Mamey

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Mamey
Mamey
Église Saint-Hubert.
Blason de Mamey
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Charles-Henry Aubriot
2020-2026
Code postal 54470
Code commune 54340
Démographie
Gentilé Les Sourelles[1]
Population
municipale
341 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 44″ nord, 5° 57′ 35″ est
Altitude Min. 229 m
Max. 354 m
Superficie 7,56 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Pont-à-Mousson
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Nord-Toulois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Mamey

Mamey est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village dans la plaine de la Haye , à 30 Km de Nancy, 26 de Toul et 8 de Domèvre-en-Haye.

Fig 1 - Mamey (ban communal)

D’après les données Corine Land Cover, le ban communal de 760 hectares comportait en 2011, 66 % de zones agricoles , 30 % de forêts et 3,5 % de zones urbanisées. Le territoire communal n'est arrosé par aucun cours d'eau d'après le SANDRE, mais les cartes mentionnent la source d'un ruisseau (Fig 1) qui se jette dans le Rupt-de-mad[2].

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mamey est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pont-à-Mousson dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66 %), forêts (30,5 %), zones urbanisées (3,5 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mamacus in comitatu Sarpontensi, 918 - Maumey, 1344 - Mayey et Mameis, 1402 - Mamei et Memey, 1421 - Mesmey, 1568 ; sont les différentes graphies recensées par le Dictionnaire topographique du département de la Meurthe[10].

Ce toponyme pourrait être lié à saint Mammès, mais les preuves en restent à fournir, toutefois H. Lepage cite les orthographes de Mammettes et Mamès dans ce dictionnaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle des substructions d'époque romaine et un enclos protohistorique ont été signalés sur le territoire de la commune[11].

Les éléments d'information concernant cette commune semblent rares, toutefois, les historiens s'accordent à faire dépendre le village de la seigneurie et du château de Pierrefort dès le XVIe siècle[12],[13]. Par ailleurs le répertoire archéologique du comte Beaupré mentionne plusieurs découvertes des époques gallo-romaines et antérieures sur les communes voisines, indiquant la fréquentation possible du site et de sa source aux temps anciens[14].

La commune pourrait même être une fondation médiévale puisqu'elle apparaît dans un titre de l'année 918, et citée par les comtes de Bar, d'après Lepage :

« Ce village est assez ancien : en 1334, Gérard, sire d'Haraucourt, reconnaît tenir d'Édouard, comte de Bar, ce qu'il a en la ville de Mamey-en-Rays, et doit un mois de garde à Pont-à-Mousson. »[12]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? Henri Barth    
mars 2001 mars 2008 Évelyne Mizera    
mars 2008 2014 Pierre Robert    
mars 2014 mai 2020 Michèle Schnitzler[15]   Profession rattachée à l'enseignement
mai 2020 En cours Charles-Henry Aubriot[15],[16]   Agriculteur sur petite exploitation

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2018, la commune comptait 341 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
273251264283309361391411391
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
374356317306311295270274259
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
252240175153145140100121166
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
184201175202223299310338339
2018 - - - - - - - -
341--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et faiblement viticole,  au XIXe siècle,  

« Surf. territ. 634 ha dont 524 hect. en terres lab., 5 en prés, 1 en vignes , 209 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter de 8 à 10 hectol.,en orge de 10 à 12, en avoine de 12 à 15. Bêtes à cornes et porcs. Culture principale : la pomme de terre. »[12],[13]

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du ministère de l'Agriculture (Agreste[21]), la commune de Mamey était majoritairement orientée[Note 4] sur la production de céréales et d'oléagineux (mais aussi poly-élevage) sur une surface agricole utilisée[Note 5] d'environ 548 hectares (surface cultivable communale) en hausse depuis 1988- Le cheptel en unité de gros bétail s'est renforcé de 29 à 228 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 7 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 8 unités de travail[Note 6].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Hubert reconstruite en 1789 (pèlerinages).
  • Deux croix de chemin.
  • Croix de mission.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Veber, illustrateur, notamment de la première guerre mondiale, a placé l'une de ses œuvres à Mamey[22].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Mamey Blason
D'azur à deux bars adossés d'or, surmontés d'un massacre crucifère d'argent; à la bordure engrêlée d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Mamey dépendait de la seigneurie de Pierrefort, ce qui est symbolisé par les bars et la bordure . En effet, le seigneur de Pierrefort portait les armes de Bar, à la bordure engrêlée (sceau de Pierre Ier en 1314). Le massacre crucifère symbolise saint Hubert, patron de la paroisse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  4. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  5. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  6. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Enquête sur le nom des habitants. Bassin mussipontain : dis-moi où tu habites, je te dirai qui tu es ! », L'Est républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le ).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : rédigé sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, (lire en ligne), p. 85.
  11. Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 2-87754-091-X et 978-2-87754-091-9, OCLC 890475393, lire en ligne).
  12. a b et c Henri Lepage, Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative, (lire en ligne).
  13. a et b E. Grosse, Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne).
  14. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), Jezainville, Martincourt ….
  15. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  16. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4,4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip ».
  22. Jean Veber, En Lorraine (septembre 1914) :  Mamey, (lire en ligne).