Télégraphe Chappe

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Poste télégraphique Chappe de la ligne Narbonne-Perpignan, dominant l'étang de Bages.

Le télégraphe Chappe (ou télégraphe aérien) est un moyen de communication (télégraphe) visuel par sémaphore, sur des distances de plusieurs centaines de kilomètres, mis au point par Claude Chappe en 1794. Les sémaphores sont en général placés sur des tours dites tours Chappe.

Description[modifier | modifier le code]

Jacques-Auguste Regnier (1787-1860), Vue du télégraphe optique de Chappe sur le clocher de l'église Saint Pierre de Montmartre, vers 1820

Les tours Chappe prenaient la forme d'une tour carrée, d'une tour ronde, d'une tour pyramidale ou étaient placées sur un clocher.

Une tour Chappe était constituée :

  • du signal (mât muni d'un régulateur pivotant et de deux indicateurs articulés)
  • d'une salle de travail à l'étage où le stationnaire observait les tours voisines et actionnait le système de manœuvre du signal
  • d'un local de repos en dessous, où le stationnaire pouvait descendre se reposer de un quart d'heure après le coucher du soleil à un quart d'heure avant le lever du soleil.

Deux stationnaires étaient affectés à une tour, et ils se relayaient chaque jour à midi.

Mécanisme[modifier | modifier le code]

Télégraphe de Chappe

Au début, les mécanismes sont construits par les ateliers de l'administration centrale dans les locaux même de l'administration du télégraphe. En 1833, ils étaient construits dans l'atelier Guillaume Jacquemart Atelier pour la confection des télégraphes et autres machines, passage du Désir, faubourg Saint Denis, numéro 88[1].

Le mécanisme est constitué :

  • d'un mât de 7 mètres de couleur bleu ciel en partie extérieure intégrant une échelle pour permettre d'accéder aux éléments mobiles et réaliser leur entretien ;
  • d'un bras principal de couleur noire nommé « régulateur », de 4,60 m de long sur 0,35 m de large ;
  • de deux ailes noires nommées « indicateurs », de 2 m sur 0,30 m ;
  • de contrepoids gris pour chaque indicateur, nommés « fourchettes » ;
  • d'un système de manœuvre au pied du mat en salle de travail, nommé « manipulateur », reproduisant à l'identique les positions du signal ;
  • d'un système de transmission par câbles et poulies de renvoi.

Les régulateurs et indicateurs sont munis de persiennes fixes pour réduire la prise au vent.

Le mât et les structures du régulateur et des indicateurs sont en chêne, les persiennes en bois de pin, les poulies en orme, les poignées en frêne, les mécanismes sont en fer, bronze et laiton[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Monument commémorant une Tour de Chappe à Neugartheim-Ittlenheim sur le Kochersberg (301 mètres) en Alsace

Communiquer sur de longues distances n’est pas un problème récent. Entre la vitesse du cheval au galop et les débuts du télégraphe électrique, Claude Chappe mit au point un ingénieux système de communication de télégraphe aérien pendant la Révolution. Les « tours de Chappe » étaient coiffées d’un mât mobile, visible à la jumelle de la tour voisine, distante d’environ 25 km.

La ligne Paris-Lille fut ainsi opérationnelle dès 1794 et permit par exemple de transmettre des messages entre ces deux villes en seulement six heures.

En 1844, 534 tours quadrillent le territoire français reliant sur plus de 5 000 km les plus importantes agglomérations. En 1845, la première ligne de télégraphe électrique est installée en France entre Paris et Rouen, sonnant le glas des tours de Chappe.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Claude Chappe définit en 1790 un nouveau projet visant à « mettre le gouvernement à même de transmettre ses ordres à une grande distance dans le moins de temps possible[3]. » Ayant essayé plusieurs solutions, il opte finalement pour la transmission de signes optiques avec observation à la lunette. Les 2 et 3 mars 1791, Chappe expérimente un télégraphe optique avec un système de pendules synchronisées et un panneau optique blanc et noir entre Brûlon et Parcé. Il transmet alors le message suivant : « L'Assemblée nationale récompensera les expériences utiles au public[4]. »

En juin 1791, Claude Chappe s’installe à Paris et réalise des nouvelles expériences à Ménilmontant, sur la place qui portera plus tard le nom de place du Télégraphe. C'est le point le plus haut de Paris. Chappe et les commissaires qui le soutiennent tentent d'obtenir l'adhésion du pouvoir politique, afin de généraliser l'usage du télégraphe. Le 22 mars 1792, Chappe soumet une pétition à l'Assemblée législative, dans laquelle il décrit son invention comme « un moyen certain d'établir une correspondance telle que le corps législatif puisse faire parvenir ses ordres à nos frontières et en recevoir la réponse pendant la durée d'une même séance[5]. »

Le député Charles-Gilbert Romme, qui préparait son rapport sur le télégraphe, propose le 12 mars 1793 au commissaire de la Convention en Belgique de substituer ce système à celui des estafettes[6]. Romme présente le 1er avril son rapport à la Convention au nom des Comités de l'instruction publique et de la Guerre, en mentionnant le seul usage militaire du télégraphe[7]. Peu de temps après, le mot télégraphe fait son apparition grâce à André-François Miot de Mélito.

Le 12 juillet 1793, un premier essai est mené sur une distance de 26 km, entre Ménilmontant, Écouen et Saint-Martin-du-Tertre (Val-d'Oise). Le 25 juillet suivant, Claude Chappe est nommé ingénieur télégraphe par décret, et le lendemain, Lakanal présente le rapport qui fait le bilan de l'expérimentation décrétée par la Convention. Chappe adresse une lettre à Lakanal à propos des opposants au projet :

« Comment n'ont-ils pas été frappés de l'idée ingénieuse que vous avez développée hier au Comité [d'instruction publique] et à laquelle je n'avais pas songé ? L'établissement du télégraphe est, en effet, la meilleure réponse aux auteurs qui pensent que la France est trop étendue pour former une République. Le télégraphe abrège les distances et réunit en quelque sorte une immense population sur un seul point[8] »

Le 4 août 1793, le Comité de salut public ordonne la mise en place de la ligne Paris-Lille sous la juridiction du ministère de la guerre.

Le 30 avril 1794, premier essai de la ligne Paris-Lille.

Le 30 août 1794, la première dépêche annonçant la prise de Condé-sur-Escaut : « Condé être restitué à République, reddition ce matin 6 heures ».

Le 3 octobre 1794, décision de construire la ligne Paris-Landau (plus tard déviée vers Strasbourg).

En avril 1795, prolongation de la ligne nord vers Bruxelles.

En août 1798, mise en service de la ligne Paris-Brest.

Une tour de télégraphe

En juillet 1801, essai de nuit entre Ménilmontant et Saint-Martin-du-Tertre sans relais.

En 1805, création de la ligne Paris-Turin.

En 1810, la ligne nord va à Amsterdam et la ligne sud à Venise par Lyon, Turin et Mantoue (124 postes, 1 200 km, par le col du Mont-Cenis).

Une ligne Metz-Mayence existe du 29 mai 1813 à 1814.

En 1821, une ligne entre Lyon, Marseille et Toulon est créée.

En 1834, mise en place de la ligne Avignon-Bordeaux permettant de délester la ligne Paris-Toulon surchargée par les dépêches liées à la guerre en Algérie.

Le 3 mai 1837, loi sur le monopole de la communication en France.

En 1844, 534 tours quadrillent le territoire français reliant sur plus de 5 000 km les plus importantes agglomérations.

En 1845, la première ligne de télégraphe électrique est installée en France entre Paris et Rouen, sonnant le glas des tours de Chappe.

En 1855, abandon de la dernière ligne du télégraphe aérien.

Les gros inconvénients du système étaient qu'il ne pouvait fonctionner ni la nuit ni par mauvaise visibilité et qu'il mobilisait beaucoup d'opérateurs (deux tous les 15 kilomètres environ).

Détails de la communication[modifier | modifier le code]

Signaux télégraphiques[modifier | modifier le code]

Liste des signaux

On distingue les signaux de correspondance et les signaux de régulation et de service.

  • Les signaux de correspondance utilisent une position horizontale ou verticale du régulateur. De plus, la position oblique gauche du régulateur est utilisée pendant la composition des signaux de correspondance.
  • Les signaux de régulation (urgence du message, absence, problème divers, brouillard ...) utilisent uniquement la position oblique droite du régulateur.

Les signaux sont valides quand les petites ailes noires nommées indicateurs sont :

  • repliées sur le régulateur
  • ou forment un angle à 45° ou 90° avec le régulateur

La position dans le prolongement du régulateur n'est mécaniquement pas possible. Elle a été abandonnée pour éviter confusion et ambiguïté avec la position repliée sur le régulateur.

Chaque indicateur pouvant prendre 7 positions par rapport au régulateur, ce dernier pouvant en prendre 2, cela nous donne 98 positions possibles (=7*7*2). Positions auxquelles on retire 6 signaux de service, ce qui laisse 92 signaux de correspondance pour former le message, ce qui en utilisant 2 signaux par mot ou expression, permet d'avoir un vocabulaire de 8464 mots (=92*92).

Codage[modifier | modifier le code]

Pour qu'un message soit envoyé et reçu, il devait d'abord être codé en signaux par le directeur de la station de départ, en utilisant le code télégraphique en usage. N'était transmis qu'une suite de nombre.

Transmission[modifier | modifier le code]

Les stationnaires relayaient les messages observés à la lunette en actionnant le mécanisme de leur tour et en consignant les signaux transmis dans un registre.

Composition d'un signal[modifier | modifier le code]

Le signal était d'abord composé avec le régulateur à l'oblique gauche. Les indicateurs étaient alors positionnés dans leur position définitive. Le régulateur était alors posté en position verticale ou horizontale pour annoncer la fin de la composition du signal.

Le régulateur était donc positionné en position oblique entre chaque signaux, pour permettre la composition du signal.

La position verticale du régulateur avec les deux indicateurs repliés est une position correspondant à un code, mais est également une position permettant un verrouillage de sécurité moderne lorsque les stations actuelles sont à l'arrêt.

Décodage[modifier | modifier le code]

Livre des codes (extrait)

Le stationnaire de la station destinataire remettait le message en signaux télégraphique au directeur qui décodait le message à l'aide du livre de code.

Si le message à l'arrivée était incohérent, un inspecteur remontait la ligne en comparant le message codé reçu avec le registre des messages de chaque station pour déterminer où l'erreur avait été générée, ce qui permettait de retrouver le message initial et de sanctionner le stationnaire qui avait commis l'erreur.

Dépêche envoyée par le télégraphe Chappe de Paris à Toulouse annonçant la naissance du Duc d'orléans. Le message a été transmis en deux heures et demie.

Réseau[modifier | modifier le code]

Le réseau Chappe en France

En 1793, une expérimentation est réalisée avec trois stations : Saint-Martin-du-Tertre, Écouen et Ménilmontant de 1793[9].

Tour de télégraphe Chappe à Marly-le-Roi

Ensuite, un réseau de lignes est développé (principales lignes avec périodes d'exploitation) :

  • Paris - Lille : 1794 - 1847
  • Paris - Metz - Strasbourg : 1797 - 1852
  • Lille - Dunkerque : 1798 - 1801
  • Strasbourg - Huningue : 1799 - 1800
  • Paris - Saint-Malo - Brest : 1799 -
  • Vic-sur-Seille - Lunéville : 1800 - 1801
  • Lille - Boulogne-sur-Mer : 1803 - 1816
  • Lille - Bruxelles : 1803 - 1814
  • Paris - Lyon : 1807 - 1852
  • Lyon-Venise : Lyon - Turin : 1807 - 1814, Turin - Milan : 1809 - 1814, Milan - Mantoue - Venise : 1810 - 1814
  • Bruxelles - Anvers : 1810 - 1813
  • Anvers - Flessingue : 1809 - 1810
  • Anvers - Amsterdam : 1811 - 1813
  • Metz - Mayence : 1813 - 1814
  • Lille - Calais : 1816 - 1852
  • Lyon - Valence - Marseille - Toulon : 1821 - 1852
  • Paris - Tours - Poitiers - Angoulême - Bordeaux - Bayonne : 1822 -
  • Avranches - Rennes - Nantes : 1832 -
  • Avignon - Nimes - Montpellier - Narbonne : 1832 -
  • Blaye - Bordeaux : 1832 -
  • Bordeaux - Agen - Toulouse - Narbonne : 1834 -
  • Cherbourg - Avranches : 1835 -
  • Narbonne - Perpignan : 1840 -
  • Dijon - Besançon : 1840 - 1852
  • Calais - Boulogne-sur-Mer : 1840 - 1852
  • Boulogne-sur-Mer - Eu : 1846 - 1852
  • Bayonne - Béhobie : 1846 -

Une ligne militaire fut utilisée durant la guerre de Crimée [1854 - 1856].

Jusqu'à aujourd'hui, les sites de télégraphe de Chappe, en raison de leurs emplacements, ont été très recherchés pour installer des relais de communications hertziens et, même envisagés pour un type de télécommunications optiques très différent : les liaisons laser [réf. nécessaire].

Le personnel[modifier | modifier le code]

Ce réseau reposait sur des hommes que l'on répartit en trois catégories principales.

Directeurs[modifier | modifier le code]

Dans les directions, ils étaient les seuls à avoir accès au code télégraphique et étaient chargé du codage et du décodage des dépêches.

Inspecteurs[modifier | modifier le code]

Ils étaient chargés de la surveillance d'un tronçon d'une douzaine de stations (appelé division).

Stationnaires[modifier | modifier le code]

Appelés aussi télégraphiers ou télégraphistes, ils surveillaient les tours voisines et actionnaient les mécanismes des tours pour transmettre les messages. Les télégraphistes connaissaient six signes fonctionnels (appelés signaux de service) et étaient soumis à un régime très sévère de présence. Ils étaient recrutés soit par cooptation, soit parmi des militaires invalides, soit dans la population locale.

Évocations dans la littérature[modifier | modifier le code]

Planche de "Monsieur Pencil" (1831) par Rodolphe Töpffer

Dans Monsieur Pencil (1831), bande dessinée de Rodolphe Töpffer, un chien tombé sur un bras de télégraphe et son maître y grimpant pour le secourir provoquent une crise internationale en transmettant involontairement des messages inquiétants.

Dans Lucien Leuwen (1834), Stendhal présente une lutte de pouvoir entre Lucien Leuwen et le préfet M. de Séranville auprès du directeur du télégraphe M. Lamorte[1].

Un des épisodes du roman d'Alexandre Dumas Le Comte de Monte-Cristo (1844) met en jeu le télégraphe Chappe. Il correspond aux chapitres LX et surtout LXI : le Comte de Monte-Cristo corrompt l'employé d'une des tours qui composent la ligne de Paris à l'Espagne et lui fait exécuter d'autres signes que ceux de la dépêche envoyée depuis l'Espagne ; il en résulte à Paris une brève panique boursière où son ennemi Danglars perd une forte somme. Ce passage est pour Dumas l'occasion de décrire assez en détail le fonctionnement d'une ligne de télégraphe Chappe.

Élie Berthet, dans La tour du télégraphe (1869), fait du même thème un roman complet: un jeune homme confiné dans un station télégraphique à la campagne sur la linge Paris-Bordeaux, découvre un abus du télégraphe pour un délit d'initié par des spéculants à la Bourse[10]

Dans Romain Kalbris de Hector Malot (1869), une jeune fille nommée Dielette décrit sa maison à Paris: "[...]du seuil de la porte, on voyait en face, contre une haute église, un beau cadran doré; au-dessus, il y avait une petite tour et sur cette tour des grands bras noirs qui, toute la journée, se remuaient de côté et d’autre. Quand j’ai, l’année dernière, parlé de ça à un paillasse de la troupe de Masson, qui venait de Paris, il m’a dit que cette église était l’église Saint-Eustache, et que ces grands bras noirs étaient un télégraphe."

Patrimoine actuel[modifier | modifier le code]

Vestiges d'une tour Chappe à Saint-Loup, Tarn-et-Garonne

Si certaines tours ont pu être sauvées de la destruction et restaurées, la plupart des tours restantes sont à l'état d'abandon, ou dans le meilleur des cas reconverties à un autre usage, en particulier agricole (pigeonnier, entrepôt de produits chimiques, château d'eau). Toutefois, une douzaine de stations télégraphiques réparties sur tout le territoire français ont été réhabilitées :

Tour Commune Département Ligne Notes Coordonnées Illus.
Tour Chappe Annoux Yonne Paris-Lyon Restaurée et fonctionnelle, à environ 1,5 km du village[11]
Tour Chappe Baccon Loiret Paris-Bayonne
Tour Chappe du Trou d'Enfer Bailly Yvelines Paris-Brest Inscrite au titre des monuments historiques[12] 48° 50′ 47″ Nord 2° 05′ 32″ Est / 48.8464, 2.0922 (Tour Chappe du Trou d'Enfer, Bailly) Tour Chappe - BAILLY.JPG
Tour Chappe Brûlon Sarthe Dans le village d'origine de Claude Chappe, non loin du musée qui lui est consacré
Tour Chappe Castelnaudary Aude Avignon-Bordeaux
Tour Chappe Étoile-sur-Rhône Drôme Lyon-Toulon
Tour Chappe Gallargues-le-Montueux Gard Avignon-Bordeaux
Tour Chappe de Laburthe Gradignan Gironde Paris-Bayonne Inscrite MH[13] 44° 47′ 06″ Nord 0° 36′ 27″ Ouest / 44.785, -0.6075 (Tour Chappe de Laburthe, Gradignan) Télégraphe Chappe - Gradignan.jpg
Tour Chappe Jonquières Aude Narbonne-Perpignan Fonctionnelle, équipée d'une variante de type Flocon Télégraphe Chappe - tour Jonquières 3.JPG
Tour Chappe Lançon-Provence Bouches-du-Rhône Lyon-Marseille-Toulon
Tour Chappe Lévignac Haute-Garonne Avignon-Bordeaux Située dans la forêt de Bouconne. Inscrite au titre des monuments historiques[14] 43° 38′ 56″ Nord 1° 12′ 49″ Est / 43.6488, 1.2137 (Tour Chappe, Lévignac) Télégraphe Chappe de Lévignac 2012-03-09T16-02-46.jpg
Tour Chappe Marcy Rhône Paris-Lyon Restaurée et fonctionnelle ; inscrite au titre des monuments historiques[15] 45° 54′ 47″ Nord 4° 41′ 01″ Est / 45.913, 4.6836 (Tour Chappe, Marcy) Optical Chappe Telegraph Marcy France 2.jpg
Tour Chappe Saint-Bauzille-de-la-Sylve Hérault Avignon-Nîmes-Montpellier Restaurée en 2011 et fonctionnelle
Tour Chappe Saint-André Savoie Lyon-Venise Restaurée et fonctionnelle
Tour Chappe de La Masse Saint-Marcan Ille-et-Vilaine Paris-Brest Restaurée et fonctionnelle, au-dessus du village. La maison du télégraphiste a été transformée en musée racontant l'histoire du télégraphe Chappe[16] . Tour Chappe - Saint Marcan - Ille-et-Vilaine - France.jpg
Tour Chappe du Buat Saint-Michel-Tuboeuf Orne Paris-Brest Non restaurée. Inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[17] du Buat[18], inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Tour Chappe Sainte-Foy-lès-Lyon Rhône Lyon-Marseille-Toulon Restaurée et fonctionnelle ; inscrite au titre des monuments historiques[19] 45° 44′ 06″ Nord 4° 48′ 08″ Est / 45.735, 4.8022 (Tour Chappe, Sainte-Foy-lès-Lyon) Tour Chappe - Sainte-Foy-lès-Lyon.JPG
Tour Chappe Sollières-Sardières Savoie Lyon-Venise Restaurée et fonctionnelle
Tour Chappe du Haut-Barr Saverne Bas-Rhin Paris-Strasbourg Tour du telegraphe Chappe Saverne 01.JPG

Par ailleurs, à Saint-Nicolas en Belgique, des éléments de télégraphe Chappe sont conservés par le Koninklijke Oudheidkundige Kring van het Land van Waas (K.O.K.W., Cercle royal archéologique du Pays de Waes).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Catherine Bertho, Télégraphes et téléphones, de Valmy au microprocesseur, Éditions Le Livre de Poche, Paris, 1981, numéro 5581, (ISBN 2-253-02832-0)
  2. Cahiers de la FNARH, numéro 100, pages 15 à 19
  3. Ignace Chappe, Histoire de la télégraphie, Richelet, Le Mans, 1840, p. XII, cité par Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte,‎ 1997 [détail de l’édition], p. 19
  4. Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte,‎ 1997 [détail de l’édition], p. 20
  5. Édouard Gerspach, « Histoire administrative de la télégraphie aérienne en France » in Annales télégraphiques, t. III, 1860, p. 57-58, cité par Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte,‎ 1997 [détail de l’édition], p. 20
  6. Le Moniteur universel, 14 mars 1793, p. 33, cité par Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte,‎ 1997 [détail de l’édition], p. 20
  7. Le Moniteur universel, 4 avril 1793, p. 30-31, cité par Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte,‎ 1997 [détail de l’édition], p. 20
  8. Courrier cité par J. Guillaume, Procès-verbaux du Comité d'instruction publique de la Convention nationale, t. II, Paris, 1891, p. 7, cité par Patrice Flichy, Une histoire de la communication moderne : Espace public et vie privée, La Découverte,‎ 1997 [détail de l’édition], p. 20
  9. télégraphe Chappe
  10. Élie Berthet,La tour du télégraphe, en ligne
  11. « Les Tours Chappe », Annoux
  12. « Tour du télégraphe Chappe, située au "Trou d'Enfer" », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Tour du télégraphe Chappe », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Télégraphe Chappe », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Tour Chappe (ancienne) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Saint-Marcan: Le télégraphe de Chappe ouvre une nouvelle saison », Ouest-France, édition de Saint-Malo,‎ 4 avril 2014, p. 17
  17. « Télégraphe Chappe », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Patrick Marie, La Tour du Buat (près de l'Aigle, Orne), Verneuil-sur-Avre, Editions Les Amis de Verneuil,‎ 2011, 23 p.
    Bulletin d’information historique : tour du Buat ... avant une future restauration ?
  19. « Tour du télégraphe », base Mérimée, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Figuier, Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes., 1868
  • Marc Gocel, La télégraphie aérienne, t. 1 : La Télégraphie Aérienne de A à Z, Les Presses du Tilleul, Florange, 2001, (ISBN 2-9517739-0-0)
  • Marc Gocel, La télégraphie aérienne, t. 2 : Atlas, Les Presses du Tilleul, Florange, 2001, (ISBN 2-9517739-1-0[à vérifier : isbn invalide])
  • Georges Galfano, Le Télégraphe Chappe dans l'Aude / Georges Galfano. - Narbonne : Association de recherche historique sur les techniques de communication, 1986.
  • Alfred Jamaux, Le Télégraphe de Saint-Marcan : sur la ligne Paris-Brest du télégraphe Chappe / Alfred Jamaux. - Saint-Malo : Jamaux, A., 2006.
  • Alfred Jamaux, Le Télégraphe du Mont-Dol : sur la ligne Paris-Brest du télégraphe Chappe / Alfred Jamaux - Jamaux, A., 2006
  • Alain Le Pestipon, Le Télégraphe Chappe à Toulouse et dans la Haute-Garonne / Alain Le Pestipon. - Toulouse : Association pour l'histoire des télécommunications dans le Midi-Pyrénéen, 1992.
  • G. Hoogesteeger, De telegraaf van Chappe op de verbinding Antwerpen-Vlissingen, in Annalen 96, 1993, K.O.K.W. (Koninklijke Oudheidkundige Kring van het Land van Waas), pages 297-312
  • Laurent Dutertre & Patrick Marie, Le télégraphe Chappe dans le sud de l’Eure, Verneuil sur Avre, Les éditions Association de Sauvegarde des Edifices VEmoliens (ASEVE), 64 p.
    L’ouvrage présente l’historique de la télégraphie Chappe (1793-1852), notamment l’invention, son concepteur et sa mise en place à l’échelle nationale. Il met en avant son implantation et sa description sur le plan local (entre Dreux et le Buat)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]