Boucq

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Boucq
Boucq
Boucq et la forêt de la Reine.
Blason de Boucq
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Gérald Liouville
2014-2020
Code postal 54200
Code commune 54086
Démographie
Gentilé Boucquins
Population
municipale
358 hab. (2015 en diminution de 6,77 % par rapport à 2010)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 51″ nord, 5° 45′ 44″ est
Altitude Min. 231 m
Max. 388 m
Superficie 22,66 km2
Localisation

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Boucq

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Boucq

Boucq est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Boucq est située à la frontière des départements de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle, à 16 kilomètres au nord-ouest de Toul, sous-préfecture de Meurthe-et-Moselle ; et à 39 kilomètres de Nancy.

Elle fait partie du Parc naturel régional de Lorraine[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Geville Sanzey Rose des vents
N
O    Boucq    E
S
Troussey Trondes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village de Boucq est situé dans le Parc naturel régional de Lorraine, au pied des côtes de Meuse, au sud-est de la forêt de la Reine et au nord de la plaine de la Woëvre.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il est traversé par les ruisseaux l'Esch, de Woëvre, de Rosière, des Grands Breuils et de très nombreux biefs d'étangs[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les deux axes principaux traversant le village sont les routes D908 (Boinville-en-Woëvre-Lagney), et D10 (Boucq-Tremblecourt).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme apparaît en 922/963 sous la forme Boiaco considérée comme une latinisation erronée et sous la forme française « Bouch ». L'on trouve ensuite « Boc » et « Bouc » en 1152 ; la graphie actuelle date de 1710[3]. Selon Dauzat et Rostaing, ce nom vient de l'allemand Buche, signifiant hêtre[4] : cette étymologie est jugée "peu convaincante" par Aude Wirth[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château en Octobre 1918, quartier de Major-général Charles Muir de l´AEF.

Origines de Boucq[modifier | modifier le code]

Les origines de Boucq restent méconnues. Cependant, les substructions, les fragments de pierres plates et les monnaies romaines mises au jour au lieu-dit La Lochère, permettent d'attester de l'existence du village dès l'époque romaine[6].
Par ailleurs, une élévation en amont de Boucq laisse supposer la présence d'une motte castrale au haut Moyen Âge.
Enfin, du Moyen Âge à la Révolution, le village de Boucq est le siège d'une coseigneurie dépendant pour la politique du duché de Bar, et pour la religion du doyenné de la rivière de Meuse et du diocèse de Toul. La seigneurie est tenue en fief pour la première partie par des seigneurs laïcs, et pour la seconde par les prémontrés de l'abbaye Sainte-Marguerite de Rangéval, aujourd'hui située sur la commune de Géville[7].

Boucq au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au milieu du Xe siècle, un nommé Rupert vend le fief de Boucq à l'évêque de Toul Gauzelin (922-962)[8].
Puis aux XIe et XIIe siècles, la seigneurie échoit aux sires d'Apremont, dont Gobert qui en fait don d'une partie à l'abbaye de Rangéval en 1152[9].
Dans la première moitié du XIIIe siècle, la part des Apremont passe à la maison de Chambley, par le mariage de la demoiselle d'Apremont.
Le fils de cette dernière, Ferry II de Chambley († 1253), donne à son neveu, Geoffroy de Brixey († 1278), sa part de la seigneurie, qui entre ainsi dans la maison de Brixey, jusqu'à la mort de Gérard III, en 1363. C'est le père de ce dernier, Jean, qui fait édifier le château de Boucq vers 1340.
À cette date, la part des Brixey passe à son neveu, Jean de Naives, puis à ses descendants, qui vendent leur part à l'abbaye de Rangéval et à Jean de Vattetot, au cours du XVIe siècle[10].

Boucq sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Par le mariage de la fille de Jean, Philiberte, vers 1600, avec Claude de Fligny, qui récupère le château de Boucq, grâce à un échange effectué avec l'abbaye de Rangéval, la part des Vattetot change de maison[11].
Au milieu du XVIIe siècle, la petite fille des précédents, Marie épouse François de Magnicourt, faisant passer la part des Fligny à la maison de Magnicourt, qui la conserve jusqu'en 1716.
À cette date, la part échoit aux comtes de Fontenoy, avant d'être vendue, en 1739, à la maison de Tardif d'Hamonville[10].

Affaire du trésor de Boucq[modifier | modifier le code]

Le 15 avril 1997, deux septuagénaires équipés de détecteurs de métaux mettent au jour, au lieu-dit Val Maillot, un vase en argile contenant environ 200 pièces de monnaie portugaises et espagnoles des XVe, XVIe et XVIIe siècles, frappées à partir de l'or des Incas[12]. Le trésor est alors estimé à 600 000 francs. Déclarée en mairie, cette trouvaille est conservée au nom de la commune dans un coffre-fort, jusqu'à sa vente aux enchères, le 12 décembre 2009, à Nancy, pour 153 310 euros[13]. Entretemps, les deux prospecteurs ont été inquiétés dès 1997 par un procès mené par les services régionaux d'archéologie pour destruction de site archéologique et utilisation de détecteur de métaux[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Serge Mittaut    
mars 2008 2014 Josette Frécher    
2014 en cours Gérald Liouville    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2015, la commune comptait 358 habitants[Note 1], en diminution de 6,77 % par rapport à 2010 (Meurthe-et-Moselle : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7467179098909921 0341 0461 0361 048
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
887928876834800771764733690
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
669608574536468457378363391
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
336305321330333371376369358
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre (XIIIe-XVIIIe s) et château (XIVes).
Fontaine du Han.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine.
  2. Annuaire des mairies de France
  3. Lepage H., Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Comité des travaux historiques et des sociétés savantes, imprimerie impériale, Paris, 1862
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  5. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  6. Chauvet J-Y., L'inventaire du Toulois, 2e partie : sites archéologiques, Revue Études Touloises n°101, Cercle d'études locales du Toulois, Toul, 2006
  7. Jeandemange S., Châteaux et maisons fortes du Toulois : L'inventaire des sites fortifiés (2° partie), Revue Études Touloises n°109, Cercle d'études locales du Toulois, Toul, 2004
  8. Lepage H., Les communes de la Meurthe: Journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département, volume 1, imprimerie A. Lepage, Nancy, 1853
  9. Picard B., Histoire Ecclésiastique & Politique de la Ville & Diocèse de Toul, Toul, 1707.
  10. a et b Morlaincourt (Général de), La seigneurie de Bouch (1230-1930), Les Seigneurs de la commune, Société d'Impressions Typographiques, Nancy, 1936
  11. Archives Départementales de Meurthe-et-Moselle, B 76, f° 85-86
  12. Le Républicain lorrain, journal du 16 avril 1997
  13. Le Républicain lorrain, journal du 13 décembre 2009
  14. Site de numismatique sacra-moneta.com
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. Base Mérimée du ministère de la Culture