Warin Nicolas, curé de Ville-sur-Yron, mort le 19 juin 1815 à l'âge de 76 ans ; et puis une série de lettres, au moins jusqu'en 1928, avec venue des curés de Conflans et Hannonville, pour préparer le retour d'un curé, l'achat d'une cure et le conflit ouvert avec les habitants qui ne veulent pas vendre les lots communaux pour acheter la maison (sise 4, rue de Metz)… Ainsi en 1817, le 22 octobre, l'évêché de Metz s'adresse au curé de Conflans : la succursale de Ville-sur-Yron étant depuis longtemps vacante, l'évêque a désiré la pourvoir d'un pasteur. Un jeune prêtre y a été effectivement nommé, et immédiatement après son ordination, il s'est rendu sur les lieux pour prendre connaissance de l'état des choses. Rien ne convient et une semaine plus tard, le 28 octobre, visite de M. Marcus, curé de Conflans qui écrit : « J'ai reconnu que l'église à laquelle on achevait quelques réparations était en bon état […]; il manque encore des carreaux à quelques fenêtres.[…]Le clocher qui paraît solide se trouve au-dessus de l'église, entre la nef et le chœur. J'ai observé à M.le maire qu'il était dangereux de passer pour aller au chœur dans le moment où on sonnait la cloche ; il m'a dit qu'effectivement la cloche était une fois tombée, mais qu'elle s'était arrêtée en travers entre les bois de la charpente qui la soutiennent. que le battant était aussi tombé une autre fois […] il m'a fait espérer qu'il ferait mettre pour la cloche de forts madriers ». La maison destinée à servir de presbytère consiste en deux grandes chambres entre lesquelles est la cuisine qui est assez vaste… Un autre logement est inspecté en 1820 par le curé d'Hannonville.
  • 1824 : Thouvenin, curé de Ville-sur-Yron. En 1824, une maison de cure est achetée et réparée. En 1828, le conseil municipal vote 150 francs en supplément de traitement du curé « pour avoir l'office divin dans cette paroisse ».
  • 27 septembre 1832 : réparations, toiture, clocher, murs de l'église, murs du cimetière et au pont, François Alexandre, charpentier à Brainville, Maillfert à Jarny et Jean Nicolas Lafontaine de Ville-sur-Yron. Travaux qui s’étalent jusqu’en 1835.
  • 1836 : Nicolas Louis Jean-François, curé de Ville-sur-Yron. Né en 1797, mort à Metz le 29 mars 1875.
  • 1844 : Dominique Talard, curé de Ville-sur-Yron. Né en 1814, curé de Waville en 1846. Il occupe un « presbytère provisoire » et se plaint, après une longue absence, pour des raisons de santé « de l'apathie de la paroisse et de son triste abandon, que plusieurs dimanches ont été mal observés que quelques fidèles seulement ont assisté à la messe à Mars-la-Tour et à Hannonville et que le plus grand nombre est resté sans déposer même les vêtements de la semaine et contrairement à ce qui s'était fidèlement observé jusque là, quelques-uns ont travaillé ce qu'ils appellent en pleine campagne ». Il meurt le 22 juillet 1864 à Thury.
  • 1846 : Jean Charles Harmant, curé de Ville-sur-Yron. Né en 1802, mort le 11 janvier 1871 à Metz. En 1846, le 3 mai, un devis est discuté en commune pour une maison de cure, le conseil municipal « considérant que la commune de Ville-sur-Yron ne possède pas de presbytère […], décide sauf l'opposition de l'autorité supérieure, qu'il sera bâti un presbytère suivant le plan et devis dressé le 6 avril dernier par l'architecte de Briey, s'élevant à la somme de 8500,37 fr ».
  • 1847 : demande de secours pour presbytère
  • 29 août 1853 : réparations à la toiture de l'église
  • 1855 : les travaux au presbytère se poursuivent
  • 1859 : clôture jardins du presbytère
  • 1860 : murs du jardin presbytérial et une terrasse
  • 1866-1870 : Jean Joseph Sabouret. Né le 21 octobre 1833 à Boudrezy. Ordonné en août 1857 et le 26 septembre 1866, il devient curé de Ville-sur-Yron.
  • 1870-1877 : Claude Eugène Isler, curé de Ville-sur-Yron. né en 1839 à Metz, puis curé d'Hannonville en 1877, décédé en 1932. En 1874, le 7 octobre, un protocole fixe les limites diocésaines entre la France et l'Allemagne… La paroisse, jusqu'alors dans l'évêché de Metz, fait désormais partie du diocèse de Nancy.
  • 1877-1901 : Hennequin Nicolas, né le 6 avril 1845 à Coinville Moineville. Ordonné en décembre 1871. 25 février 1877 : curé à Ville-sur-Yron. Décédé le 4 décembre 1911.
  • 1901 : Gustave Schnabel. Né le 20 janvier 1865 à Pont-à-Mousson. Ordonné en mars 1888. 11 décembre 1901 : curé de Ville-sur-Yron. Le 7 avril 1906, frappé d’interdit, il quitte le diocèse. Sordide affaire de mœurs qui se déroule à Nancy et dont la presse s'empare en pleine querelle laïque au moment de la séparation des Églises et de l’Etat. Aumônier à l’hôpital Lariboisière à Paris. Décédé le 10 octobre 1940. En 1901, Mgr Turinaz, évêque de Nancy, approuve le crédit (1 250 fr) voté par le conseil municipal de Ville-sur-Yron et l'exécution des réparations dans le presbytère.
  • 1907-1909 : Eugène Gustave Sabouret. Né le 4 avril 1869 à Anderny. Ordonné le 29 juin 1896 à Châlons. 22 juillet 1907 : curé de Ville-sur-Yron. Décédé le 4 juin 1952.

Au recensement de 1911, on ne relève plus de curé, et après la guerre de 1914, il semble que l'église fonctionne comme une succursale puisque les divers recensements ne mentionnent plus de desservant et que le presbytère est régulièrement loué, avant d’être vendu. Querelle laïque qui se cristallise comme en témoigne le clocher de la nouvelle mairie sonnant « l'heure républicaine » ?

Le service est alors effectué principalement par les curés de Friauville.

  • François Domeldinger, né en 1880 à Basse-Ham, ordonné en 1907, curé à Friauville jusqu’en 1923 puis à curé à Gondrecourt-Aix, mort en 1958 à Toul.
  • Henri Marchal, né le 27 avril 1876 à Laneuveville-aux-Bois. Ordonné le 13 août 1899. En 1929 : curé de Friauville. Décédé en 1952, il a laissé le souvenir d'un curé rugueux parcourant à pied par tous les temps la route entre les deux villages pour donner deux messes le dimanche matin.
  • En 1946, le curé Bougenel (ses parents habitaient à la barrière de Grizières) a offert sa première messe à Ville-sur-Yron. Il a été curé à Brainville et Doncourt, puis aumônier militaire.
  • L'abbé Dechef de Friauville a laissé un souvenir marquant : il tenait une belle chorale, il a organisé une messe de minuit avec crèche vivante et vers 1955, il jouait au football, relevait la soutane, une mi-temps avec Friauville, une mi-temps avec Ville-sur-Yron.
  • Le curé Roncevaux
  • Un abbé de Mars-la-Tour et un d'Hannonville
  • Un vicaire de Jarny
  • L'abbé Careme
  • Roland Boudot
  • L'abbé Meslay de Chambley.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château de la Grange-le-Châtelet (lieu-dit de Ville-aux-Prés). Ancien château relevant de la prévôté de Briey, paroisse de Ville-sur-Yron et communauté de Ville-aux-Prés. Ce qui restait de l'ancien château aurait été démoli vers 1850. Le site est actuellement occupé par une nouvelle ferme édifiée au XIXe siècle.
  • Château de Ville-sur-Yron. Antérieur au XVIIe siècle et reconstruit en 1762 pour monseigneur Louis Joseph de Montmorency-Laval, évêque de Metz, à la place d'une ancienne maison forte. Il le revendit ensuite à monsieur de Chamissot qui fit achever les constructions et notamment les deux ailes.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle-oratoire à La Ville-aux-Près.
Église paroissiale Saint-Gorgon.
  • Église paroissiale Saint-Gorgon. Elle se caractérisée par son chœur précédé d'un mur diaphragme datant probablement de la fin du XIIe siècle, par sa nef du XVIIIe siècle, et par son clocher reconstruit en 1835. Le chœur fut restauré et repercé aux XIXe et XXe siècles. L'édifice présente les vestiges d'une porte romane sur sa façade nord, provenant de l'ancienne église fortifiée dont il subsistait une meurtrière au XIXe siècle. Dans le cœur se trouvait jusqu'en en 1912 de façon certaine l'épitaphe de François I de Gourcy-Chareyµ
  • Église de Ville-sur-Yron. Elle appartenait lors de sa fondation à l'abbaye de Gorze. L'église paroissiale est faite de pierres de Jaumont jaune, partiellement en blocs, partiellement en moellon. La construction était crépie au-dehors comme à l'intérieur. Elle se compose d'une salle rectangulaire supportant une tour-clocher intégrée, un chœur rectangulaire assez court et une abside semi-circulaire. Elle se caractérise une assise de sa tour-clocher intégrée, à l'est de la nef et non pas à l'ouest, comme il est habituel. Entre des piliers et des petits poteaux d'angle surmontés de petits chapiteaux cubiques, se trouvent deux espaces latéraux rectangulaires. Trois arcs permettent d'augmenter les deux espaces latéraux. Partant des deux piliers médians, des arcs se prolongent jusqu'au mur de la nef et entrent sans consoles dans le mur. Ces espaces avaient primitivement un plafond plat ; aujourd'hui, les deux espaces latéraux sont couverts par des voûtes sur une croisée d'ogives de style gothique tardif. Sur l'espace médian s'élève une tour refaite au XVIIIe siècle. Les piliers sont richement décorés : sur un socle repose un pilier avec petites colonnes latérales. Quatre petits chapiteaux cubiques et les piliers portent un renfort plat couvert de décors uniques : plaque, perles, platelet, gorge et petite gorge. En outre, la partie supérieure est décorée avec des ornements entaillés en forme d'étoile et de cercles. Les piliers dans les murs latéraux présentent des rebords profilés : sous les plus élevés, la plaque décorée avec des triangles, on voit une petite pente, un renflement, une plaquette, une gorge et un dernier petit creux. L'accès à la salle se faisait à l'époque romane par le portail nord fermé aujourd'hui. Le tympan montre des arcs gravés. Aujourd'hui, un portail baroque percé dans le mur ouest de la nef reprend l'ancienne fonction du portail nord. L'éclairage original venait des petites fenêtres en plein cintre : un guichet est toujours présent dans le mur sud.

Le joug du chœur est ouvert vers la nef par un arc de même hauteur et largeur que les arcs de l'espace médian sous la tour-clocher. L'abside se ferme en forme de cul de four avec deux fenêtres baroques. La fenêtre se trouvant dans l'axe médian a été modifiée avec la niche extérieure. Aujourd'hui, trois grandes fenêtres sur les côtés nord et sud éclairent la nef couverte à plat mise en place à l'époque baroque ; dans le coin nord-est de la nef, les restes de la corniche du toit ont été retrouvés avec l’amorce du pan des combles originaux. En conséquence, la hauteur de la salle originelle se trouve environ un demi-mètre au-dessous du commencement du toit d'aujourd'hui. Les points de repère pour la datation, sont les tailloirs des supports centraux et des piliers engagés. Le profil en trois parties domine dans la deuxième moitié XIIe siècle dans la région lorraine ; dans la première moitié apparaît isolé le profil des tailloirs en quatre parties. Oscillant entre des tailloirs à quatre ou trois parties ils se montrent comparables aux parties orientales de la cathédrale de Verdun. Tous les signes indiquent une époque d'origine situé dans deuxième quart du XIIe siècle[12].

  • Chapelle-oratoire de La Ville aux Près.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[13][modifier | modifier le code]

Le « blason » ci-dessous, souvent repris par des documents officiels, n'a aucune réalité historique communale, même récente, sinon d'être le blason de Jacques de Ville-sur-Iron, résident à Sierck à la fin du XVIe siècle (acte de mariage 1582).


Blason de Ville-sur-Yron

D'or à trois fasces d'azur à la bande d'argent chargée d'un cœur de gueules entre deux roses de même.

Blason de Jacques de Ville-sur-Iron.

Ce blason est copié du Nobiliaire ou Armorial général de la Lorraine d'Ambroise Pelletier daté de 1758, page 821.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868, Impr. nationale, Paris
  2. Sources : Les registres de catholicité, les dénombrements nominatifs, les Archives de Moselle et M&Moselle
  3. Une chronologie des évènements repérés dans les archives de Metz (St-Julien), Nancy, Bar-le-Duc et dans les archives municipales, est consultable ici
  4. Ville-sur-Yron 1914-1918, Un village lorrain dans la guerre. Luc Delmas. Mairie de Ville-sur-Yron
  5. Article paru dans L’Ancien Combattant du 15 novembre 1930.
  6. Élections Ville-Sur-Yron : résultats et candidats
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Ville-sur-Yron
  12. L.D d'après Rainer Slotta. — Romanische Architektur im lothringischen- 1976
  13. page 821