Vry

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Vry
Gondreville
Vry
Église Saint-Rémi.
Blason de Vry Gondreville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Intercommunalité Communauté de communes Haut Chemin-Pays de Pange
Maire
Mandat
Dominique Mast
2020-2026
Code postal 57640
Code commune 57736
Démographie
Population
municipale
598 hab. (2018 en augmentation de 9,52 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 26″ nord, 6° 19′ 50″ est
Altitude Min. 228 m
Max. 349 m
Superficie 15,08 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Metz
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays messin
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Géolocalisation sur la carte : Moselle
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France

Vry est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vry est une commune située au nord-est de Metz, sur les hauteurs des côtes de Moselle qui viennent y laisser place à de multiples petites vallées.

La vallée de la Moselle est donc à l'ouest du village qui la surplombe malgré un versant très doux.

De l'autre côté, au nord-est du village, c'est le début de la vallée de la Canner (qui y prend sa source) qui débute dans un cadre forestier et naturel qui contraste avec la vallée très urbanisée de la Moselle (450 000 habitants sur les 30 kilomètres qui séparent Metz de Thionville).

La commune comporte une annexe, un peu plus modeste et sans église ou chapelle : Gondreville. Ce hameau est à l'est du village et surplombe, lui, la vallée de la Nied qui s'en va vers Boulay-Moselle, Bouzonville puis l'Allemagne.

La commune se situe dans le site inscrit de la vallée de la Canner[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vry est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (61,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,5 %), forêts (40 %), prairies (14,5 %), cultures permanentes (3,3 %), zones urbanisées (1,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Son nom provient d'un homme gallo-romain Verius et peut donc se lire : le domaine de Verius. La famille en titre de Verey a existé jusqu'au XVe siècle.
  • Ferich et Verich (sans date)[9] ; Virei (1184 ) ; Vireium (1205) ; Veirey (1284) ; Werry (1365) ; Werey/Werrey (XVe siècle) ; Verey (1404) ; Wery/Very (1408) ; Virey (1424) ; Vrey/Vray (1444) ; Vereyum (1451) ; Very (1460) ; Vireyo/Vyreio (1544) ; Vri/la petite Metz (1638) ; La petite Metz (1682), Vry (1793), Verich (1915-1918), Werich (1940-1944).

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation de Vry semble remonter à l'époque gallo-romaine. Le village faisait partie du Haut-Chemin, mairie de Porte Muzelle dans le Pays messin.

Il appartint d'abord à l'évêque de Metz, puis les Messins en firent la conquête. Il fut plusieurs fois ravagé.
Son château fort était une forteresse, au même titre qu'Ennery, servant à protéger le Pays messin.

Il fut détruit pendant la guerre des Amis (1232-1234) puis reconstruit quelques années plus tard.

En 1556, le gouverneur de la petite Metz (la place forte de Vry) est Mangin II Le Goullon, seigneur de Retonfey, député messin et secrétaire des commandements de Catherine de Médicis.

L'hôpital Saint-Nicolas de Metz deviendra seigneur de Vry ainsi que décimateur de la paroisse.

Les restes de la forteresse, ancien château fort, reconstruit puis ruiné, sont encore importants bien que forts délabrés.

On trouve de nombreux renseignements sur Vry dans les Chroniques Huguenin ainsi que dans les notes d'Auguste Prost.

L'historien G. Boulangé décrivait le château de Vry dans L'Austrasie en 1856-57 : « …pris du côté nord-ouest il fait voir la chaussée flanquée d'un côté, à gauche, par la "Tour du Châtelain", et de l'autre par une grosse tour percée d'embrasures pour l'artillerie, et enfin, à droite, toute la face de la courtine exposée en couchant jusqu'à la tour rectangulaire en partie ruinée. »

Mairie de Vry.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Jean-Marie Ritz    
mars 2008 2014 Michel Klein    
2014 mai 2020 Jean-Marie Ritz    
mai 2020 En cours Dominique Mast    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2018, la commune comptait 598 habitants[Note 3], en augmentation de 9,52 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
257294312567607578505475392
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
420424431395395355353344291
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
263253262241246212182184253
1990 1999 2006 2011 2016 2018 - - -
359439465545590598---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13]. |recens-prem=2006 |nombre=3.)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines de l'ancienne forteresse qui comportaient prisons et chapelle : tours semi-circulaires. Détruit par les Messins pendant la guerre des Amis. Pris par les Ecorcheurs français en 1444.
  • Monument aux morts de la Première Guerre mondiale.
  • La Neuville[précision nécessaire].

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vry Blason
Parti d'argent et de sable, à la tour donjonnée et ouverte le donjon chargé d’un écusson, mouvant d'un mur crénelé, le tout de l'un en l'autre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Dosse, La Haute Vallée de la Canner - L'abbaye de Villers-Bettnach, Éditions Serpenoise, 1980.
  • Gérard Kilbertus, Villers-Bettnach - L'Abbaye, Chez l'auteur, Talange, 2002.
  • Jean-Paul Philips, Patrimoine rural en Pays messin, Éditions Serpenoise, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « écologie, paysage de la lorraine par le gouvernement. ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Metz », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Die Ortsnamen des Metzer landes und ihre geschichtliche und ethonographische Bedeutung - Adolf Schiber (1898, S. 53, 60)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.