Grosrouvres

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Grosrouvres
Grosrouvres
Église Saint-Laurent.
Blason de Grosrouvres
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Jérôme Tailly
2020-2026
Code postal 54470
Code commune 54240
Démographie
Population
municipale
60 hab. (2018 en augmentation de 11,11 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 51″ nord, 5° 50′ 27″ est
Altitude Min. 230 m
Max. 260 m
Superficie 4,61 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Nord-Toulois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Grosrouvres

Grosrouvres est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

(Fig1) Grosrouvre - (ban communal)

Village lorrain typique ayant conservé ses maisons début XIXe siècle, couvertes en tuiles romaines et construites de part et d'autre d'un ruisseau qui porte son nom. Le territoire est en effet arrosé par les cours d'eau suivants : Le Ruisseau d'Esch(e) (2,568 km), le Ruisseau de Bérupt (0,814 km), le Ruisseau de Bernecourt, qui porte aussi le nom de Grosrouvre (fig1) (2,259 km) et le Ruisseau d'Eheyville (0,814 km)[1].

D'après les données Corinne land Cover, le ban communal de 460 hectares, situé à 240 mètres d'altitude, comporte essentiellement des terres arables (72.3%) et des prairies (27.7%), en négligeant les surfaces habitées[2].

La desserte se fait par la route départementale 904 (Toul- Pannes) qui est également évoquée dans les chroniques historiques comme le Chemin de la Reine ou Chemin Brabant[3].

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Grosrouvres est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,1 %), prairies (18,9 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes du nom de la localité sont, en latin, Grossum Rubrum en 1049[11],[12], en français ancien Grorouvre 1283[12], en français moderne Grosso Robore 1402[13], Grosrouvre 1441[12], Grosrowe 1554[12], Gros-Rouve ou Grosrouvre 1719[12], Gros-Rouvre 1757[14], Grosrouvre v.1850[15].

Ce toponyme vient du latin grossus "gros, épais" et de robur "sorte de chêne très dur". Les formes les plus anciennes, en latin ou en français, sont donc du singulier : le site devait se caractériser par la présence d'un chêne rouvre de taille remarquable. cf. Grosrouvre dans les Yvelines.

Histoire[modifier | modifier le code]

J. Beaupré signale : « Voie ancienne de Toul à Montsec, appelée Chemin de la Reine.[3] mis à jour par les labours. »

Moyen âge[modifier | modifier le code]

C'est ainsi que Lepage présente la commune dans une notice :

«En reconstruisant l'église, en 1855, les fouilles mirent au jour quatre cercueils en pierre de Savonnières plus hauts et plus larges à la tête qu'aux pieds les couvercles en étaient ornementés il est à regretter qu'ils aient été détruits et employés comme matériaux. En 1049, il est parlé de ce petit village sous le nom de Grossum Rubrum»[16]»

Il est donc probable que le village s'est constitué autour d'un petit établissement agricole gallo-romain réoccupé à l’Époque mérovingienne, dont ces sépultures perdues auraient été les indices indirects.

Il semble que les terres de Grosrouvre soient entrées dans les fiefs seigneuriaux de la famille de Beauveau[17]

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

Le , une tornade d'intensité F-1 touche Grosrouvres[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Damien Brasseur    
mars 2008 mars 2013 Yves Breton    
avril 2013 mai 2020 Damien Brasseur[19]   Agriculteur exploitant
mai 2020 En cours Jérôme Tailly[19],[20]   Ouvrier qualifié de type industriel

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].

En 2018, la commune comptait 60 habitants[Note 3], en augmentation de 11,11 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
150141174154137165171183190
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
191170166154140143127128124
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
12310188858273826055
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
585344514646536060
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'abbé Grosse indique dans son dictionnaire statistique pour cette commune vers 1836[25]:

« 45 feux et 41 habitations. Territ. : 302 hect. , dont 245 en terres labour. , 33 en prés et 22 en bois. »

indiquant les traditions agricoles du village.

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole de 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[26]), la commune de Grosrouvre est majoritairement orientée[Note 4] sur la polyculture et le polyélevage avec une production constante sur une surface agricole utilisée[Note 5] d'environ 126 hectares bien inférieure à la surface cultivable communale et en nette diminution depuis 1988. Le cheptel de gros bétail s'est renforcé de 90 à 124 unités entre 1988 et 2010. Il n'y a plus que 4 exploitations agricoles, au lieu de 6 auparavant, ayant leur siège dans la commune employant 3 unités de travail[Note 6].

Secteur secondaire ou Industrie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent datant du XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Grosrouvres Blason
D'or au chêne de sinople englanté d'or chapé de gueules à deux alérions d’argent.
Détails
Le chêne évoque le nom de la localité. Le chapé indique que Saint Martin est le patron de la paroisse. Les alérions indiquent que le duc de Lorraine était seigneur du lieu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  4. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  5. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  6. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles (4 auparavant)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ruisseau d'esche [A71-0200] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le ) : « Ruisseau d'esche [A71-0200] affluents : Ruisseau la Rehanne (10 km) Ruisseau du Pre St-Martin (6 km) Ruisseau de Berupt (6 km) Ruisseau de l'Etang de Gerard Sas (5 km) Ruisseau de Bernecourt (4 km) Ruisseau de l'Etang de Bruneau (2 km) Ruisseau d'Eheyville (2 km) Ruisseau de l'Etang de la Mosee (2 km) ».
  2. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le ).
  3. a et b Beaupré J., Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 71.
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. JEANTIN (M.) Les chroniques de l'Ardenne et des Woëpvres (1852), t. 2, p. 309.
  12. a b c d et e LEPAGE (Henri) Dictionnaire topographique du département de la Meurthe (1862), p. 62.
  13. Recueil de documents sur l'histoire de Lorraine (1863), p. 164.
  14. Plan de Cassini, ign.
  15. Carte d'etat-Major, Ign
  16. « Gallica - », sur visualiseur.bnf.fr (consulté le ) : « Type :PERIODIQUE Auteur :Société d'archéologie lorraine Titre(s) :Mémoires de la Société d'archéologie lorraine Publication :A. Lepage (Nancy) Cote : NUMM-33691 ».
  17. Société d'archéologie lorraine Auteur du texte et Musée lorrain (Nancy) Auteur du texte, « Mémoires de la Société d'archéologie lorraine », sur Gallica, (consulté le ) : « Le 14 mai 1665, Mme de Beauvau présenta, au nom de ses enfants, son dénombrement au duc de Lorraine, pour les seigneuries de Noviant, Tremblecourt, Avrainville, Lironville, Grosrouvre, Manoncourt, et le tiers de celles de Manonville et Domèvre, ressortissant au bailliage de St- Mihiel ».
  18. Les images et commentaires de Météo Lorraine
  19. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  20. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. E. Grosse (abbé), Dictionnaire statistique du Département de la Meurthe contenant une introduction historique sur le pays avec une notice sur chacune de ses villes, bourgs, villages, Creusat, (OCLC 611479374, lire en ligne).
  26. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip ».