Flirey

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Flirey
Flirey
Église Saint-Étienne
Blason de Flirey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Jean-Pierre David
2014-2020
Code postal 54470
Code commune 54200
Démographie
Population
municipale
149 hab. (2016 en diminution de 16,29 % par rapport à 2011)
Densité 9,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 35″ nord, 5° 50′ 54″ est
Altitude Min. 256 m
Max. 332 m
Superficie 15,77 km2
Localisation

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Flirey

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Flirey est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Flirey est situé dans une petite dépression entre de légers reliefs sur la route départementale 58 entre Pont-à-Mousson et Commercy, L'altitude moyenne de Flirey est de 280 mètres environ.

Fig 1 - Flirey (ban communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 1576 hectares comportait en 2011, 45.2 % de zones agricoles, 53 % de forêts et 1.8 % de zones urbanisées. Aucun cours d'eau sur la commune[1].

Altimétrie de la commune de Flirey suivant un axe Nord-Sud passant par le village

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Flirey
Essey-et-Maizerais Euvezin Limey-Remenauville
Saint-Baussant Flirey Limey-Remenauville
Seicheprey Bernécourt Noviant-aux-Prés,Lironville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Flery (1551) et Fleury  (1594), sont les deux dénominations recensées par le Dictionnaire géographique de la Meurthe[2] alors que le village est mentionné, d'après le même auteur, dès 1270 dans un document du Comte de Bar, puis une archive du seigneur de Pierrefort daté de 1326 et encore en 1300 et 1375.

Le terme latinisé de Floregium est cité dans cet ouvrage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le répertoire archéologique du comte Beaupré mentionne le signalement de E. D. Olry de ruines au lieu-dit Devant le bois de Vassogne (Voisogne, Vouassagne[3]), et à la Monnerie, ainsi que d'une voie ancienne venant de Toul et rejoignant à Pannes celle de Langres à Trêves , qui sont autant d'indices de l'occupation ancienne du territoire communal, probablement un peu avant et pendant l'occupation romaine de la Gaule[4].

H Lepage précise dans sa notice sur ce bourg que Flirey-en-Haye ou Flirey-aux-Bois, était un des quatre (en fait bien plus nombreux ?) villages qui composaient la terre de Haye ou Hey[5](quand le massif du même nom était bien plus étendu le long de la rivière Moselle, de Ludres à Thiaucourt) Il précise également que les habitants du  village devaient l'impôt à une noble de Maidières en 1270 et en 1326 également à un certain Pierre de Bar, seigneur de Pierre-fort[6].

D'après E. Grosse, il paraît que Flirey aurait fait partie originairement du pays Barrois. Les traditions ajoutent que ce village a été incendié par les Suédois dans le 17 ème siècle, et que l'église, qui était fortifiée , comme beaucoup d'autres , a été également réduite en cendres lors de la guerre de trente ans, comme dans beaucoup de village lorrains[7].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Flirey.

Les fusillés de Flirey sont quatre soldats fusillés pour l'exemple le 20 avril 1915 pendant la Première Guerre mondiale, incorporés au 63e RI, 5e Cie. Le caporal Antoine Morange, les soldats Félix Baudy, François Fontanaud et Henri Prébost ont été réhabilités en 1934.

Détruit durant la Première Guerre mondiale, le village a été entièrement reconstruit par Émile André d'après l'urbanisme des années 1920 en faisant ainsi l'aboutissement moderne du village-rue typiquement lorrain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Jean-Pierre David    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2016, la commune comptait 149 habitants[Note 1], en diminution de 16,29 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
389417390380391423432460481
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
463435439414402386371339318
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
297275245196158151138155141
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
149138154144173193184153149
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole, modestement viticole au XIX ème siècle :

« Surf. territ. : 1270 ha dont 483 à 950 hect. en terres lab., 5 en vignes (peu vantées), 600 à 697 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter 12 hectol., en orge 15, en seigle 10, en avoine 18; planté en vignes 45. Chevaux, vaches et moutons »[6],[7]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux de mémoire de la Grande guerre[modifier | modifier le code]

  • Nécropole nationale : 4 379 Français ; 28 alliés ; 1 ossuaire (1914-1918).
  • Monuments militaires français et américains 1914-1918.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Ruines de l'ancienne église Saint-Étienne.
  • Église Saint-Étienne reconstruite après 1918, en 1923-1924 sur les plans de l'architecte Émile André, de Nancy ; l'ancien édifice ayant été totalement détruit lors de la Première Guerre mondiale. La réalisation de l'ameublement intérieur est confiée à Jules Cayette[12] qui réalise l'autel principal, les autels latéraux, la grille de communion, les bancs de la nef, la chaire à prêcher à décor de croix de Lorraine, le couvercle des fonts baptismaux (cuve plus ancienne provenant de l'ancienne église ?), le confessionnal, le meuble de rangement de la sacristie.
  • Ruines de l'ancienne église Saint-Étienne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Flirey Blason D'argent, à la croix de gueules chargée de cinq cailloux d'or, et cantonnée de quatre hêtres arrachés de sinople.
Détails
Les cailloux sont ceux du martyre de saint Etienne, patron de la paroisse. Un des anciens noms de la commune est Flirey-en-Haye, d'où les hêtres. Il y en a quatre pour indiqués que Flirey est entouré par les bois : de Mort Mare, du Jury, de la Hazelle, de la Voisogne, de Bernécourt, le vieux Bois et de Flirey.
Ces armes ont été adoptées le 14 février 1978

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 23 octobre 2019)
  2. Henri Lepage, Dictionnaire géographique de la Meurthe, rédigé d'après les instructions du comité des travaux historiques et des sociétés savantes. Avec une carte du département au Xe siècle, (lire en ligne), p. 303
  3. Orthographes dans les données IGN et OSM
  4. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p. 63
  5. Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne) :

    « HAYE. On appelait ainsi une terre ou canton de la prévôté de Gondreville, composée des villages de Remenoville, Limey, Flirey, Fey- en-Haye, Mamey, Montauville, Maidières et Regniéville. La terre de Haye était, dès 1594, une des subdivisions du bailliage de Nancy. »

  6. a et b Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 192
  7. a et b E. Grosse, Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 33
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Étienne Martin, Jules Cayette (1882-1953), mémoire d'histoire de l'Art, Université Nancy 2, 2005, p. 246-247.