Mandres-aux-Quatre-Tours

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Mandres-aux-Quatre-Tours
Mandres-aux-Quatre-Tours
Église Saint-Martin.
Blason de Mandres-aux-Quatre-Tours
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Denis Fourrière
2014-2020
Code postal 54470
Code commune 54343
Démographie
Population
municipale
183 hab. (2016 en augmentation de 1,1 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 27″ nord, 5° 48′ 00″ est
Altitude Min. 236 m
Max. 288 m
Superficie 10,24 km2
Localisation

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Mandres-aux-Quatre-Tours

Mandres-aux-Quatre-Tours est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Fig 1 - Mandres (ban communal)

Géographie[modifier | modifier le code]

L'altitude moyenne de Mandres est de 250 mètres environ. Le ban communal, d’une superficie de 1 037 hectares, comporte en 2011, d'après les données Corine land Cover, près de 45 % de forêts, 50 % de prairies , terres arables et cultures, puis 3.5 % de zones anthropisées (zones industrielles et urbaines)[1]

Le territoire est arrosé par les cours d'eau naturels que sont : le Ruisseau de "l'étang de" Be(l)rupt" (1.745 km), le Ruisseau du Grand Etang (0.2 km), le Ruisseau du Pré St-Martin (1.315 km) et le Ruisseau le Neuf Etang (0.513 km)[2].

Le village est situé au nord de la forêt de la Reine et forme un territoire allongé dans l'axe nord-sud qui fait frontière cantonale et départementale. (Fig 1)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les différentes graphies du nom de la commune recensées par le Dictionnaire topographique du département de la Meurthe sont les suivantes : Mandræ (1033),  Balduinus et domus (le château) de Mandles (XIIe siècle), N. doyen de la crestientei de Mandres (1270), La fort Maison de Mandres-en-Weiwre (1339), Mondriæ (1402)[3].

Les sources historiques précisent qu'au lieu-dit A la Côte, canton situé à environ 400 mètres, à l'est du village, on rencontrait des ruines de constructions qu'on croit être celles d'un couvent détruit depuis longtemps[4].

Mandre : signifie chalet, cellule, bergerie etc. du verbe latin manere, rester, lieu ou l'on réside[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et préhistoire[modifier | modifier le code]

Au sujet de la présence gallo-romaine, J Beaupré rapporte les indications de F Liénard , dans son ouvrage sur l'archéologie de la Meuse[6] :

«Au dire de Liénard (Archéologie de la Meuse), on aurait trouvé à Mandres pas mal de monnaies romaines, surtout de monnaies du Bas-Empire[7]

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Le château, mentionné à partir du XIIe siècle, appartint successivement du XIIIe siècle au XVIe siècle aux comtes d'Apremont, aux ducs de Bar et aux comtes de Blâmont. Il fut détruit sur ordre de Richelieu.

Il ne restait de cet édifice à la fin du XIXe siècle, d'après le mémoire de la société d'archéologie lorraine[4], que la double enceinte et quelques pans de murs, épais de 2 à 5 mètres, conservés dans les habitations modernes, et les fossés, quoique en partie comblés, qui permettaient de constater que le château s'élevait sur un plan rectangulaire ou carré, d'environ 80 mètres de côté. II était flanqué de quatre grosses tours aux angles et au milieu, une grande cour avec trois corps de logis à trois étages. Au second, chambres, salles, chapelles. Entre les deux enceintes, il y avait une basse-cour, une grande écurie, un pressoir et auditoire. En dehors de la seconde enceinte, dont les fossés se continuaient sans interruption, on trouvait la basse-cour du Bayle, celle dite de Toul et au milieu un vivier et un colombier sur quatre piliers.

Epoque Moderne[modifier | modifier le code]

Le village détruit pendant la Grande guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 juin 1995 Gilbert Fourrière    
juin 1995 mars 2001 Denis Fourrière    
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Achard    
mars 2008 Avril 2014 Nicole Gilles    
Avril 2014 En cours Denis Fourrière    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 183 habitants[Note 1], en augmentation de 1,1 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
390447437415435429432417442
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
442447417407397387349333333
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
325301252245226227234225206
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
210187171162170178179180183
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

E Grosse[1] indique dans son ouvrage, vers 1836 :

«Territ. :791 hect. dont 375 en. forêts, 352 en terres arables et 64 en prés.»

Le village a donc eu une tradition agricole.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château fort fin XIIe : site fossoyé.
  • Vestiges de l'ancien château XVIIIe de la famille de Bourgogne.
  • Ancienne maison prévôtale.
  • Fontaine monumentale.
  • Église Saint-Martin XVIIIe, restaurée XIXe : portail intérieur roman, ancien portail de la chapelle castrale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Mandres-aux-Quatre-Tours Blason D'azur à deux bars adossés d'or, accompagnés de quatre croisettes au pied fiché de même, cantonnés de quatre tours d'argent maçonnées de sable.
Détails
Les armes de Bar indiquent que Mandres dépendait de ce duché. Quant aux quatre tours, leur représentation dans le blason en fait des armes parlantes. Mandres était le chef-lieu d'une prévôté qui fut supprimée en 1751.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ma fiche Commune », sur Siges
  2. « Ruisseau de berupt [A7100550] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le 16 juillet 2019)
  3. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : rédigé sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, Paris, Imprimerie Impériale, (OCLC 978158777, lire en ligne)
  4. a et b Société d'archéologie lorraine Auteur du texte et Musée lorrain (Nancy) Auteur du texte, « Mémoires de la Société d'archéologie lorraine », sur Gallica, (consulté le 16 juillet 2019)
  5. « Dictionnaire de l' ancience lanque française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle », Notes and Queries, vol. s6-II, no 28,‎ , p. 39–39 (ISSN 1471-6941 et 0029-3970, DOI 10.1093/nq/s6-ii.28.39b, lire en ligne, consulté le 16 juillet 2019)
  6. Félix Liénard, Archéologie de la Meuse. Description des voies anciennes et des monuments aux époques celtique et gallo-romaine, par M. Félix Liénard,..., C. Laurent, (lire en ligne)
  7. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 96
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.