Bruley

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Bruley
Bruley
Mairie et monument aux morts
Blason de Bruley
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Claude Manet
2014-2020
Code postal 54200
Code commune 54102
Démographie
Gentilé Brulois
Population
municipale
616 hab. (2016 en augmentation de 3,88 % par rapport à 2011)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 29″ nord, 5° 51′ 03″ est
Altitude Min. 218 m
Max. 386 m
Superficie 6,25 km2
Localisation

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Bruley est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Bruley ( Ban communal )

Géographie[modifier | modifier le code]

Les premières maisons du village se sont développées autour de l’église bâtie vers 1175 sur les hauteur. Progressivement, les habitations sont descendues en s'organisant essentiellement le long d'un axe principal, conférant aujourd'hui à Bruley l'aspect bien connu d'un "village rue" lorrain.

Le ban communal, d’une superficie de 634 hectares, comporte en 2011, d'après les données Corine land Cover, 30 % de forêts, 45 % de prairies et terres arables, 15 % de vignes et 5,6 % de zones urbanisées (ou divers)[1].

Vue des vignes vers Écrouves

Le relief se compose d'une grande partie de plaine, à l'est du Village (altitude moyenne 230 m) et d'un relief boisé (alt. 350 m) à l'ouest dont le contrefort est occupé par les vignes.

Le territoire est arrosé par le ruisseau dit "du Bois de Saint Gengoult[2] (bois Pichard, Cne de Bouvron) qui se jette à la Moselle via le longeau, toutefois d'autres cours d'eau intermittents le parcourent, il existe un point d'eau à l'ouest de l'Église.

Par ailleurs, le ruisseau du Val-des-nonnes[3] (Pantaux ?) bien que formellement sur le territoire de la commune d'Écrouves, prend sa source dans le bois de Pagney, à l' extrême ouest de la commune de Bruley.

Le ban communal est aujourd’hui traversé par la route départementale 904 (ex Route nationale 404) à l'est du village, mais les chroniques archéologiques[4] signalent un diverticule d'un ancien chemin traversant la commune d'est en ouest pour relier Toul à Pannes vers Bavay (parfois nommé Chemin Brabant car ce dernier a fait partie de la Lotharingie)

Comme d'autres communes dans la région touloise, Bruley a été le lieu de productions manufacturées à base d'argile étant donné la disponibilité de l'eau (nombreux ruisseaux) et surtout de matière première : l'argile de la Woëvre. Une tuilerie a fonctionné sur ce territoire [5], elle se trouvait à l'emplacement de l'actuelle ferme de "la tuilerie".

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est formé de l'anthroponyme gallo-romain Bruvarius/Bruvirius et du suffixe gallo-romain -acum, formation typique de l'Antiquité tardive et de l'époque mérovingienne. Il apparaît sous la forme Bruviaco (Briviariacum ) en 836[6].

Briviariacum (836) ; Bureriacum (870) ; Briviriacum (885) ; Bruvriacum (936) ; Brueriacum (936) ; Bruviriacum (965) ; Bruriacum (1033) ; Bannum de Brurei (1150) ; Brureium (1180) ; Bruererum (1188) sont les différentes graphies rencontrées[7] .

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Histoire de la commune avant le VIIe siècle est peu connue, les répertoires archéologiques citent la découverte de vestiges d'habitations anciennes au lieu dit Chengré, sans autre précision[8].

Le site de la mairie[9] indique toutefois :

«Bien que l’on n’ait pas trouvé sur le territoire de la commune de restes d’une culture celtique antérieur, il est certain qu’il a existé au moins une villa gallo-romaine sur le territoire mais elle n’a pas été fouillée.»

Sous l'épiscopat d'Eudolius de Toul, une riche, noble et pieuse dame nommée Praetoria donna en 604 à l'Église de Toul les dîmes de Saint Maximin, les villages entiers de Villey-Saint-Etienne, de Villey-le-sec, de Bicqueley, d'Andilly, de Lucey et de Bruley[10].

Ensuite sous celui de Pierre de Brixey, évêque de Toul, pour la fondation de la collégiale de Liverdun, en 1188, cet évêque

donna au chapitre de cette ville une pièce de vigne sur le ban de Bruley (vineam apud Bruererum).

Cette terre fut vendue à la maison de Joinville, et passa ensuite dans celle d'Haraucourt. En 1202, la cure de Bruley fut donnée au chapitre de Toul par Pierre, sire de Bourlémont[11].

H Lepage indique [12]:

«On voyait encore, au commencement du XVIIe siècle, dans les environs de Bruley, les ruines d'une ancienne abbaye de religieuses de l'ordre des Prémontrés, à la place de laquelle on a bâti un ermitage qu'on appelle le Val-des-Nonnes[13] Cette abbaye avait été fondée vers le milieu du XIIe siècle par les seigneurs du lieu, qui étaient de l'ancienne maison de Joinville.»

Cet établissement était rattaché à l'abbaye de Rangeval .

Il est également rapporté dans les chroniques historiques que le territoire (la chapelle) de Pagney derrière Barine était annexe à cette commune durant l'ancien régime.

Le territoire communal porte un ouvrage du système défensif dit "Séré de Rivière" : le Fort de Bruley

Vers 1850-1851, 12 jeunes habitants[14]quittent le village et le pays pour la Californie ; c’est l’époque de la ruée vers l’or[15].

Traditions et événements[modifier | modifier le code]

Tradition ancestrale, aux origines perdues dans les limbes du passé, la soirée des Mai se déroule la veille du 1er mai, et consiste en une soirée initiatique pour les jeunes hommes du village, la tradition voulant qu'après les festivités, au plus fort de la nuit, les prétendants aillent déposer une branche de charme dans la gouttière des filles à marier.

La tradition s'accompagne d'un chambardement du village, les participants souvent éméchés déplaçant des objets d'une maison à l'autre pour semer la confusion.

En 2007, le petit village a accueilli la première édition de la fête de l'Excellence rassemblant les talents régionaux en termes de métiers d'art et de gastronomie. 15 000 personnes ont fait le déplacement pour voir les 60 artisans sélectionnés[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Claude Manet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2016, la commune comptait 616 habitants[Note 1], en augmentation de 3,88 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
499448477531587650630608604
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
544544522531523520505506439
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
568620481412391383391453422
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
350341382539586583600618616
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vignoble de Bruley

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
  • Réplique de la grotte de Lourdes surnommée « le petit Lourdes lorrain »
  • Église Saint-Martin XIXe siècle de style néogothique.
  • Chapelle du Rosaire au milieu des vignes, classée monument historique. Au second plan on aperçoit la chapelle Saint-Martin.
  • Chapelle Saint-Martin XIIe siècle, classée monument historique : la tour romane de l'église primitive, subsiste à distance de l'église actuelle, actuellement chapelle du cimetière.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts.
  • Le fort, vieux fort du système Séré de Rivières qui fait partie du système défensif de Toul. Le site étant dangereux, il est réglementé par l'armée et son accès a été fermé par un mur de terre de plusieurs mètres de hauteur.
  • Le noyer, vieil arbre plusieurs fois centenaire.
  • Les quatre chemins, croisée des chemins de vignes venant des villages voisins, ainsi que ceux venant du village et menant au plateau surplombant la commune.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Gris de Toul de Bruley.
  • Vins des côtes de Toul.
  • Spécialité culinaire : crème aux mirabelles.

Outre le vin, le village de Bruley est aussi connu pour une recette de crème aux mirabelles. Ingrédients pour 8 personnes : 450 g de mirabelles, 20 g de beurre, 1 litre de crème fleurette, 7 jaunes d’œufs, 150 g de sucre. Mettre le four à préchauffer (110 °C) pendant 10 minutes. Dans une poêle, faire revenir les mirabelles dénoyautées et coupées en deux avec le beurre. Dans un saladier, mettre le sucre et les jaunes d’œufs, fouetter jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux et jaune paille. Ajouter la crème fraîche et les mirabelles. Verser la préparation dans des coupelles allant au four. Faire cuire 60 minutes. Laisser refroidir. Au moment de servir, saupoudrer de cassonade et faire caraméliser sous le gril du four.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bruley Blason D'argent à la vigne de sinople fruitée de pourpre au chef d'azur chargé d'un tau d'argent accompagné de deux fleurs de lys d'or.
Détails
La vigne indique que Bruley est un lieu de production de vin gris de Toul. Cette appellation est rappelée par le tau blanc sur fond bleu qui sont les couleurs de la Champagne, province dont dépendait Bruley. Les fleurs de lys d'or évoquent que la commune était une enclave française en Lorraine[21].
Le blason est adopté en 1982.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bruley, mon village en Lorraine de Guy Demange, œuvre poétique illustrée, 48 pages, (2016)[22]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 27 février 2019)
  2. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 27 février 2019) : « Ruisseau du Bois de St Gengoult (A5830340) »
  3. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 27 février 2019)
  4. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 35
  5. « Tuileries et tuiliers d'autrefois (partie 2) », sur https://www.etudes-touloises.fr, Etudes touloises (consulté le 26 février 2019)
  6. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  7. France. Comité des travaux historiques et scientifiques., Dictionnaire topographique de France comprenant les noms de lieu anciens et modernes., Imprimerie nationale, 1861- (OCLC 227035528, lire en ligne)
  8. Société d'archéologie lorraine Auteur du texte, « Revue historique de la Lorraine / publiée tous les deux mois par la Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain », sur Gallica, (consulté le 26 février 2019) : « P 114 Au lieudit Chengré, restes de constructions cimentées (B. R., p. 35). »
  9. « Histoire - Patrimoine - Vie locale - Mairie de Bruley », sur www.bruley.mairie54.fr (consulté le 26 février 2019)
  10. Calmet, Augustin, 1672-1757., [Histoire ecclésiastique et civile de Lorraine ... jusqu'à la mort de Charles V. duc de Lorraine, arrivée en 1690. Avec les pièces justificatives ... Le tout enrichi de cartes géographiques, de plans de villes, etc.]., 1745-57 (OCLC 558042093, lire en ligne), p. 170 des preuves de l'Histoire :

    « Sanctus Euculanus , decimus tertius hujus sedis episcopus,vir magnificus, cujus diebus locum quem tenebat, terrarum possessionibus coepit magnificare Dominus, inter quas Luciacus ibi est acquisitus quo in episcopali cathedra residente, quædam Dei fámula , atque in augmentandis ecclesiis Dei Genitricis semperque Virginis , & S. protomartyris Stephani devota, nomine Praetoria, ecclesiam sancti Maximini , villamque Videliacum , & aliam villam eodcm nomine nuncupatam , Buchuliacum quoque, nec non & abbatiam sancti Piencii, & alium locum, qui dicitur Arduno, sive Ticiliacum, & Brueriacum, sicut in ejus cartha continetur , acquisivit. »

  11. Lepage, Henri., Pouillé du Diocèse de Toul, rédigé en 1402, publié pour la première fois, etc., (OCLC 561948503, lire en ligne)
  12. Le Page, Henri, 1814-1887., Le département de La Meurthe, statistique, historique et administrative., Peiffer, (OCLC 23401704, lire en ligne), p. 94
  13. « Liste des ermitages dans le doyenné de Toul », sur https://www.etudes-touloises.fr, Etudes touloises (consulté le 27 février 2019) : « Conclusion de l'article »
  14. Il s’agit de Jean Migot, 28 ans, Joseph Bouvée, N. Verlet, Nicolas Goujot, Joseph Raison, Justin Demange, Nicolas Trottot puis, quelques mois plus tard, de Firmin Gillet, Louis Bouvée (frère de Joseph) et Clément et, enfin, de Grégoire et Stéphane Demange.
  15. Malcom J. Rorhbough, Rush to Gold, The French and the California Gold Rush, 1848-1954, Yale University Press, 2013.
  16. La Fête de l'Excellence à Bruley en 2007
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. « Blason Bruley », sur genealogie-lorraine.fr (consulté le 29 avril 2016).
  22. « Auteur (s) Guy Demange », sur catalogue.bnf.fr (consulté le 2 avril 2017)